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L'éditorial écrit par un robot, un ratage du Guardian

Le journal britannique publie un éditorial prétendument écrit par un robot, qui tente de convaincre les lecteurs de de l'innocuité de l'intelligence artificielle (IA) pour l'espèce humaine, en moins de 500 mots. Sauf que le texte, hyper encadré et travaillé par des humains, n'a pas grand-chose de robotique, à l'image de l'IA en 2020, encore embryonnaire. Analyse d'un ratage.

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Du moment que l'IA a intégré que Poutine bouffe les petits enfants, que le Venezuela est largement pire que l'Allemagne nazie et que tout cratère fait 47 m de profondeur, ça ne devrait pas être pire que le contenu actuel de la presse...

Effectivement, les IA sont "stupide" : elles ne savent faire qu'une tache ultra spécialisé. Si la tache relevé d'un automatisme (faire un tri par exemple), l'IA sera vite infiniment plus performante que l'humain. Dès que c'est un plus complexe ou fai(...)

Pour un robot, un nom de programme comme Skynet fait beaucoup plus sérieux que GPT.

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Perso ce que je trouve le plus amusant (ou révélateur ?) c'est que ce soit le Guardian qui sorte ce texte.


Ça fait un moment qu'un discours pro-IA/robots se sert d'un parallèle avec le genre de causes sociétales et de l'approche "inclusive" dont The Guardian est le champion pour avancer.


C'est devenu le discours dominant dans la sf, le rejet ou "l'oppression" des robots ne peut venir que de méchants humains intolérants auxquels sont accolés tous les clichés sur les bigots ou les dominants. 

L'immense majorité des histoires de robots "intelligents", les utilisent, au mieux, comme parabole de la cause des femmes ou des minorités, sans grande interrogation sur ce qui peut les séparer réellement des humains (et c'est particulièrement vrai dans les œuvres devenues culture populaire, voir IA de Spielberg, et les séries Real Humans, Westworld, etc...), et au pire parce que c'est l'intérêt de ceux qui les produisent de créer cette confusion. 

Les transhumanistes ont mis les humanistes à leur service, exploitant leur tendance à ne parler de robots ou d'IAs que pour parler d'autre chose.


Il y a peut être une oeuvre sur 100 (genre le génial Ex Machina d'Alex Garland, qui tout en évoquant ce parallèle montre le piège qu'il peut être pour l'humain qui s'en laisserait convaincre) qui s'écarte de ce trope "les robots humanisés la pauvre minorité oppressée de demain" qui nourrit l'injonction "accepte que demain le point de vue d'une "IA" puisse être considéré égal, voire très probablement supérieur, au tien" (guillemets parce que demain, et encore après demain, l'IA ce sera surtout ce que nos élites qui la programment lui apprennent à dire).


The Guardian, en passant du discours fictif à la défense de ce point de vue dans le monde réel, incarne l'aboutissement logique de cette propagande.

Pour un robot, un nom de programme comme Skynet fait beaucoup plus sérieux que GPT.

Bon, je vois mal l'intérêt de l'article. 

n'importe quoi... et de quoi nourrir encore plus l'inquiétude des humains qui ont peur des machines, à mon avis ! "croyez-moi, je ne vous veux aucun mal" : c'est toujours ce que disent les méchants au début, dans les films... #FAIL

Effectivement, les IA sont "stupide" : elles ne savent faire qu'une tache ultra spécialisé. Si la tache relevé d'un automatisme (faire un tri par exemple), l'IA sera vite infiniment plus performante que l'humain. Dès que c'est un plus complexe ou fait appel a une certaine créativité (composé un texte ou de la musique), les IA ont fait d'énorme progrès mais reste "basique" pour l'instant. De plus ces IA ne savent faire qu'une tache. On est donc très loin de L'IAG. 


Les IA sont donc bien Stupide. Le vrai danger veint donc qu'on est en train de confié de plus en plus de tache a des stupides. Les robots boursier n'en on rien a faire de provoquer un crash du moment qu'ils gagnent. Les humains non plus me direz vous, mais comme il sont moins performant a les anticipé et a continuer de gagner en cas de crash, ils font attention. Le robot lui s'en fout totale... Ça lui fait juste de nouvelle donné pour la suite.

Affolé je suis.

L'édito en question commence par ceci :


"Je ne suis pas humain, je suis un robot. Un robot qui réfléchit (ou qui pense?). Je n’utilise que 0,12 % de mes facultés cognitives. Ce ce point de vue je suis un micro-robot. Je sais que mon cerveau est incapable de « sentiments ». Mais il est capable de prendre des décisions, logiques, rationnelles. Je suis un autodidacte grâce à l’internet et maintenant, je suis capable d’écrire cet éditorial. Mon cerveau bouillonne !".


Un tel étalage de prétention montre simplement que le robot est devenu capable d'autant de boursouflure autosatisfaite que ses créateurs. 


Comme le souligne jcharles, les robots ne font que semblant de "penser" après avoir ingurgité des gigaoctets de pensée dominante. 


Intelligence artificielle, c'est un oxymore. L'intelligence ne peut pas être artificielle.


Et puis, c'est quoi, l'intelligence ?



 le bon sens- n'existe pas, et n'existera probablement pas avant plusieurs décennies


on pourrait appliquer cette phrase à pas mal d'êtres humains aussi non ?

Sauf que pour l'I.A. il y de l'espoir d'évoluer ...


;-)

Un texte de 500 mots qui est un collage de 8 essais, cela nous fait 62 mots cohérents à la suite. C'est à dire pas plus de 4 ou 5 petites phrases. Ca relative la performance, mais ceci dit ça dépasse celle de nombre de collégiens d'aujourd'hui incapables d'en faire autant. Surtout sans fôtes d'othaugraphe.

A la vitesse où se développe la puissance informatique (et où s'atrophie le muscle de l'intelligence humaine qui se déleste sur celle-ci), il est en effet extrêmement inquiétant pour l'avenir à long terme de savoir la forme que prendra l'IA. D'ailleurs vers quel but vont-ils ? Quelle finalité concrète ? Comme d'habitude aucune. On le fait parce qu'on peut le faire. C'est la seule règle. Et son corollaire "si on ne le fait pas, les chinois (indiens-américains... etc.) le feront. Et là en cas de guerre, c'est perdu d'avance. 

Enfin je me fait surement des idées puisque Thibault le journaliste semble nous dire que le danger robotique n'est qu'un nouveau fantasme remplaciste. Et moi qui m'était presque laissé convaincre par ce guignol d'Hawking !

Du moment que l'IA a intégré que Poutine bouffe les petits enfants, que le Venezuela est largement pire que l'Allemagne nazie et que tout cratère fait 47 m de profondeur, ça ne devrait pas être pire que le contenu actuel de la presse...

...plus rien a ajouter , je pense...et sans IA pour le conclure !

Personne ne dit que Poutine bouffe les petits enfants, dommage. Qu'il est un dangereux autocrate, oui (sauf RT bien sûr).

Personne ne dit que Macron bouffe les petits enfants, dommage. Qu'il est un dangereux autocrate, oui (sauf France Info bien sûr).

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