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Commentaires

Lucet, Bern, et les mystérieux "signes importants" de Windsor

Derniers commentaires

En train de regarder Sarko à la télé, j'attend impatiemment votre papier sur son intervention!!!
Moui, et après?

Vous êtes encore en service commandé, comme au temps d'ASI france5, pour compléter votre rubrique?

De nos jours les médias se transforment, de plus en plus de gens, surtout jeunes, prennent le réflexe d'aller s'informer là où ils le souhaitent, peut-être de manière puérile au départ (divertissements, porno, etc...), seulement par habitude, comme d'autres vieux aujourd'hui regardent la télé automatiquement branchée surtout sur la une (Je me demande sincèrement quelle serait la part d'audience de TF1 autrement que sur la première chaine, disons les 4 premières chaines publiques, et les 3 suivantes privées...), quand on souhaite une interactivité, trouver précisément ce que l'on veut, l'outil du net est révolutionnaire...
...Moui, je n'ai plus la télé, et les contenues du web me suffisent amplement, trop encore devrais-je dire, je dois encore un peu apprendre à trier !

Ahhh, à vous voir face à Abiker hurlant qu'il serait plus vital que la masse s'instruise à autre chose qu'à un moment baroque et désuet de la rencontre d'un président français et de sa femme à la reine d'Angleterre.

Je rejoins David sur le fait que la télévision aujourd'hui fait son travail, et qu'il est sain de choisir concrètement et consciemment la culture que l'on souhaite absorber.

La vitalité et la nécessité ici est "choisir concrètement et consciemment".

Le fait que ce jeune président Sarkozy soit avant tout le président français, montre bien la majorité actuelle française, vieille et enracinée dans ses habitudes.

France2 est dans son rôle, pour des audiences de marché, peut-être que sans la publicité, certes avec un budget moindre qu'il va falloir défendre bec et ongles, le niveau d'éducation s'en ressentira, en coopération avec les autres poles france, voir arte pourquoi pas, sans pour autant oublier que la principale source devient l'Etat, là l'indépendance peut mieux faire...
La politique culturelle actuelle est tendue par un besoin de retour sur investissement, d'où consensualité et piètre innovation scénaristique entre autre.
Actuellement seuls les programmes courts obtiennent une certaine liberté, avec des moyens en bout d'ficelle.

...A ne pas zapper également, le fait de fatiguer au mieux un individu permet de favoriser au mieux sa culture aux divertissements, régressions, certes saines à p'tites doses, au détriment de la réflexion, évolution nécessaire pour grandir, seulement qui demande encore et encore des efforts à des gens, parfois et de plus en plus souvent épuisés par des journées peu saines.


: o ) ; o ) , o ) o )
on pourrait dire "fora", ça ferait super intello !
et j'espère que tous les fauxrhumeurs qui adorent les profs et le service public se serviront de ce prétexte pour nous incendier !
j'adore ces petites attaques, qui ne touchent personne, parce que absolument pas justifiées !
Bonjour

Lorsque vous avez lu la page, l'étiquette "nouveau" s'effacera quand vous reviendrez sur la page.
C'est juste pour indiquez les postes qui sont apparus depuis votre dernier passage.

Entre parenthèse, j'en profite pour demander si je suis le seul à avoir un problème avec le compteur "nouveau commentaires" sur le "forum des chroniques"
Pour moi, ces compteurs varient, parfois ne s'effacent pas lorsque j'ai lu le texte, parfois diminue, de façon aléatoire? alors que cela fonctionne parfaitement avec commentaires
sur forums dossiers et contenus!

( question subsidiaire aux profs: le premier encadré "forums des dossiers et contenus" avec un S à forums par contre "forum des chroniques" sans " S"... c'est logique?
pas pour moi en tout cas!)
Pourquoi yen a qui ont une étiquette toute rouge nouveau et d'autres pas?
Vous avez aimé la prestation de Judith à côté de David, retrouvez-là, cette semaine uniquement à côté d'un David (ouais, d'accord, ce n'est pas le même, celui-là joue de la contre-basse tandis que le nôtre aurait tendance à nous jouer du violon, parfois), ce jeudi, ce vendredi et ce samedi soir à 20h30 (pour maxi 15 euro) au théâtre Berthelot de Montreuil-sous-bois et ce dimanche à 16h, le spectacle s'appelle Domino (réservation 01 41 72 10 35).

Courez-y. Ce n'est pas une blague, comme ce lien l'atteste

[web.mac.com]

yG

Quoi c'est de la pub pour Judith, pfff, c'est juste une autre façon de poursuivre le débat, de voir en live comment se vivent ses réflexions et ses engagements.

Pour ceux qui n'en peuvent plus de savoir à quoi je ressemble, j'y serai dimanche pour ma part.
n´en déplaise à david Abiker, tous ces signes et symboles si importants aux yeux de l´ancien secrétaire du comte de Paris ne sont que des gestuelles destinés à ce que le bon peuple vienne s´ébaubir devant tant de magnificence.
je croyais que nous avions fait une Révolution il y a quellques deux cents ans pour en finir avec ces fariboles.
Après avoir lu en diagonale certains billets, je me rallie à l'opinion : "on reste sur sa faim".
J'aurais aimé que l'analyse soit approfondis, que l'on relève le volume d'informations vides de sens que l'on nous livre quotidiennement, mais voilà, le débat tourne court sur la légitimité de telles "informations". L'exemple choisi était pourtant parfait, relevant à la fois de deux domaines particulièrement abscons pour la vulgate : les protocoles et la diplomatie. Alors, une scène de "diplomatie protocolaire" dans le faste et la lourdeur de la monarchie parlementaire la plus puissante du monde, comment ne pas s'en délecter ?
De mon point de vue, dans sa conclusion, Judith Bernard enfonçait une porte ouverte. L'intérêt de son propos résidait dans la démonstration, un cas d'école sur lequel on pouvait bâtir une réflexion constructive sur le "pourquoi ?". Pourquoi parler pour ne rien dire ? Pourquoi 33 minutes de "Rolls", de tailleurs, de révérences, de marches, de tapis rouges,... bref, du falbala nécessaire à tout bon processus de légitimation du pouvoir. On a bien compris, même s'ils n'ont rien à dire, eux on les écoute, imaginez quand ils causent !
C'est, en tout état de cause, ce qu'il reste lorsque on oblitère volontairement la signification de ces rencontres, je soupçonne même les deux compères d'en ignorer le sens exact contrairement à ce qu'ils aimeraient nous faire croire, mais passons.
Ces images avec leurs commentaires lénifiant constituent un exemple parfait de légitimation du pouvoir au moyen d'un magnifique sophisme "La Reine reçoit des Hommes d'état, elle reçoit le Président français, donc le Président français est un Homme d'état". Ce syllogisme nous fait passer son statut : "un homme d'état", ce qu'il est, pour sa capacité à l'être, ce qui, du moins me semblait-il, faisait l'objet de quelques polémiques. Il s'agit bien là du plan de communication prévu pour renforcer la "présidentiabilité" de notre pourtant déjà Président. Lorsque la principale chaîne publique si vautre avec autant de complaisance, il m'apparaît logique de s'en offusquer.

Heureusement, pour nous éviter de sombrer dans cette interprétation facile et fallacieuse, David Abiker nous rappelle qu'il s'agit là d'une "tradition" nécessaire à nos "civilisations", quant aux esprits chagrins, ils ne seraient être que "militant". Pouah ! Le vilain mot.
Je dois avouer ici mon admiration pour la "mise en abîme" opérée vis-à-vis du sujet traité : Un chroniqueur parle sans rien dire, ou si peu, d'extrait où des journalistes parlent sans rien dire. J'y apporterais ma touche en expliquant que David Abiker est un chroniqueur, dans la grande tradition des chroniqueurs télévisés ; aucun @sinaute ne serait être étonné par ses propos, aussi peu construit et cohérent soient-ils, nous avons forcément connu bien pire.
Ne croyant pas avoir une quelconque légitimité auprès des probables lecteurs de ce billet, je vais me donner la peine de reprendre les arguments évoqués pour tâcher de mettre en évidence leur aspect fallacieux :
"La Tradition" :
L'argument est construit en deux temps, premier mouvement "ça a toujours été comme ça", second mouvement "ça n'a pas changé".
Le premier mouvement ni ne justifie, ni n'explique le procédé, il prêtant seulement le légitimer en l'ancrant dans une "tradition". Invoquant Léon Zitrone, que peu d'@sinaute doivent ignorer, dans ses fait d'armes les plus célèbres, David Abiker ne nous apprend rien que l'on ne sache déjà, ne démontre pas plus, il ne fait qu'accorder la légitimité trompeuse de l'ancienneté à l'abîme télévisuel étudié. En somme, ce n'est pas parce que je m'habille comme un pied depuis toujours que je n'ai pas mauvais goût.
Le second mouvement est inclut dans le premier, Léon Zitrone et Lucet/Bern, c'est du pareil au même, rien ne sert de relever les évolutions sensibles et signifiantes (pour ne parler que des plus évidents : pas une émission spéciale, mais incluse dans le journal, pas d'allongement du journal, mais une substitution au contenu) puisqu'il est considéré dans l'hypothèse de départ qu'il n'y en a pas. Voilà comment balayer négligemment des sujets de réflexion inutiles qui n'auraient fait que nous embrouiller.

"La Civilisation" :
Encore une fois, David Abiker mélange ici plusieurs forment d'argumentations fallacieuses sans sourciller.
La première consiste en nous expliquer que la diplomatie protocolaire est une des grandes réalisations des Civilisations. Il paraît difficile de le contredire, je suis bien d'accord pour dire qu'il vaut mieux discuter le bout de gras dans un cadre codifié à l'extrême plutôt que de s'étriper en toute simplicité. Ce qui est regrettable, c'est que ce n'est pas le sujet. Une bien belle argumentation par omission du sujet traité : le JT de 13 avec Lucet et Bern nous abreuvant de commentaires insipides. Qu'il me parait bien plus difficile à concevoir comme "nécessaire à la civilisation".
La deuxième procède de la première, conscient de l'écart qu'il a créé entre son propos et le sujet, David Abiker tâche de faire le pont et parle de Lucet et Bern "sublimant" le rituel protocolaire... Et là, y'a comme un problème de sémantique, parce que sublimer ça consiste à rendre plus beau en enlevant les imperfections. Est-ce à dire que la portée politique de cette rencontre est une incongruité qui aurait nuit à notre pleine adhésion ? C'est certainement ce qu'ont considéré les spins doctors de l'Elysée, comme l'équipe du JT de France 2. Or, il s'agit bien là du problème soulevé par Judith Bernard, dont David Abiker "pense qu'il ne faut pas que ça se perde". Mince alors, j'ai loupé quelque chose, y'a des mots qui ont sauté au montage ou il n'a rien expliqué du tout ? Ben, non, il aurait fallut qu'il explique en quoi Lucet et Bern "sublimaient" le protocole sinon que par ses propres superlatifs, mais pourquoi opposer une argumentation à une autre argumentation quand une opinion suffit ? On fait fit de l'actualité non traité, fit du fait que la porté politique de l'évènement soit relégué au rend d'importun, parce que c'est de civilisation qu'on cause, le reste c'est négligeable. Flûte, moi qui pensais regarder un truc où on parlait de télévision, j'ai l'air malin.
La suite ne va pas en s'améliorant, puisqu'il décide d'enchaîner les argumentations fallacieuses à un tel rythme que l'on a le sentiment qu'il veut faire oublier la précédente par une nouvelle, petite liste presque exhaustive :
- "On sait" : Etant donné qu'il est acquis que ces émissions sont vides, il n'y a aucun problème, personne est pris en traître. Et ceux qui ne savent pas ? Ceux qui pensaient avoir des informations en regardant le journal, ben, c'est des imbéciles. David Abiker utilise l'appel à la flatterie envers le téléspectateur, le fameux "On". "On" sait, "On" n’est pas un imbécile, "On" ne se fait pas avoir, nous. Comme dans, "quelqu'un d'aussi intelligent que vous ne peut pas croire que..." tant pis pour la réflexion et "ceux" qui ignorent.

- "Considérer que c'est grave..." : Après avoir flatté le téléspectateur, il est tenté de tourner en ridicule Judith Bernard, ce qu'il ne poussera pas jusqu'à son terme. L'argumentaire consiste à caricaturer et simplifier le discours de son interlocuteur pour le réfuter plus facilement. Mais tout ça ne fait toujours pas avancer le schmilblick.

- "Ca existe depuis [...] pour moi qui suis conservateur c'est important" : Si on ne peut rationnellement dire qu'une chose est légitime parce qu'elle est ancienne (en 1789 la monarchie française était, parait-il, très ancienne, pourtant elle n'était absolument plus légitime), d'après David Abiker on le peut quant on est conservateur... Est-ce à dire que les conservateurs ne sont pas rationnels (pardonnez moi ce sophisme) ? Evidemment non, en creux c'est le discours de Judith Bernard qui est taxé de partisan. Transformant une réflexion autour des médias en confrontation de sensibilités politiques. Habile de la part du chroniqueur qui désamorce la réflexion pour laquelle il n'avait aucun argument véritable (comme nous l'avons vu) alors que sa contradictrice paraissait bien mieux armée. Finalement tout ça ne serait-il qu'un combat de coq ?

- "C'est important que la télé n'ait pas complètement basculé dans le cul, le cauet,..." : Mon sophisme préféré "argumentum ad odium" on reformule la thèse de l'adversaire à la connotant de manière péjorative. Ce que souhaite Judith Bernard c'est bien entendu 20 minutes de porno et 15 minutes de blagues grasses à la place du JT de France 2. Elle n’est vraiment pas tranquille cette Judith. Par magie, voilà Lucet et Bern qui deviennent les rempart à la télé poubelle. Le chroniqueur, décidément en grande forme, fait mine de confondre la télévision et le JT. Pour reprendre sa méthode je dirais :" D'accord avec vous, faisons du JT une émission de télé achat, ça évitera que les jeunes ils fassent qu’à se droguer."

Une bien belle série comme j’en avais rarement vu, maintenant qu’on a vu le principe, je vais passer directement à la fin.

"Le Militantisme" :
Il nous rappelle le "moi qui suis conservateur" qui était couvert par les propos de Judith Bernard. Il révèle la culture politique de David Abiker, se dont personnellement je me fous, mais s'approche d'une attaque ad hominem, ce dont je me fous moins. "On sait qui vous êtes, on sait ce que vous pensez, alors ce que vous dites c'est pas super crédible".
En effet, sur cette fin d'émission, alors que Judith Bernard contre-argumente sur les petites omissions de David Abiker quand à la vocation du JT, ce dernier la qualifie de "militante". Il ne s'agit pas à proprement parlé d'une argumentation ad hominem, même s'il s'appuie visiblement sur ce qu'il sait d'elle pour la disqualifier, en fait, le procédé s'appelle l'association par déshonneur : "Vous faites partie de ces gens qui... etc. ", une fois l'étiquette sur la gueule, le contradicteur n'a plus qu'à la fermer. Encore une fois dans cette émission, et pour conclure en beauté, David Abiker aura réussi à éviter la réflexion, l'échange, pour user de sophismes stériles qui lui permette de parler quand il n'a rien à dire.

Je ne pensais pas faire un billet aussi long, mais il me semblait important d'essayer de mettre en évidence qu'il ne s'agissait pas d'un échange d'idée constructif, mais d'une tentative de réflexion complètement avortée par le comportement même d'un chroniqueur, d'une sorte de "choc des ego".
Si vous me jugez partial, relevez par vous même les procédés argumentatif de chacun des participants. Mais, par pitié, ne mettez plus sur le même plateau des chiens et des chats, surtout si l'un d'entre eux n'a rien d'autre à faire qu'emmerder l'autre.
Impeccable papier comme toujours, Judith...

Passionnant, pertinent (et même impertinent) fin et subtil, enfin comme on les aime !

Mais quelle idée de finir sur les soucis de l'enseignement à Créteil...

Notre vrai problème c'est qu'il y a 30 ans que nous dépensons 50 milliards d'€uros de plus que ce que nous piquons aux contribuables (20% de plus que nos revenus)

Essayez d'en faire autant, juste pour voir la tête de votre banquier !

Une solution : augmenter les impôts... On le fait tous les ans mais ça n'a pas l'air de suffire, les gens finissent par s'irriter devant leur pouvoir d'achat en berne...

Va peut-être falloir réduire les dépenses un jour, sait-on jamais ?

Oui ! Mais réduire sur d'autres secteurs alors ! Ah ! Bon ! Pourquoi ?

Au fait j'ai vu passer les manifestants boulevard Raspail, ils étaient lycéens tout comme je suis Pape ou Grand Rabbin, voire Dalaï Lama !

***
Ma pauvre Judith, vous n'avez donc rien compris à la civilisâtion ! Mais de quelle cambrousse arriérée venez-vous ?
Alors comme ça, vous faites dans le militantisme pour une télévision avec information informante. Quelle drôle d'idée . Vous ne pouvez pas faire comme tout le monde, et nous laisser tranquille à regarder les chapeaux accompagnés de leurs dames en tous genres, plutôt que de vouloir nous bassiner avec des manifestations étudiantes , en tous genres elles aussi. Je vous soupçonne de faire parti de cette clique d'agitateurs professionnels toujours prompts à regarder ce qui ne va pas. Attention vous penchez du côté obscure de la force.
Et puis écoutez ceux qui savent, David A. par exemple : "S'il y avait de l'information à la télé, ça se saurait". Comme c'est beau, profond, et nouveau... et ça va loin comme dirait l'autre.
Reprenez vous mon petit, quittez cet œil à qui rien n'échappe, quittez cette manière d'analyser et de raisonner décapante et jubilatoire, et rejoignez le troupeau de ceux qui pense qu'on ne peut rien changer. Le troupeau des béni-oui-oui et des ventres mous. Pourquoi changer la civilisâtion si bien huilée.

Cessez de nous tenir éveillés par votre esprit trop aigu .
Et laissez nous dormir.
Ainsi soit-il.
Merci Judith. C'est important de le dire "On a le droit tout de même d'imaginer autre chose".. Grand merci pour votre parole sur ce plateau.
Faut du rêve coco, du genre à oublier le quotidien pour se dire que le petit là, qui tient pas en place, et ronge son frein, ça pourrait être n'importe qui qui est de la bonne volonté, baigné dans l'illusion que naitre sans ferrari n'empêcherait pas d'en avoir une, plus tard...

Très drôle (humour noir) à voir, la société d'aujourd'hui, où les gens aux manettes décident, ou essaient au maximum, de l'ensemble de l'opinion française, pour preuve cette nostalgie de mai 1968, du surtout au fait que les décideurs d'aujourd'hui avaient 20 ans en 68.

Lobotomisation, autopromotion, faste élitaire justifiée par le people pseudo accessible aux communs des mortels, le Sarkozy s'érigeant en modèle, ne montre que ses limites égotiques, il lui faut des pauvres pour son arrogance et son combat d'être trop petit, il lui faut des coupables, et son modèle présidentiel est la base même de l'inégalité, comme avec Raffarin quand il institua une république à deux vitesses, sous prétexte de rapprocher la france d'en bas et d'en haut? Etant donné qu'il n'existe normalement q'une République indivisible, avec des droits et devoirs équivalents pour tous, cet ex 1er ministre institua une nouvelle réalité de façon implicite, il existe deux Frances, et c'est très bien comme ça...Un communiquant qui joua sur ses faiblesses à se faire plus ou moins humilié par la fonction, qui néanmoins remplit parfaitement son devoir de creuser un large fossé, pour les besoins d'une élite, aujourd'hui rêve de la France d'en bas...

: o ) ; o ) , o ) o )
Elise Lucet manie l'ironie dans ce journal, dans le ton et les formules. L'ironie apparaît comme un moyen de défense face à l'absurdité de la situation. C'est une mise à distance, une critique sous-jacente des images qu'elle commente en surface de façon creuse.

Mais ce procédé révèle un autre malaise: l'ironie dit "ne m'approchez pas, ce n'est pas moi, ce n'est pas de ma faute."
Elise Lucet est une excellente journaliste, et ressent peut-être une gêne à échanger des propos puérils avec Stéphane Bern, qui est tout de même aux antipodes du journalisme de qualité. Alors elle répète pour ce rassurer qu'il s'agit là de "signes très importants", pour oublier ce qu'est devenu son métier: un simple description d'images, sans analyse ni information.
passionnant, superbement écris, ccomme toujours, mais impossible de voir les vidéos d'@si depuis 3 semaines. Dommage, je vais arréter l'abonnement et me contenter du blog de judith. Marie laure
Symbole du grec syn bolein : ce qui unit
Ce qui n´est pas le cas ici , nous sommes spectacteurs de la monarchie ( héréditaire ou élective) qui nous envoie de signes devant lesquels le bon peuple est appelé à s´ébaubir
le contraire de Syn bolein = dia bolein
COUCOU NICOLAS PRINCEN !!!!!
Si l’on revient à la source, le symbole relevant de l’ordre du secret ne vise pas la communication mais sert de signe de reconnaissance à un groupe par opposition au reste de la société.

Du fait que le substantif « symbolique » renvoie au mode d’accès originel de l’humain au sens, ce commentaire télévisé de représentations « soi-disant symboliques » dévoile de manière incontestable - ainsi que vous le décodez - que l’adjectif abondamment usité n’a précisément aucun contenu réel en dehors de celui supposé attribué par un « certain groupe » et que la population non initiée est ainsi censée « feindre » l’entente (cordiale) implicite, « fraternité oblige » c’est bien le cas de le dire (duperie implicite non totalement assumée).

Souvent assimilé au signe (linguistique), le symbole permet aussi l’indétermination du sens (polysémie), l’équivocité lui conférant un puissant pouvoir évocateur mais également associatif (cf. la chronique de Sébastien Bohler sur le transfert symbolique). Rebondissant de l’un à l’autre des commentateurs de ce spectacle, cet étonnant cumul de « signes » fait ressortir la problématique paradoxale montrant précisément que pour qu’il y ait « symbole » il faut que celui-ci renvoie à un sens lequel ne peut être pris en charge que par la langue (cf. Benveniste), laquelle ici précisément l’évacue et proprement et distinctement – fortissimo :-)

D’autre part, avec cette performance surprenante, nous assistons à ce qu’on pourrait appeler une symbolisation de la symbolique (ou plus exactement un couplage symbole et signe) puisque, ici, la parole transparaît très spécifiquement comme « hautement symbolique » au sens psychanalytique naturellement :-))))
Judith vous écrivez Il Pas un sujet, par exemple, et pour ne parler que de ce que je sais, sur le mouvement lycéen et enseignant qui paralyse depuis plus d'une semaine l’académie de Créteil, ses lycées bloqués jour après jour, ses manifestations protestant contre les 637 suppressions de postes (8000 dans toute la France) qui menacent très directement et très concrètement l’avenir d’une région déjà à la peine.
Ces événements continuent à être étrangement absents des JT. Je regarde les infos continues tous les jours, et si c'était ma seule source d'information, je ne saurai pas qu'il y a un mouvement de grogne dans les lycées d'Ile de France actuellement. L'histoire se répète (souvenez-vous de 2003 et du lent décollage médiatique des mouvements dans les établissements). Avec les mêmes personnes au pouvoir d'ailleurs (Fillon, notre grand réformateur en chef !).
Cette petite phrase dans votre chronique et plusieurs articles sur le site de rue89 ont attiré mon attention. J'y ai même vu mon lycée (Chelles).
J'attends d'arrêt sur images que ces silences soient dénoncés. Pour ceux qui comme moi habitent à 10 000 km de là, il est important que l'information puisse circuler librement. Y compris à la télévision ...
Je me réjouis, à la vue de tous ces extraits, de ne pas regarder les jt de 13h (celui de Pernault ne devait pas être mal non plus?). C'est juste navrant.
Comme à votre saine habitude de " chroniqueuse ", vous pointer du doigts tout juste la dérive de ces sois-disant "diseurs" de nouvelles, qu'ils deviennent peu à peu des "montreurs" de nouvelles et pas des plus importantes.
Faire près d'une demie heure sur un 13h, sans parler du direct d'iTélé et de BFM TV sont d'une consternation éprouvante et me détache de plus en plus de l'information à la télévision.
Votre CHRONIQUE montre avec brio qu'une fois encore les journalistes perdent peu à peu leur sens éthique en le remplaçant par un sens pipolitique écoeurant et navrant, car bien plus pipole que politique.
"Nicolas n’a pas pu s’empêcher de rechercher les doigts de sa dulcinée". Hmmm, pas tout à fait d'accord avec votre analyse. J'en proposerais plutôt une autre : Mme Sarkozy semble s'ennuyer à mourir (elle arrange les plis de sa robe et regarde par terre, mouvement typiquement féminin marquant un ennui profond), M. Sarkozy lui tapote alors un peu la main pour la faire patienter et lui dire que son supplice va bientôt se terminer.
il y a un signe "important" qui sautait aux yeux (manquait l'odeur, hélas) et dont il n'a pas été question, c'est le crottin de cheval qui parsemait la route du cortège sarkoroyal!
Ayant déjà frôlé l'incident diplomatique avec mon estomac lors du visionnage (à la télé et sur différentes chaînes) du "travail" des "journalistes" concernant cette [s]mascarade[/s] information de la plus haute importance, je ne me suis pas jeté sur la chronique...
Et pourtant j'aurais pu. Plaisir de trouver quelques mots qui font sens au mileu de tout ce cirque où l'absurde le dispute au grotesque. Mots qui rejoignent mes toutes premières impressions : les "symboles creux" (j'appelle "symbole creux" un symbole qui est un symbole parce que c'est évident, enfin quoi, c'est un symbole) et le concours - même si au lieu du patinage, j'y avais vu un commentaire de concours hippique (avec parcours obligé et saut d'obstacle, et aussi tension, jugement et soulagement des commentateurs une fois la difficulté passée).

Ce "traitement" et cette hiérarchisation de "l'information" (dans la forme, le fond, et la place qui lui est accordée) sont symptomatiques d'une société remplie de discours éthiques, de symboles creux et de concours de paraître qui sont autant des coquilles vides dont le gouffre médiatique aime à se repaître 24 heures sur 24, nous roulant dans une farine spectaculaire si ordinaire qu'on se demande parfois si ce n'est pas plus de la bêtise que de la manipulation. Sait-on jamais : peut-être qu'à force de vouloir penser comme les spectateurs qu'on prend pour des demeurés...

Mais revenons à nos moutons. Elise Lucet n'y croit pas, Bern est dans sa Zitrone attitude, ça surjoue de tous les côtés, et même si le ton goguenard d'Elise Lucet pourrait presque avoir des accents de second degré sympathique, l'insistance avec laquelle ils nous convient au spectacle du néant qui brille est de fait insultante. Et s'il n'y avait qu'eux...

Par ailleurs, de l'autre côté de la manche pour être précis, il existe des "contribuables", même si ce n'est pas la majorité, qui se demandent vraiment l'utilité de déployer des "moyens extrêmes" en l'honneur de l'historique visite du président français. Mais cette réalité a pu échapper à la sagacité de Bern.

Un dernier mot : en 2008, sarkozy, président-de-la-France-et-de-tous-les-Français, ne sait pas parler anglais. No comment.
J'arrive un peu comme les carabiniers, mais tant pis.

Ce fut un bel effort que vous fîtes chère Judith, pour planter quelques bâtons critiques autour de cette bouillie. En revoyant cette lamentable coulée de niaiseries, et heureusement appuyée sur vos commentaires, quelque chose m'est apparue, qui vous avait, je crains, échappé aussi (mais vous aviez fort à faire pour vous tenir debout au milieu de cette tornade de foutaises et pour tenter d'articuler quelques justes paroles dans cette tempête d'âneries...): pas un mot, pas une allusion au fait que depuis près de trente cinq ans maintenant le Royaume-Uni a rejoint l'Europe et que ces braves gens se voient régulièrement, travaillent régulièrement ensemble, se bagarrent, discutent et négocient sur tous les sujets du monde, ensemble. Ce baudet de Bern nous parle de "l'entente cordiale de 2004" sans rire et nous dit qu'il s'agit d'aller plus loin...Mais il est complètement crétin ou il nous prend pour des idiots?

Le "duo franco-allemand" ou le "trio anglo-franco-allemand" ? Mais cela n'a aucun sens si on ne parle pas de l'Union européenne, personne ne peut comprendre de quoi on parle si ce n'est dans ce cadre là! Or, le mot n'est jamais prononcé et tout se passe comme si on était en 1951 (d'ailleurs regardez la tenue de CBS), juste après le Traité de Paris, après la réconciliation franco-allemande et que Sarkozy venait chercher le Royaume-Uni pour signer un nouveau Traité de fraternité entre nos deux pays, "compagnons d'armes"...C'est absolument surréaliste!

Je sais que l'Europe n'a pas bonne presse en France et qu'elle a quitté le cœur des Français , mais de grâce gardons là au moins en tête. Je crains que ce carnaval, outre de redonner du lustre à notre pitre national, n'ait servi aussi à tenter de faire croire aux Français qu'ils vivaient une autre époque que la leur: une époque où chaque nation européenne a son "identité" propre, ses "symboles" obscurs, ses manières curieuses , ses moeurs bizarres et que la grande politique de civilisation de notre Président est de renouer des liens de fraternité entre ces nations, l'une après l'autre...

Mais de qui se moque-t-on?
Tres belle analyse mais pourquoi les " journalistes " ( la parenthèse s impose non ) sont ils a ce point fascines hypnotisés par les signes que leur envoient les puissants ?
Pourquoi cette fascination est elle toujours sans mémoire et sans recul ?
On pourrait mettre en parallèle ce pseudo reportage avec celui de l investiture du monarque républicain il ya deja 9 mois et retrouver les mêmes mots les mêmes commentaires mais la mémoire est défaillante pour nos journalistes et ce qu ils disaient il y a 9 mois sur la précédente "reine " de france il le redisent encore jusqu a la nausee.
IL faut donc un examen de royauté pour avoir droit a la saga et ce voyage n'avait que cela pour finalité que nos journalistes de cour adoubent la nouvelle reine de france en oubliant tout le reste
Merci Judith Bernard, toujours aussi intéressant.
Puisqu'il est question de vêtements de luxe et de "signes", je viens de tomber sur allocine sur la critique suivante :
jeanphilippetrainaud - le 26/03/2008
Membre depuis 184 jours
37 critiques postées
26 03 08 Depuis 2 semaines, la régie publicitaire Screenvision avise placidement les projectionnistes chargés des montages de pub en 1ère partie que son client "de haute gamme" (sic...) Louis Vuitton voudrait éviter de passer dans les salles "ou vous difuser" (re-sic...) certains films: -Le voyage de Primo Levi - Les toilettes du pape - Le dernier repas - Cruising - La Zona-... Tous ces films ont peu de copies. Ils ont surtout un propos et un engagement esthétique voire politique. C'est sans doute ce qui déplait à Bernard Arnault, patron d'LVMH, grand pote du VRP élyséen ou à un autre des brillants chargés de com' de la marque-phare du Bling-Bling national. Quant à Screenvision, on y attribue visiblement + d'importance au bon plaisir du client qu'à la langue française et la liberté d'expression. Suggestion: rendons leur boycott à LVMH et Screenvision et allons voir nombreux ces films "maudits" par ceux qui se prennent pour les références du bon goût.


En cherchant dans google : < Screenvision Vuitton "de haute gamme" > il apparait que cet utilisateur a arrosé au moins deux autres films, mais que ses critiques ont été supprimées depuis le passage du robot google.
Comme "Monsieur" l'empereur Sa majesté Sarkozy Ier, "le grand leader sakozy, soleil du XXIeme siècle selon la terminologie officielle" est copain comme cochon avec ce "Bernard Arnault", et qu'il aime bien le luxe, mais que la culture pour lui c'est surtout "d'jaunie" et "Clavier", est-ce que quelqu'un sait si ce qu'affirme ce monsieur sur allociné est vrai ?
D'un autre côté, il me semble que la famille royale d'Angleterre n'a aucun rôle politique autre que de faire de la figuration.

Le figuratif, le futile (à prix fort pour les contribuables anglais), le paraître, etc. étant lourdingue à la télé, surtout pour un JT, je pense que France 2 a tout à fait bien réagi en dérivant sur le thème du symbole et de l'importance de la gestuelle symbolique.

C'est, comment pourrai-je le dire sans être trop blessant, c'est dans la pure tradition logique de conception de l'info chère à la chaîne publique subventionnée - et peut-être certainement à celle d'Arlette Chabot : du creux, encore du creux et toujours du creux.

Au moins, sur TF1, j'ai remarqué qu'ils savent mieux optimiser ce temps de creux pour faire place à de la publicité : le petit artisan de ceci, le chocolatier de là, la bonne adresse pour trouver le truc à la mode, la dernière invention en télécommunication, l'objet le plus vendu : l'hélicoptère à télécommande, l'invention du siècle : la chaise-lit dépliante, etc... Bref, leur JT est devenu l'annexe du télé-achat, mais au moins, il ne s'en cache pas.
[quote=Judith Bernard]Trop dommage ! On aurait presque pu parler de la transformation du duo franco-allemand en un trio adjoignant la Grande-Bretagne, on y était, là, juste au bord de l’analyse politique, mais non : Nicolas n’a pas pu s’empêcher de rechercher les doigts de sa dulcinée, dans un attendrissant mouvement du buste pour cacher aux yeux de la Reine Mère cette entorse au protocole...

Ah ben oui mais déjà qu'il avait pas le droit de toucher LA reine ! Du coup, il touche SA princesse à lui comme elle est belle j'te raconte pas ! Sacré Nico !

N'oublions pas que nout' président est de la race des "ptéro-tactiles" !

Quant à appeler Stéphane Bern à la rescousse pour tenter de rendre crédibles et intéressants des signes qui ne sont que gesticulation pipolitique et remplissage de vacuité journalistique, je me demande si Elise Lucet n'a pas voulu nous envoyer là un signe, en forme de jeu de mot ou de clin d'oeil humoristique. Mais je reconnais qu'il peut y avoir débat.
J'aimerais avoir l'avis de Fandasi sur ce point ;-)))
C'était bien un programme de "service public" ou de "sévice public" ? Qui peut m'aider à savoir ? Heureux que je suis je n'ai pas de redevance !
A quand un direct dans les vergers gelés ?
A quand un direct dans les corbeilles de la magouille financière ?
A quand un direct au pied d'une caissière de chez Carrefour ?

A quand de l'information à la télévision parisienne ?

En attendant, je lis The Economist ou l'AVUI : et vive la phrakeaufôny !
Une jolie théorie, cette idée d'une république sémiotique sans signifié... Enfin, pseudo-sémiotique. En effet, un signe n'est jamais que la mise en correspondance réciproque entre un signifié et un signifiant (le premier est implicite, le deuxième explicite). Donc sans signifié, pas de signe. On voit donc ici la culture (au sens agriculturel) de trucs qui ont la prétention de signifier des choses, d'être "importants", et seulement cela. De l'esbroufe...
Je pense que cela s'inscrit tout à fait dans la suite de son "pèlerinage" aux Glières (cf http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=555). Quand Mitterrand et Kohl se tiennent la main à Verdun en 1984, ça ça avait de la gueule (j'étais pas né, et pourtant c'est un évènement que j'affectionne beaucoup). Et ce n'est pas parce qu'ils avaient bien préparé le coup de com' que l'on s'en souvient encore aujourd'hui comme du symbole de l'alliance franco-allemande. Je ne crois pas Sarkozy capable de ça, je ne crois qu'il fera un jour quelque chose qui marquera réellement les esprits. Oh, il a bien tenté... Mais il a tellement joué de son image qu'à présent, il ne peut plus rien faire qui ne soit pas analysé comme un coup de pub, comme une manière d'améliorer son image. Notre président n'a pas de prestige. Les journalistes ne sont pas dupes, même si ils font leur petit cirque habituel parce que c'est la tradition. Ils le regardent s'agiter et commentent, ça fait toujours de quoi remplir des colonnes.. Mais c'est les médias étrangers (qui eux n'ont pas peur de la censure, douce ou dure) qui, avec la distance, portent un regard intelligent et sans concession sur tout cela.
On a perdu le sens même du "symbole" avec ce président. Non, ça ne se manipule pas aussi facilement que les promesses électorales et les sourires à la caméra. Cela demande une sincérité, une dignité, une constance, une réserve suffisantes pour être posé sur le grand livre de l'histoire des hommes. C'est pas donné à tout le monde.
.. a pensé à envoyer cet article à la rédaction de France Télévision ? Je vais essayer, on verra bien.
Comme dit Fandasi, excellentissime chronique Mme Bernard.
Je rêve d'un jour où les téléspectateurs zapperont tous en même temps lors de ces déviances journalistiques.
Toujours les mêmes déplorées depuis des années, rien ne change.
Vous touchez là du doigt en l'effleurant, ce qui est symboliquement important mais politiquement correct à la Tv et qui en version papier sont le symboliquement important et très très important du quotidien des "stars" c'est à dire désormais des très importants mariages, divorces, rencontres et autres coulisses privées des acteurs ou chanteurs de séries commerciales.
Excellentissime chronique Judith , comme d'habitude , même si je n'ai pas lu votre précédente sur Sarkozy , car j'avais une overdose que je suis allé soigner dans les urnes.
Stéphane Bern réincarnation de Léon Zitrone ?

Trève de plaisanterie, décidément je ne regrette pas de ne pas regarder les JT. La radio c'est quand même mieux. J'y ai appris que Sarko est allé en Angleterre, avec un contrat très juteux d'EADS en poche histoire de remplir les caisses.
Le but de toute cette mise-en-scène, de tout ce "protocole" rempli de "symboles importants" et de "choses à ne pas faire", n'est-il pas, tout simplement, de donner une importance à une institution - la famille royale britannique - qui n'en a plus ? Comme pour donner une illusion de pouvoir à quelque chose qui n'est, finalement, plus que "symbolique" de nos jours...

Effectivement, en concordance avec ce que disait Michel Rocard, cité plus haut, plus il y a de "symboles" et de "codes", moins il y a de réels enjeux et décisions ; en somme, plus il y a de forme, et moins il y a de fond...
Je vous conseil à ce propos la chonique de Didier Porte de ce jour (27/03) sur France inter, ou le debrieffing de la retransmission de la visite (à revivre ici : http://tourdemars.musicblog.fr/704968/JEUDI-27-MARS-2008/ )
Et toujours rien, même ici sur les grêves des profs.... Quelle tristesse !
J'ai déjà lu cela quelque part...je ne parle pas de la visite de Nicolas Sarkozy en Angleterre, mais de ceci "[Les journalistes en plateau soulignent] la très haute « importance » des « signes » constitutifs de cette cérémonie, sans jamais dire ni pourquoi ils sont importants, ni ce qu’ils signifient." : C'est une imposture intellectuelle, rien d'autre. Je renvoie ceux que ça intéresse au livre du même titre d'Alan Sokal et Jean Bricmont. Autrement dit, "Je ne sais rien, mais je vous fais croire que je sais quelque chose..."
Comment disait Michel Rocard ici même ??? Donner à manger quotidiennement aux médias pour éviter qu'ils puissent enquêter ou parler d'autres sujets moins inoffensifs. Mais j'ai l'impression que les médias n'attendent même pas que NS prenne les devants : ils font équipe et donnent à manger aux français en leur assénant que ces sujets pailletés les passionent bien plus que ceux qui font réfléchir. Voilà, et ici le contre courant de France 2, sera de guetter la faute de protocole (génial, j'en rêve la nuit): quel méchant esprit "socialo-communiste" comme dirait ma grand mère !!! (oui je vous en parlerais un jour, elle vaut le détour).

Pour information , il existe une chaine hertzienne qui fournit des informations de qualité : Arté. Comble de la surprise, il est meme visionnable en ligne depuis janvier. Ah quand une mise en perspective des jounaux de TF2 et france 6 versus Arté. Merci d'avance ASI. Je vous aime. :)
Très, très, très, très, intéressant.
Très.
Je trouve amusant le message que l'Elysée essaie de faire passer, avec la complicité enthousiaste des grands médias : maintenant, le président FAIT PRESIDENT.
Quitte à manger son chapeau et à se renier une fois de plus.
Mais "faire président", est-ce vraiment inaugurer les chrysanthèmes (comme on disait autrefois)?
La question ne sera pas posée.
ça me windsor par les yeux

(trop tard fandasi sur clavier, fallait pas faire la sieste)
Devant cette boulimie, saluons donc une chronique roborative.
Merci Judith !
(si je puis me permettre...)
Bonjour à tous,

Devant cette boulimie, saluons donc une chronique roborative.

Personnellement, j'ai trouvé cette chronique plutôt creuse, à l'image du contenu critiqué.

Parce que faire un foin des 500 diables sur le fait qu'E.Lucet et S.Bern ne s'attachent qu'à l'insignifiant et ne nous expliquent rien sur les fameux "symboles" et leur non moins fameuse "importance", je trouve cela un peu juste. D'autant qu'en lisant la chronique de J.Bernard, eh bien tout le long, comme avec les extraits de France 2, je me suis dit : "Mais ces symboles, QUELS SONT-ILS ??? Est-ce qu'à la fin quelqu'un va finir par nous en donner les clés, nous les expliquer, nous dire pourquoi ils sont si importants."

Ainsi les 1ers s'attachent aux détails, les 2nds critiquent sur ce que les 1ers ne se sont attachés qu'aux détails et n'ont rien détaillé, paradoxalement. A l'arrivée l'@sinaute reste sur sa faim [CQFD].

Bon, mon message pourra peut-être être perçu comme un peu fort, voir agressif à l'encontre de la chronique et du travail de J.Bernard. Si tel était le cas, je m'en excuse dès à présent. Mais je vous livre ici mon impression brute à la lecture de cet article. Et je pense qu'il fallait que ces choses soient dites.

Cordialement,

Ainsi les 1ers s'attachent aux détails, les 2nds critiquent sur ce que les 1ers ne se sont attachés qu'aux détails et n'ont rien détaillé, paradoxalement. A l'arrivée l'@sinaute reste sur sa faim .


Le problème n'est pas la force de votre commentaire, mais le fait qu'il tape tout à fait à côté de ce qu'est la fonction d'une critique des médias : Ce n'est pas de faire le travail à la place des journalistes.

Pointer les omissions, les attentes déçus face aux médias fait parti du cahier des charges d’une critique d’asi.net.

Le rôle de la critique de Judith n'est pas tant de faire prendre conscience des lacunes journalistiques à certains téléspectateurs assoupis, que de souligner que ce genre de reportage peut-être fait profitablement, pour peu que ceux qui en ont la charge s'en donnent la peine. Elle n'a pas pour job de réparer les erreurs des autres, celles des vrais journalistes, que de les mettre en lumière, en espérant que cela contribuera à un changement médiatique.

yG
Oui, je rejoins Yannick pour vous répondre que vous reprochez à une chroniqueuse de ne pas faire un travail de... journaliste, ce qu'elle n'a pas à faire. Je n'ai aucun moyen d'enquête, ma mission et ma fonction ne me conduisent pas à me substituer aux journalistes. Je comprends que cette approche soit frustrante, mais elle vise un autre objectif que d'informer stricto sensu : je conçois ma chronique comme une entreprise pédagogique qui vise toujours à éveiller et à nourrir la conscience critique des téléspectateurs : le message, c'est toujours le même : ouvrez les yeux, ouvrez les oreilles, vraiment, soyez attentif à ce dont on vous abreuve...
C'est vrai, j'attends peut-être quelque chose qui n'est pas de votre ressort de chroniqueuse, c'est un fait. ^_^

Néanmoins, et c'est peut-être là le problème, j'attends d'@si, plus que de me dire : ouvrez les yeux, ouvrez les oreilles, vraiment, soyez attentifs de me donner les clés manquantes. J'ai bien compris que vous ne considériez pas cela comme faisant partie du rôle de critique média. Mais ces images vides de sens (parfois) "dont on [nous] abreuve" n'en restent pas moins vides de sens, avec ou sans critique.

C'est là le reproche que je fais, si on peut parler de reproche, car j'adore lire, voir et entendre tout ce chacun d'entre vous fait à @si.

Ma "critique" ;o) ici est : "N'est-ce pas vain de ne seulement critiquer sans approfondir encore plus ?". Attention, qu'on ne me fasse pas dire ce que je n'ai pas dit. Je n'ai pas dit que le travail de Judith n'était pas approfondi, mais qu'on pourrait l'approfondir un peu plus peut-être. Par exemple, dans le cas qui nous rassemble, en disant : "vous voyez tel symbole souligné par S.Bern aurait pu/du être interprété ainsi, comme un signe d'ouverture, de je ne sais quoi, etc.".

Bon OK, ce que je souhaite déborde du cadre de la critique, c'est peut-être déjà autre chose, une étude, une analyse, etc., je ne sais pas. Enfin c'était cela que j'espérais trouver et que je trouve (!) dans les divers articles @si, seulement parfois, comme je l'ai exprimé ici je suis ... je reste sur ma faim (c'est vraiment l'expression qui décrit le mieux mon impression). Je m'attendais à ne plus ressentir cela en m'abonnant à @si (tv/net) que je côtoie depuis un moment déjà.

Enfin, pour moi tout ça ne change pas mon intérêt pour @si que j'adore et que je continuerais à consulter avec grand plaisir.

A Bientôt.

PS : Vu que je ne sais pas où faire passer cette information, je la met là. Mardi 25 Mars sur France Inter, j'ai écouté le "téléphone sonne" dont le thème était "Arrêt sur images, Mediapart, Rue89 et les autres: questions sur les sites d'information en ligne". C'était très bien et pour que le plus grand nombre puisse en profiter, voici le lien pour télécharger l'émission au format MP3 : LE TELEPHONE SONNE - 25.03.2008 !!! Attention, les MP3 des émissions ne sont pas disponibles indéfiniments !!!
Soyons plus précis : je pense qu'approfondir, en apportant les infos que les journalistes ne donnent pas, est absolument dans la mission de la critique média que nous pratiquons sur @si. Mais, et je ne suis pas sûre que ça vous ait sauté aux yeux, il y a dans @si deux pools de rédacteurs : il y a les journalistes (des vrais, sont formés pour, c'est leur métier) ; et puis les chroniqueurs (dont moi) : ces derniers écrivent dans la rubrique toute rose. Le code des couleurs est justement conçu pour que le lecteur n'ait pas la frustration dont vous témoignez : quand il lit du rose, de la chronique, donc, il sait qu'il entre dans un point de vue ; ce qu'il va trouver là, c'est une approche critique, une interrogation, et même souvent des savoirs. Mais pas de "l'information". L'info, ce sont les autres membres (ceux qui écrivent dans la zone bleue) qui vous la délivrent. Et je vois que les confusions sur notre mission sont décidément nombreuses : il est absurde de nous classer comme un site d'info, analogue à rue89, médiapart, etc. Nous ne sommes pas un site d'info : nous sommes un site de décryptage des médias. Notre objet premier, c'est la question du traitement médiatique, donc le traitement de l'info. Mais l'information au sens de l'actualité, c'est pas notre job. Normalement.
@si est malgré tout comparé à rue89 et à médiapart dans l'emission de France inter de mardi par exemple
(jolie auto-promo de DS en fin d'émission d'ailleurs)
Pour les liens ci-dessus ;-)
A Judith Bernard pour le re-cadrage et le rappel de la mission principal...
Quoique...
Décrypter les médias et nous faire parvenir en quelque sorte les résultats de ce décryptage relève bel et bien de l'information, me semble-t-il. Sans parler de l'actualité.
Le traitement médiatique, de l'info, de la part des chroniqueurs, consiste lui certes en l'analyse.
Mais le résultat final est le même: nous avons appris une chose, de l'information sur l'information elle-même en quelque sorte
Toujours sans parler de l'actualité, notez bien.
J'ai bon ?
Pour finir, je vous laisse dans votre débat qui consiste en approfondir ou non l'analyse faite dans [s]l'article[/s] la chronique.
Concernant le sujet évoqué (un fumigène sarkosyste comme dirait Daniel Schneidermann, dont certains figurent sur ASI), je l'ai déjà commenté quelque part ci-dessous, avec toute la rigueur scientifique qui me caractérise.
Bonne fin de journée m'sieurs dames.
"l'information au sens de l'actualité"
La réponse est dans le commentaire de Judith. C'est pas l'information, au sens général, sinon tout site, tout blog, contient de l'information. C'est de l'information-actualité, comme dans "regarder les infos [de 20h]", ou "lire les infos [dans le journal]".
Voilà.
... que je l'ai bien précisé deux fois dans mon commentaire, Moudi ;-)
Que je ne parlais pas de l'actualité.
Et la réponse n'est pas dans son commentaire, concernant cette facette de l'information.
Par exemple, il n'est à mon sens aucunement absurde de classer ASI comme étant un site d'infos.
Et je ne parle toujours pas d'actualité, re-notez le bien; mais de l'information au sens général, informer dans le style émetteur-récepteur sur un sujet quelconque.
Ce que font les journalistes ET les chroniqueurs, puisque le décryptage en lui-même délivrent une information, ne serait-ce que celle-ci:
assimiler une information en la considérant sous un autre angle, voire en la relativisant.
L'info brute, celle de l'actualité, étant la visite officielle au Royaume-Uni, déluge d'images etc etc.
Analyse de cette info, par rapport aux priorités que devraient être celles de tous les médias, qui occulte celles qui ruaient pu être délivrées durant cette demi-heure de réjouissance
télévisuelle: du ressort d'ASI. La preuve: ce nouveau brillant article de Judith Bernard.
....
Voilà.
J'entends bien, mais c'est tout de même absurde, car à ce moment-là, comme j'ai dit plus haut, tout site internet est un site d'information.
Vous voyez, sur mon blog, le dernier article raconte que je suis allé au coiffeur et que ça ne me va pas. Ben c'est de l'information au sens destinateur-destinataire dans les théories communicationnelles. Je dis un truc sur un domaine particulier pour le porter à la connaissance d'un destinataire.
Dans l'acception que vous donnez de l'"information", il n'y a pas moins d'intérêt à appeler mon blog "site d'info" qu'à appeler @SI "site d'info". Sinon veuillez me donner l'exemple d'un site qui ne fournit pas d'information, j'avoue que je n'en vois pas.

Et puis de toutes façons, cela créerait une confusion avec les sites d'information au sens "qui donnent des nouvelles du monde"...
Il y a donc plusieurs façons de donner de l'information. Et même si à peu près tous les sites en fournissent (actualité, publicité, géopolitique et j'en passe évidemment), il me semble qu'ASI, en qualité de décryptage des médias, des photos, des références citées dans chaque article, par la nature même des émissions avec des invités qui quoi que l'on en dise nous informent sur le sujet évoqué... sans parler des vidéos hébergées, même si elles sont rempompées ailleurs...
Tout le monde n''étant pas à la pointe de l'actualité, certains ont pu découvrir ou redécouvrir ici certaines informations lues et oubliées, sur tel ou tel sujet.
Donc, je persiste et signe même: à mon sens, ASI est bel et bien un site qui (dé)livre de l'information (désolé pour la redondance)..
... qui consiste en, je le rappelle tout de même, donner connaissance d'un fait.. documenter.. renseigner... et comme l'ajoute le dictionnaire lui-même, "c'est un élément de connaissance susceptible d'être transmis et conservé grâce à un support et un code". Sauf grave erreur de ma part, ASI remplit ces critères.
Même si ce n'est pas de l'actualité, dans le sens habituel compris quand on évoque un "site d'infos"... le mot "absurde" n'a pas lieu d'être ici. De l'information est livrée, et en abondance.
Si Madame Bernard pouvait compléter, infirmer, confirmer, je lui en serais grandement reconnaissant (comme il apparait qu'elle lit les forums et répond à l'occasion).
Bonne après-midi à vous.
Mais relisez-moi, je n'ai pas dit qu'il n'y avait pas d'information sur @SI, j'ai dit qu'il y en avait autant ici que sur mon blog, ou sur le site de la mairie d'une ville, ou sur le site des fans de Mireille Matthieu ou sur un site spécialisé dans les Power Rangers. Bref, tout sur internet est de l'information au sens général.
Donc pourquoi appeler @SI "site d'information" si on ne peut l'opposer à AUCUN autre site de "non-information" ? Quand l'on dénomme un objet, c'est pour l'opposer à des objets qui ne possèdent pas ses caractéristiques. lemonde.fr est un site d'actualités car ce n'est pas un site de fans de Mireille Matthieu. Mais dire que @SI est un site qui fournit des informations (au sens général), c'est absurde parce que c'est un pléonasme (on répète deux fois une information). Et conséquemment, un "site de non-infos" serait un oxymore (deux concepts en opposition sont mis côte à côte)

En bref :
Un site internet fournit des informations.
@SI est un site internet.
Donc @SI fournit des informations.
C'est un syllogisme que vous nous faites. Et je ne vois pas quel est l'intérêt de le faire. C'est comme dire "@SI n'est pas n'importe quel site, c'est un site que l'on trouve sur internet !" ou "@SI n'est pas n'importe quel site, c'est un site qui possède un webmaster" ou "@SI n'est pas n'importe quel site, c'est un site référencé dans google".

Voilà pourquoi, logiquement, vous avez raison de dire que @SI fournit de l'information, mais quand vous dites "site d'info" vous sous-entendez qu'il y a des sites qui ne fournissent pas d'infos. Un site internet est un média, c'est dans sa nature même de fournir de l'info. Donc je dis que cette dénomination pléonastique est absurde.

Je sais pas si c'est clair, et j'ai l'impression de beaucoup me répéter pour rien...
Nous sommes justement sur un point nodal, voire litigieux, de la définition de notre entreprise (@si) : le débat porte sur notre rapport à l'actu (le terme est plus précis qu'info) ; en ce qui me concerne, je suis très attachée à un principe selon lequel nous ne sommes pas un site d'actu : nous ne sommes pas des fournisseurs de scoops, des découvreurs d'infos ; sauf si l'info en question est métamédiatique (trucage d'un reportage, interview censurée, bidouillage de photo : voilà les scoops que nous sommes habilités à découvrir et à diffuser). Pour le reste, nous n'avons pas à être au premier plan ; nous intervenons en second, lorsque l'actu est connue, et que nous revenons sur la MANIÈRE DONT ELLE A ÉTÉ TRAITÉE PAR LES MÉDIAS. Ça c'est ma définition de notre entreprise ; mais cette définition fait débat dans l'équipe, et nous ne sommes pas tous d'accord sur le degré de recul que nous sommes censés prendre par rapport à l'actu.
une fois de plus vous exprimez merveilleusement bien ce que j'attends d'@si, et j'espère que le débat au sein de la rédaction ira dans ce sens
merci Judith
Merci à vous Madame Bernard pour ces précisions. Et entièrement d'accord avec le rapport d'ASI avec l'actualité.
Et ça revient à peu de choses près à mon premier commentaire ci-dessus concernant l'information sur l'information.
Ce qui tombe bien puisque Moudi et moi nous comprenons bien mal sur ce point précis.
(ce qui n'est pas grave, même en désaccord sur le mot même de l'information, Moudi, je tiens à préciser deux points concernant votre réponse).
1 - Vous pensez vous répéter, moi non, vous pensez que je fais l'amalgame entre actualité, scoops etc..; et le partage accompli d'une analyse faite (ici par Judith Bernard).
Soit, mais pourtant la définition que j'ai de l'information ne changera pas car je colle à sa définition.
Votre postulat de syllogisme est faux, mais s'il vous permet commodément d'embrayer sur la démonstration que vous faites ensuite. Et ce qui amène à
2 - je sous-entend pas qu'il y a des sites qui ne fournissent pas d'infos. Je parle de l'information délivrée par rapport (ici) au traitement médiatique et à la surface temporelle anormale accordés à Sarko au territoire des non-pauvres. Même un site de jeux en ligne, ou comme vous dites, un site qui traite des Power Rangers contre Mireille Mathieu aux Municipales, informe de quelque chose.
Mais je ne parle pas de ce sens large, où tout ce que voyons, entendons, ne sont qu'informations reçues (tiens il fait beau, tiens ça me fait penser que j'ai plus de pain pour ce matin [ce qui est vrai]...).
Simplement, je vous dis que j'apprends des choses sur site, plus qu'ailleurs et moins qu'ailleurs, mais j'assimile des données que je prends pour des informations.
C'est tout. Ou alors, ce syllogisme un brin différent de celui que vous prêtez plus haut.
Je prends connaissance d'éléments grâce à un support et un code, et de faits que je n'ai pas eu toujours l'occasion d'apprendre ailleurs au préalable.
Donc ASI me fournit des renseignements. Donc des informations particulières. Donc de l'information en général. Donc pour moi ASI est un site d'infos. Infos de traitement d'autres informations. D'images. D'émissions. D'incohérences relevées.

Il me semble après que l'interprétation est ouverte en fonction de la compréhension que l'on a des phrases et des mots, pris soit ensemble, soit séparément.
C'est ce que l'on appelle un point de vue.
Ce qui veut dire ici pour moi qu'il n'y a pas nécessairement de vrai ni de faux, ni subséquemment matière à avoir tort ou avoir raison.
On considère tous les deux ASI sous un angle différent, ce qui donne matière à débat.
Je comprend et respecte votre position, Moudi, puisque je vois en vos expressions non pas des obstacles à ma compréhension globale, mais comme un complément à ma vision des choses.
Disons que vous m'avez informé, en quelque sorte.
Cependant, ne me faites pas dire comme tout à l'heure des choses que je n'ai pas dites ou expressément sous-entendues. Cela peut être contrariant ;-)

Merci à vous pour votre dialogue et votre ouverture.
Merci à Judith pour ces précisions, cette chronique en particuliers et vos chroniques en général.

A votre demande muette, et parce-que je ne peux pas m'en empêcher, suivre le lien ci-dessous histoire de détendre les zygomatiques.
ah les gosses

Vous me direz ce que vous en pensez.
Pour les quelques fautes ci-dessus - les rares fois (mais là il est tard) ou j'envoie sans pré-visualiser.
Je vais dormir histoire de recharger mon cerveau.
pas d'accord avec Judith: le decryptage des médias ne se restreint pas au decryptage de ce qui est produit par les médias. Par exemple, la video de Dati et de sa copine sur France24 a parfaitement sa place sur un site de decryptage des medias (parceque ça nous dit des trucs sur la connivence,....) et pourtant ça n'est pas de la méta-actualité puisque cet entretien n'a jamais été diffusé sur France24 et n'est pas un traitement par France24 de l'actualité. Autre exemple: quand on voit des photos d'Elkabbach faisant partie de la garde rapprochée de Sarko en Inde,.... Tout ça pour dire que pour decrypter les médias il y a d'autres angles d'attaque que l'analyse de ce qu'ils produisent (ou ne produisent pas), en particulier les informations sur les gens qui fabriquent l'info et surtout sur leur relations avec le pouvoir en place.

pas d'accord avec Judith: le decryptage des médias ne se restreint pas au decryptage de ce qui est produit par les médias. Par exemple, la video de Dati et de sa copine sur France24 a parfaitement sa place sur un site de decryptage des medias (parceque ça nous dit des trucs sur la connivence,....) et pourtant ça n'est pas de la méta-actualité puisque cet entretien n'a jamais été diffusé sur France24 et n'est pas un traitement par France24 de l'actualité. Autre exemple: quand on voit des photos d'Elkabbach faisant partie de la garde rapprochée de Sarko en Inde,.... Tout ça pour dire que pour decrypter les médias il y a d'autres angles d'attaque que l'analyse de ce qu'ils produisent (ou ne produisent pas), en particulier les informations sur les gens qui fabriquent l'info et surtout sur leur relations avec le pouvoir en place.


Judith précise bien sauf si l'info en question est métamédiatique (trucage d'un reportage, interview censurée, bidouillage de photo : voilà les scoops que nous sommes habilités à découvrir et à diffuser). cadre dans lequel rentre parfaitement les deux soit-disant contre-exemples que vous donnez...

yG
absolument pas Yannick: je cite des exemples d'informations sur les medias qui ne sont pas des informations sur le traitement de l'actualité par les medias. La conversation de Dati n'est pas une interview censurée, ça n'est pas une interview du tout, c'est du bavardage entre deux amies qui n'avait pas vocation à devenir un "contenu" produit par france24. De même, les photos d'Elkabach ne sont pas des photos bidouillées, ce sont des photos qui nous donnent une info sur la proximité de Sarko et certains responsables de médias.

Les exemples que donne Judith (trucage d'un reportage, interview censurée, bidouillage de photo ) illustre bien sa definition de ce que doit être la mission d'asi: "nous intervenons en second, lorsque l'actu est connue, et que nous revenons sur la MANIÈRE DONT ELLE A ÉTÉ TRAITÉE PAR LES MÉDIAS" (c'est elle qui crie)

Dans les exemples que je donne il y a "les medias" ou plutôt "les gens des medias" mais il n'y a pas "l'actualité traitée par les medias" et pourtant ces exemples ont leur place sur ce site.

Mais les exemples ne manquent pas: quand Christine Ockrent prend la tête d'une chaine de télé, on en parle sur ASI et pas dans le cadre d'un commentaire sur le traitement de l'actu par les médias mais bien parceque c'est une info en soi...
Dans les exemples que je donne il y a "les medias" ou plutôt "les gens des medias" mais il n'y a pas "l'actualité traitée par les medias" et pourtant ces exemples ont leur place sur ce site.
Mais les exemples ne manquent pas: quand Christine Ockrent prend la tête d'une chaine de télé, on en parle sur ASI et pas dans le cadre d'un commentaire sur le traitement de l'actu par les médias mais bien parceque c'est une info en soi...


Mais toujours pas d’une info média produite par ASI.

Ce n’est pas une caméra espionne de l’équipe d’ASI qui a pris en « faute » Dati et la journaliste ou un photographe d’ASI qui a pris la photo que vous mentionnez, c’est donc une info médiatique.

Quelles soient produite en dehors de la volonté des grands médias n’y change rien.
C’est une info sur les média de seconde main, analysée par ASI et non produite par celle-ci, ce qui change tout.

yG
Mais toujours pas d’une info média produite par ASI.

Ben oui c'est ça le problème: moi je voudrais qu'ASI arrive à produire ce genre d'info (qui participe du decryptage des media qui est la mission de ce site)

Quand ASI reprend la video de Dati diffusée par Backchich, ca n'est pas pour commenter le travail de backchich, c'est parcequ'ASI n'a pas d'autre choix que de suivre dans ce cas. Mais vous pouvez être sur que DS aurait beaucoup aimé que cette vidéo apparaisse sur ASI en premier (y'a qu'à lire le ton envieux de Dan Israel dans le début de son commentaire "Le site Bakchich.info vient de réaliser un joli coup en diffusant une vidéo qui risque de buzzer fort...")
Ben oui c'est ça le problème: moi je voudrais qu'ASI arrive à produire ce genre d'info (qui participe du decryptage des media qui est la mission de ce site)
[...] c'est parcequ'ASI n'a pas d'autre choix que de suivre dans ce cas. Mais vous pouvez être sur que DS aurait beaucoup aimé que cette vidéo apparaisse sur ASI en premier (y'a qu'à lire le ton envieux de Dan Israel dans le début de son commentaire "Le site Bakchich.info vient de réaliser un joli coup en diffusant une vidéo qui risque de buzzer fort...")


Je n'en doute pas, cependant, je suis conscient du coût du journalisme d'investigation et si comme certains, j'aurai aimé que cette info fût OFFERTE à ASI avant d'autres, je n'aurai pas aimé toutefois qu'ils l'achètent. Car, le fait d'avoir cette info de (fausse) première main ou de (vrai) seconde main n'aurait en l'occurrence rien changé à l'analyse qui en a été donné. Cela aurait tout au plus flatté l'égo du chasseur de scoop de certains, ce dont je n'ai que faire (et donc pour lequel je ne suis pas prêt à payer... plus).

yG
si asi arrive à avoir ce genre d'info ça va se traduire pas plus d'abonnés et donc plus de ressources financières pour faire plus journalisme d'investigation et produire plus d'infos! Moi j'suis prêt à payer pour ça

si asi arrive à avoir ce genre d'info ça va se traduire pas plus d'abonnés et donc plus de ressources financières pour faire plus journalisme d'investigation et produire plus d'infos! Moi j'suis prêt à payer pour ça


Euh, s'il y a plus de ressource de par les abonnements, je ne vois rien de mal à ce qu'il y ait plus de coup de téléphone pour recouper une info, mais payer des indic' dans les médias pour transmettre ce genre d'info ou des journalistes pour les débusquer, non merci, c'est trop pour moi... surtout pour le retour critique/intellectuel que je peux en retirer. C'est toute la différence entre participer au financement d'un poste de vigie qui donne l'alerte (comme je le fais présentement), et contribuer à la formation d'un groupe de chasseur dont les proies ne me sont pas si roboratives que je puisse m'en repaitre.

yG
nan mais Yannick, l'investigation ne se limite pas à l'alternative "coup de fil pour recouper" ou "indic"....mais bon c'est un autre débat...sur ce, je vous souhaite une bonne journée et je vais me ballader sous la pluie!!

nan mais Yannick, l'investigation ne se limite pas à l'alternative "coup de fil pour recouper" ou "indic"....mais bon c'est un autre débat...sur ce, je vous souhaite une bonne journée et je vais me ballader sous la pluie!!


Inutile, la pluie efface tous les indices. ;) yG (ps: bon dimanche à vous aussi)
Ya un bon forum, juste à côté,ou on aurait bien besoin de votre sens du détail qui percute et de la valeur des sens. Chez Elisabeth au sujet des indignations, ça part dans tous les sens.

Ca vous dirait pas de nous apporter votre avis, là?

Nous sommes justement sur un point nodal, voire litigieux, de la définition de notre entreprise (@si) : le débat porte sur notre rapport à l'actu (le terme est plus précis qu'info) ; en ce qui me concerne, je suis très attachée à un principe selon lequel nous ne sommes pas un site d'actu : nous ne sommes pas des fournisseurs de scoops, des découvreurs d'infos ; sauf si l'info en question est métamédiatique (trucage d'un reportage, interview censurée, bidouillage de photo : voilà les scoops que nous sommes habilités à découvrir et à diffuser). Pour le reste, nous n'avons pas à être au premier plan ; nous intervenons en second, lorsque l'actu est connue, et que nous revenons sur la MANIÈRE DONT ELLE A ÉTÉ TRAITÉE PAR LES MÉDIAS. Ça c'est ma définition de notre entreprise ; mais cette définition fait débat dans l'équipe, et nous ne sommes pas tous d'accord sur le degré de recul que nous sommes censés prendre par rapport à l'actu.


Trucage de reportage, j'ai ce qu'il vous faut Judith.
http://www.dailymotion.com/video/x4wfpp_n-sarkozy-gordon-brown-le-message-n_news
http://www.dailymotion.com/video/x4t2pj_nicolas-le-patineur
"Mais l'information au sens de l'actualité, c'est pas notre job. Normalement"

il y a une actualité des médias, et ça c'est bien le job d'asi, comme vous le dites: c'est le rôle la zone bleue. Et je crois que sur ce plan on peut légitimement se demander si ASI en fait assez....Par exemple pourquoi est-ce que la vidéo de Dati et sa copine n'a pas été diffusée par ASI au lieu de Bakchich? C'est plutôt une question pour DS je sais, et puis le site d'ASI est encore récent, et vous (le site, pas Judith dont ça n'est pas le rôle) aurez votre lot de scoops j'espère. Mais je pense que pour l'instant on peut se sentir un peu frustrer à ce niveau là.
Sur le fond, je suis sur la même longueur d'onde que Judith : la réception de la Reine d'Angleterre, je m'en tamponne et ça m'agace qu'on accorde 33 min à ce genre d'événement alors que des mouvements sociaux n'ont pas une minute d'antenne.

Mais, honnêtement, une chaine nationale peut-elle vraiment zapper ce genre d'événement quand le contribuable britannique dépense des millions de livres pour mettre en scène une cérémonie de rapprochement franco-anglais ? D'un point de vue purement diplomatique, il n'est pas si facile de répondre par l'affirmative. Stéphane Bern rappelle que la presse anglaise avait fait tout un pataquès parce que Bernadette Chirac avait eu l'outrecuidance de s'habiller en blanc ; alors qu'est-ce que ça aurait été si la télé française avait boudé le spectacle (?). La question n'est sans doute pas simple.

Pour ce qui est du contenu, on s'attend forcément à ce que les journalistes de corvée se retrouvent comme des cons, à ne pas savoir quoi dire pour meubler le temps d'antenne, et il y aura forcément de la papote et des redites ; et Judith relève effectivement de la papote et des redites. Cela ne revient-il pas un peu à enfoncer des portes ouvertes ?

Pour trouver des clés pour comprendre ce qui se passe, peut-être faut-il simplement se remémorer le contexte ? Sarkozy s'est fait une réputation de rustre, avec ses embrassades d'Angela Merkel et son baise-main de la reine du Danemark ; mais j'imagine difficilement nos deux commentateurs le rappeler en direct. Cependant on peut faire l'effort d'interpréter les diverses allusions à ce "qu'on va beaucoup surveiller", aux "choses à ne pas faire" et autres "gaffes" sous cet éclairage implicite.

Et pour ce qui est des "signes importants", n'est-il pas un peu caricatural d'affirmer qu'ils sont "sans signifié" ? Evidemment, tout ne fait pas signe et on se retrouvera les mains vides si on cherche un "florilège". Mais quand les deux commentateurs parlent de "signes", un contenu leur est tout de même donné : la Reine accueille le président français alors qu'elle le fait rarement (seulement deux fois par an depuis le début de son règne) ; elle envoie normalement un membre de sa famille, mais là, en particulier, elle envoie le prince héritier, ce qui est un signe fort d'attention dans le langage protocolaire; c'est la première fois qu'un chef d'état est invité à passer la nuit au château de Windsor ; à cette occasion le dîner va mettre "les petits plats dans les grands" ; Stéphane Bern insiste aussi sur l'important déploiement de moyens ; tout cela enfin met en scène un rapprochement qui va au-delà de "l'entente cordiale" déjà instituée.

Au passage, je ne vois pas comment on peut consédérer que les répétitions du mot "important" pourraient avoir "quelque chose d'antiphrastique". S'il y avait une antiphrase, les journalistes chercheraient à nous affirmer qu'ils ne trouvent pas du tout cela "important". C'est le sens d'une antiphrase, ce que le gradus explique d'ailleurs très bien par l'exemple "ne vous gênez pas ! " qui veut exactement dire : "vous devriez vous sentir gêné". J'imagine que Judith a voulu dire qu'il s'agissait d'auto-persuasion, ce qui me paraît effectivement vraisemblable. Les commentateurs ne trouvent presque rien à dire d'un événement dont il n'y a presque rien à dire, mais à regarder. Ou à éteindre la télé.

Alors certes le travail d'un chroniqueur n'est peut-être pas de délivrer de l'information brute, mais de l'analyse, ce qui revient quand même à nous apprendre quelque chose. Malheureusement, le peu qu'on apprend dans ce direct n'est pas éclairé ou complété par l'analyse, mais effacé. Reste alors paradoxalement dans cette chronique les seules informations brutes : France 2 a passé 33 min sur une poignée de main ; les mouvements sociaux dans l'Education ne sont pas couverts. Reste aussi sur ce dernier point de la colère, qui manque sans doute d'un peu de recul, mais que je partage.
Oui ouvrez les yeux sur ce que l'on vous dit mais renseignez-vous aussi sur des canaux d'information alternatifs (Internet par exemple). Tout à fait d'accord avec la conclusion de Judith sur le silence assourdissant des JT sur les mouvements dans l'Education Nationale dans l'Académie de Créteil où j'enseigne. Une trentaine d'établissements bloqués depuis parfois plusieurs semaines pour protester contre les centaines de suppressions de postes qui ne répondent qu'à des règles comptables (ça rappelle beaucoup la méthode utilisée pour la réforme de la carte pénale, non?).
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