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Macron, Ruffin, et les Ecopla : bataille pour la lumière

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Depuis le temps que je vous dis qu'il faut se méfier de Julian Branco....


Je pense que pour le coup, Ruffin n'a rien à se reprocher, bien au contraire. Il s'est battu pour des salariés avec les moyens qu'il avait. Et le fait que les salariés étaient l(...)

Merci pour la chronique. Vous êtes méritant d'analyser cela sur le fond. Pour moi ça à tout l'air d'un tour de chauffe dans le combat hégémonique préparant l'après Mélenchon et la prochaine présidentielle ou la suivante. Entre F. Ruffin qui y pense t(...)

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Ruffin etait chez Denis Robert il y a peu. Robert, qui est aussi pote avec DS, mais pas avec Plenel (que vous avez oublie dans votre cartographie, alors qu'il occupe une place centrale dans le jeu des inimities et des petites saloperies en dessous de(...)

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Le désintox de 28 minutes du 2/12 revient sur la controverse Branco/Ruffin, et confirme que des salariés et leurs représentants assistaient à la rencontre Ruffin/Macron. Ce qui enlèverait au moins l'argument "dans le dos des ouvriers". 


J'ignore si le lien est valable, je suis bien tombée au bon endroit mais "la video ne peut  etre lue".

Mais...

Excusez-moi mais il me semble que Juan Branco n'a jamais dis que les salariés d'Ecopla étaient absents ou qu'ils n'étaient pas au courant de la magouille.


En préambule de la vidéo, il écrit "Les salariés d'Ecopla sont venus au QG d'Emmanuel Macron pour plaider leur cause [... François Ruffin les accompagne]".

Dans la description de cette vidéo, il écrit "Ruffin amène les salariés d'Ecopla voir Macron".

Dans le tweet initial (qui est la seule chose que j'ai vu de cette affaire pendant un moment, étant occupé ces quelques jours), il ne dit pas que les salariés sont absents.


Il dit, il a toujours dit, et il continue de dire, que les salariés d'Ecopla se sont faits manipuler.

Ce n'est pas pareil.


Je trouve incroyable que tant de gens pensent que "ils ont été manipulés" sous-entend "ils n'étaient pas au courant" (vous n'êtes de loin pas la seule, et je vous le dis avec d'autant plus de stupeur que je sais que vous cherchez factuellement à voir où vous naviguez, dans cette affaire).


De manière générale, Juan Branco reste systématiquement au 1er degré. Chercher des sous-entendus, c'est passer à côté de ce qu'il veut dire.


Pourquoi auraient-ils été manipulés? Parce qu'il s'agissait de trouver une solution et que la stratégie de M. Ruffin n'en a pas donnée et qu'elle ne pouvait pas en donner.

J'ai demandé conseil à un ami grec après mes derniers messages, en présentant l'affaire, et sa réponse m'a surpris : "Je ne peux pas être impartial, j'ai un à-priori négatif, parce que ça ressemble énormément à la façon de fonctionner de Syriza".


Je pense effectivement que M. Macron s'est senti acculé pendant un moment dans son bureau. Je pense aussi que M. Ruffin lui a offert une porte de sortie en or quand il a mis ce deal sur la table. Ils ont joués un coup médiatique. Ils ont joués, vraiment, alors que ce n'était pas un jeu.


Maintenant, il reste la question : est-ce que M. Ruffin a mal calculé son coup? Est-ce qu'il a sincèrement tenté une alliance de circonstance dans le but d'aider ces salariés? C'est-à-dire, en un mot, quelles étaient ses intentions?


Sur cette question, je suspend mon jugement, personnellement... ce qui est effrayant parce que je n'aurais jamais pensé remettre en cause sa sincérité il y a 2 semaines (son honnêteté, oui : pour être clair, je sais à quel point il est facile de se mentir à soi-même et de croire à ses mensonges ponctuellement, et c'est une attitude infiniment meilleure que le cynisme et l'escroquerie, même si elle n'a rien de satisfaisante).


Et, encore une fois, les salariés d'Ecopla ne sont pas les seuls concernés dans cette histoire. Je l'ai vu cette séquence médiatique ; j'aurais bien aimé savoir qu'il s'agissait d'un acte scénarisé par M. Ruffin, avec M. Macron et les salariés se prêtant au jeu... et nous sommes nombreux et nombreuses dans ce cas-là.

Si, pour Branco, les salariés ont été dupé alors qu'ils étaient présent et d’accords avec l’action menée c’est qu’ils les pensent trop cons pour comprendre ?

C’est pas du bon vieux mépris de classe ? 


Pfffffff...

Non.


Être intelligent·e n'a jamais empêché d'être dupé·e.

"Juan Branco n'a jamais dit que les salariés d'Ecopla étaient absents ou qu'ils n'étaient pas au courant de la magouille."


Ça, je ne sais pas, j'ai pas tout lu/tout vu. Mais dans les passages que j'ai vus, Branco ne parle que de Ruffin et de sa "trahison", et je crois bien avoir entendu "dans le dos des salariés" même si je n'en jurerais pas. Peut être était-ce "sur le dos des salariés". 


Pour moi, le fait que des salariés étaient présents modifie les termes de la question, complètement. Même si on peut, effectivement, penser que la manip était mauvaise, ce n'est plus du seul ressort de Ruffin, et du coup... qu'en disent les salariés, ceux qui étaient présents et ceux qui ne l'étaient pas? 


Vous voyez bien qu'on se réoriente sur une autre question, intéressante, mais différente. Il ne s'agit plus de flinguer Ruffin, mais de s'interroger sur les méthodes de lutte qui visent à "mettre en lumière" en utilisant cette communication viciée dont nous nous plaignons au quotidien. Ou même, la simple utilisation de la ruse dans nos combats.


C'est bien comme ça que j'ai posé le problème à l'origine, oui.


D'accord pour l'expression "dans le dos des salariés". Sauf que la même expression a aussi été abondamment utilisée pour dire que "Branco a poignardé Ruffin dans le dos", et autres variations sur le même thème... ça n'a encore une fois pas valeur de "sans qu'on le sache", mais de traîtrise (et encore une fois, ma position personnelle ne va pas jusqu'à la trahison ; j'en suis resté à l'erreur... et le déni de l'erreur).

Alors que si il était  resté bien tranquille chez lui ...

C'est vrai... la critique est facile alors que l'action est essentielle...


Cependant, laisser les politiciens décider de tout sans avoir le droit de les critiquer (ou n'avoir le droit de critiquer que ceux qui n'ont pas leur carte dans le même parti que nous), ce n'est pas l'idée que je me fais de la démocratie, même représentative.

il ne faisait pas encore de politique à l'époque. 

Ah pardon ! Je croyais bêtement que c'était une histoire politique, le fait d'aller négocier un coup médiatique dans le bureau d'un ex-ministre de l'économie pour la reprise d'une entreprise.


Et oui, non seulement c'est de la politique, mais c'est de la politique politicienne.


Vous voulez participer à une discussion ou à une avalanche de mauvaise foi? Vous vous rendez bien compte que ce genre d'argument ne touchera que les convaincu·e·s...

Sur ce point, vous avez raison, Ruffin n'était pas encore une personnalité politique, mais il faisait bel et bien de la politique au sens politicien dans la mesure où il commençait à penser à son élection, non? Et à la préparer?

c'est un procès d'intention que l'on pourrait faire à n'importe qui.

je ne comprends pas.

Ruffin est un de ceux qui mouille le plus sa chemise et qui montre beaucoup d'humanité mais il faut le soupçonner à priori. 

Ce n'était pas un reproche envers Ruffin, se mettre en lumière pour à la fois faire parler d'Écopla... et de lui, dans la mesure où il projette de se présenter aux élections ça n'a rien de honteux. D'ailleurs, faire parler de lui à Grenoble alors qu'il se présente dans le Nord, ça met surtout en lumière son groupe politique. 


La FI n'a d'ailleurs jamais fait mystère de sa volonté d'être visible, et vu le black out qu'elle subit, on ne peut pas lui en vouloir de faire tout pour réussir à passer "le mur du son... et de l'image"

vous m'avez très bien compris.


Le terme politicien pour désigner Ruffin, qui à l'époque était reporterre et filait un coup de main aux travailleurs en lutte me paraît mal choisi. volontairement mal choisi.

"Branco a poignardé Ruffin dans le dos" 


Je ne crache pas non plus sur Branco. Je veux simplement savoir exactement comment ça s'est passé pour pouvoir éventuellement discuter du bien fondé de la manoeuvre. 


Mais vous voyez bien que "trahison", mot très exactement prononcé par Branco, n'est pas le mot juste. Ruser contre l'adversaire et ruser contre ses amis, ce n'est pas du tout pareil. 


J'entends bien que Branco accuse Ruffin d'avoir profité de l'occase pour se mettre personnellement en lumière, ce qui n'est probablement pas faux. Mais de l'avoir fait aux dépens des Ecopla, là je ne suis plus. 


Que le combat des Ecopla n'ait finalement pas été victorieux n'est pas un argument, quand on se bat, on peut gagner, on peut perdre, on peut après coup analyser qu'on aurait pu se battre autrement, mais le reproche d'avoir perdu ne tient pas.

L'argument ne tient pas dans le fait que le combat a été perdu, oui. Il tient dans le fait que le combat ne pouvait pas se gagner de cette façon et que M. Ruffin le savait (c'est cette deuxième partie avec laquelle je ne suis pas forcément d'accord).


C'est-à-dire : selon Juan Branco, M. Ruffin choisit ses combats non pas en fonction des avancées qu'il peut faire mais en fonction de la lumière qu'il peut en tirer (donc "savoir que le combat ne peut pas se gagner", ce serait une preuve suffisante de ce fonctionnement mais pas nécessaire, pour reprendre des termes de logique).


L'expression "poignardé dans le dos" n'est pas de vous, je le sais. C'est une défense que j'ai vu revenir plusieurs fois (une variante est utilisée vers la fin du dernier OLG par exemple).

La réponse de Ruffin :

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SI quelqu'un connait Branco, vous pouvez lui dire qu'il a réussi son coup. Pour être sur une liste gilets jaunes de Marseille, la conclusion a été "les politiques sont tous pourris, tous les mêmes"....conclusion   implicite fortement suggérée sans être verbalisée franchement: reste plus qu'à voter pour le front national......son montage (et non pas l'intégralité de l'enregistrement) est reçu comme une preuve évidente. Bravo Branco: on enfonce un peu plus le peu d'espoir qui semblait émerger à gauche dans la conjoncture actuelle .....si Le Pen passe, je demanderai qu'elle vous remette une légion d'honneur.

Cette histoire me fait plutôt de la peine, j'ai même du mal à faire la part des choses.

Branco à l'air atteint, presque au bout du rouleau :

enfin, Branco se découvre ! enfin se dévoilent les causes du discret malaise que l'individu engendrait par ses sorties certes brillantes, bien qu'un peu trop, et  servant trop lourdement à son auto apologie

 j'aimerai bien comprendre .. j'ai suivi tout le combat d'ECOPLA avec Ruffin et Fakir .. aucun média et très peu de politique n'en parlait .. je ne suis pas étonné que les salariés soient derrière Ruffin .. il s'est battu pour eux .. (comme aucun autre) et il n'y a rien gagné .. a part se prendre des baffes encore et encore .. sur ce coup la Juan Branco est un petit con qui soit est mal informé soit cherche a créer une merde mediatique ...

Quand on le peut, mais qui a le temps vérifier à la source, l'écoute en entier de l'émission de Radio Nova donne une perception différente compte tenu du contexte. A chacun de juger. 


Ces extraits sont ravageurs, manipulateurs pour formater l'opinion et annihiler le libre arbitre. Nous sommes sous cette pression permanente. Alors en cas de doute, si on le peut ce qui n'est pas  souvent le cas (et c'est sur cette urgence permanente que se cale les manipulateurs d'opinion. Se référer à la source avant de s'emballer, juger, trancher. 


Utile :  lire une grande diversité de médias même si on n'est pas toujours en ligne avec chacun d'entre eux car lit-on pour s'informer ou se conforter ? Eternelle question !

 

Mais franchement, quelqu'un a quelque chose à foutre de l'avis d'Usul? Parce que là ce n'est même pas une analyse, hein, c'est juste un avis...

Comment beaucoup, sidéré par cette position de Branco. Pouah ! Enfin, on se rend compte chaque jour que les choses sont plus compliquées qu'il n'y paraît... Aude Lancelin qui s'avère être une sociopathe, Guénolé pote de Lancelin dont on ne sait pas quoi penser ; maintenant Branco qui s'en prend à Ruffin qui est AMHA un des mecs les plus humains et intègres qui soit. En tout cas merci à @SI de ne permettre de suivre a minima en nous donnant de la hauteur.

Je me demandais "quand" l'attaque allait avoir lieu, mais je n'avais absolument pas pensé au "qui".

Je savais que Ruffin allait "prendre gros". A suivre ses vidéos régulièrement, il me semblait qu'il devenait vraiment gênant. 

Je me demandais quand et comment l'attaque viendrait mais je n'ai jamais qu'elle serait portée par Branco. 

Bizarre ce type...

J'avoue.  Je n'ai pas lu Crepuscule en entier. J'ai pas tenu longtemps, le style ne me semblait pas du tout adéquat pour parler d'un sujet aussi important et aussi peu médiatisé. 

Sur le style et le peu que j'ai lu je trouve qu'il y a une analogie à faire avec le Céline des pamphlets, que je n'ai lu qu'en partie, des bouts de Bagatelle. Des figures de style à tout va pour décrire "l'horreur", un petit côté Lautreamont sur les champs lexicaux...  Et le côté je vous montre l'ennemi, et je suis près à donner de moi même pour la reconstruction après la destruction qui sera nécessairement nécessaire si on veut se débarrasser de la vermine... 

Peut-être est-ce en fait un roman ? Peut-être Branco devrait t'il se prendre un peu moins au sérieux et se contenter (et c'est déjà drôlement bien !) de fictions pour faire passer ses idées et états d'âmes.

A part ça ...

Y a t'il dans ce livre, une seule révélation, découverte, analyse sociologique, économique, politique, qui aille au delà de ce que les Pinçon Charlot ou Acrimed (même dans une moindre mesure ASI, même si c'est un peu moins leurs sujet) nous ont appris depuis 25 ou 30 ans ?

C'est une vrai question, qui n'est nullement ironique, vu que je me suis assez vite arrêté...

Je sais que c'est pas le sujet, mais bon... Chacun a son rythme. Et puis chercher à comprendre l'affaire...!...Macron- Ruffin c'est aussi se poser la question du personnage qui la révèle...


Branco ou le complexe de la grenouille, petit chez les grands. S'en prendre à Ruffin un des véritables opposants à la politique des libéraux.... Je ne comprends pas quelle cause il sert.

Est ce qu'ASI ne pourrait pas retrouver un, ou plusieurs, des employés présent pour qu'il nous donne sa version ?

M. Schneidermann, peut-être vous ai-je mal lu, mais pourquoi ne mentionnez vous pas ceci?

Cela me semble éclairant quant à la bonne foi de M. Branco :


Selon @juliensalingue :  "Non seulement son montage [de Branco] ne précise pas que les salarié·e·s d'Ecopla sont là, mais il y a même une coupe (à 1'12'') pour retirer l'intervention d'une salariée qui s'adresse à Macron (et que l'on entend dans la version de Nova)."


C'est une intervention de Salingue aka Acrimed, qui certes ne porte pas Branco dans son coeur cf :Critique du livre de Branco, "Crépuscule", mais apporte néammoins des éléments factuels intéressants.

《 Nous mettrons l'histoire en scène comme l'on met en scène des tragédies. 》 Agguire la Colère de Dieu

Demain Branco va exhiber les vidéos ou Ruffin, chroniqueur de "La bas si j'y suis" (en 2007),  était actionnaire de LVMH ???


https://la-bas.org/la-bas-magazine/les-archives-radiophoniques/2006-07/mai-150/un-costard-pour-le-roi-du-luxe-2-waiting-for-nanard

L'hypocrisie de ces députés qui voudraient interdire le Black Friday (étendu cette année au Black Week), sous prétexte qu'il serait cause de surconsommation et de fausses bonnes affaires !

Comme si c'était le seul moment de l'année où on surconsomme et où on achète n'importe quoi à bas prix...

Quoi qu'il en soit, j'ai bien fait de profiter des promos 2019 d'Amazon avant l'éventuelle application d'une loi.



(rebonjour)

Je voudrais mentionner un aspect qui n'est pas vraiment souligné ici. Je pense que cette suggestion de mise en scène (même si faite en présence des salariés, probablement épuisés et prêts à accepter beaucoup de ces 2 "personnalités" qui ébauchent quelque chose devant eux)) n'est pas très glorieuse pour F. Ruffin, même si cela n'empêche pas la sincérité de son engagement auprès des salariés. Ce n'est pas très glorieux non pas par moralisme (je ne sais pas ce que j'aurais fait, je ne me place pas en surplomb), mais parce que cela révèle l'addiction de F. Ruffin aux coups, coups d'éclats, coups tordus, coups de pubs. Dans sa perspective d'alors de journaliste militant, la logique se comprend parfaitement, mais l'addiction un peu moins. Pourquoi ?  Parce qu'au final, F. Ruffin accepte ainsi complètement la société du Spectacle, et lui offre exactement ce qu'elle désire (et ici, se montre même en organisateur du Spectacle). On pourrait dire 'pourquoi pas, si la cause est juste?'. Je ne le pense pas. Parce que le Spectacle et le capitalisme ont des intérêts liés, forts, étroits. Et on ne peut pas combattre la bête et nourrir la bête. Je le crois, du moins. Et c'est précisément cette incohérence qui n'est pas glorieuse, parce que soit F. Ruffin ne l'a pas identifiée, soit il s'essuie les pieds dessus. Dans les deux cas, il y a malaise.  J'ajoute aussi qu'humblement je ne sais pas quoi proposer, mais juste je partage cette intuition qu'en acceptant cette logique du spectacle, F. Ruffin se condamne à échouer. Il est le petit trublion. Le Spectacle l'aime. Lui, personnalité du Spectacle, il s'en sortira. Mais il a embarqué des gens fragiles dans son petit manège, et eux, là, ils ont morflé. E. Macron était déjà clairement un adversaire à l'époque, ses dents rayaient déjà le parquet. Donc ces salariés n'ont pas tout à fait morflé à cause de F. Ruffin, mais en partie un peu quand même, par ce deal envisagé avec le déjà ambitieux et déjà calculateur E. Macron. C'est un problème. 


27 novembre 2019 : rien.

Dans le podcast de RadioNova dont est issu l'extrait il est dit que l'échange a lieu en présence des salariés d'Ecopla. Si c'est bien le cas ça ne laisse pas la place à la manipulation des salariés et classe Branco comme un beau specimen.

Comment donc ?

Rien mais rien sur le traitement médiatique de la mort de ces treize malheureux militaires qui se sont auto-détruits lors d'une opération à haut risque ?


Rien sur la façon dont llémédia aux ordres ont transformé cet exemple le la tragique vanité de nos "opérations extérieures", enfin pas les nôtres, celles de ceux qui ont décidé de décider à notre place. 


Non. Rien. 


A la place, un petit couplet doux-amer au sujet d'une tempête dans un verre d'eau comme le dit si justement HBK.


Et si on s'en foutait, des anicroches entre machin et bidule ?


Et si on n'avait pas compris que c'est le meilleur moyen d'écarter notre regard de la lune pour fixer le doigt ?













J'espère que <Branco est juste un traitre et que ce n'est pas une guerre entre gauchistes .Parce que là y'a des calottes qui se perdent ! 

Je pense mot pour mot tout ce qu'a écrit Usul ! Julian Branco me fait vomir.


Dialoguer avec Macron

ou les résultats :


Le Grand Débat ou le Grand Monologue

Whirlpool ou le tourbillon « Moi, j’ai dit la vérité à Whirlpool. (…) Est-ce que j’ai dit : on va tous vous sauver, on va garder l’entreprise ? Non. J’ai dit : ceux qui vous disent ça vous mentent » « Je leur ai dit : on va s’engager pour vous » 

Le Chômage ou l'accès renforcé à la précarité

Et bientôt, la réforme des réformes en avant première, la Réforme des Retraites


Le dialogue est constructif, construisons le dialogue

"Les hommes politiques et les couches doivent être changés souvent, et pour les mêmes raisons ...  "

Marrant de voir comment l'arroseur s'est arrosé tout seul. Désormais ses apparitions "engagées" (s'il ose) n'apparaîtront plus que comme un cirque destiné à le mettre en valeur à n'importe quel prix: faire le buzz de tout bois. Cet épisode constituera une tâche difficile à effacer de nos mémoires. Et bravo à Usul qui a très bien dit les choses. Seul quelques jeunes (faux) "extrêmes gauchistes" pseudo radicaux dans leur jeunesse: (car plus tard en vieillissantils ils finissent cadres macro compatibles en évoquant la passivité des dominés style Cohen Bendit ou Serges July passé du col Mao au Rotary club) vont faire de ce montage truqué sans perspective historique une preuve à charge contre Ruffin. 

tiens , je me disais il n'y a pas longtemps , on entend plus parler du gamin bien éduqué , je pensais qu'ils l'avaient dégouté . Mais non c'était juste qu'il était passé de mode et il a du s'en rendre compte aussi , puisque le v'la qui revient par les égouts . Pourquoi s'en prendre a Ruffin ? il parle d'entente , si il n'est pas dans un prochain remaniement , je me ronge plus les ongles .... 

Berk , berk …. la démarche de Branco, confusionniste , borderline au sens pathologique, manipulateur  et paternaliste sans le savoir et égo +++

Bof , bof … .  la stratégie de Ruffin, limité dans ses grilles de lectures politiques , chrétien naïf , mangeur de gaufres  et un brin centriste et égo +++

Des deux , c’est Usul que je préfère !

Pour Ecopla, on aimerait bien quand même savoir pourquoi le tribunal de commerce de Grenoble a refusé le projet présenté par les salariés d'une reprise en SCOP . 


Le repreneur italien qui s'est empressé de  déménager les machines  condamnant de facto la société a versé 1,5 millions d'euros .


Il y avait des dettes ( l'ancien patron avait ponctionné ecopla pour redresser d'autres de ses sociétés déficitaires)  et le tribunal de commerce a choisi cette formule de l'argent frais pour payer les créanciers dont l'URSAF , laquelle URSAF a donc du ensuite verser aux anciens salariés d'ecopla au chômage leurs indemnités....


Ce point précis mériterait une enquête précise .









Quelqu'un a dit aux temps maudits qu'il ne pourra jamais assez manger ce qu'il a envie de vomir

Voilà des propos que je prends à mon compte

L'obsession de traquer la macronite nous mène vers la médiocrité...

Mais, finalement, l'important n'est-il de lâcher les chiens !

Je considère suivre le travail énorme de François Ruffin et son équipe assidument et je n'avais jamais entendu parlé de ce deal. Je trouve donc que lorsqu'il dit qu'il "en est fier", il manque d'honnêteté. S'il en avait été fier, il en aurait parlé, soit dans un BDR sur sa chaine Youtube (en rétrospection, puisque les BDR sont apparus après), soit dans Fakir.


Quoi que les âmes blessées en disent : non, il ne s'agit pas seulement de "mise-en-scène dans la politique (le scoop ! pffff)". Il s'agit de tactique préparée en coordination avec l'ennemi.

Cette séquence me fait dire que si les insoumis récupèrent le pouvoir temporairement après la chute du monarque (ce qui semble être une stratégie actuelle ; le dernier mail envoyé aux adhérants met bien en avant que "La France insoumise publie son contre-budget et démontre qu'elle est prête à gouverner"), il faudra leur botter le cul pour qu'ils rendent des comptes publiquement.


Par exemple, lorsque un petit groupe de Gilets Jaunes sont allés négocier à Matignon sous la condition de filmer et publier l'entretien, le gouvernement a opposé un refus net. J'avais déjà des doutes sur le fait que la FI aurait accepté si elle s'était retrouvée dans les mêmes conditions, mais je n'imaginais pas que "le moins corporate des députés FI" se situerait dans la même logique.


Il faut bannir ces petits arrangements derrière le rideau.

Ce n'est pas négociable.


Quant à la réaction d'Usul, elle était tristement prévisible... J'ai bien rit tout de même avec le dernier tweet de François Ruffin qui précise qu'il emmène sa fille faire du poney, critique qu'Usul, dans sa grande lucidité, venait de faire à Juan Branco.


J'ai critiqué Juan Branco quand il est allé se faire intervidouillé par Valeurs Actuelles.

J'ai critiqué et Juan Branco et Daniel Scheidermann pour la prise de becs sur (la publication sur) l'affaire Uramine.

Et ben aujourd'hui, je n'apprécie pas du tout la démarche qu'a eu François Ruffin et je revendique le droit de lui mettre le nez dedans sans que tous les partisans me tombent dessus.

Moi, ce que j'en retiens, c'est le pastiche de tweet de branco par Usul (qui accompagne le partage d'une recension critique eclairante du bouquin crepuscule).


Ça m'a bien fait rire, je le copie/colle ici, rire ça fait du bien :


"Mais bien entendu, on n'en parlera pas dans les médias, on sait très bien qui ces vérités gènent. L'ombre pale de la corruption broie entre ses griffes les justes et leurs ardeurs. Pour la Vie. Toujours."


Le billet de Daniel repose sur l'hypothèse de base qu'une lutte sociale se doit d'exister médiatiquement pour déboucher positivement. Je comprends bien qu'à ASI et à Fakir, on partage cette croyance, mais cette hypothèse est très discutable. C'est l'une des armes que les salariés ont en main, et on ne peut écrater son usage, par principe, mais dans le cas général, statistiques obligent, il s'agit d'une recherche vaine, la plupart des plans sociaux resteront dans l'obscurité, et quand la manip réussit et que les projecteurs de l'actualité se sont braqués sur le village gaulois qui résiste quelque part, et qu'un succès fugace est obtenu, attention les lendemains qui déchantent et les gueules de bois difficiles !

Citation (imprécise) de Prévert: 


"Qu'est-ce que ça peut faire que je lutte pour une mauvaise cause, puisque je suis de bonne foi? / Qu'est ce que ça peut faire que je sois de mauvaise foi, puisque c'est pour la bonne cause?" 


Bon, ya aussi ceux qui luttent de mauvaise foi pour une mauvaise cause, hein... suivez mon regard.

Depuis le temps que je vous dis qu'il faut se méfier de Julian Branco....


Je pense que pour le coup, Ruffin n'a rien à se reprocher, bien au contraire. Il s'est battu pour des salariés avec les moyens qu'il avait. Et le fait que les salariés étaient là suffit à invalider toutes les théories de Branco sur l'entretien.


Donc la seule question est: Julian Branco a-t-il sciemment ommi une information capitale pour créer de toute pièce une thèse complotiste ? Poser la question, c'est déjà y répondre. Comme le dit très bien Usul: Julian Branco n'est qu'un médiocre bien éduqué. Encore que pour le côté "bien éduqué", il y a encore un doute.


Merci pour la chronique. Vous êtes méritant d'analyser cela sur le fond. Pour moi ça à tout l'air d'un tour de chauffe dans le combat hégémonique préparant l'après Mélenchon et la prochaine présidentielle ou la suivante. Entre F. Ruffin qui y pense tout haut et J. Branco qui retweete tout ce qui  suggère qu'il pourrait en être, cette escarmouche ne me surprend pas. Sans compter la rivalité médiatique : F. Ruffin team Lancelin-QG, vs J. Branco team Robert-Le Média. Misère de misère des gros melons qui font crever la gauche 

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