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Le suicide public (et différé) de Jacqueline Jencquel

Elle s'en irait volontairement en janvier 2020, annonçait en 2018 dans de nombreux médias une militante du droit à mourir. Mais Jacqueline Jencquel a repoussé plusieurs fois son suicide assisté, et fait désormais la promo de son livre. Des journalistes relaient, sans s'attarder sur ses reports successifs. Un personnage public peut-il encore librement décider de mourir ?

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.


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Quelque chose me chiffonne : elle est malade la dame ? Je ne saurai imaginer que c'est juste la peur de quelques rides qui la pousse à ce choix ! 

souhaitons lui d'avoir toujours une bonne raison de repousser la date. Souhaitons lui de vieillir debout.

souvenons nous de Stéphane Hessel à 93 ans sur les plateaux de TV, son dentier gênait à peine son élocution, il était toujours intéressant à écouter.

Je me souviens avoir vu chanter Henry Salvador sur scène ( de mémoire) moins d'un an avant sa mort.


J'aurai bien aimé entendre parler de ce sujet pendant le confinement.

Ah non, il fallait empêcher les gens de décéder....

Même pendant le confinement, elle n'a pas voulu mourir !!??

Il lui reste encore des amis ?

C'est vraiment que la covid n'a touché personne ^^


La rançon du succès


Tous n'ont pas le choix de décider de la date malheureusement. #ouvrier

Sujet tabou suite à des siècles de bourrage de crâne religieux. Pourtant, les choses sont on ne peut plus simples : pourquoi la vieillesse serait-elle obligatoire ? Pourquoi devrait-on attendre d'être grabataire, dépendant ou de perdre la tête, de ne plus être que l'ombre de soi-même ? Cela doit rester du domaine du choix.

Que lui reproche-t-on à cette dame. Elle défend une idée, son livre marche, alors elle continue. Sa cause la porte peut-être à rester en vie au détriment de ses plans initiaux. Et alors !

je ne sais pas quelles sont ses raisons mais contempler sa propre mort est assez terrifiant. peut être cela change t il avec l'âge.

La mort demain est romantique. Celle d'aujourd'hui, terrifiante.


Si on n'est pas dans une grande souffrance, que ce soit physique ou psychique, voir les 2 en même temps, le mourir dignement pour éviter des souffrances à une date ultérieure hypothétique est complètement loufoque, et cela ne m'étonne pas que cette dame en repousse toujours la date.


Qu'elle puisse trouver encore des choses à finir encore longtemps, cela n'enlèvera rien à son combat pour ceux qui ont vraiment besoin d'une euthanasie assistée.

Quel est le problème ?

Que cette personne soit toujours en vie ?

Que "La mort en direct II" sur PutTV n'aie pas eu lieu ?

Qu'il faille trouver une autre machine à clic, bien plus morbide ?

Il est passé où le mot "dignité" ?

Et bien la décision de mourir c'est un peu comme pour avoir un enfant c'est "si je veux, quand je veux". Je me suis trouvé dans une situation de totale dépendance et j'ai pu sentir combien je ne voulais vraiment pas que cette situation perdure même si comme comme on dit j'avais toute ma tête (sauf le bout qui me permettait de bouger). Quand à l'acharnement thérapeutique j'ai aussi pu voir comment il était diffiicle d'en cerner la frontière. Bref le moment d'appuyer sur le bouton n'est pas simple à dédterminer. En attendant je me suis fait une réserve d'hydrocloroquine toute la difficulté c'est de savoir s'il ne faut pas un autre ingrédient et si j'aurais la capacité de me trainer jusqu'au bon tiroir.

Quel luxe que de choisir la date de sa mort . D'autres ne la choisissent pas et ne la souhaitent  sine die. 

Ça fait penser aux Who et leurs nombreuses tournées d'adieux.

Et moi moi qui suis resté le plus fier 

Moi ça me fait penser à moi

d'autant qu'ils espéraient être morts avant d'être vieux dès 1965.

Tandis qu'en 1976, Ian Anderson de Jethro Tull chantait qu'il était trop jeune pour mourir mais trop vieux pour faire du rock... ce qui ne l'a pas empêché d'en faire jusqu'en 2014.

A partir d'un certain âge, on pense de plus en plus à partir "dignement".


Perso, il y a un truc qui coince et m'empêche d 'aller plus loin : quand je serai mort, je vais beaucoup me manquer.

Dans "Partir", l'écrivain de science-fiction Robert Silverberg a écrit une nouvelle traitant du sujet. 

Dans un futur proche où l'on peut vivre très vieux, un homme âgé de 120 ans, encore en pleine forme, estime avoir accompli sa vie et décide de mourir de manière assistée. 

Mais c'est un musicien renommé et on tente de l'en dissuader car ce serait une perte pour les Arts et l'humanité. Y a-t-il des vies qui comptent plus que d'autres ? L'homme va-t-il renoncer à mourir dignement ?

Cette nouvelle, l'une des plus touchantes de l'auteur figure dans l'excellent recueil "Trips" qui regroupe des textes écrits dans les années 1970.

J'ai essayé de prévoir, ça n'est pas si facile.


J'ai déterminé :

- les conditions physiques  ( et  intellectuelles )

 - l'assistance  ( si je suis le premier à réunir ces conditions)

.


Cependant, il me manque les produits (   Il y a bien le livre " suicide, mode d'emploi ",  mais est-il encore à jour ? ).


J'ai même prévu l'incinération et demandé que mes cendres soient dispersées dans les couloirs du Panthéon.


Mes petits enfants pourront affirmer, avec une grande assurance, ( et une grande fierté )  que la dernière demeure de 

leur éminent grand-père est au Panthéon.

Est-ce qu’on peut suicider quelqu’un d’autre que soi ?

Nan, je me renseigne, hein, c’est pour faire un cadeau surprise à un proche.

Autrement, j’ai prévu de mourir dans 9 ans 13h et 18mn. À peu près. Ça laisse le temps de voir venir. Le problème c’est que tous les jours je programme 9 ans 13h et 18mn.

"La Mort en direct", film de Bertrand Tavernier, sorti en 1980 avec Romy Schneider. Il faut que tout change...

"Encore un moment, monsieur le bourreau."

Société du spectacle.

C'est peut-être la solution pour les retraites si les plus de  75 ans se suicident.

Personnellement il  me reste 10 ans à tirer avec ce critère. 

Pour l'instant je n'ai pas cette intention et sans doute que je ne l'annoncerais pas à la cantonade.

Je vois qu'elle a décidé de faire du rab.

J'ai écrit  mes directives anticipées pour m'éviter une fin de vie pénible afin qu'il n'y ait pas d'acharnement thérapeutique.

Le problème avec l'âge  et sans grosse maladie est que tout va moins vite.

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