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Le pipole, c'est les autres !

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et en plus , faire dire que la discrétion est organisée A CAUSE des journalistes qui les persécutent.....
Ce soir, 4 février 2008, les Guignols de l'info ont conçu leur émission avec les différents tableaux habituels mais en faisant intervenir au cours de chacun d'eux le petit Nicolas s'efforçant de répéter avec force détails qu'il était interdit de parler de son mariage SECRET avec "Carla-que-tellement-qu'elle-est-belle-qu'il-l'a-épousée". Résultat : on ne parle plus que de ce dont on ne devrait pas parler.

Et pour moi c'est ça le virus de la pipolisation : un truc sans intérêt qui s'insinue dans tous les esprits et dont tout le monde parle, ceux que ça passionne comme ceux que ça ennuie profondément. Je suis sûr que si Devos était encore parmi nous il se serait fait un plaisir de nous régaler d'une de ces histoires absurdes dont il avait le secret. Car parler des peoples c'est comme ne parler de rien, sauf que rien c'est pas rien etc ...

Spéciale dédicace à Henri Manguy dont les commentaires clairs, précis et avisés m'ont ravi ;-))

Non non, c'est la faute aux médias. Pas la nôtre. Nous, on voudrait bien lire autre chose, mais il n'y a plus que ça partout.


effectivement, quand libé* (las, même la presse "de gauche" cède à l'appel du pipole) fait une double-page sur le mariage de Sarkozy et Bruni et une autre double sur la famille Bruni-Tedeschi (ragots y compris, bravo...), on se demande si l'actualité est si pauvre qu'il faille en passer par là pour meubler...

*Oui, libé bat de l'aiLe, et ne libère plus grand chose...
Que la presse pipole fasse du pipole, voilà qui semble logique. Monsieur Bruni fait du pipole : il est logique qu'on l'y retrouve.

Mais que la presse "classique" s'y mette aussi, voilà l'écoeurement. Qu'ils se mettent au niveau de la presse pipole traduit la haute opinion qu'ils ont de moi, lecteur. Qu'ont-ils fait de ce LIEN qui existe entre le lecteur et son (ses) hebdo(s) "favori(s)"? Ce lien, cet accord tacite, cette complicité...

D'ailleurs, s'agissant de "complicité", juste un mot sur la presse pipole et ses lecteurs : ce n'est pas l'oeuf OU la poule; c'est l'oeuf ET la poule. Car en achetant ces magazines, le lecteur complice cautionne ce qu'il y trouve.
Je ne me sens pas du tout concernée par cet article. Je n'achète ni ne lis jamais la presse people...Néanmoins, j'arrive quand même à être au courant de ce qui se passe entre Sarkozy et Carla Bruni...en ne lisant que le Canard, Charlie et @si...C'est bizarre, non ? Par contre sur les autres people, je ne sais toujours rien, rien ne transparaît dans la presse sans publicité. Comment se fait-ce ?
Réponse à Henri Manguy.

Je n'ai pas dit que j'étais passionnée par la presse pipeole, ni c'était bien ou pas bien de la lire, j'ai dit simplement que Sébastien mets toujours le doigt sur nos contradictions, de façon plutôt humoristique, vous n'êtes pas obligé d'aimer, ni les articles de Sébastien, ni la presse pipeole. Vous navez pas lu la dernière ligne de mon commentaire. Vous avez raison de vous introspectez, c'est un très bon exercice. Pourquoi ne pas voir qu'il y a des personnes qui ne vous ressemblent pas : "je ne comprends pas qu'on ne puisse pas être autant ennuyé que moi par ça. "
A chaque fois que Sébastien souligne l'hypocrisie qui peut exister chez chacun d'entre nous, plus ou moins ; d'accord ; il y a une levée de boucliers pour dire moi je ne suis pas comme ça, je ne dis jamais c'est pas moi c'est les autres, etc... mais cool les gens faut pas avoir honte ! Tenez, moi j'assume totalement, chez le médecin, le coiffeur, j'apporte aussi un livre ou même des cartes postales à écrire et souvent, pas à chaque fois, mon oeil est attiré par un potin sur la table basse et je me laisse aller même si ça ne me passionne pas tellement. En fait on est souvent dans le déni de ce qu'on aime pas voir qui ne nous fait pas honneur de nos penchants.

Histoire de rire, je vais me faire l'avocat du diable, de chaque côté de la lucarne : même @si nous donne à lire, à décrypter du pipeul, quelle horreur ! et en même temps, ces articles abominables nous font écrire le plus grand nombre de commentaires !


J'ai de bonnes lecture aussi, je ne regarde pas les journaux télévisés, mais de temps en temps une connerie à me mettre sous la dent, j'aime bien. Et je ne vous explique pas les feuilletons que je regarde .....

Trop marrant quand je lis tout ci-dessus, "mais comment, je lis tel journal, tel autre, alors le pipeul, beurk, beurk, ce n'est pas pour moi"

Vraiment, pour ceux qui ne regarde jamais la presse pipeule, c'est pas grave.
la pipolisation participe à la pollution de la Chose Publique, de la Res Publica, cette agora qui doit être un lieu de débat . La frontière entre public et privé s"estompe, entre information et publicité (n'est-ce pas , Nouvel Obs en 4X4 ?). Il y a des gens qui aiment s'exhiber soit. Mais quand il s'agit de dirigeants politiques qui usent systèmatiquement de ce type de communication comme un moyen dissimulation, de divertissement dans le sens propre du terme , comme pour détourner l'attention, cela devient grave. Ou pour faire parler d'eux quand n'ont rien à dire.
Le pire c'est qu'on peut s'attendre à ce genre de nouvelles lors des prochains mouvements sociaux .A ce titre "le coup du divorce" a été terriblement efficace à l'étranger où la presse a très peu parlé des manifestations pour laisser de la place à des affaires privées....
Comme dit un lecteur plus haut:je n'ai jamais acheté de presse people,cela fait des années que j'ai abandonné la grandmesse du 20h,je lis au moins deux fois par semaine un journal dit sérieux(Les Echos,Le Monde)et régulèrement des hebdo ou mensuels type Challenges Marianne,.J'ai abandonné depuis longtemps L'Express, et depuis deux ans Le Nouvel Observateur.A cause de leur peopolisation.
Je n'ai rien contre les journaux dédiés à ce phénomène,personne ne me force à les acheter.Mais je regrette grandement que insidieusement tous les journaux se mettent à faire plus grave encore que du people de l'évènementiel sans suite bien sur.....Si bien qu'on est noyé sous une avalanche de psudoinformations qui n'étant pas suivies dans leur longuer la plupart du temps n'en sont pas.
Je déplore que toutes les affaires judiciazires soient désormais dès le premier jour sur la place publique:il est facile d'accuser,mais au moment des procès 10 ans après on a tout oublié et l'innocent est devenu coupable à jamais.
Il n'y a pas de suite dans l'information,pas de recul,pas d'analyse historique retrospective ,pas de replacement dans le contexte.
Que peuvent comprendre la majorité d"s français à l'activité d'un trader et au fonctionnement des surprime sauf s'ils décident d'y investir du temps(ce que j'ai fait,étant infirmière de métier,ce n'était pas mon domaine!!!!)
Autre grave reproche;l'absence totale de diffusion de ce qui se passe dans la presse étrangère.On croirait que la France est seule en Europe et dans le monde.Après les jugements péremptoires sont faciles.
J'ai adoré votre video,je ne comprend pas l'allemnd mais n'ai eu aucune diffficulté à comprendre ce qui se disait,je souhaite++++++++++++que vous nous passiez beaucoup d'autres videos ou traductions d'articles de presse étrangère sur la France et pas seulemnt sur Sarkowsy.
Dernier point.Je n'en peux plus d'entendre parler de lui à chaque fois que j'allume ma radio,ou que je lis des blogsetc...Là J'ACCUSE les medias.
...et la pub ryanair, la boucle est bouclée
Je ne partage pas du tout l'analyse de Sébastien Bohler. Le sondage qui montre que "93 pour cent trouvent que la politique (et notamment Sarkozy) font l'objet d'un traitement trop « people », et déclarent en avoir « marre » de ce traitement inintéressant et futile" n'a évidemment pas interrogé uniquement des personnes qui lisent la presse people. Si c'était le cas, évidemment on ne comprendrait pas. Le groupe de personnes qui lisent la presse people et qui font que cette presse se vend deux fois mieux que l'autre est certainement très grand dans le pays mais dans le panel interrogé par l'institut de sondage il n'est représenté que par une partie des gens interrogés, et une partie qui n'est pas forcément représentative de sa grandeur réelle. En effet, les instituts de sondages ne considèrent pas le critère "lecteur de la presse people" comme un critère de représentativité de la population. Leurs critères sont d'ordre social, professionnel, de richesse, etc., mais il n'y figure pas le critère "lecteur de telle ou telle presse". Je ne crois pas que personne puisse dire : « Je déteste la pipolisation de la politique, mais j'achète les journaux qui la pratiquent parce qu'il n'y a plus le choix, ils ont vendu leur âme et on ne voit que ça partout y compris dans les médias sérieux ». Je suis bien persuadé que la grande majorité des gens qui sont abonnés à un hebdomadaire comme l'Express, Le Nouvel Observateur, Marianne, etc. et/ou un quotidien d'actualité n'achète pas en plus un magazine people. Et les gens qui lisent les magazines people ne lisent pas en plus un hebdomadaire ou un quotidien d'actualité. Seulement il est possible qu'ils soient beaucoup plus nombreux, ce qui explique pourquoi la presse people se vend deux fois mieux que l'autre. Mais il existe probablement un groupe encore plus important en nombre, c'est celui des gens qui ne lisent ni l'une ni l'autre. Mais on ne peut pas faire de statistiques sur eux parce qu'il n'y a pas de presse s'adressant aux gens qui ne lisent aucune sorte de presse.
Toujours passionnant :-)

En déployant une autre perspective de cette posture mentale du “ce n’est pas moi, c’est l’autre”, on pourrait y percevoir la position de “refus d’assumer sa liberté” avec la mauvaise foi comme structure ontologique du pour-soi (selon la description d’un de nos philosophes).

D’autre part, selon la logique freudienne de l’idéal du Moi, ma conscience morale peut m’enfermer dans une image idéale de moi-même qui, à l’instar de l’inconscient, obture la reconnaissance d’une éventuelle liberté.

Entre moi et l’autre, mon esprit balance (quand ce n’est pas mon coeur) !

Finaud Pascal - qu’est donc ce “moi” qui m’échappe et que je poursuis sans cesse ?

Tant mieux si c’est la faute “aux médias” - quel soulagement :-))))))))))
l'exhibitionnisme est une forme de violence, refusons de nous faire agresser.
Libérons l'Agora de tous les bruits et nuisances afin de nous entendre . de nous entendre
j'ai 64 ans et je n'ai jamais eu cette sensation d'être autant agressée pa r les médias de tous bords. Les chaines télévisionme sont sont devenues insoutenables ,ça vole basn trop bas à mon sens . Jusqu'à quand cela va durer la France est devenue la risée du monde entier jusqu'en Amérque du nord ou je séjourne souvent. Ou va-t-on avec ce rythme de pipolisation de la vie d'un président élu par des gens qui ont cru en lui (pas moi) et voilà qu'ils se trouvent contraints et forçés à assister une déballage médiatoique indécent de sa vie privée c'est écoeurant. Mme Bruni est habituée à se mettre à"nue" et un soit-disant président par quoi pourra-t-il expliquer ses dérives et son acharnement à nous dégouter de lui et de sa présence à la tête de ce pays que je pleure au fond de moi? J'espère que l'avenir nous vengera de ce système de déréglés et de de ce régime à paillettes. Mme Ledoré-Bhiri
Et ben moi, je ne la lis vraiment pas,la presse people et je ne l'achète jamais et même chez le coiffeur je ne la lis pas. Je viens avec mon propre bouquin ou alors je bavarde. Alors cet article m'a fait un bien fou ! J'en ai déduit, en effet, que je suis un être exceptionnel ! waou !!!
Ah, au faut, j'aimais déjà pas Sarko avant ! Donc, la baisse dans les sondages, c'est pas moi !
Je suis étonnante quand même ! D'où ça peut me venir une telle supériorité sur le bon peuple ! Il va falloir que j'en parle à mon psy !
"Pourquoi nous condamnons la pipolisation du politique dans la presse, et pourquoi nous en redemandons sans cesse"
"Conclusion inévitable : nous crions haro sur le baudet mais nous nous gardons bien de lui fausser compagnie. Ce n'est pas de notre faute, mais la leur. Aux médias. Ils nous proposent un produit lamentable, et si nous le consommons c'est parce que nous n'avons pas le choix, qu'ils nous influencent et nous noient sous leur idéologie dominante. C'est tout juste si on ne nous force pas la main."

Je vous cite , M.Bohler . Mais pourquoi passez vous d'une statistique qui n'est pas de 100% , à ce "Nous" ? Je repose la question "de qui parlez-vous" autrement :" C'est qui ce "nous"?"
Au passage , hormis le fait que l'absence du chiffre réel de la statistique des gens qui achètent le pipole vous permet de faire un article et de vous exprimer, je récuse l'utilisation de ce "nous". Elle n'est en rien scientifique

Si vous aviez les statistiques des consommateurs de pipole , vous devriez dire " x% de la population" pensent que etc etc. Mais pas "nous". Cette globalisation à quelquechose de rassurant sûrement , une sorte de sentiment d'appartenir à une "communauté" , des "nous". Une vague impression que ça ressemble à une sorte de religion avec le sceau de la science.

Que le marketing est besoin de ce genre de travaux , je le comprends : pour faire de fines études de marché , ces statistiques sont nécessaires. Mais vous , vous n'avez rien à vendre...
Ah! Les chiffres, statistiques!

1) Quel rapport entre les ventes effectives de la presse (particulièrement "pipole" dans le cas) et l'ensemble de la population de France?

2) Une fois le résultat obtenu, ramenez le pourcentage des ventes "pipoles" à l'ensemble de la population;

3) Comme pour l'efficacité de la publicité sur "LE consommateur", RIEN de fiable dans les annonces claironnées par qui sait qui et répétées ad libitum par des "journalistes" sans vérification. (une suggestion: un bon pourcentage de prétendus journalistes ne devraient-ils pas être remis à leur place dans une nouvelle catégorie professionnelle: les perroquets?)

4) Revenons-en au sujet: QUEL POURCENTAGE de la population totale de France en âge de lire LES VENTES DE TORCHONS représentent-elles?

5) Si c'est parce que les ventes des revues "sérieuses" sont en-dessous que ça gène, comparer aux audiences télé (rapportées au pourcentage de la population TOTALE).

Cela fait des années que j'attends ce genre d'études, mais ça n'intéresse personne de les publier, si elles existent...
Oui
Et d'ailleurs Sébastien truffe ses articles de photos pipole en nous faisant croire que c'est pour nous faire réfléchir.
Je vais essayer d'arrêter de lire ses articles!!!
Voir, surtout, sur cette fascination/répulsion de tous sur ce superprésident, l'excellent article de Serge Hefez :
http://familles.blogs.libération.fr/hefez - intitulé la "sarkose obsessionnelle" à lire impérativement !!
Il est démontré que le narcissisme poussé à son extrême de Sarko résonne avec le narcissisme propre à chacun d'entre nous. Sauf que là, il y a toutes les conditions pour le sien mène à l'autodestruction, cela sous "nos yeux ébahis", nous, spectateurs français et étrangers ! Et nous entraîne donc dans sa chute...
Fine analyse, bravo !

Moi j'ai longtemps acheté la presse people, je l'achète encore parfois, même si j'ai ralenti parce que ça finissait par m'écoeurer un peu (un peu comme le Nutella). Je ne l'ai pas caché à mes collègues, qui m'ont largement fait part de leur réprobation. (J'ai toutes les tares, j'aime bien la télé-réalité aussi)

Je me suis rendu compte que tout ce que je lisais dans mes torchons people, mes collègues le savaient aussi... ou me demandaient des comptes rendus. Les mêmes collèguent qui me disaient d'arrêter de gaspiller mon argent avec ces conneries. En tout cas, ça fait des sujets de conversation qui ne fâchent personne à la cantine.

Le côté people de Sarkozy m'intéresse plus que la politique qu'il fait, dont j'attends patiemment qu'elle prenne fin aux prochaines élections.
C'est tellement généraliste ce que vous dites : Je n'ai jamais acheté un de ces journaux , je ne me sens vraiment pas concerné par vos propos qui tendraient à vouloir me faire passer pour ce que je ne suis pas. Décidement , la psycho est vraiment un fourre-tout à la mode , qui plus est mâtinée de science du cerveau maintenant ! Elle répond malheureusement très mal à un besoin réel d'explication et de connaissance de soi (en tant qu'individu unique) par des généralités dépersonnalisantes.

Et vous ,M Bohler , quand vous parlez des autres avec vos chroniques , vous parlez de vous , ou ça vous permet de ne pas vous parlez de vous ?
On assiste bien à la négation de la politique . On ne dit d´ailleurs plus gouvernement mais par un un mot qui a mes yeux n´a ni sens ni utilité, qui n´apporte rien à notre vocabulaire : gouvernance : anglicisme ou raffarinade ?
A-t-il une autre fonction que de m´arracher les oreilles à chaque fois que je l´entends ?
Négation de la vie de la cité, pollution de l´agora où il devient de plus en plus difficile de se faire entendre en tant que citoyen . Le ptit prez participe allègrement à cette pollution, il en rajoute tant qu´il peut : il s´agit bien d´une attitude antidémocratique.
Le sarkoshow me donne chaque jour un peu plus envie de vomir
Cher Sebastien,
Chers @sinautes,

Vous-Savez-Qui à la plage, Lémedias parlent de Vous-Savez-Qui à la plage.
Vous-Savez-Qui aux sports d'hivers, Lémédias parlent de Vous-Savez-Qui aux sports d'hivers.
Vous-Savez-Qui à Louxor, (J'adooorrrre...), Lémédias parlent de Vous-Savez-Qui à Louxor.
Mr Sarkozy ne peut pas vider les caisses qu'il a déjà pillés, Lémédia parlent de la bague de Carla.

C'est pas moi, c'est Lézautres. Mais là c'est vrai ! Que Lémédias arrêtent de mettre la une de Vous-Savez-Qui et qu'ils parlent un peu plus de notre président.
pour ne pas le nommer , facile :
le nabot, le ptit préz, le ptit président, berlazpoubush, l'autre,
nom de code : détritus :))
Arf, j'écrit sur un autre forum que je ne ferai plus de commentaire sur le sujet et voilà que je m'apprête à recommencer.
Demain, je vais voir mon docteur.
L'exhibition peut être considérée comme une forme de violence . Je ne me laisserai plus agresser
<< Si tu veux que quelqu'un n'existe plus, cesse de le regarder. >>

Plus facile à dire qu'à faire !
Par contre juste arrêter de le nommer, ça soulage un peu...
Cher Sébastien Bohler,

Merci beaucoup pour cet article très éclairant et instructif. Je voudrais vous soumettre trois remarques angoissantes :

1) Je ne supporte plus M. Sarkozy, cela dit je constate que je ne suis plus seul.
2) Je lis au minimum un journal "sérieux" tous les deux jours.
3) Je ne lis jamais et n'ai jamais acheté un seul magazine "people".

Et en plus, je me suis abonné à @SI.

Est-ce grave ?
Nul
Madeleine
Là, ce bon vieux JLM dit tout.

http://fr.youtube.com/watch?v=aj0xDx1YXyk
L'aire sarkozy, et avec elle la fameuse "pipolisation de la politique", aura au moins eu un mérite; si si... elle m'a permis de mettre ma télé au placard (et c'est pas rien!)
J'occupe donc mon temps de cerveau disponible avec des médias dits "sérieux" (presse et internet), et non pas "pipeul".
Mais c'est vrai, il est navrant de constater que même ceux-ci se mettent à s'intéresser à la vie amoureuse de notre omni-président,
même évoquée ici, à @si (bien que D. Schneidermann s'en défende dans Marianne)...
Il paraît qu'il y a un des trucs qui diférencie l'homme de l'animal qui s'appelle le libre abitre,
serait-ce dans la nature humaine de se servir de son libre arbitre pour décider de ne pas l'utiliser?...
m-s
Je voudrais rassurer les Français.
En réalité le problème vient des professions médicales, paramédicales ainsi que des coiffeurs.
En effet on peut très bien se délecter de la presse people sans l'acheter, à condition de se faire couper les cheveux très souvent ou d'être souvent malade.
Pour la théorie pourquoi pas, mais je vois ca autrement :
mon père me dit toujours il y a trois sortes de personne
ceux qui parlent des idées (l'elite)
ceux qui parlent de l'actualité (middle class)
et ceux qui parlent des gens ("la masse")
si les ventes augmentent cela vient peut etre du melange des deux dernieres catégories, et non pas parce que les gens seraient tous en quete de people, si je m'interresse a la politique, je voudrais forcement mieux connaitre ceux qui pese dans le milieu, meme leur vie privée, ca aide a cibler le personnage et donc a mieux comprendre le pourquoi du comment, seulement sarkozy, en particulier, nous inonde d'infos qui du coup sont banalisés puis glissent petit à petit sur le simple potin sans aucuns interets.

Mais vous (toute l'équipe réunis) alors, pourquoi la moitié de vos articles commentent les actu peoples ? vous ne vous interressé pas a britney mais sarkozy, tant qu'il y a de l'actu c'est ok, seulement on recidive trop, je me lasse de venir consulter chaque jours ce site pour lire tros souvent le quotidien de notre president et ses conquetes... vous n'avez peut etre pas le choix, pour commenter l'actualité vous prenez ce qu'il y a, de vrais facteurs exterieurs cette fois-ci??

Parler nous de sarkozy, mais pas en critiquant la presse people, ni ceux qui la lisent ni ceux qui s'exposent ni rien de tout cela, raconter nous ce qu'on ne voit pas, sa politique etrangere, la facon dont il s'est fait remettre a sa place a l'exterieur de nos frontiere , de la remise en question de son role et autorité auto proclamé de notre president au Liban etc.

On attends de vous une critique de l'actualités, et dans vos chroniques plus particulierement, de l'idée.
(le On est ici un simple "je" ^^)

merci
Petite question : si les ventes des magazines people doubles, quelle part de la société française aura alors lu ces magazines? 20%? 30%? Sont-ils majoritaires? Si non, il se peut parfaitement qu'une majorité de français en ai marres de voir "Sarko en vacances", "Sarko chez mickey" et le célèbre et déjà culte "Sarko porte une rolex", et que dans le même temps, de tels titres fassent doubler les ventes.

Chacun est différent, certains en ont marre et ne lisent pas, certains disent en avoir marre et lisent, certains n'en ont pas marre et ne lisent pas, et enfin il y a ceux qui aiment et lisent.

Mais qu'importe, tant qu'on vend plus, autant en parler plus, cela ne signifie pas pour autant que la majorité aime...
bonjour

Oui, c'est la faute des médias :
1/en effet, si ces médias n'existaient pas on ne les lirait pas.
2/ les news magazines ne sont pas obligés de se pipoliser, ce sont les patrons de ces journaux qui décident de la faire,
ce n'est pas une demande des lecteurs.

Bref, Le lecteur ou plutôt le consommateur n'a que le choix de subir...ou de bycotter.
"Hypocrite lecteur - mon semblable - mon frère" ?
Sauf qu'on confond un peu tout, là, non ?
Quand j'achète Voici (absolument : ça m'arrive, et je n'ai même pas la décence de faire mine d'avoir honte), je sais pourquoi, je sais ce que j'y cherche : 14 mn environ de couillonnades, du voyeurisme, tout ça. OK.
Et quand j'achète la Canard, Marianne ou le Nouvel Obs (ou n'importe quel hebdo du genre) je sais aussi ce que je fais, et ce que j'en attends. Et il se trouve que ça n'est pas du tout la même chose, figurez-vous.

En bref, ce qui m'attire en couv de Voici me fait fuir en couv de l'Express. Est-ce si difficile à comprendre pour les hebdos en question ?
Bien sûr les magazines peoples n'intéressent personne... Sauf que,....
Il suffit de voir l'état de ces magazines quand on en trouve dans les salons d'attente. Usés jusqu' à la corde, Ils passent et repassent entre toutes les mains.
Enfin, de là à les acheter il y a quand même un pas !
de Vincent Cespedes, dans Libération ("Rebonds") ce matin http://www.liberation.fr/rebonds/305764.FR.php

Cessons de nommer la bête, et cessons de regarder et de nous interroger uniquement là où il le veut

Allons vers : les banlieues, les sans-papiers, les grèves du privé, les problèmes environnementaux - tout cela méconnu des "grands médias"
Fouyaya !!! Une publicité clandestine !!!! en arrière fond de la photo de mer avec Carla et Nico !!! Une sorte de pub subliminale !

Pour egostatic.com ! (je ne connais pas ce site et je n'irai pas voir pour ne pas tomber dans le piège...)

Bon, je sais bien, que ce n'est pas fait exprès. Mais voilà, ASI nous a entraîné à une exigence scrupuleuse...

Maintenant, c'est plus fort que nous !
Comme on attend d'un policier qu'il soit irréprochable, même si soi-même on ne l'est pas, on attend du média ou du politique qu'il ne prête pas le flanc à la critique, parce que lui est connu, officiel, en vue, il doit donner l'exemple, Sa notoriété lui confère une obligation de bonne tenue, ce qui n'est pas notre cas, nous pouvons en douce zyeuter, après tout nous ne sommes pas exposés, nous pouvons bien faire tout ce qui nous passe par la tête. C'est l'avantage de l'anonymat.

Mis dans la situation de voyeurs, nous pouvons aussi le reprocher à ceux qui nous y mettent, qui font qu'on ne peut pas s'y soustraire.

Je pense que vous mettez sur le même plan deux réalités différentes, liées à deux statuts distincts : l'un de 'notable', l'autre de 'gens'.

Que par ailleurs, pour vouloir lire un support, nous n'avons pas forcément envie de ne plus avoir le choix d'autre chose, zapper d'une chaîne l'autre et ne trouver que la pub pour Sarkozy réduit notre espace de liberté.

C'est cela que les gens disent, nous ne sommes pas dans un monde bijectif, moi/l'autre, mais dans un réseau, toujours retomber sur le même donne un grand sentiment de raréfaction du choix.
Merci M. Bohler, C'est passionnant. Je m'en vais de ce pas observer dans mon quotidien si cette théorie tient.

Je ne sais pas si vous déjà avez abordé "l'expérience de Milgram" à Arrêt sur Images.

Voici un lien pour les @sinautes que ça intéresse :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Expérience_de_Milgram
C'est une expérience américaine sur la soumission à l'autorité. Elle est illustrée dans le film "I comme Icare".

Par ailleurs, M. Bohler, pourriez vous mettre des pages en gros plan de Closer ? J'aimerais bien les lire… ;-)
Magistral ! Une explication rationnelle à un phénomène tellement observé, superbe. Et d'excellents arguments pour en faire prendre conscience à ceux qui s'y laissent prendre. Le manque d'introspection est décidément responsable de beaucoup des maux de la société moderne...

Pour répondre à Francois T ci-dessus, la responsabilité me paraît être du coté du public en premier lieu. Il reste quand même de la responsabilité personnelle de chacun de lire ou ne pas lire les articles et tout le tintouin autour, d'acheter ou pas les magazines. S'il y en a autant, c'est pour répondre à une demande non ? Peu d'exemples où des sociétés commerciales ne cherchent pas à séduire leurs clients en comblant leurs besoins. Ces magazines auraient-ils une telle diffusion s'ils ne comblaient pas un vide ?

Ca rappelle quelques commentaires sur la dernière chronique de Judith http://www.arretsurimages.net/forum/read.php?4,3828, où il est manifeste qu'il règne une gigantesque hypocrisie, entre posture de dénonciation, et lecture avide dès que l'occasion se présente. Soit exactement ce que Sébastien nous explique ici.

S'il était possible de faire le test de supprimer les magazines people d'un coup de baguette magique, je serais curieux de connaître la réaction du public : protestations outrées pour réclamer son rétablissement, ou soupirs de soulagement d'avoir supprimé cette tentation ? Ou mieux, indifférence réelle parce que, de toute façon, on ne la lit pas, même chez le dentiste. D'ailleurs, c'est à se demander quelles sont les réelles lectures de nos amis médecins quand on voit l'étrange mélange qui règne sur les tables basses des salles d'attente :-)
Une théorie bien pratique - on l'applique et elle finirait par vous ouvrir la pensée des autres.

Essayons. Appliquée à Sarkozy, la pensée donc de l'acteur-observateur se lirait comme suit :
"mon comportement, le cliquetis de mon bling bling et l'arrogance de mes frasques, tout cela et plus encore je m'en excuse
et m'en contris, mais je n'y peux rien et la faute n'en vient pas de moi. D'ailleurs, meme, ca ne me ressemble pas.
Non, la faute, c"est l'extérieur, c'est les autres, c'est eux les coupables, et qu'avaient ils tous donc à voter ainsi en masse pour moi ?"

Ca se tient - et même au fond, peut etre n'aurait il pas entièrement tort de penser comme cela.
J'adore cette photo de Sarkozy et Bruni à la mer. Elle n'a pas encore de l'eau jusqu'à la taille, et lui n'a déjà bientôt plus pied.
Quelle solution pour éviter cette situation humiliante ? Les palmes à talonnettes ?
Pour ma part, je n'achète jamais la presse people. Je suis abonné à Télérama , au Monde et à @Si. Et il m'est pratiquement impossible de lire autre chose que des dissertations sur Sarkosy.
Chacun m'expliquant sérieusement d'ailleurs que c'est de la faute à celui-ci.

Et c'est vrai que j'en ai MARRE! N'y-a-t-il vraiment pas d'autres sujets d'intérêt ? Que va-t-il se passer quand il ne sera plus là?
Merci tout de même à Sébastien de souligner notre incurable hypocrisie.
Ca serait la faute des spectateurs, du peuple, si les médias se pipolisent ?
Je suis en désaccord avec cette analyse que j'entends partout.... dans les médias
Car cela revient à nier l'évolution marchande, commerciale de l'information. Est-ce le peuple qui est à l'origine de cette évolution.
Supposons qu'il y ait à nouveau des executions publiques sur les places principales des villes. Je suis convaincu qu'il y aurait une foule pour y assister. Mais est-ce qu'il demande cela ? Non. Ils répondront présents si on flatte leurs mauvais instincts, c'est sûr.
Supposons qu'il y ait de la pornographie 20 heures à la télévision sur TF1. Y'aurait-il foule pour y regarder ? Oui. Est-ce pour autant une demande du public ? Non.
Cette faute aux spectateurs lambda, qui réclameraient cette pipolisation, et que j'entends et lit partout, dans ces mêmes médias qui provoquent le phénomène, me paraît être une vraie fumisterie !
Evidemment, que les médias ont leur part de responsabilité. Mais c'est tout de même nous qui l'achetons, le dernier numéro de Voici, de Gala, de Closer, et maintenant de l'Express ou du Point. Il ne faut pas oublier la responsabilité personnelle, c'est ce à quoi doivent nous faire penser des études comme celle de Nisbett. Ce que je trouve fascinant, c'est qu'un individu déclare dans un sondage réprouver un certain type de presse, et qu'ensuite il aille l'acheter. Je ne condamne pas ce fait, je trouve même que c'est un des charmes du caractère humain. Faire quelque chose en ayant conscience que cela ne nous plaît pas fondamentalement. Mais comme disait Joseph Klapper, grand analyste des médias de masse, les médias ne changent pas tant les opinions des gens, qu'ils ne s'efforcent d'entrer en résonance avec elles et de les renforcer. Il n'y aurait pas de people-politique si quelque part cela ne nous plaisait pas.
Le ton, peut-être un peu vif, de mon précédent message s'adressait davantage au seul argument de la responsabilité du public que j'ai entendu, notamment dans des revues de presse à la radio, qu'à votre chronique, juste, mais qui me parait ne pas viser ce qui est, selon moi, l'essentiel.
Responsabiliser le seul public dans l'origine de cette dérive ne me parait pas être pertinent, et tout faire porter sur la demande parait être trop proche de l'analyse libérale.
La responsabilité des medias, tout le monde en parle. Mais celle du public…alors il faut pas y toucher. C’est vrai que ça fait mal mais il fallait l’engagement de @asi et le courage de Sébastien pour le faire.
Bon sang, Jorge, vous m'avez convaincu... Vous avez raison !

Comme vous le dites, la responsabilité des médias, tout le monde en parle ! Il suffit d'ouvrir sa télévision (où les émissions de critique sont nombreuses !) pour en entendre parler : et là, régulièrement, des noms de rédacteurs en chef sont souvent cités, ainsi que les relations entre entreprises et médias : les français n'ignorent rien des pressions qu'exercent les régies publicitaires sur le contenu des programmes et le choix des thèmes, ils en sont suffisamment informés !

Et dire que si y'a maintenant plus de people, et que cela réduit à zéro le débat politique, c'est la faute surtout du public, car, tenez vous bien, hein, il en redemande, c'est d'une originalité, d'une transgression pas possible : on sent que le journaliste qui va oser dire ça aux heures de grande écoute va prendre un terrible risque pour sa carrière, et que cela fera d'un coup progresser le champ de la critique des médias !

Oui, mettons en avant la responsabilité de l'individu avant tout dans la façon dont se construit notre société, cela n'est que la vérité,hein, rien à voir avec l'idéologie néo-libérale !
Je mettrais ce genre de comportement en parallèle avec les tentations alimentaires; certes, nous sommes responsables de ce que nous achetons et mangeons, mais il faut une sacré dose de force intérieure, de stabilité mentale, de je-ne-sais-quoi encore, pour résister aux linéaires de chips, bonbons, litres de soda exposés en abondance dans les magazins. Que peut-on dire? Que les obèses sont responsables de leur obésité? Beaucoup de gens n'ont pas les clés nécessaires pour résister aux forts désirs de leurs enfants face à ces tentations.
Personne n'est obligé de créer un produit tel qu'un boudin de 1 mètre de popcorn au caramel (1 mètre!! je l'ai vu). Ce marketing est responsable, il est responsable de nous tirer vers le bas, responsable de jouer avec les faiblesses des gens, et responsable des conséquences.
Que la presse people fasse du people, ça ne gêne personne; on le lit chez le coiffeur et on l'oublie; mais que le nouvel observateur, le point, ... en fassent, bien-sûr qu'ils sont responsables des conséquences.

Ca serait la faute des spectateurs, du peuple, si les médias se pipolisent ?


En lisant cette phrase, je me suis souvenu soudain que "people" voulait dire "peuple. Quelle curieuse dérive sémantique ...

En 1964, Lennon chantait :

"...[Imagine there's no countries,
It isnt hard to do,
Nothing to kill or die for,
And No religion too,
Imagine all the people
living life in peace...

You may say I'm a dreamer
But I'm not the only one
I hope someday you'll join us
And the world will live as one.]...

Imagine all the people ... et oui ça prête à sourire maintenant, pas à cause de l'utopie du grand John, simplement par la présence incongrue d'un mot désormais galvaudé : the people ...
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