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Commentaires

Les deux natures de la vieille presse

Bien joué. J'en suis là, ce matin. J'en suis là, à me retrouver

Derniers commentaires

En passant.

http://yetiblog.org/index.php?post%2F1816

Les cicatrices des violentes pluies, grêles, des violents vents, orages...aussi rageuses qu'elles soient doivent être soignées sous peine de galopantes maladies...

Les temps sont aux cicatrices et autres stigmates.
Ce début 2016 laissera traces.
J'encourage l'abonnement à @si car je trouve que le décryptage des médias en général est une pratique saine pour la démocratie. En revanche, le manichéisme ''vieille presse'' / ''nouvelle presse '' est ici condescendant et dessert, je trouve, le propos. Il y a des articles de qualité dans le Monde et, à côté, des pure players nauséabonds de ''reinformation''. N'attisons pas la division au sein de ceux qui essayent de faire leur boulot du mieux qu'ils peuvent.
Oui, le forum est riche à lire. Et merci à Annie Sétoualé et à Francis Clément qui présentent deux points centraux du débat, AS le fait d'une façon lapidaire et magnifique.
Déjà début 96, et déjà dans @SI alors à la télé, tu t'étais emberlificoté, DS, avec Pierre Bourdieu en partant d'un débat sur la manière dont la presse relatait les grèves de 95 encore toutes fraîches, et tu y étais revenu par la suite de multiples façons, dont un livre en 99.
20 ans déjà, et je me demande ce qui a changé, à part le décès de PB.
J'aimerai un article de toi sur la lecture que tu fais aujourd'hui de « La Fabrique du Consentement » de Chomsky. Ce qu'il y développe, et qui s'est encore accéléré depuis, est la raison pour laquelle je suis attaché à @SI. Mais je ne suis pas sûr que tu en fasses la même lecture que moi.
Peut-être, après, te demander si la relecture que tu ferais aujourd'hui de la seconde partie de ton livre « Du Journalisme après Pierre Bourdieu » la laisserait inchangée ?
Mais quelque soit ta pensée aujourd'hui, fluctuat nec mergitur, Loubiana, car ensemble et malgré, où grâce à, tous vos défauts, vous, l'équipage et son capitaine, faites un travail unique et formidable.
Honnêtement, à part la presse, tout le monde s'en fout.
Surtout moi....
Personne n'a donc relevé que Daniel Schneiderman est un journaliste hybride ?

Oui, hybride, comme les voitures : un moteur thermique (le passé) couplé à un dispositif électrique (l'avenir - enfin, d'après Toyota and Co.).

Hybride, comme notre époque ; hybrides, comme l'info-divertissement ; hybrides, comme les guerres actuelles ; hybrides, comme les formes de travail actuelles ; hybrides, comme la pensée contemporaine, qui ne sait pas trop dans quelle direction aller, entre souverainisme et mondialisme.

Alors bravo Daniel, bravo pour avoir écrit cette chronique, reflet d'une réflexion intelligente et compliquée car... hybride.

Mais, il vous appartient de sortir de l'hybride, et de clarifier votre orientation éditoriale.
Tiens pas d'émission ce vendredi ?

Serait-ce en raison d'un "mouvement de grève" ou d'une "perturbation de plateau" façon "C à vous" avec El Khomri ?

Quelqu'un est au courant ?
Lucide D.S. reconnaît le côté corporatiste de cette démarche. Elle ne fait que poursuivre le dénigrement du mouvement social en cours. Les "casseurs",la "grogne" (de vrais animaux!),les utopistes, les ennemis de la relance,la croissance qui vient,qui est presque là...Finalement une attitude plus digne pourrait être d'inviter Martinez ou un de ses représentants. CHICHE?
Écœurant,

Ca n'a pas trop gêné Monsieur Schneidermann de flinguer dans le journal "Libération" son collègue journaliste météo, un certain Philippe Verdier, lorsque le pouvoir l'a viré manu-militari pour cause de blasphème envers la religion climatique : La liberté selon Daniel Schneidermann. Je cite, par ce que ça vaut son pesant de pop-corn : "Autant dire que ce non-livre n’aurait logiquement jamais dû trouver d’éditeur.". Voilà comment s'exprimait le 1 novembre 2015 notre Hérault de la liberté de la presse...

Le voir aujourd'hui déguisé dans son habit de pourfendeur des ennemis de la liberté de la presse est totalement déplacé. C'est décidé, je ne renouvellerai pas mon abonnement à ASI. Le patron va couler avec son navire qu'il a consciencieusement saboté et j'espère juste que Justine Brabant a son gilet de sauvetage.

Voilà, maintenant vous avez le droit de me bannir pour une semaine ou plus si affinité.

Yann.
La dernière image est un montage du Monde Diplo dixit Acrimed : "(Une illustration publiée sur la page Facebook du Monde diplomatique)"
Je suis sideré que vous pensiez necessaire de justifier l'evidence ...meme mieux j'ai l'impression que vous vous sentez coupable d'affirmer le droit de la presse..Le droit de n'etre pas d'accord .
J'ai vraiment l'impression qu'@si devient ennivrer de philosophie totalitaire et perd totalement le sens commun des valeurs qu'il l'a fait naitre .
Le besoin de justifier a tout prix le mouvement actuel me parait absurde et dangereux .
Faut il justifier le droit de la presse ????????Je reve
Un jour de désinformation en moins, je trouve que ça valait la peine.
Le caniche a beau être le plus domestique des chiens, il reste un chien, c'est-à-dire un animal de meute.
[quote=Le matinaute]J'en suis là, à me retrouver au côté des dirigeants de la presse nationale hurlant à la liberté assassinée
Effectivement, ya pas de quoi être fier. D'autant que rien ne vous y oblige, hein???
La liberté assassinée, c'est tous les jours, avec leurs articles au mieux pontifiants, au pire carrément menteurs. La CGT demande que soit publiée une tribune (qui s'apparente, si on réfléchit bien à tout ce dont on nous assomme depuis des jours et des jours, à un droit de réponse). On lui refuse la publication de cette tribune. C'est là que, moi, je vois une atteinte à la liberté d'information. Il se trouve que, par l'intermédiaire des gars qui bossent quotidiennement à publier ces articles insultants pour eux, la CGT a les moyens de protester matériellement. Pas de tribune, pas de journaux. Qui vous oblige, à part des lunettes sacrément biaisées par la con-fraternité, à hurler à la liberté assassinée? Personne.
Le haut du pavé découvre que, sans les petites mains qui font le boulot tous les jours de concrétiser sur papier leurs majestueuses pensées, ils sont dans une totale impuissance d'exprimer "leur" liberté.
"Le laboureur m'a dit en songe: fais ton pain, je ne te nourris plus"
Redécouvriront-ils l'état de nécessité*, le droit de manger à sa faim le jour où ça leur manquera?

*Un mec qui avait "volé" du riz, des pâtes et autres "nécessités" s'est vu condamner pour vol, sans que l'invocation d'un "état de nécessité" pourtant évident le sauve de la tôle.
Je conchie cette loi. Je supporte les grèves du pétrole, des transports en commun, etc. même si je n'y crois plus.
Mais là, le père Martinez, il vient de me filer sacrément mal au cul. A cause de cette andouille, je me vois obliger de protester pour défendre le fig'mag. Je crois que les types de droite qui ont défilé pour Charlie à cause de l'assassinat par les deux crétins de frères ont du la sentir passer de la même manière.
Que les ouvrier de la presse fassent la grève, soit! Qu'ils bloquent la parution des journaux: c'est leur droit: on a l'habitude, on leur en voudra pas. Mais qu'il bloquent seulement les journaux qui n'ont pas publié le texte de Papa Martinez, ça me fait mal. Papa Martinez se comporte comme ces grands patrons qui censurent leur journal ou font pondre des chroniques à la gloire d'un de leurs potes. C'est moche, c'est triste, c'est con.
Et en plus ça m'oblige ce p!tain de message où je me retrouve à défendre (entre autre) le droit au fig' mag' à me ch!er dessus!
Martinez: suppo(sitoire?) du capitalisme!
Chien ne mord pas la main qui le nourrit, donc il est logique que vous voyez clément avec Libération.
Maintenant, je suis surpris que vous n'ayez pas un peu plus de recul sur le système médiatique actuel...
Est-il légitime de votre part de défendre des actionnaires multimillionnaires qui se servent de leurs journaux pour faire valoir leurs intérêts économiques ?
L'accusation de censure est-elle à porter au crédit de la CGT ou de ces mêmes multimillionnaires, qui ne font résonner qu'un son de cloche dans un paysage médiatique bien uniforme ?

Vous avez été pris au piège, Monsieur DS. Au lieu d'un joueur, votre critique vous rabaisse à un rang de pion.
Quel virage en 2016 pour @si. À moins que je n'arrive à voir à travers le voile, à présent.
Il me semble Daniel, que la dimension "pédagogique" en mode ironie vous ait quelque peu échappé. La CGT a usé de son pouvoir pour un deal "tu plies ou tu dégages". Le style de deals que les boites pourront imposer à des millions de travailleurs avec l'inversion de le hiérarchie des normes. Vous avez trouvé ça scandaleux ? Mais c'est scandaleux. CQFD.
Moi, ça m'a bien fait rire que la presse nationale s'émeuve qu'on lui veuille lui imposer ça, quand elle se fiche - pour le plus grand nombre - du sort de millions de salariés à qui cette loi permettra d'imposer des conditions de travail de plus en plus indigne. Merci la CGT pour cet exercice brillant d'inversion du pouvoir... Pour la presse ça a duré un jour, pour les salariés, ça rythmera leur vie.
Décidément, je suis sans doute trop vieux moi-même pour défendre efficacement la liberté de la "vieille presse" dans le cadre de ce forum où le vieil adage "la fin justifie les moyens" fait florès. Adieu donc @si, que j'ai beaucoup aimé lorsqu’il était encore présent sur la " vieille chaîne n°5" mais qui depuis ne cesse de dériver vers la bien-pensance chère à une certaine gauche.
Bon vent à tous, moi je vais pouvoir, désormais, économiser 4€ par mois
C'est entendu, mais aussi, envers et contre toutes les concentrations, tous les rachats, toutes les cures d'amaigrissement, un nécessaire contre-pouvoir démocratique, auquel lesdits propriétaires sont bien obligés, avec des variantes selon les titres, selon les jours, selon l'humeur, selon l'intelligence, de laisser une marge d'autonomie, sous peine de casser leur jouet. Les journalistes sont malgré tout plus libres, dans Le Monde de Niel ou le Libé de Drahi, que dans Le Figaro de Dassault ou Le Parisien d'Arnault.

C'est compliqué de ménager la vieille chèvre et la vieux chou !
je pense que ce n'était pas judicieux de tenter de démontrer que la presse "en général" est au dessus des autres secteurs d'activité économique, sous prétexte qu'il reste quelques ilots d'indépendance chez certains journalistes, dans certaines rédactions ou dans certains médias...
Car, là n'est pas la question. Hier la presse a simplement connu la conséquence normale d'une grève. Ni plus ni moins que tout autre secteur d'activité (économique).

La seule différence tient au fait que, contrairement aux grèves dans tous les autres secteurs, pour la presse on a pas entendu trop de plaintes des usagers (des lecteurs) certainement parce qu'ils en ont rien à foutre par ailleurs. Les seuls que ça a vraiment dérangé c'est les journalistes eux même (parce qu'ils se croient au dessus de tous les autres français et qu'ils pensent que la liberté qu'ils défendent est au sommet de la pyramide des droits et des libertés) et les patrons de presse (parce qu'ils ont perdu de l'argent).

Franchement, hier j'ai entendu personne (simples citoyens) dire "oh merde! y a pas de journaux aujourd'hui. Y en a marre d'être pris en otage". Cela ne veut pas dire que la liberté de la presse est une liberté de second plan (quoi que...), mais que non seulement la presse française se voit assurément plus belle qu'elle n'est, mais surtout que les français ne la voit pas aussi belle qu'elle voudrait le faire croire.

il faut relativiser les évènements d'hier. Les journaux ne sont pas parus qu'une seule journée. Personne n'est mort, aucun journal n'a fait faillite et la liberté de la presse n'a nullement été remise en cause (en tout cas pas plus que d'autres libertés qui peuvent être touchées par un mouvement de grève).

En conclusion, cet évènement a pris une ampleur disproportionnée sous couvert de grands principes, de la liberté et de la démocratie! Alors que, concrètement, le peuple s'en tape de la non parution, une seule journée, de Libé ou du Monde à cause d'une grève!

Finalement, c'est très peu reluisant pour la presse (et je crois que c'est ça qui a choquer les journalistes) de s'apercevoir que les français sont moins dérangés par la non parution des journaux, que par une grève des éboueurs...
Pour moi l'avenir de la presse est en ligne, osef du papier de l'ancien monde. Il faudrait quelques exemplaires pour les archives en cas de problème électronique majeur, mais pas une distribution papier de masse.
le texte de DS est intéressant ... et passionnant par les commentaires qu'il a provoqués.
Avec plein de réflexions drôles, pertinentes, jamais très agressives..
Elle est super la communauté des asinautes !!!
Sinon, il y a un quotidien papier tout jeune qui soutient les grévistes :
http://leprogressocial.fr/
Et pourquoi ne pas voir ce blocage comme une action symbolique à l'attention de la population? Il faut montrer que ces journaux appartiennent à l'oligarchie, la preuve : ils refusent de publier le point de vue des grévistes. Et pour le faire savoir, le blocage est efficace, la preuve est que tout le monde en parle.
Bon, vu le niveau et la teneur des commentaires, je me sens l'envie de défendre le point de vue de Daniel. Personnellement, ça m'a fait bien plaisir ce petit chantage de la CGT et vraiment je suis heureux de voir que le rapport de forces nous est favorable, cela fait des années (des décennies ?) que cela n'est pas arrivé.

Mais il me semble que l'essentiel de ce billet est une réflexion sur les moyens à engager pour lutter contre une presse patronale : comment la superstructure va-t-elle se saisir de cet épiphénomène pour le monter en boucle, faire peur avec la CGT (il faut faire passer devant la CGT un syndicat jaune, la CFDT), et décrédibiliser la seule force capable de s'opposer aux lois réactionnaires qu'on se prend dans la gueule depuis des décennies ?

Et Daniel indique que nous devons trouver les moyens de faire progresser un autre point de vue avec des feintes et des ruses de judoka. Bon, je ne suis pas complètement sur cette ligne, je préfère le "leur faire peur" de Ruffin car le rapport de forces est une nécessité et qu'on n'obtient rien sans lui dans ce pays. Mais bon, ça se discute, sans jeter le bébé avec l'eau du bain.

Personnellement, ce que je fais, c'est que je soutiens toutes les formes hétérodoxes d'information : Fakir, Mediapart, @si, le fil d'actu : c'est à nous de nous tourner vers ces média, de les faire connaitre et de faire grossir leur importance face à une source quasi unique d'information pour les générations télévisuelles : le JT de la 1 ou de la 2 (même point de vue exprimé de partout). Et c'est ce que la génération 2.0 est en train de proposer : qu'on se répande et qu'on les répande dans les réseaux, qu'on s'engage pour eux et on finira par faire basculer le vieux monde et sa superstructure fascisante ou, pour le dire avec un mot moins fort, la superstructure de la pensée unique.

Vu le boulot que mène Daniel depuis des années, je vous trouve un peu prompt à lui balancer des seaux de merde au visage. S'il y avait un peu plus d'arrêt sur images et un peu moins de JT pujadassiens, on ne s'en porterait pas plus mal...
Cette journée de grève a permis de montrer à tout le pays que cette presse n'est rien (elle ne paraît même pas) sans les travailleurs contre lesquels elle passe son temps à cracher. "On vaut mieux que ça" en actes. Le roi est nu, et c'est bien ce qui les a rendus fous de rage. C'est aussi la raison pour laquelle la popularité du combat de la CGT n'y perd rien : la "vieille presse" n'y est pas martyre, elle y est simplement ridicule, avec ses grondements de matamore et ses excommunications que personne n'a écoutées.
Il y avait besoin d'une telle affirmation de puissance du côté des salariés, pour faire pièce à l'arrogance avec laquelle ils sont traités. Tous ceux qui se sont fait traiter d'abrutis passéistes dans les derniers mois, j'en suis sûr, n'ont pas pu retenir un sourire à l'annonce de la nouvelle. Et il compte beaucoup, ce sourire. Ultime grimace moqueuse, ultime affirmation de confiance et de force, la parution de l'Humanité.
Hello Daniel,

Je ne comprends pas bien votre raisonnement. Certes, il reste qques bons journalistes qui produisent des trucs intéressants dans la "vieille presse" (de moins en moins : cf H.Kempf, A.Lancelin, Guenolé, etc) mais cela n'a rien à voir avec la "vieille presse" en elle-même. Ces gens-là pourraient très bien bosser à Mediapart, Les Jours, ASI, Bastamag, etc.
Aujourd'hui, je ne vois pas pourquoi vous défendez la "vieille presse" alors qu'on peut très bien (et même bcp mieux) s'informer avec la "nouvelle presse"...!
L Joffrin comparait la démarche de la CGT au régime de l'ex-URSS.
Pourquoi pas.
Mais bizaremment, lorsque l'Elysée décide d'une intervention télévisée, TF1,F2,LCP, BFM,Itele,LCI se précipitent pour diffuser en direct. 6 chaines (parfois plus) pour diffuser le discours du chef de l'etat, ça ne fait pas également un peu soviétique ?
Curieusement, dans ce cas précis, ça ne gène pas L Joffrin ...
La fin justifie les moyens, quand la fin est juste et le déséquilibre des forces aussi immense.
AH la vache, je vieillis... j'ai rien compris au sens à donner à votre texte Daniel. Lu deux fois. Rien compris. Inquiétant. Je sais pas pour qui, mais inquiétant. :-)
Sinon, pour ceux qui voudraient soutenir les grévistes de la CGT et qui ne sauraient pas comment, vous pouvez verser quelques sous là :
info'com-cgt - solidarité financière avec les salarié.e.s en grève reconductible
Quitte à me prendre des baffes, je suis parmi ceux qui désapprouvent la décision de la CGT, pour des raisons convergentes avec le matinaute en chef. Et pourtant, je suis à fond derrière le mouvement anti loi El Khomri en général. Mais il y a un problème de logique dans cette action. Les motivations pour bloquer la presse refusant de publier la tribune de P. Martinez étaient que celle-ci serait sur une ligne libérale à longueur d'année, et ne traite pas équitablement les points de vue opposés. Si c'est ça la raison, et que la seule modalité pour l'empêcher est le blocage de parution, alors pourquoi seulement ce jour-là ? Pourquoi la CGT, si elle en fait un instrument de lutte, ne bloquerait pas la parution du FIgaro, des Echos et de Libé une fois par semaine, voire tous les jours ? Pourquoi seulement le jour où elle impose son point de vue ? Quand on a une logique, il faut la pousser à bout pour vérifier qu'elle est bonne. Quand on le fait ici, on voit que moralement, ça aboutirait à des situations arbitraires peu acceptables, et concrètement, ca ne sert à rien parce que le lendemain, les mêmes journaux reprendront les mêmes analyses avec encore plus de rancoeur. Bref, on perd sur tous les tableaux. Ce n'est pas parce qu'un syndicat déclare qu'une action est "un instrument de lutte", "un outil", qu'on doit tous, nous qui soutenons le mouvement, se priver d'esprit critique sur l'utilité de cet outil. Bloquer des journaux dans le cadre d'un conflit catégoriel de l'édition, du journalisme, ou de l'imprimerie ne me choque pas. Le faire dans un contexte de grève générale pourrait aussi avoir un sens symbolique.
Mais ici, dans le cas d'un mouvement sur la loi travail, cette décision locale fait tâche. En l'occurence, à part la toute petite minorité qui pousse un soupir de joie d'une journée sans Figaro (j'admets bien volontiers que cette idée ne m'a pas trop attristé!), l'écrasante majorité des gens vont ne retenir que la censure, et la morgue des journaux va être démultipliée. Donc en l’occurrence, l'outil est un boomerang qui nous revient bien dans la face. Quand on cherche à gagner une lutte concrète, et pas à faire des plans sur la comète, on a le droit d'y réfléchir, non ?
C'est lamentable, la Pravda est de retour. On ne s'est pas encore débarrassé des staliniens. La bête bouge encore. C'est tellement "mieux" la presse chez Poutine.
J'allais écrire un long message pas très intéressant mais je m'aperçois en lisant le forum que les réactions des gens sont vachement plus intéressantes que l'article lui-même! C'est cool, ce site!
Je n’arrive pas à m’émouvoir du sort réservé à tous ces titres tant ils agonisent ce syndicat à longueur de colonnes et éditoriaux. Limite je trouve ce dernier juste dans son action.

Cependant, à lire la tribune incriminé dans l’Humanité (jour de fête chez lui, la recette a été bonne, c’était la seule de l’année), fallait pas refuser son édition tant elle est banale, j’en ai été déçu d’avoir sacrifié à l’achat de ce quotidien, histoire de rester informé, je m’attendais à plus, beaucoup plus, ce n’était qu’un tract.
Bonjour
Vous engagez Daniel un combat d'arrière garde. Les seuls qui peuvent protester ce sont les poissonniers qui hier n'ont pas eu leur papier d'emballage quotidien.
"Mais de grâce, qu'on ne transforme pas la vieille presse en victime d'une censure extérieure."

De fait, bloquer un journal est de la censure. Mais on l'assume, comme on accepte la violence dans les manifestations ; c'est un instrument de lutte.
"Les journalistes sont malgré tout plus libres, dans Le Monde de Niel ou le Libé de Drahi, que dans Le Figaro de Dassault ou Le Parisien d'Arnault."

Non, du tout. On lit autant de choses intéressantes dans Libé que dans le Figaro. Pas sur les mêmes sujets, mais les journalistes consciencieux et le sous prolétariat des jeune rédacteurs (trices) sont les mêmes dans ces deux canards. La chéfaillerie aux ordres ne peut pas tout relire, heureusement.
Je ne comprends pas. La grève c'est la lutte des faisant contre les possédants en arrêtant de faire. Ce qui se passe sur la presse me semble de nature strictement similaire à ce qui se passe dans les centrales. En fait, la vraie question, c'est pourquoi personne dans la presse ne fait la grève ?
La seule qui transforme la vieille presse en victime de censure extérieure, c'est... la vieille presse !
Désolante chronique ou homélie. La presse des milliardaire ne mérite aucune compassion. Employer les termes censure et chantage c'est tomber dans leur piège ce qu'a su éviter Martinez.
Je le relirai tout à l'heure à la pause potagère mais le " Ecoutez tout de même deux secondes." qui allie paternalisme pontifiant et moralisateur bienveillant me reste en gorge.

Je vais discuter avec mon rouge-gorge.
J'aime bien cette couleur qui fonce de plus en plus au col; de son plumage.
Cette chronique est un exemple parfait d'homélie déguisée dont il était question hier.
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