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Macron-Mélenchon : pouvoir et contre-pouvoir symboliques

Et soudain, il n'y en a plus que pour la France insoumise.

Derniers commentaires

On voit bien que ça se gâte pour le président .Personne ne lui avait dit: trop jeune pour le job...trop ambitieux, trop plein de son importance, trop autoritaire et pas assez sincère, pas assez philosophe, pas assez respectueux des comportements souhaitables. Ce sera pire que Sarkozy, si c'est possible.
Les Insoumis sont en colère. Ils ont fait campagne avec un programme radical et ils ont su prendre une part du pouvoir de manière légitime.

Maintenant on commence à les inviter et on les invitera encore. Beaucoup. Ils finiront par se calmer et s'assagir. Ils finiront par prendre l'habitude des plateaux télé et de leurs codes. Ils finiront par ne plus parler que par formules courtes et simples parce que c'est ce qui capte le spectateur. Ce dernier commencera à s'habituer aux visages des insoumis. Le parti gagnera en popularité et sera amené à brasser de plus en plus large.

Quand il ne restera plus rien du discours de la FI d'aujourd'hui que des formules vides qui rappelleront que se parti à un jour été de gauche et progressiste, alors le fruit sera mûr. Ils auront été récupéré et seront près à être amenés au pouvoir.

Mais qui sait, peut-être pas cette fois ?
Le mélenchonisme, c'est le meilleur allié objectif du macronisme comme dirait l'autre (je n'irais pas jusqu'à "idiot utile", terme trop léniniste à mon goût) : une opposition caricaturale et bornée, qui simplifie à outrance pour ne pas se poser de questions de fond - sur l'écologie et l'Europe, la démocratie y compris syndicale, etc.
Avec JLM et autres Corbières, lémédia un peu léche-bottes ont un invité idéal pour contrebalancer la parole du camp présidentiel, qui ne fera que rendre celle-ci plus raisonnable aux yeux des gens du milieu (ceux qui hésitent, qui doutent, qui changent d'avis : il y en a).
La verve pseudo-révolutionnaire, la confusion permanente en géopolitique - il aurait bien invité Poutine au défilé, mais Trump ah ça oh non jamais, etc. - ça fait un bon client pour éditorialistes et animateurs de plateaux radio-télé.
C'est parti pour 5 ans, les mêmes qui ont préféré Hollande à Aubry en 2011 puis Macron à Hamon n'ont pas intérêt à donner la parole à la gauche non populiste (Piketty, Jadot, Batho et d'autres) - cela dit il existe d'autres canaux pour celle-ci désormais, même si à l'AN elle est quasiment inexistante.
J'apprends que Trump est invité au 14 Juillet
Finalement, après Kadhafi invité à planter sa tente à l’Élysée, rien de très surprenant.
Il ne manquerait plus qu'on invite aussi des cercueils de soldats pour rendre le burlesque à son comble.

Alors il est certain que jouer à l'opposition à l'Assemblée, c'est comme ajouter un soupçon de lait dans une tasse de thé, même un veau n'y reconnaîtrait pas sa mère.
On pourrait croire à une plaisanterie, mais pas du tout :
Macron ne donnera pas d'interview le 14 juillet en raison de sa "pensée complexe".
Selon l'entourage du président, sa "pensée complexe" se prête mal au jeu des questions-réponses avec les journalistes, rapporte "Le Monde".
Contre-pouvoir symbolique?
Déconnecté du pouvoir réel, dites vous?
Certes.
Mais le symbole, c'est déjà ça.

De symbole en symbole, c'est ainsi qu'on trace le chemin pour sortir de la forêt obscure des rêves volés.
Retrouver l'envie de la création sociale-historique, des significations imaginantes, comme dirait Castoriadis, c'est immense, et ça vient à peine de commencer!

Mais Daniel ne sentez vous pas comme ça commence à grésiller, bouillonner en douce, comme un bouton de fièvre jusque là passé inaperçu?!...
L'intelligence collective commence à se réveiller doucement...
Et c'est du vivant et ça ne s'arrête pas!
Ce n'est plus la pensée positiviste, cette rationalité technocrate et délirante devenues notre idéologie d'homme blanc libéral, brusquement passées de mode qui vont freiner le changement en cours!

Et ce n'est pas davantage en faisant un non lieu pour la mort de RÉMI FRAISSE qu'on arrêtera le désir d'enquête!

Voici qu'on est à l'aube du premier pas du réveil!
Sortie d'un long sommeil hypnotique dans lequel depuis plusieurs décennies dans la forêt de nos rêves oubliés, nous nous étions tragiquement enfoncé-e-s.
Symbole après symbole, nous avançons créant un nouvel IMAGINAIRE SOCIAL.
Après le drap marial du drapeau européen, l'arche d'Alliance de l'emblème Macdonald, IL EST TEMPS DE CHANGER DE CROYANCE,croyez pas?!
[quote=Daniel Schneidermann]la mélenchonnie, seul vrai contre-pouvoir symbolique du moment,

Gide, rapporte-t-on, à qui l'on demandait quel était le plus grand poète français répondit: Victor Hugo, hélas! Quitte à être une nouvelle fois sujet à la vindicte de la mélenchonie qui sévit sur @si - je m'y suis heurté dès les premières années du site où elle sévissait avec la plus grande "latitude" (très supérieure à celle d'aujourd'hui) -, je dirais pour ma part que rien ne serait plus inquiétant, s'il n'était en réalité dérisoire, que cette promotion de "la mélenchonnie" au "vrai (sic) contre-pouvoir symbolique du moment". Car, tout à fait dans la lignée de la bourgeoisie religieusement bien élevée qui s'efforçait avec Le père Duchesne à la grossièreté pour plaire au "peuple", la mélenchonnie s'illustre aujourd'hui par un histrionisme de foire qui voudrait faire croire que les sans cravates assis du présent Parlement sont l'équivalent des sans-culottes d'antan: alors qu'ils en sont, fort heureusement, en effet qu'une "symbolique" (au sens courant de sans réalité) assemblée d'abusifs héritiers. Nous assistons à la enième manifestation de la loi historique de sous-répétition des grands événements indiquée par Marx au début de son 18 Brumaire de Louis-Napoléon Bonaparte.

Mais cela, autrement hélas, n'est au demeurant que la contrepartie de l'état politique réel aujourd'hui du pays. Comme dans la réponse gidienne déplorant que nous n'ayons pas mieux qu'Hugo à opposer à Dante, Shakespeare, Goethe ou Hölderlin (pour ne pas évoquer Virgile, Homère, ou Sophocle), nous n'avons qu'un assistant privé de Ricoeur à la tête d'un pays qui fut tout de même celui de "ce cavalier français qui partit d'un si bon pas": Descartes, le penseur premier de la Modernité, si mal appris par ce licencié de philosophie qui préside à "la mélenchonnie" - Alors qu'il le fut si bien par le général disciple de celui - Péguy - qui désigna Descartes ainsi.
"Du côté de la mélenchonnie, seul vrai contre-pouvoir symbolique"

Bonjour @si. Au cas où cela vous aurait échappé, il existe un autre groupe de taille comparable et qui certes, fait un peu moins de grosse caisse mais qui est tout aussi engagé auprès du mouvement social, celui des députés PCF.

Certes, cela rend leur contre-pouvoir bien moins "symbolique" mais qu'est-ce à dire : seul le symbolique compte, ou on s'intéresse aussi au réel ? Je ne dis pas que les Insoumis ne sont pas dans le réel, je dis qu'il sont aussi super complaisants avec le Spectacle et qu'il sont même une aubaine pour lui. Or je pense qu'une composante indispensable de la résistance c'est de défier le Spectacle, de trouver les moyens de lui imposer une détermination absolue mais sobre, justement, pour refuser sa furie vulgaire, son abaissement de tout débat à de la colère, du bruit, de l'anecdote. A titre perso, j'ai été par exemple scandalisé de ce que RMC a fait subir à D. Obono, mais estomaqué de voir les Insoumis cavaler sur RMC dès le lendemain pour "répondre", acceptant ainsi docilement le système "5 minutes pour les gros beaufs racistes, 5 minutes pour les gentils Insoumis". Avec des rebelles comme ça, l'économie médiatique-libérale peut dormir sur ses deux oreille je pense, et je le regrette, y compris au regard des idées de fond que les Insoumis souhaitent défendre.

Pour en revenir au PCF : du fait que les médias le méprisent souverainement et prophétisent sa mort pour mieux l'enterrer vivant, on en parle un peu ? ou on laisse le Spectacle engloutir tout cela, y compris grâce aux petites saynettes généreusement fournies par les Insoumis...? Parce que moi, le drapeau européen de J.-L. Mélenchon Lundi, le smic de F. Ruffin Mardi, les Cravates des Insoumis le Mercredi, et le pot-pourri de tout ça le Jeudi, je commence gentiment à saturer...
Bravo à l'avocat du PCF: le sinistre soumis Legal vous rejoint pour discréditer la FI!!!
Où ai-je cherché à discréditer la FI ? Débattre des moyens d'atteindre des objectifs, c'est discréditer ?
Demandez donc plutôt au soumis Legal, anti-mélenchoniste jusqu'à l'obsession, pourquoi il approuve votre commentaire,
Si vous voulez du fond, allez sur un autre site.
Ici on parle de la forme, et on en parle bien, c'est déjà ça.
"Arrêt sur image", ça s'appelle.
Sur la notion de spectacle, elle ne recouvre pas exactement l'idée de se laisser médiatiser à outrance. Le spectacle c'est le rapport social capitaliste médiatisé par des images et la marchandisation de chaque parcelle de l’existence. Elle est plus symbolisée aujourd'hui par l'entrée dans l'ère du big data que par la télévision, dont les codes sont facilement décryptables et donc ouverts à la subversion. A ce titre, je fais parti des gens qui pensent que Besancenot n'aurait jamais du céder sa place, au risque effectivement de dérives que cela implique. En d'autres termes, le spectacle est la source du totalitarisme du capitalisme et il ne suffit pas de se défier des shows télé-radiophoniques pour le combattre. Sur le plan strictement médiatique, la stratégie de LFI implique effectivement à se "salir", mais elle est aussi à mon sens la seule qui fonctionne. On peut certes perdre son âme dans la course à l'audience et au coup d'éclat, mais force est de constater que c'est la voie d’acquisition des cœurs, celle qui se fait avant celle des consciences.

Pour ma part, j'espère que les députés LFI continuent dans cette voie. Le simple fait d'être exposé médiatiquement, peu importe ce qui est dit, les installe médiatiquement et politiquement. C'est un fait bien connu en marketing. Il est évident que c'est une stratégie de la part de LFI, Mélenchon a axé depuis 10 ans son rapport aux média dans une logique de confrontation, mais aussi d'échange réciproque : tu me donnes du temps d'antenne, je te fais ton audience. On peut déplorer et penser que c'est pas très noble, mais pour l'instant, c'est le seul truc qui marche à gauche. Je pense que cela va s'accentuer et pour cause, il n'y a pas de vraie opposition à Macron qui "accroche la lumière". Les media ont besoin d'une opposition, pas parce qu'ils sont les garants de la démocratie mais parce qu'il est impossible de raconter des histoires qui font de l'audimat sans cela. Le PCF tente sa mue actuellement, on va pas s'en plaindre, mais il sont loin d'avoir l'aisance de l'aïkidoka médiatique Mélenchon qui a bien préparé le terrain pour ses camarades.

Dans un sens vous avez raison de déplorer l'hégémonie du spectacle, mais je pense qu'il faut comprendre que le spectacle n'est pas un simple dispositif technique. C'est la culture du monde entier, y compris de vous et moi. Ça ne se combat pas par sécession, car ce combat culturel-là est déjà perdu depuis longtemps.
[quote=sandy]Je n'ai pas compris

Je n'en serais pas surpris, si je ne savais une telle expression d'incompréhension être l'aveu mal dissimulé d'une compréhension au contraire si forte - si douloureuse! - que le sujet ne peut la supporter sans un cri de dénégation.

N. B. Commentaire à replacer au-dessous de celui plus bas de sandy.
Vous avez raison d'apporter ces précisions sur la notion de spectacle, qui dans l'esprit de Debord ne désigne pas l'omniprésence de la TV, de la publicité et des images en général, mais un rapport social totalement immanent aux sociétés capitalistes avancées, qu'on peut rattacher aux notions de fétichisme de la marchandise ou d'aliénation.
Mais vous me semblez un peu pessimiste sur la possibilité de s'affranchir du spectacle comme rapport social. S'en libérer totalement est sans doute illusoire, mais on peut sans doute le mettre à distance en politisant la vie quotidienne. S'affranchir du spectacle, c'est s'affranchir des formes de vie, des manières capitalistes de se rapporter au monde. Plus facile à dire qu'à faire évidemment, car pour ça, il faut des outils critiques que ni l'école républicaine ni les médias dominants ne fournissent, ou si peu. Et car il y a une inertie des formes de vie capitalistes : l'homme endetté (figure si prégnante actuellement) l'est pour des années ; on ne se libère pas de son endettement d'un claquement de doigt, il lui faut donc bien optimiser, pratiquer l'autopromotion, faire le crevard, être une entreprise rentable de soi-même, jusqu'au remboursement de son (de l'un de ses ?) crédit(s).

Concernant Mélenchon et les autres députés FI : pour moi, à long terme, l'électoralisme compulsif (qu'on repense aux saillies nationalistes et laïcistes de JLM) et la volonté d'accrocher la lumière médiatique à tout prix en jouant sur le symbolique sont des stratégies perdantes. Pour construire une hégémonie de gauche, il faut faire en sorte qu'une partie des adversaires, des indécis et de ceux que la politique indiffère basculent et se reconnaissent dans un imaginaire de gauche. Mais "se la jouer" sans-culottes, qui ça peut bien faire basculer ? ça exaspère les gens de droite, et auprès des indécis et des dégoûtés de la politique les députés FI passent pour des clowns qui se donnent en spectacle. Idem concernant la saillie de gros beauf de JLM sur le drapeau européen.

La faiblesse de la stratégie médiatique de la FI est précisément d'être là où on l'attend : dans une symbolique révolutionnaire bien pompière, qui résonnera peut-être avec la fibre romantique de certains, mais qui en exaspérera la plupart, fatigués des grosses ficelles de la com' politique. Comment ce type de postures est-il saisi par le "sens commun" ? Comme étant le fait d'une bande d'ados qui se touchent en pensant à la Révolution, mais qui ne sont, au fond, pas très sérieux, et doivent laisser gouverner les gens respectables une fois qu'ils ont terminé leur petit numéro médiatique.

Ne pas être là où l'attend, au contraire, consisterait à mettre la symbolique au second plan, et à affronter l'adversaire sur le terrain qu'il préfère : le sérieux, la responsabilité, l'économie. Parce qu'en la matière les arguments de la majorité LREM (+PS + LR) sont faibles, et la FI pourrait s'appuyer sur cette faiblesse pour construire une hégémonie de gauche (ou "populaire" si elle persiste à récuser le référentiel de gauche). Par exemple : "Ils disent qu'ils sont responsables, mais en temps de crise écologique, n'est-il pas totalement irresponsable de continuer à promettre de relancer la croissance ? Et quelle croissance, répartie comment ? A qui va-t-elle bénéficier ? Notre hypothétique excédent commercial servira-t-il à rembourser les créanciers auprès desquels on est endettés ? Qui sont-ils ? Et d'où vient notre dette ? Est-on prêts à renoncer à des pans entiers de l'Etat social pour la rembourser alors qu'elle est en grande partie illégitime ?"
"Comment peuvent-ils revendiquer un quelconque sérieux, tout en promettant de mettre la France en mode startup, alors que 90% de celles-ci ferment avant 5 ans, et que les 3/4 perdent de l'argent ? La flexibilisation du marché du travail permet-elle vraiment de créer de l'emploi ? Que veut l'Allemagne ?"
etc. etc.
Dire "ce sont des représentants de l'oligarchie", c'est une stratégie perdante, car chacun peut voir que tous les députés LREM n'en sont pas issus ; ils proviennent pour la plupart de fractions plus ou moins dominantes des classes dominantes, certes, mais pas d'une "caste" qui tire les ficelles et est en service commandé auprès du monde de la finance. Il faut au contraire expliquer pourquoi ils se trompent, pourquoi ils sont bêtement nationalistes, sécuritaristes, et totalement irresponsables aux plans écologique et économique.
Les deux mon Général.
Le fond et la forme.
La forme est Spectacle actuellement et pour longtemps, je pense. Aussi longtemps que la prédation des ressources et le bouleversement climatique permettra l'utilisation des moyens de communications actuels.
Aussi il serait déplorable et nuisible de ne pas utiliser le tambour qu'on a pour alerter la population, tant qu'on a un tambour. Au risque de déplaire aux quelques individus que le bruit dérange. La plupart des autres ne savent pas vivre sans le tambour (qu'on le veuille ou non) qui les informe, voire les guide...
Le PCF n'a pas besoin des médias pour être enterré vivant, il a deja Pierre Laurent pour ça.
Savez vous que l'impayable Roger-Petit fut le rédacteur aiguisé de l'excellent faux blog de François Mitterrand ?

Le bonhomme a aussi été brillant journaliste à France 2, dont il a été écarté sans façon pour cause de contestation de la ligne en 1998.

Depuis, Roger-Petit ne conteste plus l'ordre, il l'applique en bon chien de garde.

Et ça paye:

"Ancien collaborateur à France Télévision, il contribue au Post puis au Plus du Nouvelobs.com jusqu'en 2015 avant de rejoindre l'équipe du site web de Challenges. Il est, de plus, consultant régulier de l'émission Sport et news sur i-Télé et tient le blog sport BRP HD sur le site Sport24.com. Il est également présentateur de l'émission sportive #BRP sur la chaîne Sport365 TV."

Ce n'est pas la vieillesse qui est un naufrage, c'est la machine médiatique. Pauvre Bruno Roger-Petit.
En schneidermanie rien de nouveau. DS aurait préféré aucune contre pouvoir à part le Ps ?
Un moment aussi à ne pas rater hier sur LCI . Jean Sébastien Ferjou, ce journaliste du site Atlantico, qui a des yeux aussi expressifs que ceux d'un poisson pas frais, était en voie de totale décomposition en évoquant l'extrême danger que représentent les Mélenchonistes pour la République.
Les commentaires sur LCP étaient encore plus "rappel à l'ordre" qu'ailleurs avant-hier. Sinon j'aime bien leur démontage des convenances vestimentaires, comme l'impression qu'enfin l'esprit mai 68 souffle vraiment. Du coup, il est très drôle d'assister à tous ces journalistes et experts de plateaux condamnant à qui mieux mieux, de vrais conservateurs....
En région aussi le coup d'état social est en marche http://www.lagazettedemontpellier.fr/3600/metropole-cyril-meunier-le-maire-de-lattes-refuse-de-demissionner.html
Et dans la série des journalistes saisis par le délire anti-mélenchon, Sylvain Courage de l'obs, à entendre dans l'émission "Du grain à moudre" de France Culture hier, et sa chronique dans l'Obs sur Mélenchon et Viliani, avec une référence à Staline [qui], en son temps, prétendait déjà rectifier la science...
Une nouvelle forme de point Godwin, sans doute.
petite histoire des fashion faux pas à l'Assemblée nationale.
Bonjour,

Intéressante chronique, dont le troisième paragraphe me semble un peu manquer de justesse. On n'assiste pas à une répartition des rôles entre FI et les Macronistes car ce n'est ni un jeu ni du théâtre. FI revendique dès le début la place d'opposant parce qu'elle représente le seul groupe qui refusera en toutes circonstances toutes les régressions que voudra imposer Macron. (même le groupe communiste ne sera pas homogène à ce sujet, car il comprend des élus d'outre-mer qui voteront la confiance à Macron). C'est une stratégie que Mélenchon avait déjà voulu mettre en oeuvre à partir de 2012 face à Hollande (il voulait former à l'époque "l'opposition de gauche"), qui n'avait pas fonctionné faute du soutien du PCF.
Cette fois, grâce au groupe insoumis homogène, c'est en train de fonctionner.

Ensuite, FI a des adversaires partout, à l'Elysée, au gouvernement, dans l'assemblée, et évidemment aussi dans le système médiatique. Les sans-cravates, les réflexions face au drapeau européen dans l’hémicycle, ne pas applaudir l'élection de De Rugy, ce sont des cacahuètes qu'on lance aux chimpanzés, ça occupe les médias qui sautent sur la moindre occasion pour taper sur les mauvaises manières des Insoumis. Ca a l'avantage de faire parler de FI, et en même temps de ridiculiser des médias qui de toute manière ne parleront jamais du fond. Cela met un coup de projecteur sur la vacuité et l'hostilité systématique des chaînes d'info qui montent n'importe quel incident insignifiant en mayonnaise. Franchement, à part quelques rombières du XVIème et 2 ou 3 notaires, qui ne voteront de toute façon jamais pour nous, et toute la piétaille des plateaux télé, qui se soucie encore qu'on porte une cravate à l'Assemblée?

Il y a même des députés FI qui arborent des inscriptions en étranger sur leurs t-shirt!
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