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Macron au CRIF : demain, des affaires Corbyn en France ?

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Cette histoire de pénalisation de l'antisionisme fait en effet dire à certains que l'on va importer "le conflit Israélo-palestinien" en France.

Sans se prononcer sur la probabilité de cette possibilité, c'est le terme "conflit Israélo-palestinien" qu'(...)

1 / L’antisémitisme, c’est de la merde.

2 / Il est vrai que certains antisémites se cachent derrière l’antisionisme pour déverser leur haine.

3 / Considérer l’antisionisme comme illégal, ce n’est pas juste jeter le bébé avec l’eau du bain, c’est consid(...)

Ceux qui critiquent sérieusement l'occupation israélienne emploient rarement le mot sionisme pour la nommer. Loin de moi l'idée de trouver cette loi intelligente (c'est juste de la merde prétotalitaire), mais quand-même : appeler du sionisme le (...)

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Que vont faire les présidents de la république successifs  à ce diner du CRIF ? La France n'est-elle pas une état laïque ? L'Elysée n'est-elle pas tout indiquée pour venir rencontrer le chef de l'état? Je suis choqué de cette visite annuelle qui pour moi ne s'impose pas du tout. Je n'entends jamais parler de dîner annuel chez les musulmans ni chez les cathos, les hindouistes, etc. Voilà qui ajoute à mon état de choc. Et vous ?

Vu que plusieurs d'entre nous sur ce fil font référence à l'UJFP, et qu'il s'y parle beaucoup de sionisme et d'antisionisme, je me permets un lien vers Le Média: Aude Lancelin a reçu Maxime Benatouil, militant de l'UJFP dans le cadre de son "entretien libre" n° 30. 


Le n°28, Youcef Brakni sur "Quartiers populaires et Gilets jaunes" est également utile.

Je sais bien qu' on a, en général, que des calculettes à 8 chiffres, mais je me demande quand dressera-t-on un mausolée à la mémoire de tous ces athées, victimes de la religion!?

Entre les soi-disant païens, infidèles, sorcières, blasphémateurs, hérétiques, métèques sans âme, femmes impies, exorcicés par noyades, crucifixions, bûchers, lapidations, déluge...C' est que ça commence à faire du monde, nan!?

Perso, je trouve qu' on devrait raser le Sacré-Coeur, et le remplacer par un Poing Fermé gigantesque, l' index bien tendu...Avouez que ça aurait une autre gueule que les Pyramides!

Carpe diem...

@Olivier


Sauf qu'au début des années 2000, "sioniste" sortait de la bouche de fachos. Aucun parti politque de gauche (ni même de droite), aucune association n'employait ce terme, et c'est toujours le cas en 2019, il me semble. 


Eh bien non, vous êtes mal informé. Il y a un nombre non négligeable de Juifs qui sont anti-sionistes (Union Juive Française pour la Paix - UJFP - en France par exemple). Ils se disent anti-sionistes parce qu'ils sont justement contre l'occupation des territoires palestiniens (actuels), la discrimination par rapport aux Israéliens Arabes (20% de la population) et le siège de la prison géante de Gaza (avec la complicité des leaders égyptiens).


Noam Chomsky, Norman Finkelstein, pour ne citer qu'eux disent la même chose. C'est bien le projet de Eretz Israël (le Grand Israël) qu'ils critiquent, avec les colonies (settlements en anglais), 600 000 habitants en Cisjordanie, avec des constructions qui continuent. Ne pouvant être appelés "antisémites", ils se font traiter de "self-hating Jews" (Juifs qui ont la haine d'eux-même). On peut tout aussi se définir sioniste et ne pas être de confession juive. C'est le cas des Sionistes Chrétiens aux USA. Joe Biden lui-même (VP de Obama) s'est déclaré sioniste: "I'm a Zionist. You don't have to be a Jew to be a Zionist" (faites la recherche).


Il faut donc arrêter de jouer sur les mots. Même s'il y a des nuances, par sionisme on entend le projet de rattacher les territoires occupés et d'en faire partir autant que possible les Palestiniens. D'ailleurs la situation sur le terrain ne cesse d'aller dans ce sens. Ajoutez à cela l'annexion petit à petit de Jérusalem-Est (y compris récemment avec l'aide de Trump) et vous avez un autre Israël que le pays reconnu internationalement sur les frontières de 1967.


Pour ce qui est d'importer le conflit israélo-palestinien, c'est fait depuis longtemps puisque les gouvernements successifs depuis Sarkozy apportent leur soutien passif à la colonisation en Cisjordanie. 

Chomsky considère d'ailleurs que la solution des 2 états est maintenant une impossibilité: "Le débat sur la solution à un ou deux états est sans importance puisque les E-U et Israël ne font que consolider le Grand Israël" ("The one state/two state debate is irrelevant as Israel and the US consolidate Greater Israel" - 2018).


Toutes ces élucubrations de Macron et sa bande font craindre des temps difficiles pour nous Français dans toute notre diversité. Ils se contrefichent de nos compatriotes juifs. Ce qui les intéresse c'est d'instrumentaliser l'anti-sémitisme à leur profit. Ils n'ont aucune compassion pour leurs concitoyens blessés gravement par leurs robocops. Tout est bon pour discréditer les GJ et mettre les Français les uns contre les autres afin de pouvoir passer tranquillos leurs sales réformes néo-libérales.

Evidemment, on ne peut pas faire une loi pour dire qu'aucun dieu n'existe et que bon, à  la limite, chacun peut croire à ce qu'il veut mais que c'est interdit d'en faire une affaire publique ou d'Etat.

Evidemment.

Le canadair à essence toujours au top !

Lutter contre l'antisémitisme par du prosémitisme en voilà une idée qu'elle est bonne pour foutre le feu.

Tous les méprisés, discriminés, victimes d'un vrai racisme d'état, eux, les gitans, les riens, les "z'arabes, les guenilles, les transmutables ils vont en penser quoi ?Parce qu'ils pensent.

Tu te souviens, les Gilets Jaunes ?

Considérer comme de l'antisémitisme l'emploi de "sioniste" comme qualificatif personnel (adressé à une personne juive n'étant pas membre d'une organisation/parti se définissant comme sioniste et ne s'affirmant pas comme tel) je pourrais à la limite comprendre (et encore le cas d'organisations/personnes soutenant la politique d'Israël sans se reconnaître sionistes, en interdire l'emploi pourrait faire débat). 

On ne peut pas nier que "sioniste" n'est souvent qu'un cache sexe pour dire "sale juif" (j'allais dire "pour dire juif", mais "sioniste" inclus aussi le sale, puisqu'il sert à rattacher la personne juive aux crimes d'un état colonial et raciste - je profite que c'est encore autorisé pour employer ce dernier terme ;).


Par contre le machin de l'IHRA va nettement plus loin que ça, dans l'invention de purs délits d'opinion définis de manière extrêmement floue (l'histoire des standards... c'est assez délirant, d'autant que le texte ne définit pas ce qu'est une "nation démocratique", ce qui pourrait être exploité par quelque juriste retors pour accuser tous ceux étant plus exigeants envers Israel qu'envers une République Démocratique genre Corée du Nord -soit à peu près le monde entier- d'antisémitisme).


Le pire étant l'histoire de "renier aux juifs leur droit à l'autodétermination", une formule qui relève directement de la propagande d'état israélienne, et fait comme si "les juifs", non nécessairement habitants de la Palestine, avaient un droit à s'y auto-déterminer (ou que c'était celui des juifs qui habitaient la Palestine à la formation de cet état qui était contesté, plutôt que la négation du droit à l'auto-détermination de ses autres habitants).

Toujours le même mélange quand il s'agit d'Israël, confondre la politique et le religieux, ce qu'ont entretenus bons nombres de chefs d'état israëliens.


Dixit Wikipedia sur la définition de sionisme, il distingue le sionisme (une terre pour le peuple juif) et le sionisme religieux :

  • "... le courant sioniste religieux défend l'annexion des territoires de la Terre d’Israël biblique. Pour certains, c'est surtout une obligation divine. Il s'oppose en cela au courant religieux juif antisioniste."

Le courant anti-sioniste me semble plutôt se retrouver là : combat contre l'annexion entière de la Palestine et le rêve du grand Israël prôner par l'extrême droite du pays, au lieu de la création de 2 états distincts.


Aujourd'hui le gouvernement de Netanyahu est clairement situé à l'extrême droite de l'échiquier politique, il me semble que la critique d'anti-sionisme à son égard (et on parle bien là d'une critique politique et non religieuse) n'est pas à confondre avec l'antisémitisme qui est clairement (doit-on le rappeler) du racisme pur et simple.


Le conflit Israëlo-palestinien est importé depuis longtemps en France puisqu'elle a participé à sa création, il n'est pas nouveau que les critiques sur l'expansion et l'annexions des territoires fait l'objet de débats et de critiques (tout comme la politique d'apartheid en Afrique du Sud, ou le conflit en Syrie a pu faire l'objet de critiques).


Tout cela n'est pas nouveau, ce qui est nouveau c'est la culture de l'amalgame, la loi de circonstance (idem loi anti-manif) et le mélange du lobby (économique ou communautaire) et du politique de plus en plus décomplexé.


L'instrumentalisation est normalement l'apanage des gouvernements "extrêmes", c'est cela qui est encore plus inquiétant !

Hé beh, pour qui a grandi à l'époque du boycott ultra-médiatique du gouvernement sud-africain à cause de l'apartheid, ça fait bizarre de voir l'extrême inverse quand il s'agit de la politique du gouvernement israelien.

Mais au fait, où en sont les affaires de corruption du gouvernement israelien et/ou de son chef ? Enterrées ?

Excellent commentaire de Michèle Sibony sur la question de l'instrumentalisation de la judéité qui nuit à une communauté qui aimerait vivre sa religion en paix comme tous d'ailleurs. 


http://www.etatdexception.net/lantisemitisme-nest-pas-le-racisme-le-plus-virulent-mais-le-plus-manipule/?fbclid=IwAR1BGMGVJHmhOlhe7m1yV7IOgh5Vm6E_wZGDAmnFUQUynEjxb1g_DWRM-HY

D'abord et vite:


Touche pas à mon sale connard d'antisémite en mon nom -lieu et place- avec une sale loi ! 


Ensuite vidons l'abcès:

Netanyahou Yahouhou, l'extrémiste de droite, est un dangereux fauteur de "Non Accords de Paix" !


Netanyahou Yahouhou a des amis dictateurs²²² à côté de chez nous !


Israël doit libérer les territoires occupés/annexés sauf un ! (Quiz: lequel ?)


Mais Israël doit aussi libérer les territoires occupés/annexés sans démolir les habitations et les infrastructures construites durant l'occupation : début d'une forme de "dommages et intérêts"


Jérusalem doit-être déclarée Ville Ouverte sous mandat tournant trimestriel !


Deux États doivent cohabiter sur un pied d'égalité !


Enfin, il est difficile de raison gardé dès qu'il s'agit du Malawi. Pourtant, ...


M'enfin, Euh... Pas le Malawi, mais Israël, le pays là bas.


Finalement, ras le bol...



bon et sinon apparemment plutôt que de se remettre en question sur l’antisémitisme patriote et bien franchouillard (de droite ou de gauche d'ailleurs) tout le monde accourt au micro pour venir dire que "l'antisémitisme c'est la faute des arabes"; Finkelkraut le premier.  Valls aussi, lui qui a défilé oklm avec l'extreme-droite en espagne. et pour courroner le tout Le Pen (on sait très bien que les profanations des cimetières juifs de ces derniers jours c'est ses petits copains du GUD et compagnie) c'était couru d'avance.

Qu'un président de la république décide d'aller s'expliquer devant le CRIF est atterrant. Si on voulait donner des arguments supplémentaires aux théories sur "les juifs dirigent la France", on ne s'y prendrait pas mieux.  Je ne comprend pas comment on peut être aussi cynique.

" la France allait "mettre en oeuvre" la définition de l'antisémitisme de l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste (IHRA, dans sa dénomination anglo-saxonne). Cette définition considère notamment que l’antisionisme "est une des formes modernes d’antisémitisme" "


le définition de l’antisémitisme par l'IHRA   c'est par là


"However, criticism of Israel similar to that leveled against any other country cannot be regarded as antisemitic "


Le terme "antisionisme " n'apparait pas , on a donc un premier menteur Macron qui veut faire plaisir à son auditoire et un deuxième menteur Schneidermann qui veut faire plaisir à son lectorat


Et puisque vous l'évoquez : Charles Enderlin ( ou ici )



 

          


Je suis au moins d'accord avec vous sur un point : les Présidents n'ont pas à aller au diner du Crif


Je viens de lire la définition de l'antisémitisme selon Holocaust Remembrance, leur Working Definition of Antisemitism. Quelle blague, dirais-je, si ce nétait pas aussi grave.

"Faire des comparaisons entre la politique israélienne contemporaine et celle des nazis." relève de la libre opinion.

"Appliquer deux poids, deux mesures en exigeant d'elle un comportement qui n'est pas attendu ou exigé d'une autre nation démocratique." Tellement vague, tellement ouvert à l’interprétation que cela n'est pas sérieux.


"Accuser les citoyens juifs d'être plus loyaux envers Israël, ou envers les prétendues priorités des juifs du monde entier, qu'envers les intérêts de leurs propres nations." 
Loyaux en quoi ? Cela relève de la libre opinion.

"Tenir les Juifs collectivement responsables des actions de l'État d'Israël." C'est ce que s'emploie a affirmer le CRIF et les LDJ.

Et j'adhère aux autres définitions qui aide vraiment à la lutte contre antisémitisme.

Mon dieu, comment cet organisme a pu imposer ces points de vue aux gouvernements de ce monde ?



en gros on a pas rendu l'antisionisme illégal, on a changé la définition de l’antisémitisme pour y inclure certains "travers" antisémites de la lutte contre l'état d'Israel tel qu'il existe.  Disons que de le climat actuel certains points peuvent prêter à confusion et à des dérives sérieuses; après je ne vois rien de vraiment choquant en soi dans cette liste.

par exemple:


Denying the Jewish people their right to self-determination, e.g., by claiming that the existence of a State of Israel is a racist endeavor.


dans l'absolu c'est bien raciste; tant qu'on considère "l'existence de l'état d'Israel" en general et pas "l'existence de l'état d'Israel" dans sa configuration et avec ses buts politiques actuels. L'antisionisme serait donc considéré comme antisémitisme seulement dans sa définition la plus stricte de "vouloir la dissolution d'Israel" (et sous entendu que les juifs rentrent chez eux). ça ne résout pas non plus le problème de passer de "c'est antisémite" à "c'est pénalement répréhensible" (si le racisme était vraiment répréhensible en France ça ferait un paquet de monde à condamner; à commencer par la moitié des politiques et des éditorialistes qui s'expriment dans les grands médias)

tout le probleme est là en effet : quel  sens donne t on aux mots sioniste/antisioniste et surtout qui l'emploi.

Ce qui se passe ces dernières années est catastrophique : faire croire que la critique d’Israël est "antisioniste" ou que cette critique doive obligatoirement passer par la case "antisioniste".

Il y en a d'autre, mais les deux personnes les plus critiques à l'égard d’Israël qui me viennent à l'esprit sont  des sionistes :  Noam Chomsky et Yeshayahou Leibovitz 

  • D'après le "c'est par là," est considéré comme antisémite, entre autres:

  • Accusing Jewish citizens of being more loyal to Israel, or to the alleged priorities of Jews worldwide, than to the interests of their own nations.


  • Les Etats-unis ont arrêté et emprisonné de leurs concitoyens (pex Jonathan Jay Pollard) qui espionnaient au profit d'Israël. Selon la citation ci-dessus, ne serait-ce qu'accuser un concitoyen d'origine juive d'espionnage (càd de déloyauté) au profit d'Israël pourrait être taxé d'antisémite.


Drawing comparisons of contemporary Israeli policy to that of the Nazis. 


Cet exemple ne porte même pas sur les concitoyens d'origine juive mais sur les politiques de l'Etat d'Israël. S'il devait un jour mener une politique d'extrême droite voir carrément raciste, on ne pourrait même pas le critiquer sans être accusé d'être un antisémite.


On voit bien qu'une partie de ce texte vise à protéger l'Etat d'Israël des critiques trop sévères et n'a pas toujours à voir avec les citoyens d'origine juive des pays concernés. 


Voilà l'objectif de la fusion des concepts d'antisionisme et d'antisémitisme. 


Les historiens ne pourront-ils plus débattre des raisons de la création d'Israël et être en désaccord avec elles ? sous peine d'amende record et de prison ferme ?  Les pays ne reconnaissant pas Israël et leur représentant en France vont-ils être poursuivit ? ça ne tiendra jamais devant le conseil constitutionnel cette loi de délit d'opinion, enfin j'espère. Par contre faire le ménage sur les réseaux sociaux, il est grand temps. 


Mais je pense que toute cette énergie autour de l'antisémitisme ne va faire que renforcer l’antisémitisme, les juifs seront considérés comme privilégiés dans la lutte contre le racisme. Les musulmans, catholiques ou les homosexuels qui comptent autant ou plus d'agressions par an ne sont pas aussi bien traités, au moins médiatiquement ( chiffres entendus à France Info ).


Je viens d'effacer une longue tirade parce qu'à l'évidence ce conflit me fatigue, non me désespère! Je ne sais plus quoi en dire et je sens bien le danger qui consiste à vouloir fermer la g...... des antisionistes, de ceux qui prennent à cœur la souffrance du peuple palestinien face à une extrême droite israélienne violente mais surprotégée, j'ai le sentiment que c'est ce que je fais, là, tout de suite...je me tais...alors que je ne suis même pas convaincue d'être antisioniste, pas vraiment. Parce que je baisse les bras: l'hypocrisie du gouvernement, l'acharnement d'une certaine classe sociale contre les alcooliques antisémites qui roulent au gasoil, je n'en peux plus.  Et la manif d'hier participe à tout ça! Elle n'est en aucun cas un élan empathique envers les juifs! .... Et comme le disait quelqu'un ici le parti d'Olivier Besancenot devra sous peu fermer boutique, l'anticapitalisme deviendra dans quelques années une impossibilité philosophique, il sera interdit de renier la science devenue exacte de l'économie libérale! On y court !!!

- M. Netanyahou  est un grand honnête homme,

- l'extrême - droite israélienne est un modèle de démocratie

- il serait souhaitable que la religion juive qui concerne 16 millions de personnes soit adoptée par 7  milliards d'humains

- l'occupation israélienne de la Cisjordanie ,depuis 52 ans , est légitime et est une grande chance pour les Palestiniens.


J e prends des bons points, d'avance, en cas de dérapages antisionistes  , involontaires, futurs qui pourraient m'échapper.

En France, si je me souviens bien, jusqu’au début des années 2000, le mot "sionisme" était rarement employé par ceux qui dénoncent l'occupation israélienne ; le harcèlement isrélien contre la Palestine était quasiment jamais dénoncé comme faisant partie du "projet sioniste".

Il me semble que ce sont ceux qui au cours des années 2000 et 2010, dans les médias français, soutiennent Israël ont ont d'une certaine façon popularisé le terme "sionisme" en le dénonçant à longueur d'édito et de plateau télé les pro palestiniens qui l'employaient.
Sauf qu'au début des années 2000, "sioniste" sortait de la bouche de fachos. Aucun parti politque de gauche (ni même de droite), aucune association n'employait ce terme, et c'est toujours le cas en 2019, il me semble.

En revanche, par effet d'amplification médiatique, "sionisme" est devenu le mot repris au-delà de la sphère facho et conspirasioniste. C'est mon avis.

Les facho et les néoliberaux, un perpétuel numéro de duettistes. Et nous, citoyens, au milieu.


Bon! temps que c'est encore possible de le dire : 

Netanyahu est l'incarnation de l'extrême droite Israélienne

pire : Netanyahu = Trump

La colonisation de Jérusalem Est s'accompagne de malheurs et je m'insurge contre


Autre fait divers : la Loi va-t-elle s'appliquer rétroactivement et par contumace car dans ce cas tous mes aïeux Bundistes vont subir la triple peine


Victimes collatérales : à quoi sert tout le travail auprès des jeunes issus de l'immigration Maghrébine (et autre) si propos après propos, loi après loi, on les relègue de fait au rang des accusés par sous-entendus grossiers
On ne fait qu'envenimer les préjugés, on ne fait qu'alimenter les haines


Il me vient en souvenir cette résidence luxueuse du Sud de la France bordée de cités HLM et entourée de grilles et de portails électriques (sorte de Wall avant la lettre). Une ghettoïsation volontaire de certains avec pour résultat une animosité évidente entre les populations qui selon les gens du quartier empire avec le temps


Et il y a à peine deux semaines ce petit restau Vietnamien du centre de Mulhouse où le propriétaire embrasse affectueusement les vieilles habituées ("de souche") après avoir échangé quelques aimables mots. Elles ont leur quartier, tout comme les vieux messieurs d'origine Maghrébine ou ces employés de bureau. "à lundi" dit avec son accent Alsacien une des vieilles dames en partant, saluée de son prénom

la Chine étant principalement composée de chinois, si je critique le Gouvernement chinois, est ce que je suis susceptible d'être considéré comme raciste?

Critiquer la politique du gouvernement en place en Israël est exactement pareil que critiquer la politique de n'importe quel gouvernement en place dans n'importe quel pays (Orban, Poutine, Salvini, le choix est vaste). Que viendrait faire ici l'antisionisme ? Et d'ailleurs, on pourrait considérer que le sionisme ayant atteint son but (un état d'Israël), il est en quelque sorte frappé d'obsolescence. Il est vrai qu'il faudrait aussi considérer que l'état d'Israël est un fait établi, et là....

Quel merdier !

pendant qu'on essaye de faire diversion des sujets qui fâche Jupiter ( affaire Benalla, Gilets jaunes toujours en lutte ...)

il y a quand même des journalistes qui travaillent un peu plutôt que de creuser le sillon que lui indique le pouvoir :


https://www.franceculture.fr/politique/impot-sur-la-fortune-la-reunion-secrete-qui-a-accelere-la-reforme

Il faut lire le papier de France Info, le lien donné par Daniel, sur l'historique des invitations au Président au dîner du CRIF, sa forme et son fond.

"Emmanuel Macron se rend au dîner du CRIF, mercredi 20 février. On l'a oublié, mais la présence du président de la République à cet événement est récente. Un tabou qui n'en est plus un. "


Oui, vous avez bien lu, le dîner du CRIF, pour un Président, était un "tabou". Et le "tabou" a été brisé. Mais auprès de qui c'était un "tabou" ? On ne le saura pas. Au début, on pense que Thomas Snégaroff, qui a écrit l'article, affirme que participer au dîner est positif ; en 2019, le mot "tabou" désigne la fin des archaïsmes (le tabou de la réforme de la Fonction publique, par exemple).
Mais sa conclusion - "Depuis lui, tous les présidents se sont rendus au dîner annuel du CRIF, oubliant les réticences des présidents François Mitterrand et Jacques Chirac et parfois entretenant la confusion entre juifs et Israël, une confusion dont l’on mesure aujourd’hui le danger " - signifie le contraire. Et signifie surtout qu'au détour d'une simple chronique historique, en utilisant le mot "tabou" à front renversé, France Info désapprouve Macron et la politique israélienne.

C'est beau, mais ça prouve aussi le rétrécissement de la parole dans les médias dominants, obligés de maquiller leurs opinions.  

L'antisionisme va donc devenir un délit.

Comme le dit Charles ENDERLIN, peu susceptible d'être encarté à l'Action française, il va falloir faire attention lorsque l'on va se laisser aller à vouloir critiquer la politique du dirigeant d'Israel. Rony BRAUMAN a des soucis à se faire.


Si je peux me permettre de mettre un peu de droit dans le bastringue en proposant une petite modification législative:


L'injure à caractère raciste/antisémite est punie d'une année d'emprisonnement. Pour mémoire, le vol simple est puni de trois années. 

En d'autres termes, pour le législateur, agonir un individu d'injures antisémites est trois fois moins grave que de voler une pomme sur l'étal d'un épicier

1 / L’antisémitisme, c’est de la merde.

2 / Il est vrai que certains antisémites se cachent derrière l’antisionisme pour déverser leur haine.

3 / Considérer l’antisionisme comme illégal, ce n’est pas juste jeter le bébé avec l’eau du bain, c’est considérer que la critique de la politique d’un pays allié est illégal. C’est littéralement la criminalisation de la politique.

Cette histoire de pénalisation de l'antisionisme fait en effet dire à certains que l'on va importer "le conflit Israélo-palestinien" en France.

Sans se prononcer sur la probabilité de cette possibilité, c'est le terme "conflit Israélo-palestinien" qu'il conviendrait d'abandonner tant il laisse penser à une lutte entre camps à armes égales ; dans le "conflit Israélo-palestinien", il y a un occupant et un occupé. C'était bien de le rappeler.


Pareil pour "sionisme", "antisionisme", quelle bêtise. Le projet du sionisme a été réalisé avec la création de l’État d’Israël. L'occupation de la Palestine n'a rien à voir avec le sionisme. C'est un crime d'Etat, de la spoliation, du barbarisme, de l'abus de pouvoir, des meurtres, de la tortures et des vies gâchées, mais pas du  sionisme.




il y en a un qui doit flipper grave ! un ancien président de la république qui va se voir, sous l'analyse des sophistes, reprocher sa phrase : mon ennemi, c'est la finance !


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