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L'Insoumis, approché de (trop) près

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"Mélenchon s'avère incapable de la moindre considération tactique"

Ouais, pas très finaud le Mélenchon d'avoir quitté le PS à la fin de l'année 2008, et d'avoir raté le second tour pour quelques centaines de milliers de voix en 2017 à l'élection prési(...)

Macron de « centre droit », lol.

Comment peut-on prétendre qu'il n'avait aucune chance alors qu'il n'était qu'à 4% du second tour ? Et que plusieurs instituts de sondage les donnaient dans un mouchoir de poche ?

Et alors, prétendre qu'il n'avait aucune autre stratégie que de se laiss(...)

Derniers commentaires

Ce commentaire "oblique", je dirais plutôt biaisé est tout à fait injuste par rapport au film de Perret. C'est une analyse politique partisane contre Mélenchon. beurk, uen de plus, et ça continue dans le Mélenchonbashing, sans intérêt.


Mon message n'a rien à voir avec votre post .IL y a  sur le site du Figaro une photo  extraordinaire de  Trump  lors de la signature  des décrets  taxant les importations d'acier et d'aluminium. Il est assis à son bureau entouré de sidérurgistes. Peut être aurez vous envie de commenter cette photo.

Bonjour,

Beaucoup ici confondent documentaire et reportage journalistique ! Le film est bel et bien un documentaire, et l’empathie du réalisateur va dans ce sens, ainsi que sa volonté de raconter une histoire.

Sur les plans esthétique et narratif il n'y a aucune différence entre une fiction et un docu. Sur le plan formel la première est faite avec des comédiens et le second est fait à partir d'acteurs du réel. Et parfois les deux s'entremêlent, par exemple lorsqu'on fait rejouer une scène aux protagonistes d'un docu ou lorsqu'on filme des passants dans la rue pour une fiction. Les deux contiennent un point de vue. Dans le documentaire ce point de vue est documenté, et non fait à partir d'éléments inventés ou reconstitués. Certains docus peuvent être ultra-scénarisés, alors que d'autres sont filmés sur le vif et construits au montage.

Un documentaire et une fiction sont donc autant des "films" l'un que l'autre, et les deux appartiennent au champ artistique.

Gilles Perret réfute sans doute le terme de documentaire parce qu'avec tous les "docs télé" pondu par des journalistes on finit par se méprendre sur ce que représente véritablement le genre documentaire. Les docs télé ne sont souvent que des enquêtes journalistiques, suivant les principes du journalisme : devoir d'objectivité, représentativité, confrontation des points de vue... Et ils obéissent aux codes journalistiques : voix off explicative, interviews sur fond neutre, schémas, cartes, animations 3D, et réalisation uniquement destinée à favoriser l'intérêt du spectateur et sa compréhension de tout ce qu'on veut lui faire comprendre. Un peu comme un sujet de JT étiré sur 52min. Ces films sont parfois instructifs voire passionnants quant aux sujets qu’ils traitent, ils peuvent même assumer une certaine subjectivité, mais ont rarement un intérêt en tant que film : ils auraient tout autant pu être des articles de journaux, des émissions de radio, des livres, des conférences.

Notre culture en la matière est souvent formée par les docs télé. Et malheureusement ASI n'a rien arrangé, en approchant tous les docus de son partenariat avec Tënk sous un angle journalistique. Or ce qui est passionnant dans un documentaire c'est de confronter ce qui est filmé (= le réel = sa forme) à une vision plus large du monde et de la vérité (= le fond du film).

Quelques docus pour se nettoyer les yeux après une overdose de docs-télé, au pif :

Les films d'Agnès Varda (aussi réalisatrice de fiction)
Ceux de Depardon (aussi réalisateur de fiction)
Ceux d'Alain Resnais, ex : Le Chant du Styrène
Le Sang des Bêtes de Franju
Le Cauchemar de Darwin d'Hubert Sauper (attaqué à sa sortie par des gens qui n'ont rien pigé à ce qu'est un documentaire)
Notre pain quotidien et Donauspital de Nikolaus Geyrhalter (gros travail esthétique sur l'image et le son).
Shoah de Claude Lanzmann
La Mort du Dieu Serpent de Damien Froidevaux (présenté sur ASI avec Tënk)
La Main de Jeannot de Jean-Baptiste Pellerin, portrait de 2min visible ici : https://vimeo.com/124928586
Les (très longs) films de Frederick Wiseman
La Bataille de Culloden de Peter Watkins, reconstitution filmée comme un reportage d'une bataille de 1746 (avec un jeu entre docu et fiction, donc).
Dix-sept ans de Didier Nion

Ces exemples permettent d'entrevoir ce qui peut être fait sur un docu en matière d'esthétique, de construction du récit et des personnages, en travail d'image et son, en émotion, en rapport au réel, en subjectivité, en personnages non-représentatifs, en mystère, etc.


Ceux qui s’intéressent au sujet et qui veulent rencontrer des auteurs peuvent se rendre au Festival de Lussas en Ardèche (c’est sympa et c’est pas cher, bref l’inverse Cannes).


Gilles Perret est donc cinéaste ET documentariste ! Ce qu'il n'est pas en revanche, c'est journaliste. On peut donc tout à fait comparer son film avec d'autres docus politiques, comme on peut comparer plusieurs films de karaté pour voir s'ils apportent quelque chose au genre.

Enfin, il est évident que pour toute personne filmant une campagne électorale avec un minimum de culture (indispensable pour monter un tel projet, ne serait-ce que pour la note d'intention !), le film 1974, une partie de campagne de Raymond Depardon est une référence inévitable avec laquelle on est obligé de se frotter, même si on l'aime pas et même si on veut faire quelque chose de différent (un peu comme réadapter Shining après Kubrick). Le film de Depardon est à la fois l'initiateur du genre et son horizon indépassable : aucun cinéaste n'a depuis pu approcher un présidentiable avec une telle proximité et une telle candeur (non sans avoir négocié et bataillé pour ça !). Si on a pu revoir des candidats apprenant leur victoire ou leur défaite, on n'est pas prêt de revoir des scènes comme celle sur la stratégie de VGE, sans filtrage des communicants et sans autocensure des protagonistes. Et si on en revoit, on peut être sûr qu'elle sera fabriquée, consentie au film pour se la jouer "rien à cacher". Ainsi, hormis les visages qui changent, les modes vestimentaires renouvelées et l'arrivée des téléphones portables, ces nouveaux films inédits/embeded/exclusifs et interchangeables qui tentent de rejouter 1974 n'apportent souvent rien de plus que le film de Depardon sur les plans cinématographique, voire politique. Refaire 1974 n'aurait d'ailleurs pas d'intérêt tant nos rapports à la caméra et aux images ont changé. Les cinéastes d'aujourd'hui ont donc plus de chances de réussir lorsqu'ils tentent de construire autre chose avec ce genre très aussi balisé que contraignant. Gilles Perret semble vouloir aller dans ce sens, et chacun pourra décider s'il y parvient !

Et mon petit clin d'oeil à André  https://www.youtube.com/watch?v=9Q-wzVAV2kI&list=RD9Q-wzVAV2kI:

Mon cher André, il est trop tard ici au Mexique (et vous vous levez bien trop tôt), pour essayer de retrouver votre réponse à mon commentaire sur ce site imbitable

Vous sous-estimez, je pense, la haine que je voue au sac à merde qu'est Gisgard. Une balle dans la nuque, dans son fauteuil, comme disait mon père. Une haine que même Depardon ne saurait transformer en "intérêt", même superficiel, même super intelligemment cinématographqiue.  


Je rappelle que je me suis bornée à donner l'avis de Mordillat sur le documentaire l'Insoumis,, que je tiens personnellement, pour un génie (quand tu t'es tapé le sous-titrage de Corpus Christi... Mordillat, tu l'aimes épicétou) 


Maintenant, vous pouvez répondre sur ce que dit Mordillat. Ou pas. <3

@André Gunthert, en réponse à votre réponse de l'analyse de votre réponse par Jean-Marc: 


ne soyez pas mauvais joueur! 


Jean-Marc vous a expliqué votre métier. Vous devriez lui en être reconnaissant. Vous êtes partial, incomplet et de mauvaise foi. Mais comme votre patron Schneidermann, vous finissez par insulter vos contradicteurs: Jean-Marc n'est pas un manipulateur puisque le réalisateur du film lui même explique dans différents entretiens qu'il s'agit d'un film et non pas d'un documentaire. 


Vous avez l'insulte facile sur ce site décidément. Bonne journée

Votre analyse sur la méthodologie pourrait-être intéressante mais vous comparez un film avec deux documentaires. Le sujet du film est JL Mélenchon et non pas sa campagne. Le sujet du documentaire de Depardon n'est pas V Giscard d'Estaing mais sa campagne électorale, le titre du film « L'insoumis » et celui du documentaire « Partie de campagne » ne peuvent être plus explicite sur la nature de leur objet. Je suis donc surpris que vous les mettiez en comparaison.

La fin de votre analyse se déporte ensuite sur des questions politiques, en premier lieu, qui ne sont pas le sujet du film et, en second lieu, dont les ressorts que vous posez comme des évidences révélées ne sont que votre interprétation personnelle. Sur le plan de l'engagement politique – que ce soit au sein d'un mouvement politique ou d'un mouvement associatif destiné à infléchir la politique ou même syndical – votre interprétation démontre que vous n'avez probablement jamais milité activement et suffisamment longtemps pour être aussi fataliste.

Sur cette question politique, sur l'engagement qu'elle impose et la fatalité qu'elle interdit, je vous invite à étudier la genèse du programme l'Avenir en Commun que Jean-Luc Mélenchon a porté et porte toujours avec les siens et vous réaliserez qu'il vient d'en bas, que sa source vient des mouvements altermondialistes à travers le monde et des syndicats dont les travaux s'élaborent depuis un peu plus de deux décennies – si on considère seulement son essor au milieu des années 90 en Amérique du Sud où le FMI imposait des plans d'ajustement structurels dévastateurs, cette vague ayant ensuite traversé l'Atlantique pour atteindre la France avec la naissance d'Attac en 1998 initiée par Ignacio Ramonet du Monde Diplomatique. Vous regarderez ensuite à quel moment JL Mélenchon s'y intéresse, pourquoi il s'y intéresse et comment il est parvenu à faire passer au coeur de la politique les idées de ces mouvements sans parasiter ces mouvements afin qu'ils gardent leur indépendance et leur pouvoir critique qui sont indispensables à l'évolution de ces idées dont lui et la FI se nourissent dans le but de les porter au pouvoir. Vous comprendrez alors beaucoup mieux JL Mélenchon , vous comprendrez mieux l'intérêt de Gilles Perret et vous aurez probablement une toute autre perception du film. Vous deviendrez même peut-être moins fataliste.

Ce message a été supprimé suite à la suppression du compte de son auteur

Elle porte bien son nom, cette chronique. C'est la première fois que je regarde.
Critique sans concession mais intéressante, que je revisionnerai après avoir vu le film.

"et finit par se laisser lui-même englober dans l'illusion de victoire du candidat de La France Insoumise."

Y'avait de quoi non ?
Avec les forces en présences en face de la gauche (éditorialistes, grand patron, hollande et sa pseudo gauche..., le Ps avec les peudos écolos, le Fn mis en avant par le monde et ses copaings pdt 5 ans !), les 700 000 voix manquantes pour arriver au 2 ème tour sont plus que malheureuses et les français, avec la politique menée actuellement par Macron, peuvent s'en mordre les doigts !
Comme avec Podemos.
Comme avec Corbyn.
Et bien sur, comme avec Bernie !
Die linke étant un peu plus en retrait pour l'instant.

N'avez vous pas senti le vent de gauche qui souffle ? Sans aide publique ni privée ?

ça craint Bro !

Si c'est pour dire de telles banalités, ASI aurait pu s'abstenir...  !


Peut-être pour remplir l'espace médai... !


Doublé de cette c... sur les "vedettes" de la chanson... et leurs messages... idem.. !


"La philosophie politique des idôles des jeunes et de "âge tendre et tête de bois"...


Sans compter sur le "prestige" des trois exégètes de la chose "yéyé"...


Sans parler de ce polichinel, très attendu: El Kabach...
Mais qui ose encore se retourner au passage de ce cercueil autosuffisant ? 


Et, qui accorde encore le moindre crédit à ce ministre d'un gouvernement d'opérette ?, 

dont le ton du jeux n'est pas même crédible...


N'y a-t-il vraiement rien de plus pertinent à traiter à l'horizon ?


Piètres analyses rédactoriales...


Vais-je perpétuer mon abonnement ?
(question à la hauteur de mes doutes.)


Verdict:
a mieux fait... 

allez,
une dernière chance,
parce que peut mieux faire... !


Mais dans tous les cas, il faut cesser de nous prendre pour des abrutis...


Bien à vous,

cl. L.


L'avis - totalement contraire - de Gérard Mordillat sur le film (que lui retire son soutien au Média, ça, ça fait mal, quand même, on peut imaginer qu'il aura l'occasion d'en discuter avec Aude Lancelin) pour les non-abonnés à la-bas.org : http://pca.st/ySVO

Après avoir essayé de lire à peu près tout ce qui se dit dans les commentaires - ce qui relève de l'exploit vu les conditions faites par ASI à ses propres abonnés - si je comprends bien, le reproche fait à André Gunthert c'est de n'avoir pas pris parti clairement dès la campagne pour Mélenchon. Reproche qu'Olivier Tonneau avait formulé également à l'égard de Todd. Oui, le soutien des "intellectuels" a manqué, mais peut-être aurait-il été contre-productif ? C'est ce que je pense pour ma part. Je suis bien contente d'avoir vu toute une brochette de pseudo-intellos comme Audrey Pulvar (LOL) se vautrer en beauté avec leur ridicule concert anti-FN.


Je n'ai vu que la version télévisuelle de ce documentaire, je ne sais pas ce que donne la version ciné. Mais je comprends parfaitement les commentaires des électeurs de Mélenchon ici. C'était une belle campagne, une belle aventure, avec de grands moments de frisson (pas quand on chantait la Marseillaise, non). Eh oui, si tout un tas de gogos n'avaient pas stupidement voté pour Hamon, ça aurait pu le faire, contre toute attente, contre la démographie électorale, contre les statistiques et contre le bloc MAZ (classes moyennes, personnes âgées cathos zombies) si bien décrit par Emmanuel Todd. Et un deuxième tour Mélenchon-Le Pen nous aurait permis de voir exactement qui est qui (Minc a dit qu'il aurait voté Mélenchon, par exemple, étonnant, non ?). 


Au lieu de cela, on a McRon (ça sonne comme ENRON, tiens), et on aura Wauquiez et Marion Maréchal Le Pen, tant les "intellos" s'acharnent sur la FI - parfois pour de bonnes raisons, c'est vrai - et la ferment sur l'ignoble Zupiter. Est-ce que l'escroc manipulateur de Conspiracy Watch s'attarde sur les posts de blog de 2014 d'un Marcheur quelconque ? Que nenni, seul un chroniqueur libanais du Média a les honneurs de ce dépiautage. Est-ce que ce charlatan s'intéresse, par exemple, aux remarques racistes, sexistes et surtout très connes de Claire O Petit, députée de la REM ? Pas du tout.  


Faisons un effort de mémoire et rappelons-nous des âneries balancées par Piketti : il faut voter massivement pour Macron comme ça, il sera obligé de nous écouter (LOL, LOL, LOL, LOL et re-LOL). Pourquoi on n'entend personne dire que Zupiter et sa bande infecte ont été élus par des voix insoumises, des voix EELV, des voix PS, et qu'il trahit quasiment tous ses électeurs, y compris les juppéistes ? 20% des électeurs de Fillon ont voté pour Le Pen au 2ème tour, je le rapelle, alors que Zupiter applique la politique de Fillon ! C'est proprement hallucinant et aucun "intellectuel" ne dit rien ! C'est encore pire qu'avec Chirac en 2002, car Chirac a au moins fait la politique que ses 20% d'électeurs de droite voulaient, Macron, même pas, il fait la politique d'un de ses adversaires, pourtant éliminé au 1er tour, et dont les électeurs n'ont pas voté pour lui ! Le mépris de classe dont font preuve l'ignoble Macron et ses godillots devrait faire la une de tous les journaux tous les jours que Dieu fait, mais non, il n'en est tout simplement jamais question ! Les seuls "opposants" qu'on entend sont les fachos du Printemps républicain ! On a un connard qui vient raconter que les SDF font un choix de vie, personne ne réclame sa démission. Un type qui monnaye son aide aux personnes en difficulté contre des fellations, et ben présomption d'innocence, ovation, etc.    


Enfin, pour mettre tout le monde d'accord, comparons l'Insoumis (pour moi, la version télévisuelle) non pas avec un truc vieux de 40 ans sur ce connard de Giscard qui par-dessus le marché se croyait irrésistiblement beau, mais avec les deux bouses pondues au même moment sur Macron et dont l'un des réalisateurs, si j'ai bien compris, attend son su-sucre - avant le coup de pied au cul qui suivra, car Macron, la reconnaissance, il connaît pas. Là, pour le coup, on voyait que Macron avait de la tactique et de la stratégie. 


Il n'avait même que ça. Pas une seule conviction, pas une seule idée politique, Rien, zéro. Le vide intersidéral.  

UNe brillante mise en perspective . bravo

@ A. Gunthert

Plutôt que de continuer à vous répondre, commentaire sous commentaire, au risque de se perdre dans ce déroulé "merdique" ( ;)) ) je préfère résumer au premier plan les réflexions que m'inspirent nos échanges et aussi les échanges vifs et argumentés que vous avez eu avec Totorugo et Pierre  Bouysset.

1) Sauf erreur de ma part, c'est  d'abord sur le ton donc sur la forme de vos propos que se sont "accrochés" maints commentaires dont les miens. Accroche sur la forme et gêne sur  le fond ! J'ai lu avec intérêt vos réponses en ayant le sentiment que j'avais du mal à voir clair dans vos réponses sur qui continuait à me gêner...

2) La lecture de vos échanges avec Totorugo le biennommé (:)) a éclairé pour moi  votre point de vue :  vous faîtes partie de ceux qui ayant voté Mélenchon "en désespoir de cause"(?), et vous étiez d'autant plus déçu de "son échec"que JLM apparaissait avant le 23 avril 2017 le recours le plus crédible pour le camp des "idéalistes" progressistes...

3) Cette déception, vous deviez lui trouver de "bonnes raisons" et le film de Perret, qui n'est pas un documentaire d'où une certaine ambiguïté, a servi de support à votre argumentaire politique lequel a fait bondir les asinautes !

4) Vos chroniques analytiques des images sur le site a pour but de nous informer, de nous instruire et faire réfléchir en déconstruisant les-dites images et dans cette chronique cela est fait, sauf....  que les faits rapportés sont lacunaires et en partie inexacts dans la dernière partie  d'où cette volée de critiques, et aussi de mises au point !!!!

Une appréciation venue de quelqu'un qui n'a pas voté Mélenchon et a vu le film (Christine Angot aussi étonnant que cela puisse paraître)

à Deeplo : Quelle est cette drôle de secte malfaisante que celle des "hamonistes" dont tout le monde parle tant et qui aurait infiltré les réseaux de pouvoir, et Asi ? On m'a dit qu'ils clouaient des pigeons morts aux portes des personnes âgées...

André vous avez le droit de penser que Mélenchon ne pouvait pas gagner, personnellement je m'abstiendrai toujours de faire ce genre de commentaire car à moins d'être omniscient, les forces en jeu, rationnelles comme irrationnelles, sont suffisamment complexes pour ne pas pouvoir faire de telles prédictions. Et en l'occurrence, si la sociologie peut permettre de faire grosso modo un état des lieux des rapports de force, même aidé de la magie des statistiques, on ne peut pas non plus en faire une source fiable de prédiction, car j'espère que vous le comprendrez, les idées politiques ne sont pas toujours liées à la sociologie et surtout elles peuvent varier, c'est d'ailleurs ce qui se passe constamment ;)

Il suffit de se rendre compte qu'il suffit que chaque personne convaincue arrive à en convaincre une autre pour que leur nombre passe du simple au double pour comprendre que la viralité des idées peut être telle que tout peut rapidement basculer pour une raison ou pour une autre.


Maintenant nous aurions aimé une comparaison visuelle des deux documentaires que vous évoquez pour appuyer vos idées. Car effectivement la comparaison peut être intéressantes.


Je pense que vous vous trompez en croyant que Mélenchon et la FI n'ont pas de stratégie. Vous avez raison de dire qu'ils n'ont pas une stratégie électoraliste comme a pu le montrer le documentaire sur VGE. Cela veut simplement dire que leurs stratégies sont totalement différentes, ils n'abordent pas l'élection de la même manière, et cela n'a rien d'étonnant car ils ne sont pas dutout dans la même démarche politique, ce que vous avez quand même souligné.


Je n'ai pas vu le film documentaire l'insoumis. Et donc je ne sais pas si cela transparait ou non ? Quelqu'un qui a vu le documentaire pourra peut-être le préciser.

Mais si vous vous interrogiez sur ce qu'ai la FI, ce qui la fonde, peut-être serais-ce un bon début pour commencer à comprendre sa démarche et sa stratégie. Je ne vais pas vous l'expliquer je vous laisse le soin de chercher par vous-même. Mais je pense que si vous recevez des critiques, c'est surtout pour cela. Je pense sincèrement que votre vidéo manque de profondeur et de réflexion, vous donnez l'impression de ne pas voir bien plus loin que le bout de votre nez.

Et que c'est pour cela que vous tirez des conclusions qui semblent erronées.


Bonjour, l'interview de Gilles Perret par Aude Lancelin sur Le Média apporte un éclairage sur le film

Pour avoir aussi critiqué Macron dans mes chroniques, je peux en tout cas certifier qu'il y a nettement moins de macronistes outragés que de mélenchonistes affligés sur ce forum! (ce qui est tout de même rassurant… ;)

je suis insoumise , mais que comprennez vous a l'article ? moi rien . Et je suis heureuse de ce film (en plus je suis dedans) qui m'a permis de me rappeller les super moment, et on y a tous cru, vous n'imaginez pas l'effervescence quo'n a vécu, le nombre de gens qui venais prendre des affiches sans pour autant être militant, y'a pas que JLM, et je ne vois pas comment qq qui se bat , devrait gagner sans y croire . C'est bien le bobo Schnedermann a travers Gunther, qui parle là. Eux les bobos parfait, les mentalités de petits profs impeccable,  ne supportent pas l'échec, l'erreur, accepter qu'en 2012 soutenir Hollande est été une connerie, ça leur est impossible (Todd au moins a ce courage, mais il n'a pas eu celui de soutenir JLM, pourtant il a voté pour JLM) , ils préfèrent eux et Plenel dire qu'il n'ont pas soutenu Hollande. et en 2017 ils ont bien sucé Macron  . Et mépriser qq qui y crois, c'est être contraire a toute les recherche des amis de Daniel , Lordon ne parle que d'affect en politique, de croyance .. et il faudrait que JLM ne sois pas cet homme affectante par notre souffrance, et qui  en retour nous a affecte et nous entraine . votre jalousie, votre aveuglement au osubresau de la société est assez décevant, voir a vomir..

Article après article, cela se confirme: toute personne qui ose critiquer Mélenchon subit les attaques ad personam de la part des insoumis asinautes. J'espère juste qu'un jour, ceux-ci admettront que Mélenchon est critiquable, qu'ils se remmettront enfin en question et comprendont pourquoi beaucoup de gens de gauche ne peuvent pas se reconnaître dans Mélenchon et LFI.

Il me semble que André Gunthert juge ce film en imaginant qu'il s'agit d'un film de propagande, et que de ce point de vue là il est raté. Mais... si ce n'était pas un film de propagande, s'il s'agissait seulement... d'un film...? Et justement, d'un film difficile à classer dans une catégorie, documentaire, portrait, récit d'une campagne... ou encore autre chose? 


De même, il imagine que les motivations de Mélenchon étaient prioritairement électoralistes, et que de ce point de vue... caramba, encore raté! Et si ses priorités n'étaient pas premièrement électoralistes, s'il avait comme première ambition de participer à la formation d'une véritable force non pas électorale (ça pourrait venir ensuite) mais sociale? 


Enfin, il imagine toujours Mélenchon comme "sauveur suprême". Et si tous ces commentateurs de Mélenchon gourou solitaire étaient victimes du syndrome "un seul arbre vous cache toute une forêt"? Deux forêts même, une qui existe déjà et une autre qui pousse en silence? 

La pédanterie sans pareille du sieur Gunthert est déjà pénible quand il parle d'images, mais alors quand Monsieur se pique d'être politologue et d'analyser un scrutin électoral, on bascule littéralement dans le ridicule.


Mais maître Gunthert a sans doute raison : rien ne vaut un documentaire sur des winners capables d'avoir, au prix du cynisme le plus crasse, une stratégie de conquête déconnectée des idées, de toute cohérence programmatique et de la volonté de convaincre sur le fond.

Faut-il s’insulter simplement parce qu’on est pas du même avis? Je ne suis pas Insoumis (ni socialiste), mais j’ai voté Mélenchon au premier tour, et croyez bien que j’aurais préféré mille fois le voir élu que de constater la casse accélérée des derniers vestiges des services publics par le gouvernement actuel.


Mais pour réussir ce qui apparaît comme un tour de force, compte tenu des penchants conservateurs mesurables de l’électorat français (Macron + Le Pen + Fillon, ça faisait tout de même 65%), il aurait fallu un peu plus que des bons sentiments – ou même une bonne campagne.


Désolé de ne pas analyser un documentaire de campagne d'un point de vue exclusivement esthétique. Il s'avère qu'en démocratie, la compétence politique est présumée par défaut être le lot de tout citoyen. En faire usage est donc, comme celui du bon sens, le plus élémentaire de nos droits.


Or, la seule tactique qui a permis au président le plus à gauche de la 5e République, François Mitterrand, de l’emporter, a été de réaliser l’alliance contre nature de la gauche populaire et de la gauche bourgeoise. Aurait-on pu produire à nouveau ce petit miracle en 2017? Je n’en sais rien, mais ce dont je suis sûr (c’est un avis qui n’engage que moi), c’est que toute perspective de victoire était mathématiquement exclue sans cette condition. Ce n’est pas ma faute si la désignation au suffrage universel du président de la République impose une part de tactique. En tout état de cause, participer au jeu implique de le faire à partir des règles en vigueur. Mais je suis curieux d’entendre les arguments qui défendraient le petit tour de piste idéaliste et sans compromis pour le plaisir de concourir.

Je n'ai insulté personne. "Pédant" est une caractérisation (subjective, évidemment, mais je ne donne ici que mon opinion). Il y a des journalistes pédants, des écrivains pédants, des universitaires pédants. C'est comme cela que je vous perçois dans l'exercice de vos fonctions (du moins celles dans lesquelles je vous connais). Ton doctoral et surplombant, suffisance et apparence de neutralité complètement factice. Il me semble qu'un forum est fait pour qu'on puisse donner ce type d'impressions, même si elles vous déplaisent.


Vous auriez "préféré mille fois le [JLM] voir élu". La bonne blague. Vous auriez été avisé de le faire savoir pendant la campagne, et d'utiliser votre notoriété pour faire en sorte d'en augmenter la probabilité.


Je ne vous conteste pas le droit d'analyser politiquement le documentaire. Au contraire, j'apprécie que vous abordiez le sujet. Ce qui m'agace prodigieusement, c'est le ton que vous prenez pour dire que tout était joué d'avance et qu'on le savait très bien, que la sociologie de l'électorat plaidait inexorablement en faveur de Macron, etc. Quelle drôle d'idée d'avoir jeté votre bulletin à celui qui n'avait de toute façon aucune chance, alors.... Mais surtout, d'autres, comme Todd, ont relevé le caractère spectaculairement interclassiste du vote Mélenchon, laissant à penser que sans les tirs de barrage du journalisme d'éditorialistes mainstream (Aphatie, Cohen, Bécard, St-Cricq etc) ou alternatifs (Plenel, Arfi, Perraud, Salmon, Mauduit etc.), des "intellectuels" médiatiques (Glucksmann, Enthoven etc.) et des universitaires qui ont passé la campagne à lui cracher dessus (Fassin, Marlière, De Cock etc.), il était à même de rassembler un électorat beaucoup plus divers que ce qu'on aurait voulu croire.


En d'autres termes, il a fait précisément ce que Mitterrand a fait en 81, et même sans doute davantage (la sociologie de son électorat est encore plus disparate que celle de Mitterand). Très loin du "petit tour de piste idéaliste et sans compromis pour le plaisir de concourir" que vous jetez du haut de votre arrogance à tous ses électeurs - remisant dans un coin cet enseignement capital du documentaire de Perret : Mélenchon croyait dur comme fer qu'il irait au 2ème tour.


Votre argument, en fait, se résume à la doxa sempiternelle du Mélenchon sectaire, refusant de dialoguer avec qui que ce soit, et content de jouer le "pur" qui fait vibrer les cœurs tout en sachant qu'il perdra. Or comme le montre le documentaire, cet argument tout droit venu de l'Aphatosphère (autrement connue sous le nom de Quatremerdosphère) est en carton. La gauche a rarement autant fédéré loin de son noyau dur que pendant cette campagne de la France Insoumise. Je ne vois pas bien, aussi, comment je pourrais vous donner des "arguments qui défendraient le petit tour de piste idéaliste", puisqu'il n'a jamais été question de le faire. Il n'a été question de mettre au pouvoir les défenseurs d'un programme politique progressiste et écologiste comme on n'en avait pas vu depuis des années (et ce quels que soit les défauts et les lacunes que chacun pouvait lui trouver). Beaucoup, Insoumis ou pas (ce qui est mon cas), se sont impliqués de mille manières (individuelles ou collectives) pour faire gagner ce programme, et partant son candidat. À l'évidence, vous n'en avez jamais fait partie.

Je ne peux pas me battre contre tous les préjugés que vous me balancez, comme si j'étais Saint-Criq, Plenel et Aphatie réunis… De toutes façons, mes réponses n'ont pas l'air de vous convaincre ("la bonne blague"), et ne me valent qu'un supplément de noms d'oiseaux… Avoir tant de hargne est-il représentatif? N'en jetez plus! Votre zèle prosélyte achève de me convaincre…

Voilà qui confirme les choses. "Mon pauvre homme, vous n'êtes que hargne et préjugés, pourquoi diantre prendrais-je la peine de vous répondre ?" 

La Distinction n'est pas morte, et le snobisme non plus.

En tout cas, je vous plains sincèrement (ne serait-ce que de vous infliger l'épreuve du visionnage de quelqu'un qui vous est aussi odieux…). Je vous recommande le bicarbonate de soude, c'est souverain contre les maux d'estomac.

Alors soyez bon, prévenez-moi quand vous aurez passé la dernière couche de condescendance.

Ne comptez pas sur moi, je suis tout amour! :D


(Et qu'est-ce que ce site est ch… à redérouler, c'est NdD pas croyable!!!)

Ah bah vous voyez, on finit par être d'accord :-)

C'était pas gagné!!! Donc vous retirez pédant? Franchement, je suis le gars le plus sympa du web, quoi! (bon mis à part le fait que je ne suis pas totalement acquis aux thèses FI… :-)

Bon à la faveur de notre front commun contre la merditude de l'interface de ce forum, je retire pédant (mais notez que les mots rugueux que je vous adresse ne signalent pas une personne hargneuse ou méchante : ils sont les mots de la controverse, et si les vôtres sont peut-être plus policés, ils sont aussi durs à leur manière - ce qui n'est pas incompatible avec le fait d'être "le gars le plus sympa du web" - et c'est très bien comme ça).

Je vous remercie bien sincèrement! Et n'était la merditude de l'interface, notre conversation politique pourrait vraiment débuter… (faudrait peut-être redémarrer ailleurs…). Car je vous avoue qu'il y a un mystère pour moi. Plutôt que de m'engueuler de n'avoir pas soutenu Mélenchon, expliquez-moi ce qui n'a pas fonctionné – et où Todd se gourre –, puisque j'avais a priori tout pour faire partie du cœur de cible de la FI… Problème de classe, d'habitus? Est-ce ma marque de chaussettes qui m'a condamné à rester à l'écart de la belle envolée? Ou bien n'ai-je pas été convaincu rationnellement par les arguments du candidat? (ce qui ne m'a pas empêché de lui donner mon bulletin de vote…) Et ai-je le droit à une pensée critique autonome de sa stratégie et de sa tactique? (que je me suis par ailleurs abstenu d'exprimer avant le terme électoral…)

Je ne le sais évidemment pas, ce qui n'a pas fonctionné. Mais je ne comprends pas pourquoi vous dites que "Todd se gourre" : il attire l'attention sur la structure interclassiste de l'électorat de la FI, faisant remarquer qu'il est assez différent de l'électorat plus homogène de l'ex Front de Gauche, et donc beaucoup plus rassembleur que ce que l'on a voulu croire (en véhiculant le cliché de "Mélenchon le diviseur de la gauche"). 


Alors, pourquoi n'avez-vous pas "été rationnellement convaincu par les arguments du candidat" ? Je ne peux pas le savoir à votre place. Mais si vous avez voté pour lui, c'est bien quand même que vous y retrouviez ce qui vous a paru le plus souhaitable ou le moins à craindre parmi tous les programmes proposés ? Ou que vous avez fait le pari d'un "vote utile" sur Mélenchon (plutôt que sur Hamon). Peu importe. Je ne vous "engueule pas de n'avoir pas soutenu Mélenchon" ; je vous fais remarquer que c'est un peu étrange de nous dire maintenant combien il aurait mieux valu Mélenchon !


Car il est assez incontestable qu'il y a eu un formidable tir de barrage sur le dernier tiers de la campagne, fait de désinformation et de calomnie massive et grossière. De la part des éditorialistes mainstream, à gauche de la part d'une partie de l'équipe de Mediapart, chez les politiques de la part de Hamon-Jadot (l'Amicale du Kremlin, etc), et chez les intellectuels (la rage d'un Philippe Marlière à retweeter dans la seconde la moindre manchette sensationnaliste assimilant Mélenchon à un LePen inversé, par exemple). Or nous l'avons vu ce tir de barrage, et personnellement, j'ai été déçu de ne pas entendre des voix influentes à gauche s'engager pour faire contrepoids (car sans contrepoids d'aucune sorte, c'était perdu d'avance contre un tel rouleau compresseur).


Où sont passées Laurence De Cock ou Caroline De Haas, médiatiques comptes twitters dont l'appui à Mélenchon aurait été précieux ? Et tant d'autres. C'est plutôt ce reproche, que je vous adresse. Des intellectuels comme Didier Eribon ou Arnie Ernaux, par exemple, ont très certainement de multiples désaccords avec les arguments de la FI, voire probablement peu de goût pour la personne de Mélenchon : ils ont pourtant appelé publiquement à voter Mélenchon (ce qui n'équivaut pas à lui donner un satisfecit intégral). J'ai dans mon entourage plusieurs personnes qui s'étaient bien juré de ne jamais voter Mélenchon (trop agressif, trop "masculin", trop autoritaire, trop idéaliste, trop intransigeant, etc.) et que le soutien d'une auteure qu'ils admirent a complètement ébranlé, les conduisant finalement à voter Mélenchon.


Je vous compte parmi ces voix qui auraient pu porter et qui ne l'ont pas fait. Et je trouve un peu facile d'avoir "une pensée critique autonome de sa stratégie et de sa tactique" si dans le même temps on ne formule pas de pensée critique de sa propre stratégie d'engagement. Car une campagne n'est pas que la stratégie d'une équipe autour d'un candidat. Celle-ci est certes centrale, mais réclame d'être relayée par de multiples stratégies individuelles et collectives. Votre critique me parait formulée un peu comme si vous étiez en-dehors du jeu ou au-dessus de la mêlée (d'où probablement ce sentiment de surplomb que m'a inspiré votre chronique). Or votre "regard oblique" demande d'avoir du recul, d'accord, et de mettre ses objets à distance, certes, mais n'efface pas pour autant ce fait que nous avons tous pris ou pas, aux différentes échelles où cela nous était possible, des responsabilités pendant cette campagne.


C'est bien sûr votre droit d'être resté en retrait. Mais ça me parait rendre caduc le fait que votre critique porte sur la stratégie FI et elle seule (quand ce n'est Mélenchon et lui seul) comme responsable de l'échec électoral (dans la mesure où vous le déplorez). Nous sommes tous responsables du décollage d'une campagne, par la façon dont nous la relayons, la combattons ou l'ignorons.

Merci pour cette réponse détaillée! On est d'accord sur de nombreux points. Pour "remonter" cette discussion, je donne quelques précisions sur mon positionnement (anti-)politique dans ma réponse à "asinaute convaincue".

Ah oui, hein !!! Faites remonter en haut lieu, por favor. 

André Gunthert, ne vous pensez-vous pas vous-même sujet à quelque fabrique du consentement ?

Signalons, cher André, que l'Insoumis n'est en aucun cas un documentaire, de l'aveu même de son auteur et de son principal personnage ; il s'agirait en fait d'un film.

ce film raconte une histoire, celle de gens qui finissent par croire à une possible victoire. Ce n'est en aucun cas un documentaire, et il est donc normal de sentir que son réalisateur y exprime de l'empathie ; après tout, il colle à son sujet, et nous enlève dans son récit comme doit faire tout film qui raconte une histoire.


C'est tellement peu un documentaire que, à Rennes, au Théâtre National de Bretagne où je suis allé le voir, la personne responsable de la programmation, soit qu'elle ait voulu être taquine, soit qu'elle ait ainsi manifesté son hostilité,  l'a catégorisé non pas comme un docu, mais a trouvé plus intéressant de le qualifier de "comédie".

Insoumettablement vôtre !

D'abord sur la nécessité d'un film qui rapporte une défaite quand la plaie est encore ouverte?

Ensuite sur le rattachement à un genre qui n'est finalement constitué que de quelques exemplaires et qui ne sont notables que parce qu'ils furent le portrait d'aventures au dénouement heureux?


Puis il est certain que s'attacher de trop à la personne de Mélenchon en gros plan et pas assez à son environnement humain est une tentative de plus d'héroïser le chef aux dépens des têtes.


Mais il faut bien voir ce qui est arrivé : des vieux ont voté pour un jeune, ou enfin un homme d'apparence jeune mais qui est vieux en lui-même et qui, pour gage de confiance, a pour épouse une vieille de l'âge moyen de son électorat

tandis que Mélenchon est un vieux rempli encore d'idées que l'on associe à une certaine jeunesse quand cette jeunesse ne s'est pas fossilisé avant l'heure


tout comme Bernie Sanders ou même son fils Levi, vieux en apparence au point de paraître aussi âgé que son père, mais dont le programme politique est un gage d'avenir pour les plus jeunes... car eux mêmes, les deux Sanders, n'en verront pas tous les fruits


Ce matin sur France Info un couple de retraités interrogés qui voient fondre leur retraite, s'en veulent d'avoir voté Macron en croyant ses promesses (les c...), lui en veulent de ne pas avoir parler des retraités lors de ces vœux (pas de vœux aux vieux c'est inacceptable), et qui pensent déjà à des mesures de rétorsion "inimaginables" : ils ne privilégieront plus le petit commerce et iront aux hyper-marchés. Discours d'égoïstes ayant placé leurs sous toute leur existence


Je rage d'autant plus facilement contre ces vieux que je ne suis pas tout jeune


Mais du côté de ceux qui ont voté pour Mélenchon, ce film a t il un intérêt, comme se regarder dans un miroir cassé? Et à l'heure de la destruction massive de la SNCF et des autres services publics du même coup, pourquoi n'entend t on rien de la part de la FI ? ou est-ce dans l'espoir de ne pas miner le terrain des syndicats...

Dire que tout était déterminé  est une relecture a posteriori, le décol de Mélenchon c'est plutôt le débat que le lâchage de Hamon par exemple. D'ailleurs Hamon venait de faire un super meeting juste après celui de melenchon qui avait complètement annulé le momentum de melenchon. C'est bien le débat sur TF1 qui a lancé sa dynamique. (vu que les performances des deux candidats de gauches ont été de qualité opposées)

ASI milite, ASI s’échine, se plie en quatre pour démolir toute initiative de gauche. A rapprocher de l’article bêlant sur les gentils rebelles syriens et leur couverture par les courageux reporters de l’afp. Malgré les précédents irakiens, libyens, celui d’Alep, ou les manipulations médiatiques couvrant 50 ans de massacres US en Amérique latine, ASI serait toujours incapable de reconnaître la propagande impériale ? Syrie, le média, maintenant Mélenchon: ASI est il devenu la gazette de l’OTAN? De l’Eurogroupe? Niel a pris des parts? Consternant....

"L"ADN du document de terrain"...


Tout est dit et le commentaire qui suit est à l'avenant.

Un peu de rigueur svp.


Malgré tout le respect que j'ai pour Depardon, la haine infinie que je voue à Giscard au nom des centaines, voire des milliers d'animaux qu'il a exécutés pour son plaisir sadique de petite bite (il a gazé des ours qui hibernaient pour les tuer en Europe de l'Est), jamais je ne pourrai regarder le documentaire qu'il lui a consacré.  


Quant à l'Insoumis, j'attends la version DVD, il y a assez peu de chances pour que l'ambassade organise une projection (encore que...). 


En ce qui concerne l'électorat vieillissant, c'est bien ça qui me dégoûte. Ces gens-là qui ont voté pour Fillon aux primaires, les baby-boomers et plus âgés (ma grand-mère a 100 ans, n'a jamais occupé un emploi et vit de la retraite de mon grand-père depuis... 1978 !) qui veulent qu'on supprime les fonctionnaires et qu'on fasse trimer les gens plus longtemps, comment peuvent-ils être aussi ignobles ? Continuez à voter comme ça, les baby-boomers, contre les intérêts de vos enfants et de vos petits-enfants ! Tu m'étonnes qu'à la fin leur progéniture te les colle dans des EPHAD, bien fait !! 


On devrait, un peu comme dans la Carte de Marcel Aymé, diviser leur voix par deux.   



"Mélenchon s'avère incapable de la moindre considération tactique"

Ouais, pas très finaud le Mélenchon d'avoir quitté le PS à la fin de l'année 2008, et d'avoir raté le second tour pour quelques centaines de milliers de voix en 2017 à l'élection présidentielle.

Comment foirer à ce point ? Heureusement Mr Gunthert est là pour nous éclairer avec sa brillante analyse de sociologie électorale.

Et aussi, l'armée de communiquants, épluchant quelle phrase attirera telle catégorie sociale, etc… vous avez pu le voir dans le docu sur Macron, et c'est évidemment pas chez Mélenchon que l'on verrait ça, faudrait-il s'en désoler ?


Je vous rappelle aussi que lélectorat de Mélenchon était le plus vaste et hétéroclyte, démentant formellement votre vision de l'électorat par déterminants sociaux et intérêts de classe.

Comment peut-on prétendre qu'il n'avait aucune chance alors qu'il n'était qu'à 4% du second tour ? Et que plusieurs instituts de sondage les donnaient dans un mouchoir de poche ?

Et alors, prétendre qu'il n'avait aucune autre stratégie que de se laisser porter, comme si la renaissance d'une vraie gauche n'était pas un travail de longue haleine, comment peut-on à ce point être à côté de la plaque ???


Pour le reste, j'ai pas vu le film, je ne peux pas dire s'il y a un lien avec les documentaires hagiographiques cités, qu'il faudrait que je revoie aussi si j'en avais le courage.


Allez un p'tit lien vers cette courte vidéo : 

F. Ruffin et G. Miller au ciné pour "L'insoumis" : "Mélenchon nous a remis debout !"



Macron de « centre droit », lol.

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