29
Commentaires

Magazines féminins : l'emprise de la pub se resserre (encore)

Les annonceurs ont-ils pris entièrement le contrôle des magazines féminins ? Les liens entre les journalistes en charge des pages mode/beauté et les publicitaires du secteur ont toujours été très forts. Mais de récentes nominations à la tête des magazines Elle ou Grazia donnent le sentiment d'un renforcement accru du pouvoir de la pub sur ces publications. Dit autrement par une ex-journaliste du secteur : "Vous ne vendez plus un journal à des lecteurs, mais vous vendez des consommatrices potentielles à des annonceurs".

Derniers commentaires

Lu dans "DIEUDONNÉ, SORAL, ET QUELQUES QUENELLES" :
Moment théâtre :
- "Hotel Europe". Peu de commentaires ici aussi : par mon boulot, j'ai accès aux recettes déclarées par les théâtres quotidiennement à la SACD. Alors bon, je peux juste dire que, même si la salle semblait bien pleine durant les premières semaines, le flot d'invitations n'y était pas pour rien... mais les recettes...!


C'est marrant, dans mon esprit tout s' est téléscopé !

En gonflant les chiffres de ses lecteurs artificiellement (exemplaires gratuit, mensonges sur les vrais chiffres des vente, sur-impression puis pilonnage discret de milliers d' invendus), la presse féminine ramène de riches annonceurs...
BHL ne fait pas mieux dans son théâtre : il fait croire à son talent... en invitant le pseudo "Tout Paris" à sa pièce !

Méfions nous des choses gratuites !
"françoise-marie santucci vient du suplément de libé,next,qu'on peut qualifier d'attrape pub.avant de suivre la mode à libé,cette journaliste à travaillé au service culture,avant d'être reporter aux "infos génés" notament pour assurer les chroniques judiciaires.un vrai profil de journaliste donc."

culture...chroniques judiciaires....mode.....suplément attrape pub....rédactrice en chef.
le bon profil de la culture...journalistique.
" les magazines étaient devenus des magasins".

Déjà au siècle précédent Boris Vian s'insurgeait contre la publicité au cinéma :

"quand je vais voir un film, je ne fais pas mon marché" (je cite de mémoire)
En somme, ces magazines sont des prospectus multimarques.
"Vous ne vendez plus un journal à des lecteurs, mais vous vendez des consommatrices potentielles à des annonceurs"

Comme si c'était nouveau. Ça empire, voilà tout.
Mais c'était prévisible et les gratuits en sont l'aboutissement : http://anedebout.over-blog.com/article-gratuit-tout-compris-114060006.html
@ Valentin Fluteau

Cela en fait partie, on fait se sentir la lectrice comme une m*rde bouffie d’insécurité ("KEUWA tu ne baises pas dix fois par semaine avec trois orgasmes à chaque fois ?!") pour derrière tac la réconforter en lui fourguant un fond de teint ou un sac à main moche.
[quote=Sébastien Rochat]Si les nouvelles nominations à la tête de Elle et Grazia confirment le pouvoir de la publicité sur ces rédactions, il est encore trop tôt pour en apprécier les effets sur les contenus.

Lol. Z'avez déjà vu un contenu non publicitaire/commercial dans un féminin (si on exclue les tests de cul) ?
S'il n'y avait que la presse féminine !
C'est vraiment dommage de ne pas en profiter pour tendre une perche à Auféminin Point Conne, qui livre une véritable critique de la presse féminine, aussi bien web que papier !

Le livre, du peu que j'en ai lu pour le moment, est tout simplement génial.
En effet, Patrick Le Lay et Sébastien Bohler connaissaient mieux que personne la topographie du cerveau. La cervelle correspond d'ailleurs mieux que le cerveau aux nécessités des soldes. ( 2nd degré lourdingue à but pédagogique, donc lourdingue puissance 2).
Exemple parfait du "produit c'est vous".

Le magazine a prix bradé? Il est payé et rentabilisé par l'annonceur qui achète le lecteur. Idem pour tous les gratuits soutenus par la pub (suivez mon regard).

Faire payer ses lecteurs/membres, c'est les respecter.
"Maintenant, on vend des consommatrices potentielles à des annonceurs"

Patrick Le Lay avait trouvé une formule très bien tournée pour dire cela.
Le jour où des féminins ont inséré des QR codes dans leurs pages shopping, la boucle a été bouclée. Mais la pub se cache partout, en particulier dans le charity business : tous les articles sur les "fondations", les "prix de la femme en Or", "le cosmétique de l'année", etc. sont bien souvent téléguidés par les annonceurs. Une manière d'augmenter leur surface de parutions sans en avoir l'air.
Autre astuce : les égéries des marques mode et beauté : actrices, chanteuses... à l'agenda ultra-chargé, que les marques proposent sur un plateau aux magazines pour des portraits ou des interviews. A condition de bien citer la-dite marque dès le chapeau :)
Moi la question que je me pose c'est que fou Lagerfeld à science po...
Ils ont rien de mieux a apprendre ? Non parcequ'on peut pas dire que la culture historique et juridique des gens de science po soit au top, donc bon...
Abonnez-vous

En vous abonnant, vous contribuez à une information sur les médias indépendante et sans pub.