Magazines féminins : l'emprise de la pub se resserre (encore)
enquête

Magazines féminins : l'emprise de la pub se resserre (encore)

"Maintenant, on vend des consommatrices potentielles à des annonceurs"

Réservé à nos abonné.e.s
Les annonceurs ont-ils pris entièrement le contrôle des magazines féminins ? Les liens entre les journalistes en charge des pages mode/beauté et les publicitaires du secteur ont toujours été très forts. Mais de récentes nominations à la tête des magazines Elle ou Grazia donnent le sentiment d'un renforcement accru du pouvoir de la pub sur ces publications. Dit autrement par une ex-journaliste du secteur : "Vous ne vendez plus un journal à des lecteurs, mais vous vendez des consommatrices potentielles à des annonceurs".



Il y aurait des nominations révélatrices. En novembre, la directrice de la rédaction de Grazia, Christine Régnier, a été remplacée par Joseph Ghosn. Ghosn ? C'était l'ancien rédacteur en chef d'Obsession, le supplément "mode" et "style de vie" de L'Obs, des dénominations surtout synonymes d'attrape-pub dans la presse.

Deux mois plus tôt, la rédactrice en chef de Elle, Valérie Toranian, avait également été éjectée. Avec un motif implacable : les ventes sont en baisse (-8% cette année par rapport à la période 2012-2013 selon les derniers chiffres OJD). A l'annonce de son départ, To...

Il vous reste 93% de cet article à lire

Cet article est réservé aux abonné.e.s
Rejoignez-les pour une information sur
les médias indépendante et sans pub.

Déjà abonné.e ?

Partager cet article Commenter

Lire aussi

Voir aussi

Ne pas manquer

Abonnez-vous

En vous abonnant, vous contribuez à une information sur les médias indépendante et sans pub.