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"L'ennemi de l'artiste, c'est la marchandisation de l'art"

Un christ baignant dans l'urine, un artiste nu tenu en laisse comme un chien, le pape écrasé par une météorite: de temps en temps, une image de l'art contemporain suscite le scandale, l'interdiction, et parfois le saccage.

Derniers commentaires

Émission intéressante.

S'il vous plait plus d'émission sur l'art, sur les expositions en cours, sur l'histoire de l'art...
http://florencedemeredieu.blogspot.com/2011/05/lart-et-largent-de-jean-joseph-goux-un.html
Dernier billet de Pierre Jourde mis en ligne sur son blog, sur le Piss Christ :

"Le monde artistique est régulièrement affecté par le même type d’événement, qui revient, cycliquement, avec la régularité d’un marronnier journalistique. A chaque fois, le rituel se déroule selon un immuable ordonnancement, jadis décrit avec précision par Philippe Muray. Un artiste présente une œuvre « provocatrice » quelconque. Diverses associations réagissent. Agitation médiatique de quelques semaines, qui oppose invariablement, à la liberté d’expression artistique, le respect dû aux croyants en ceci et aux sectateurs de cela. Après quoi on passe à autre chose, en attendant que ça recommence.

En réalité, l’opposition de l’artiste libre et rebelle et des pauvres croyants atteints dans ce qui leur est le plus sacré est une pure escroquerie intellectuelle. Ils ont besoin l’un de l’autre, ils se nourrissent l’un de l’autre. Les croyants, parce que l’artiste leur fournit l’occasion de serrer les rangs et de se rassembler autour d’une foi qu’ils prétendent menacée, offensée, salie. L’artiste, parce que la réaction des offensés fait parler de lui, et lui confère le statut d’homme libre luttant par l’art contre l’obscurantisme.

L’agitation récente autour du Piss Christ de Serrano n’a été qu’une nouvelle occurrence de ce gag à répétition. En elle-même, l’idée est pauvre. Compisser les idoles, c’est le degré zéro de la provocation artistique. Des catholiques bêtes réagissent bêtement et de manière prévisible, sur l’air connu : on n’a pas le droit de s’en prendre à la foi de millions de gens, respectons-la. Excellent pour eux : si on s’en prend au catholicisme, c’est bien la preuve qu’il est encore vivant. De son côté, voilà Serrano adoubé artiste critique, questionnant ceci, interrogeant cela, mettant en cause machin-chose. Le tour est joué. Rien n’a été dit, rien n’a été représenté, mais on a causé, chacun s’est conforté dans son image. Beaucoup d’imagerie, peu de sens.

Serrano se construit une image d’artiste critique à bon compte. Ça ne fait jamais que trois siècles (au minimum) qu’en Occident on pratique l’exercice du blasphème envers Dieu, le Christ et les saints. Et, jusqu’en 1789, avec de vrais risques. Serrano n’est pas très original, le sujet est assez rebattu. Hara-Kiri a fait beaucoup mieux et plus amusant sur le sujet. Et Serrano ne risque rien. Si : des pétitions et des tribunes dans Le Monde. Ouh là. C'est grave, certes, mais on en meurt rarement. C’est tout bénéfice : une bonne petite provoc sans risque, bien pépère, et hop, vous voilà par miracle peintre sulfureux, courageux, briseur d’idoles, rassemblant autour de lui les hérauts de la modernité et de la liberté.

Là où Serrano serait vraiment courageux, ce serait d’exposer un « fuck Mahomet », par exemple. Mais rien à espérer : il ne le fera pas. D’abord parce que ce serait vraiment risqué, pour le coup. Et puis parce qu’il serait immanquablement accusé de racisme, d'islamophobie, rangé avec les identitaires, les marinistes, les pasteurs américains brûleurs de Coran. Or, l’artiste avisé se doit de se conformer au discours dominant dans son milieu, c’est-à-dire d’être progressiste, antiraciste, pour le métissage, etc. Il n’y a donc pour lui qu’une seule voie dans la provocation : s’en prendre au christianisme. Là, il sera dans son rôle. Il s’agit moins de conviction que d’assurer sa place dans le champ artistique, en se conformant à ce qui peut légitimement s’y faire. C'est ce que Muray appelait la rébellion de confort.

Au fait, la conformité à une doxa dominante, la prévisibilité, la continuation d’une tradition, l’absence de contenu réel, ce ne serait pas un peu la définition de l’académisme ? Serrano est l’incarnation de l’académisme moderne."

Marrant non ?
Extrait de « histoire matérielle et immatérielle de l'art moderne et contemporain », Florence de Mèredieu, Ed. Larousse « in extenso » :

Chapitre « Les matériaux du scandale », p. 615 :

« Les œuvres, très controversées, d'André Serrano ont fréquemment provoqué le scandale. Comme lorsque, en 1987, il plonge une photographie couleur, représentant le Christ en croix, dans un bain d'urine (Piss Christ, Cibachrome). Les matériaux privilégiés de Serrano sont les diverses sécrétions corporelles (sang, sperme, urine, lait, etc.). Encore faut-il préciser que le caractère choquant de ces matériaux dépend du contexte dans lequel ils sont présentés, et ne font précisément scandale que dans la mesure où il y a (dans le même temps) volonté de choquer et disposition à être choqué. Pas de scandale sans puritanisme. Le rapport aux diverses sécrétions corporelles est certes entaché d'interdits dans la plupart des civilisations. Dans le passé cependant, l'art, les rites,les fêtes, les techniques ont fait un grand usage des matières corporelles symboliques ou réelles. Prenons le seul exemple de l'urine, utilisée dans le processus du tannage pour assouplir les peaux. Que le corps nu, vivant ou mort, puisse être l'objet de tels tabous, cela ne fait que refléter un certain état des sociétés actuelles qui sont écartelées entre les attitudes les plus opposées et les plus contradictoires, entre l’exhibitionnisme le plus extrême et l'intégrisme le plus total. On comprend alors le choc que peuvent encore provoquer les images et les matériaux de l'art. »
A quel titre et selon quel droit l'art serait-il soumis à des tabous ? N'est-ce pas précisément parce qu'il est une sublimation de la réalité que l'art est par définition 'sans limite', autres que celles, morales et techniques, de l'artiste ?

Est-ce parce qu'il existait une censure du tableau que l'art s'est aventuré en dehors de son cadre et a investi le réel par le happening ? Ceci est une autre question car dans l'affaire qui agite l'air ambiant il s'agit de tableaux. De simples tableaux.

Face à la violence du monde, le tableau, quel que soit sa représentation, demeure un mode d'expression pacifique.
Il serait bon et juste de ne pas l'oublier. L'image d'une bombe ne tue personne.

En matière de catharsis, la société ferait peut-être mieux de se préoccuper de la surexposition, des plus jeunes et des plus fragiles, aux violences gratuites et immédiates qui déferlent en permanence.

C'est pourquoi définitivement et absolument :
Toujours, en tous lieux et en toutes occasions l'art aura le droit d'utiliser les mythologies religieuses dans sa production. (yeah !)
C'est tout de même incroyable de constater que depuis Duchamp la multiplication des oeuvres à scandale perdure encore de nos jours. Comment ne pas se lasser de ces provocations qui finissent par toutes se ressembler. Provoquer; "déranger" est devenu une telle habitude pour une certaine frange de l'art que l'on peut dire sans exagérer que c'est devenu une convention, quasiment un art officiel. Il ne reste sans doute que les richissimes industriels comme Pinault pour s'extasier devant ces banalités pseudo artistiques. Preuve du manque de goût et de la naïveté de nos bourgeois. Ce conformisme du scandale en est arrivé au point, je l'espère ultime, où des ex ministres comme M. Aillagon se goberge d'un Koons à Versailles et se vante d'avoir énervé quelques traditionnalistes outrés par ce sacrilège. Chez Taddei je l'ai vu se féliciter de ce que les quelques remous occasionnés par l'expo de Murakami étaient LA PREUVE que son art était important...puisqu'il "dérangeait". Vieux souvenir des scandales de la fin du 19 eme où les impressionnistes provoquaient, eux, de vrais scandales (et ils n'étaient pas exposés à Versailles!).
Cette tendance à la provocation systématique s'éteindra quand s'éteindront les derniers vieux acariatres et culs bénis, les lefévristes et autres minorités réactionnaires qui sont les derniers à encore s'offusquer de certaines images donnant ainsi la dernière raison d'être de cet art finissant.
Il faudrait aussi un dernier artiste conceptuel qui ait le courage d'aller au plus loin que tout ce qui a déjà été fait dans la provocation pour qu'on puisse enfin aller vers d'autres voies de l'art. Je suggère par exemple un grand tableau qui mettrait en scène François Pinault se faisant sodomiser par Jeff Koons, ce dernier jubilant et jonglant avec des liasses de billets de banque (on peut rajouter un tas de merde sur la tête de Pinault pour déranger encore un peu plus). Cette oeuvre ne sera pas achetée par Pinault et ce sera la fin de cette histoire de provocation pseudo artistique.
Emission brillante à suivre tant les intervenants sont au fait de tous les problèmes abordés.

Je me pose quand même des questions.
Pour être clair sur ma vision de l'art contemporain, je suis passionnée d'art, mais autant je me déplace au bout du monde pour voir de l'art que je qualifierais de traditionnel, autant l'art contemporain éveille ma curiosité mais pas du tout, généralement, mon sens esthétique. Quand j'ai vu dans le parc de Versailles, par exemple, un petit Janus doré de manga sur une colonne avec un sourire plus que carnassier observer à la fois le château et les bassins, ça m'a beaucoup plu, entre autres parce que ça fait référence à des éléments des cultures japonaises ou même asiatiques et occidentales. Mais je réserve plutôt mes goûts à Michel-Ange et à Cellini.

Je suis quand même assez stupéfaite de découvrir qu'au milieu de toutes ces oeuvres qui sont quand même souvent à la limite de l'imposture, et je pense que c'est devenu le jeu dans la mesure où la mode est à l'artiste qui se fout ouvertement du système (dans tous les sens du terme), et cherche à pousser la logique à son ultime effet, il se révèle à écouter les intervenants que ce serait Jeff Koons qui serait, lui, l'Imposteur.

Et là, je m'interroge. Pourquoi lui ? Parce que c'est un trader, et qu'à ce titre il est né trader et pas artiste, et que donc il ne fera jamais de l'art mais du trading, c'est-à-dire que toute sa vie, quoi qu'il fasse, il permettra à des capitalos de s'engraisser tout en s'engraissant lui-même ?
Parce que ses références sont uniquement occidentales ? Parce qu'il ne fait que superviser et ne réalise pas réellement ?
Je reste quand même dubitative, car entre Murakami et lui, je vois mal la différence.
Mais bon ! C'est juste une question, pas un jugement de valeur !
YANNE : Il me semble avoir cité, à propos de Versailles, le nom de Murakami. Ou bien c'était avant l'émission… Je ne sais plus. En tout cas, pour moi, Jeff Koons-Murakami même combat.
à Alain, j'aimerais poser cette question, n'ayant pas beaucoup parlé de théâtre contemporain dans le sujet, mais ça n'était pas vraiment le fait du propos, je voudrais savoir ce qu'il pense d'artiste plasticien qui mêle "théâtre" et art plastique, avec un gout recherché pour soit l'esthétisme, soit la provoc', soit les deux. Je pense notamment à deux artistes qui ont beaucoup hanté ma formation de comédien et avec lesquels j'ai eu plusieurs prises de becs soit dans des théâtre contemporains, soit avec mon prof, soit avec mes camarades apprenti-comédien à l'époque comme moi.

je veux bien sûr parler de Roméo Castelucci (qui a fait scandale à Avignon dernièrement) et de Rodrigo Garcia. Plasticien de mauvais goût n'hésitant pas à manier les approximations à la truelle.

Autant j'apprécie assez Roméo Castelucci dans certaines de ses recherches esthétiques/picturales du théâtre, autant je trouve que Rodrigo Garcia ne mérite pas tout le battage qu'on fait autour de son prétendu talent. Surtout qu'il ne fait que reproduire de manière anti-capitaliste primaire le théâtre expérimentale politique des années 70, rien de nouveau sous le soleil, et pourtant ses mise en scènes sont trés appréciés du gotha, et ses pièces coutent facilement 1 millions d'euros à produire.

Je me souviens notamment d'une pièce dans laquelle il dit une connerie qui m'a fait bondir : "j'ai 8 ans, je vis à Paris, Papa m'emmène manger au Macdo, j'ai 8 ans, je vis à Bornéo (ou une ville de ce style), je travaille à la mine et je me fais sodomiser par un riche touriste". J'ai bondi, parce qu'on peut tout aussi bien vivre à Paris, et se faire violer ou subir un inceste, et le fait de vivre dans une grande ville dans un pays "riche" n'a aucun rapport avec le fait d'être ou de ne pas être maltraité sexuellement ou individuellement.

Maintenant, j'aimerais avoir l'avis de Alain si c'est possible bien sûr à propos de ces deux "plasticiens metteurs en scène théâtraux".
Jeff Koons n'est pas un imposteur.
Il continue simplement dans la breche du pop-art ouverte par Warhol.
Il y a un sens esthétique certain, ca parle de drogue, sex et argent, ca nous fait nous poser quelques questions, peut-être pas toujours les bonnes, mais c'est rigolo un moment.
Au bout du compte, c'est surtout de la déco.

Au bout du compte, c'est surtout de la déco.
On est clairement plus proche de valérie Damidot que du Caravage. ;-)
il me semble que l'étoile rouge d'Abramovi? est davantage une citation des partisans de Tito (communistes) que de l'étoile de David. elle a déjà évoqué le bain de sang des Balkans ailleurs (Delusional et le magistral Balkan Baroque à ma connaissance), cela ne m'étonnerait donc pas.
je ne la savais pas orthodoxe. avez-vous affirmé cela simplement parce qu'elle est serbe ? (si c'était le cas, je ne saurais dire à quel point une telle idée est préconçue)
L'émission m' intéressée mais je ne suis pas certaine d'avoir bien compris.
En fait, il me manque une définition de "l'Art". Est-ce qu'il suffit qu'un objet ( une photo, un peinture....) exprime une pensée, une révolte pour qu'on la considère comme une œuvre d'art ? Je ne vois pas en quoi, les œuvres dont il est question, expriment des sentiments rares ou nouveaux ou ne déclenchent une réflexion particulièrement originale.
Et pourquoi ne s'agit-il toujours que de sentiments d'horreur ou de dégout ( pour moi) que je peux trouver facilement ailleurs?
Quel est "l'art" dont on parle dans l'émission ?
Je serais ravie d'avoir une réponse car , n'étant pas très érudite, je suis un peu dans le brouillard !!
merci
A propos de Piss-Christ.
Peut-être cela a-t-il été déjà dit (je n'ai pas lu tous les posts), mais je n'ai pas entendu dans l'émission que Piss-Christ contient un jeu de mot en anglais :piss / peace.
Par ailleurs, Serrano a donné une explication sur sa réalisation. Il s'agit d'un verre dans lequel il a trempé un petit crucifix et qu'il a rempli de ses propres urine et sang.
Bravo aux invités, et particulièrement à Thomas Schlesser, notamment pour sa dernière tirade sur l'adéquation entre Koons et Versailles.
Cette photo, cela n' exprime-t-il pas plutôt la volonté d' humilier de façon méprisante?Pisser sur quelqu' un ce n' est pas un signe de respect ou d' amour.
Le problème de l' art cela commence avec Duchamp.Est-ce que l' art ne devrait pas être l' aboutissement d' une réflexion sur l' humain ou la nature?
Je reviens sur Oleg Kulik. En voyant sa prestation, je n'ai pu m'empêcher de penser à notre bon Diogène de Sinope.

Un p'tit coup de Wikipédia (article "philosophie antique"), pour voir :

"ils n'avaient aucune gêne à manger, déféquer, copuler, se masturber en public. Ils dormaient à même le sol, allaient nu-pieds, vivaient vêtus de loques ; il faut aller au-delà de ces faits, c'est-à-dire que pour un cynique, forniquer en place publique doit se faire le plus naturellement du monde, en se moquant des conventions. Cela constituait un outrage aux yeux des Athéniens, mais pour le cynique, un homme est un homme, avant toute autre considération."

Bon, il semble tout de même acquis que Diogène ne faisait pas de video qu'il revendait ensuite très chères.
Et, d'après mes renseignements, c'est toute la vie de Diogène qui fut une performance.

Ces 2 éléments tendraient à prouver sa sincérité.

"L'ennemi de l'artiste, c'est la marchandisation de l'art."


C'est dommage que la question de l'argent dans le monde de l'art n'ait pas été abordé de manière concrète. Comme souvent on est resté à la surface, en mentionnant des cotes d'artistes et en parlant de millions, comme de choses appartenant a un autre monde. J'ai eu une lueur d'espoir quand DS a demandé ce que l'artiste met en vente lorsqu'il fait une performance. J'aurais aimer que la discussion se poursuive dans cette direction et qu'on se demande tout bêtement: "de quoi ces artistes vivent?"

On parle du marché de l'art comme d'une institution abstraite, lointaine et excluante... quelque chose de flou et dont la puissance contrôle tout un monde (de FIACs et d'expositions), quelque chose qui brille par son incertitude, proche du divin dans une peinture de Friedrich. Le marché n'existe pas concrètement, ce sont des vendeurs et des acheteurs.

Si on se contente de parler de la cote, au sens de la valeur potentielle, d'un artiste on reste dans du virtuel. Le prix de mise en vente n'apporte rien, c'est le prix auquel les œuvres sont acheté qui nous donne une vraie information. Si on veut taper sur Jeff Koons, dire que ce n'est qu'une grosse blague, il faut se demander qui lui permet d'embaucher une centaine d'assistants, qui lui donne les moyens d'exister en tant qu'artiste.

D'un coté on ne se demande pas ce qui fait vivre les artiste, de l'autre on se balance des millions a la figure sans trop se demander d’où ils viennent. La peinture ne se mange pas et les artistes ont besoin d'argent pour exister.

En bref, j'ai regardé l’émission attentivement et je n'ai pas tellement eu d’éléments qui justifient son titre. J'ai la tête pleine de questions mais je reste sur ma faim.
Il sonne un peu creux par moments le critique d'art quand même.
L'art d'enfoncer des toiles déjà peintes faut y faire attention, ça titille les idées reçues !

Sinon l'émission était intéressante, mais je crains d'être néanmoins condamné à trouver un peu pénibles ce genre d'artistes.
Où se situe la limite ? En forçant le trait, je vois pas trop la nuance fondamentale entre le "chien de Moscou" et Michael Youn.

Je vais me poser en beauf ultime probablement, mais j'ai du mal à ne pas me remémorer le sketch des Inconnus là-dessus...
Sans généraliser et tout mettre dans le même sac, on y retrouve de troublants échos quand même.
Que les collectionneurs se laissent berner par l'"art conceptuel"
Mais que la majorité des fonds publics investis dans l'art contemporain finisse dans les poches de ces "artistes" (dixit Alain Quemin dans son rapport : http://fr.wikipedia.org/wiki/Alain_Quemin), ça me refroidit
Drôle de manière de prononcer Zwingli....J'ai failli ne pas reconnaître de qui il parlait! ;-)
Beaucoup (trop) à dire sur cette intéressante émission.

Une image à arrêter et à conserver, furtive: DS qui fait un doigt d'honneur.

Hors contexte et bien légendée, cette photo est promise à un grand succès.

(zut j'ai changé de mac et ne parviens pas à télécharger/ powerpc/ leopard 10.5.8...pour l'instant )
[quote=Est-ce que finalement, le marché de l'art n'est pas un système de valeur comme les autres, avec ses prêtres (les critiques), ses saints (les artistes côtés) et son dieu (l'art)]

Les prêtres seraient plutôt les collectionneurs, les saints les critiques d'arts, jésus l'artiste, et dieu la création.
J'avais lancé l'émission en plein repas.
C'était pas une super bonne idée.
Sur le sujet, le film de Banksy Faites le mur ! est à voir. Il à failli s'appeler "Comment vendre de la m... à des c...", mais le mieux, c'est le titre en anglais "Exit Through the Gift Shop" (qu'on pourrait approximativement traduire par "Sortie par la boutique de souvenir") Il dit plus justement parce que plus subtilement - i.e. sans désigner d'avance les coupables - le questionnement du film. Un titre qui devrait parler à Patrice de Plunkett, même si le contenu du film est nettement plus nuancé que son "c'est tout la faute du méchant marché (qu'est d'ailleurs tellement méchant que c'est même plus la peine de le qualifier ainsi.)"

Je trouve que le film montre qu'on peut être complètement pris par le système du marché de l'art (Banksy vend à des centaine de milliers de $), avoir su l'utiliser à fond tout en s'en protégeant (en restant anonyme) et savoir en dire très justement les aberrations. Le tout, sans se poser en donneur de leçon ou tomber dans le rôle du type qui a réussi et se permet du coup de juger le travail des autres. Chapeau l'artiste !

Parce qu'après tout, si des gens sont près à payer des fortunes pour des trucs colorés qui n'ont aucun sens, qui peut les juger ? Même les grand spécialistes d'art ne peuvent que dire que ça n'a pas de sens pour eux. Un point, c'est tout. Aller plus loin serait commencer à juger les gens sur ce qui fait sens pour eux. On sait où ça mène... Et le film montre bien que ce n'est même probablement pas la sincérité des artistes comme Thierry Guetta qui est en cause. Il a bien l'air de vouloir croire à ce qu'il fait...

Alors quoi? qu'est-ce qui s'oppose à l'artiste ? la marchandisation est certes une pente dangereuse, mais que dire de tous ceux qui pensent que d'autres savent pour eux qui a le talent (le post d'antiope est assez ambigu sur ce point, en quoi est-ce "grâce à Alain Korkos [que l'] on voit qu'il [Serranno] avait un réel talent dans sa série " Morgue"." Est-ce qu'il ne suffit pas de voir les œuvres pour se faire une opinion ? )
Est-ce que finalement, le marché de l'art n'est pas un système de valeur comme les autres, avec ses prêtres (les critiques), ses saints (les artistes côtés) et son dieu (l'art) Par analogie avec un autre système de valeur de vérité, j'aurais pu dire ses chercheurs (scientifique), ses prix Nobels médiatiques et "l'Objectivité" (avec pour résultat, qu'il suffit de mettre une blouse blanche (genre chimiste) à n'importe quel acteur qui cachetonne, pour vendre du dentifrice par spot télé interposé...) Le problème, c'est quand les individus cessent d'utiliser le système pour penser et ressentir par eux-même et finissent par se contenter de laisser le système penser et ressentir à leur place.
Parce que dans ce qui s'oppose à l'artiste, il y a aussi les conceptions de l'Art à la soviétique, avec "processus de validation" et "d'objectivation" (sic !). Exemple dans le post de g2, ou sur ces affichettes dans le métro, qui vous expliquent très sérieusement (logo ratp à l'appui) que seul les artistes estampillés ratp ont le droit de jouer dans le métro, ceux-ci étant soigneusement sélectionnés pour le confort et le bien être des voyageurs, bien entendu!... je ne prétends pas n'avoir jamais grommelé en voyant arriver tuba et sono, à deux mètres de mes oreilles à peine sorties du lit, mais entre ça et une société en voie d’aseptisation avancée, j'ai fait mon choix!...

Bref, personnellement, j'ai comme idée qu'il n'y a pas que la marchandisation qui s'oppose à l'artiste ...
Ce qui compte c'est le contexte, bien sûr: on nous présente la série "shit" et on voit des crottes. Mais dans le contexte de fête de cette fin de semaine, dites plutôt: ce sont des créations de crottes..de chocolat-de cette taille on dirait même "rochers"- Alors?
Une émission vraiment passionnante.Je pensais que Serranno n'était qu'un provocateur ,mais non .Grâce à Alain Korkos ,on voit qu'il avait un réel talent dans sa série " Morgue".On voit bien que l'art contemporain cherche à révéler la part obscure de nous-mêmes ou de notre civilisation ( les déchets), mais parfois c' est un peu facile .
J'ai beaucoup aimé cette émission,même si je me suis sentie béotienne,tant ma petite conception de l'oeuvre d'art est éloignée de ce que j'ai vu ici. Donc utile finalement malgré l'interrogation qui demeure.Peut-être ,est-ce juste une affaire de spécialiste...
J'aurais souhaité assister à une discussion un peu plus sociologique sur le choix des artistes et des oeuvres mis en avant par les acteurs privés et officialisés par les acteurs public. Quel en est le parcours de validation ? Quels sont les itinéraires des artistes ?

L'Art, qui bizarrement, ne comprend ni la littérature, ni la musique, en est aujourd'hui à un tel point d'évolution que sa définition semble s'affranchir de tout critère objectif. "C'est ce qui en fait la richesse", me dira le bonimenteur. Je pense que c'est surtout très pratique !

À partir du moment où le public ne comprend pas l'oeuvre qui lui est présentée par l'autorité consacrée, mais qu'il sait que le "talent" de l'auteur est validé par son compte en banque à 9 chiffres ainsi que par la présence de sa production dans les hauts lieux de culture, il n'a plus qu'à constater son ignorance crasse et son manque de discernement.
Dès lors, il est prêt à tout avaler et ne se déplace plus aux expositions par goût et gourmandise, mais dans une démarche de "mise à jour artistique", et entretient à sont tour l'aura de cet art qui lui tourne le dos.
Le processus est tout à fait similaire à ce que la télé-réalité a mis en place: une loterie ! Que le gagnant soit talentueux ou pas, peu importe, la machine promotionnelle lui assurera les ventes et celles-ci justifieront a posteriori son élection !
Pas étonnant que les gamines veulent toutes être chanteuses ! "Je ne sais pas chanter, et alors ?!"

Il aurait également été salutaire de rappeler qu'il n'y a pas de provocation sans violence. Et que c'est même à ça qu'on la reconnaît !
Sans ça, on se fait peur à peu de frais et on est juste dans la posture.
Le site Edmond Prochain est cité dans l'acte 1 ... j'y suis allé, et si vous voulez intervenir, un message est expédié, écrit par le blogger, imposant de s'inscrire. Qui sait, ASI pourrait prendre de la graine sur ces sites inspirés par la grâce divine. :o)

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Emission très intéressante. Merci aux deux invités et à Mr Korkos. Et il faut aller aux expositions et aux musées, ça dépayse et ce n’est pas toujours de la provoc.
Alors puisqu'on parle d'art, mon ressenti pour cette émission : grand intérêt, intelligence et violence.

J'aime les dimensions de l'art, j'aime bien m'y promener dans un musée, dans une émission comme celle-ci, dans les articles d'Alain Korkos par exemple, pour le plaisir d'apprendre et de voir autrement.

Mais pourquoi cette continuelle noirceur dans l'art contemporain ? Ok, la souffrance, les violences existent, les sentiments malsains les malaises refoulées, nos peurs sont bien réels. Mais que fait-on de "l'humanité positive ", de son histoire et de son avenir ? Pourquoi tout ce pan de l'imaginaire devrait-il être sous-représenté dans le monde de l'art, pourquoi quand je sors d'une exposition contemporaine je me sens souvent plus déprimées, écoeurée, révoltée qu'en y entrant ? J'aimerai qu'un jour un artiste développe son art atour des sentiments positifs refoulés, qu'il fasse rejaillir de nos inconscients nos pulsions créatrices et vivantes ...aussi.

Est ce que cet art existe déjà ? (Question à Alain Korkos ). Est ce que l'art doit toujours dénoncer ? Ne pourrait-il pas créer des aspirations, un avenir, ou montrer nos potentialités (en dehors de la science fiction qui est aussi très noire plus souvent qu'à son tour) ? Peut être que seuls les artistes déchirés ont envie de s'exprimer ou peut être que les sentiments positifs ne font pas vendre...Ou peut être que c'est une perception de l'art qui m'est propre ?

Je pense que pour s'ouvrir l'esprit il faut aller dans tous les sens. A quoi sert de comprendre ou ressentir les travers de l'homme de la société et du monde si en contrepartie on n'en comprend pas et ne présent pas les solutions ?
Très intéressante émission. Mais Daniel S. pourrait-il comprendre que parfois la réflexion passe par des questions posées et pas forcément et systématiquement par des réponses assénées. Et on aimerait aussi que les invités aient le loisir de terminer leur phrase ou leur pensée et qu'on ne les pousse pas systématiquement dans leurs retranchements pour obtenir l'expression d'une une opinion. Ce qui différencie justement cette réflexion, spécialement en terme d'Art, est qu'on n'a pas toujours les réponses. Nous sommes dans le domaine du sensible et on ne le résoudra pas en une discussion d'une heure.C'est la limite du journalisme d'investigation, il ne peut s"appliquer à tout !
Il aurait peut être fallu séparer plus clairement la question de l'art de celle du marché. L'artiste n'a pas à être honnête. C'est le marché qui devrait l'être... quadrature du cercle ! Le système de marchandisation de l'art a écrasé nombre d'artistes qui ne rentrent pas dans les normes du marché. Ceux qui s'en sortent sont justement ceux qui en suivent les règles... Les institutions ( DRAC, ministère, état) devraient rétablir l'équilibre mais bien sûr c'est tout le contraire qui se passe. Cette question a été abordée de manière insuffisante, alors que c'est là que l'investigation a toute sa place.
Galanga, tout est art contemporain si vous en décidez et que vous êtes artiste. Le problème consistera a acquérir ce statut.

SI François Pinault vous soutient, vous pourrez présenter l'émission s'@si au prochain salon de la FIAC. Je vous suggère tout de même de prévoir un cartel justificatif de votre démarche mais vous n'êtes pas obligé. Demander aux artistes de justifier leur démarche, pour certains c'est du fachisme.
J'ai re-regardé un bout de l'émission ce matin, et je me suis dis : mais en fait, cette émission, là, est en elle-même une œuvre d'art contemporain.

C'est diffu dans toute l'émission mais si on prend par exemple le défilement des photos de caca et vidéos de bonhomme tout nu en arrière plan avec en avant plan les personnes qui discutent vivement mais courtoisement d'elles et d'autres, ou des petits moments du genre de celui de la discussion "un tout petit peu penché ou pas le carré noir ? C'est pas plutôt le blanc qui était penché ?", ou encore la phrase de DS, presque à la fin, qui très sérieusement dit tout en cherchant dans ses fiches : "on avait prévu de parler de la machine à caca de Delvoye, je suis pas sûr que ce soit nécessaire...".

Chiche qu'@SI présente cette émission à la prochaine FIAC, diffusée en boucle dans un écran télé ?
"Et bien sûr notre choniqueur Alain Korkos. "
Si je ne m'abuse, Malévitch ne dessinait jamais de formes géométriques parfaites, pour marquer un peu la différence entre ce qu'il faisait et des maths.
Donc tous ses carrés ont des petits airs penchés.

D'ailleurs, ses toiles d'abstraction pure (les carrés, etc.) avaient aussi un but spirituel et jouaient sur le thème des icônes (je crois qu'il avait accroché une toile de ce genre en coin de mur dans son atelier, à la place où vont traditionnellement les icônes orthodoxes) ; un peu comme Kandinsky, donc, qui faisait aussi de l'abstrait dans un but spirituel.
En fait on retrouve ce mélange de contemporanéité et de recherche du spirituel chez Serrano aussi et chez un certain nombre des transgressifs contemporain : d'où la remarque fort pertinente de Patrice de Plunkett sur le grand classicisme, en fait, des transgressifs (certains).

C'est dommage, on a beaucoup parlé de transgression mais le sujet de l'art contemporain et de la religion aurait été l'occasion de poser la grande question (juste effleurée) du sens où les deux se retrouvent (le haut du panier des deux, je veux dire).
Super : deux émissions consécutives très intéressantes avec une bonne chanson à la fin !
j'avais très peur - à tort - l'est très bonne cette émission - et surprise : je suis d'accord sur à très peu de chose tout ce que dit le critique du Figaro
J'ai essayé de télécharger l'émission à plusieurs reprises mais impossible. Idem pour la ligne jaune. Tant pis
Un lien sur une conf' de sieur Lordon qui m'a passionné, qui parle d'art et d'économie. L'émission m'y a fait penser...

http://www.youtube.com/watch?v=7YZouR3nfy8&feature=related
Certes ! Les artistes du marché auraient tort de se priver : argent, célébrité, considération...



En revanche, on pourra difficilement pardonner à nombre de professionnels de l'Art contemporain - directeurs de musée et/ou de centres d'Art (financés et rémunérés par le contribuable), commissaires d'expositions, critiques d'art, les DRAC et les journalistes d'avoir lamentablement échoué dans leur mission.


A défaut d'être des passeurs de culture, nombreux sont ceux qui se sont contentés d'être les relais serviles d'agences de relations publiques, de créations d'événements, de publicité, de marketing qui sont à la production artistique ce que le film publicitaire, le clip, le design, Disneyland et le parc Astérix sont à l'Art et qui ont pour mission première, sinon unique, de fabriquer, d'entretenir et de promouvoir l'image de camelots, de bonimenteurs, de montreurs de foires, gesticulateurs puérils, immatures, fumistes, anecdotiques, infantiles... abusivement appelés : artistes.


On pourra aussi et sans risques, les accuser d'être jour après jour, les complices de la dé-culturation et de l'abrutissement des masses laissées sans repères, et auprès desquelles on aura déconsidéré pour longtemps l'Art contemporain (qui vraiment, n'en avait pas besoin !!!), avec des figures telles que Jeff Koons coté à plusieurs millions de dollars et à ce prix, de confondre l'Art avec l'industrie du divertissement... et du luxe, en l'occurrence.


On parlera de leur culot, depuis plus de quarante ans, quand sans honte et sans rire, ils nous affirment qu'ils ont le devoir de nous faire connaître des productions reflets de notre époque - époque qui sera toujours, tout comme son Art, beaucoup plus que ce que l'on croit avoir compris d'elle, qui n'est, le plus souvent, que ce qu'on souhaite nous donner à comprendre, ou bien, seulement ce que l'on est capable de saisir d'elle...


Et alors que la production qui nous est proposée ne reflète que l'aspect le moins pertinent parce que... de toutes les époques, ce prosélytisme au service d'un esprit mercantile ; esprit qui finalement, nous distingue si peu de l'animal ; animal qui est, tout le monde en conviendra, bien incapable d'accoucher d'un Léonardo, d'un Boulez, d'un René Char, d'un Zao Woo-ki, d'un Picasso, d'un Giacometti, d'un Ligeti, sa production étant limitée le plus souvent à des déjections fécales, nécessaires certes mais... en aucun cas, ne pouvant trouver leur place dans nos centres d'Art, même et surtout, contemporains.


Et puis enfin, on ne manquera pas de garder à l'esprit qu'il se pourrait bien qu'ils aient été les saboteurs, les avorteurs de jeunes ambitions intimidées ou bien découragées - sinon dissuadées -, face à l'incurie des codes de la représentation et de la communication dite artistique et contemporaine et de leur maîtrise sans laquelle tout espoir d'être ne serait-ce que diffusé ou exposé, s'évanouit à jamais.


Alors...


Pour tout ce gâchis humain et artistique... réclamons une minute de silence...


Sinon, l'éternité.

_______________

Serge ULESKI - Littérature et critique
J'ai beaucoup aimé cette émission : rythmée, discussion intelligente et intelligible (pas simple pour un sujet pareil), avec des interventions de qualité que ce soit de la part des invités, de Magic Korkos, dans les récapitulatifs de Laure Daussy et les questions de Daniel Schneidermann. Tout il est bon dans le cochon tatoué, quoi.

je n'ai qu'une (profonde) déception, qui m'a frappée dès les premières secondes du générique : mais c'est quoi ce polo gris, M. Korkos ? Moi qui aime tant les chemises de style batik indonésien (les vôtres furent africaines, si je me souviens bien), voilà que vous n'en mettez pas, en plus dans une émission sur l'art contemporain et la transgression, et en plus vous mettez un truc tout gris... déçu, déçu, déçu... (mais bien sûr que sur ce point :-) ).
dommage que l'on est pas de commentaire sur la photo "d’Hitler en prière"... "nazis durant les guerres et catholiques entre elles" (Brel)
préciser aussi que la manifestation-procession du matin avait des allures guerrières, et mettait en cause plus que le"piss-Christ" la "laïcité républicaine" selon des amis qui étaient présents par hasard
pour le "mais l'évêque d'Avignon a demandé".... il faut préciser que l'archevêque (oui on reste marqué par les papes) d'Avignon est tout de même hors norme au point de provoquer la fronde de fidèles ou de prêtres bien avant cela - et oui la photo est belle (suis pas toujours d'accord avec l'art contemporain même si je respecte) et tendre et plutôt catholique : souffrance et humilité
Je passe sur le téléchargement qui est en effet un poil plus laborieux.

J'ai noté pour ma part avec tristesse que le nom de fichier ne contenait plus le type d'émission, ni la date. C'est bien dommage je trouve. C'était pratique pour les archives!
Sur ce genre de sujet, je m'attend toujours au pire...cette émission s'en sort pas trop trop mal...pour une fois j'aime beaucoup la chanson de la parisienne !
"les intégristes catholiques qui sont une espèce de musulman"...
Il aurait fallu un Alain Brossat ou un Franck Lepage face à Thomas Schlesser pour la dernière partie de l'émission ( qui est la partie la plus intéressante).
Vous savez, Daniel, vous êtes plus obligé d'écourter le fil de l'émission. Avec la Parisienne en bout de pelotte, on n'e va pas partir prématurément.
Les merdes de Serrano ressemblent à des glaces en chocolat et même à des caramels…

Mais sinon, en quoi montrer de la merde est artistique ?

Pourquoi montrer un cadavre ? Ou est le respect… ? Là, j’aimerai bien comprendre.

Sinon, c’était très intéressant.

SEMIR
Pas encore vu l'émission, mais sa présentation me fait penser aux 3 pages d'Astérix qui se passent chez des acteurs modernes, comme lui:
http://www.asterix.com/encyclopedie/citations-latines/images/a13p25c2.jpg
http://vanhoutenn.free.fr/projet/image/etrangers/romains/eleonoradus.jpg
Dialogue dans le public: "Là, ils exagèrent! - Ah c'est une esthétique nouvelle, moi ça me touche.

Et ça date de 1969!
Depuis l'urinoir signé R. Mutt, provocation assumée d'un haut représentant du Dadaïsme, Marcel Duchamp, la frontière entre art et canular(t) est ténue.

Mais, s'agissant de Piss Christ, la question n'est pas de savoir si c'est de l'art ou du cochon, la question est celle de sa vandalisation par des nervis soi-disants cathos, avec le soutien de fait d'un tartuffe archevêque, Cattenoz, qui feint, début avril de découvrir une exposition ouverte le 12 décembre et dont les affiches étaient visibles dans tout Avignon. Qu'on estime qu'Andres Serrano fasse dans la provocation avec cette oeuvre ou que l'on trouve des explications religieuses, cela relève de la libre analyse de chacun, mais il ne s'agit pas de spéculations, puisque Serrano avait fait cadeau à la collection Lambert de ce Piss Christ (qui avait déjà été exposée, sans que les cagots ne s'en alarment 4 mois en 2006-2007).

Avec Jeff Koons, on retrouve presque les "ready made" de Duchamp, avec son écrevisse géante en plastique et autre çonneries, mais là on est en plein jeu spéculatif, bien décrit par Catherine Millet, si je me souviens bien.
Ah ce bon vieux slobodan!!! et les vieilles émissions pourquoi ne pourrait on pas les télecharger?
Le travail de Delvoye m'inspire ça
Sniff, le lien pour le téléchargement...

Merci d'avance.
En effet, pas de lien pour le téléchargement ?
Merci.
Plus de téléchargement ? Déjà pour la ligne jaune le fichier était incomplet...
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