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"Le label bio ne dit pas que c'est bon pour la santé"

8 milliards d'euros de chiffre d'affaires, en 2017, en France, dans le secteur du bio. Indéniablement, les produits bio ont prospéré sur des médias largement favorables et un certain air du temps. Mais leur succès considérable a aussi conduit les mêmes médias à s'interroger. Et si la nourriture bio n’était pas forcément toujours si bonne qu’on le dit, ni pour l’environnement, ni pour la santé ? Quelles pratiques de production recouvre le label bio européen AB? Pour répondre : Guillaume Riou, agriculteur céréalier et éleveur bio dans les Deux-Sèvres, secrétaire national de la Fédération nationale pour l’agriculture biologique (FNAB). Et Daniel Sauvaitre, arboriculteur fruitier, président de l’association nationale pomme-poires, qui regroupe des producteurs bio et des producteurs en Vergers éco-responsables. Et pour comprendre l'échec des Etats généraux de l'alimentation sur la question de la transition agricole, voir notre article.

Derniers commentaires

Les 2 invités sont intéressants malgré quelques approximations.

Mais, ce qui manque à cette émission, c'est une enquête journalistique sérieuse sur les différents types d'agriculture : bio, raisonnée, éco-responsable...

Qu'est-ce qui est autorisé ou interdit pour chaque "label" ? Quels sont les parts des différents types d'agriculture selon les produits ? (céréales, fruits et légumes...).

Sinon, on a que la version des 2 invités qui connaissent leur sujet(mo=iuex que les journalistes) mais qui sont avant tout les représentants de leurs lobbys respectifs...


Pour ma part, je ne suis pas du tout un intégriste du bio. Mais, je trouve que c'est le seul label avec des critères rigoureux et vérifiés de manière indépendante.

Concernant les vergers éco-responsables, je ne suis pas convaincu : quelle indépendance ? En gros, si les traitements "bio" ne marchent pas, on passe au conventionnel. Je serais OK sur le principe car, comme dit précédemment, je ne suis pas un intégriste du bio. Mais j'ai peu confiance dans ce label issu de l'association naionale pomme_poires...

Donc, il faudra plus qu'une campagne de com pour me convaincre.


Sinon, sur le bio, la principale critique qui lui est faite dans cette émission (et par les tenants de l'agriculture conventionnelle), c'est, en gros, qu'il n'est pas assez bio. C'est un peu gros, je trouve.


Aux jeunes journalistes , femmes en particulier, de grâce, apprenez à articuler  ! Parler, y compris en vidéo, est un métier qui s'apprend... aller à des cours de théâtre avant de parler avec micro ! MERCI ! fpb

De bonnes interventions de Daniel Sauvaitre, dommage qu'il n'ait pas plus la parole et soit coupé un peu trop rapidement dans ses interventions.

A souligner, le sulfate de cuivre dans la bouille bordelaise utilisée par les agriculteurs biologiques est produit industriel (un produit chimique "synthétique", non-"organique").

En tant que chimiste il me semble qu'opposer produit naturel à produit de synthèse est un non-sens du point de vue de la toxicité. Il pourrait être intéressant d'avoir un ou deux chimistes/scientifiques dans les débats impliquant la toxicité et la question des produits chimiques (pesticides, fongicides, etc...).
Quand on parle de l'utilisation de produit chimique, les questions importantes à se poser sont surtout celles de l'avantage (/inconvénient) que cela procure, des quantités nécessaires, des types de produits employés, de la nécessité de les employer, de l'évaluation de la toxicité, de l'impact sur le long terme de ces produits (qui évalue, comment, pourquoi et pour qui?) et des possibles alternatives.

J’espère que vous ferez d'autres émissions sur ce sujet et aborderez également les questions suivantes : comment peut on favoriser et valoriser l'éthique des producteurs (et méga-producteurs) ou comment peut-on mieux éduquer les citoyens consommateurs ?

Une petite question : Est-ce que l'utilisation d'insectes en grande quantité pour traiter les cultures (à la place de produits chimiques) est régulé ?
Daniel Schneidermann demande si l’on peut imaginer un « super label » plus réellement bio que AB.
Et bien ces super labels existent ! Bio cohérence (défendu par Guillaume Riou) c’est bien, la mention Nature & Progrès (N&P) est encore plus exigeante. En fait plus exigeant ce n’est pas tout à fait juste, N&P à travers sa charte et ses cahiers des charges défend les valeurs historiques de la bio, intégrant des facteurs humains, écologiques, énergétiques, etc. A N&P, pas de concessions avec l’agriculture chimique, pas de serres chauffées, pas de ferme-usines bio, pas de main d’œuvre étrangère exploitée, etc.
Mais, depuis 1991, le Règlement européen encadre l’utilisation du terme « agriculture biologique » (produits disposant de l’Eurofeuille et à titre dérogatoire du sigle AB en France). Historique promoteur de l’agriculture biologique paysanne (avant qu’AB existe), défendant une autre vision de la bio que celle promue par le règlement européen qui favorise la bio industrielle, N&P se voit interdire l’utilisation des mots bio, agriculture biologique, etc. pour parler de sa mention. Cherchez l’erreur, les plus « bio » n’ont pas le droit de dire qu’ils sont « bio » !

L’émission ne manque pas d’intérêt, mais inviter M Daniel Sauvaitre qui défend à la fois une « agriculture raisonnée » (Haute valeur environnementale) et sa conception laxiste de la bio ne facilite pas l’approche de ce dossier complexe.
Depuis quand on parle de "la" bio ? Pour moi, "la" bio, c'est la biologie. L'agriculture biologique, c'est historiquement plutôt "le" bio. Il semble d'ailleurs que la féminisation de cet article soit un marqueur doctrinal.
Ou une marque doctrinale (sachons respecter la parité!)
Ou un marqueur temporel. J'étais déjà pour "le" bio quand Mélenchon était encore productiviste. Ca fait bien 30 ans. Dans la vraie vie, je ne connais pas de personne militante de "la" bio, uniquement des personnes militante "du" bio. Mes impressions ne sont donc à prendre que comme telles.

Peut-être est-ce une vue de mon esprit nostalgique en ce premier jour de 2018, mais il y a des décennies, il me semble que mes camarades militants et moi prenions bien soin de distinguer l'écologie scientifique, de l'écologie politique. Nous distinguions l'écologue, notre métier, de l'écologiste, notre engagement politique. Cette distinction, propre et nette, marquait autant la différence entre nos deux casquettes, que notre proximité d'avec les sciences. Les combats d'alors étaient de faire connaître au grand public les cycles de l'eau et de l'azote, d'expliquer les notions d'écosystème et d'habitat, et d'alerter sur les dangers du gaspillage de nos ressources, de la surconsommation, et de ce que l'on appelait alors le "dérèglement climatique". Notre engagement politique était d'abord pédagogique quand nos moteurs de recherche s'appelaient Lycos et Altavista, et visait à ce que les politiques agricoles, industrielles, énergétiques, ainsi que relatives aux transports tiennent compte de l'état de l'art, entre autre, de la biologie.

Aujourd'hui, je vois fleurir des militants de "la" bio. Apparement de nouveaux convertis. Et ce qui me gêne chez eux, à priori, c'est qu'ils sont un peu comme des nouveaux ex-fumeurs: intégristes et chiants. Et pire, c'est leur défiance vis-à-vis de la science qui me consterne autant qu'elle m'effare et m'effraye. Les folkloriques bergers ésotériques en peau de mouton de l'Ardèche qu'on aimaient sincèrement bien, ont fait florès. Mais franchement pas pour le meilleur de mon point de vue. Je ne me reconnais absolument pas (ou plus) dans "la" bio anti-vax, dans "la" bio cliente et entrepreneuse de ces magasins pour bobos, au piliers de béton apparent et à la déco en cagette, dans "la" bio religieuse et sectaire qui finit dans la ligne de mire de la Miviludes, dans "la" bio qui accuse à tort et à travers de lobbyisme toute étude scientifique qui ne la conforte pas dans ses croyances et convictions.

De mon point de vue, "la" bio est un mouvement essentiellement de droite, asseyant son adhésion à l'agriculture biologique fondamentalement sur la peur relative à sa propre santé, sur des inquiétudes sanitaires individuelles, et sur un tropisme réactionnaire vis-à-vis de la science. A contrario, "le" bio s'est historiquement constitué sur la base de la science, pour défendre des communs: l'eau, l'air, les sols, les océans... Certaines et certains, ici-même, pensent qu'il ne faut pas opposer ces deux démarches. Je pense au contraire que c'est faire un mauvais calcul que d'intégrer aux luttes écologistes "la" bio qui croit faire du bien à son propre corps en consommant "du" bio. Simplement parce-que la peur individualiste l'emporte trop facilement sur l'espoir commun, dans l'instrumentalisation, dans la récupération, comme dans la mobilisation. Et la foule apeurée, irrationnelle, est effrayante dans ce qu'elle est capable de réaliser.

Il se trouve donc bien deux doctrines (ce n'est pas un gros mot) concernant l'agriculture biologique. "La" bio de droite qui a peur pour sa santé (ou pour celle de ses clients). Et "le" bio de gauche qui entend préserver les communs du vivant.
Et pourquoi "la" bio ? Pourquoi ce besoin de distinction par rapport "au" bio ? Serait-ce là un moyen d'édulcorer le discours d'Unilever pour vendre des galettes de riz et des paquets de boulghour parce-que "la" macrobio sent un peu trop le patchouli pour les dynamiques, modernes, et souriants bobos en marche vers les magasins à la déco de cagette ? "Le" bio ferait dorénavant trop populo ? "La" bio c'est trop la classe et super à la mode ? Les personnes qui disent "la" bio auraient-elles l'impression de faire partie d'une élite plus intelligente, plus éclairée, et plus initiée ? Est-ce que les gens disent "la" bio pour se reconnaître entre eux, ou pour faire partie d'un groupe plus ou moins défini ?

S'agit-il plutôt, ou en plus, de faire disparaître dans l'imaginaire collectif "la" bio comme la biologie, discipline scientifique qui s'affaire au progrès humain par la constitution de connaissances, au profit de "la" bio, une pratique idéologique et de masse, fondée sur la peur individuelle ? Est-ce que nous en sommes là ? A brûler des études scientifiques qui ne correspondent pas à la doctrine d'une foule inquiète pour sa santé et celle de ses enfants ? N'est-ce pas là le chemin qui semble se tracer ?
Même sur une vanne, un boutade, un jeu de mots, une pirouette sur "la parité" des expressions...vous partez comme un V2.
Cool, comme on dit quand on pratique le bilingue, il y a encore 365 jours en 2018.
Pour celle-ci, vous faites. Hein!
oups Marcel j'ai remis 100 balles dans l'bastringue ! ;-)
Pas grave, il doit dormir. Difficile à digérer les vins "non-bio"!!
D'la bise.
J'attends un peu pour lui parler des vins "nature", hein, je crois que c'est mieux.
Pourquoi me dire que je pars comme un V2 ? Vous avez l'impression que je vous agresse, que je vous conteste l'expression "marque doctrinale", ou le droit à la vanne ? Je rebondis suite à votre message, puisque je me demande si l'usage de le/la bio ne serait pas à la fois un marqueur idéologique (au sens où si des personnes ont pris la peine de transformer "le" bio, en "la" bio, c'est probablement qu'ils ont une bonne raison), et à la fois un marqueur temporel (au sens où "la" bio raisonne pour les premières fois à mes oreilles, je me demande s'il ne s'agirait pas de "nouveaux adhérents").
Qui fait la distinction, sinon vous ?
La bio ou le bio, l'un serait de droite l'autre de gauche, mais c'est quoi votre secte ?

Je ne me suis jamais posé la question si le mot était féminin ou masculin.

Moi je défends Bio (tiens je vais dire comme ça pour pas être mis dans une de vos cases à la con) depuis que j'ai compris que la maladie qui me pourrit la vie vient du fait que mon père balançait des saloperies dans ses champs. Et si j'ai fondé une AMAP c'est pas pour manger-sain-moi-je-ma-gueule-et-mes-enfants, contrairement effectivement à pas mal de mes camarades amapiens bobos.

Quand aux études scientifiques dont il était question, attention à ne pas défendre des escroqueries pseudo-scientifiques.
Vous êtes de ceux pour qui dès qu'on met scientifique sur l'étiquette c'est que c'est vrai. C'est du même niveau que "vu à la télé".
[quote=benoît leroux]« Il y aurait deux bios : le bio et la bio » aime à dire Daniel, animateur du groupement des agriculteurs biologiques du Lot. Le masculin renvoie à la seule dimension du mode de production et du marché, tandis qu’au féminin l’expression s’élargirait au « mode de vie, voire à un art de vivre… ».

Ah ben voilà, j'ai mis le doigt dessus. Celles et ceux qui disent "la" bio, ce sont les élus à qui la belle et grande vérité des Lois de la Nature a été révélée. Ce sont les bons, les gentils, les êtres supérieurs, la "vraie gauche" quoi. Ceux qui disent "le" bio, ils sont écolos aussi, ils font de l'agriculture biologique, mais eux c'est pas pareil, ils sont différents, ils sont pas comme nous, ils sont des mauvais écolos.

Je savais bien que ça cachait quelque-chose.

animateur du groupement des agriculteurs biologiques du Lot

Vous disiez quoi, cher Al1 ? Ah oui, "[ses] cases à la con".

:-)
Ah, enfin un article intéressant !

mais vous auriez dû citer la fin du paragraphe :
Cette distinction révèle assez bien la tendance à une dualisation du champ agrobiologique entre une pratique qui, tout en respectant le cahier des charges officiel, reproduit les schèmes productivistes (spécialisation des cultures, agrandissement des surfaces, recherche du meilleur marché…) et celle défendue par les partisans d’une bio cherchant à dépasser le cadre productif et mercantile. Cette approche présentée ici comme transversale ajoute au cahier des charges un ensemble d’objectifs et de principes non exhaustifs. De manières répétées, paysans et militants bios expriment les nécessités suivantes : relocalisation des productions, solidarité Nord/Sud et locale, respect du commerce équitable3, protection/utilisation des semences et variétés anciennes, importance donnée aux goûts et saveurs, protection des sols (y compris contre l’urbanisation), aides aux jeunes installations ou encore, comme le suggère Aubert (2006 : 8) : « veiller à la diversité et à l’harmonie des paysages […], avoir une démarche écologique dans sa manière de construire, d’habiter et de se déplacer »…

OK donc
- Je ne connaissais pas cette distinction, comme la majorité sans doute, et quiconque utilisera le féminin se verra assailli sous vos fourches caudines sans comprendre ce qui lui arrive
- On aurait moins perdu de temps si on avait parlé de bio intensive et extensive (tiens j'ai féminisé), c'eût été plus clair, vous défendez donc "le" bio intensif, pas moi, au moins on comprend mieux ce qui nous sépare, on progresse !

vous défendez donc "le" bio intensif, pas moi, au moins on comprend mieux ce qui nous sépare, on progresse !

Ben non justement, malheureux ! J'ai toujours défendu, et depuis plus de 30 ans "du" bio extensif ! C'est ça que je ne comprends pas: cette propension à vouloir voir et se faire des ennemis. Cette propension, comme pour "Daniel, animateur du groupement des agriculteurs biologiques du Lot", de distinguer les "vrais" des soit-disant "faux". Et bizarrement, cette distinction, je ne l'entends guère que de la part des exploitants.

"Le" bio, dès le départ, historiquement, défend des exploitations extensives et diversifiées.

Guillaume Riou ne fait du bio "que" depuis 10 ans, et il est secrétaire national de la FNAB. Sa présidente, Stéphanie Pageot, n'est convertie "que" depuis 5 ans de plus. Les deux donnent pour première raison à la conversion la rémunération des agriculteurs. Ecoutez Stéphanie Pageot par exemple, la première motivation qu'elle donne est la rémunération (tout comme Guillaume Riou dans cette émission du reste) tandis que pour elle, ne plus utiliser d'intrant chimique est, non pas une motivation, mais au contraire un "frein psychologique".

Les entendez-vous se prévaloir ou ne serait-ce que se réjouir d'une moindre pollution ? Que nenni, quand ils parlent de limiter les intrants chimiques et de ne pas travailler contre la nature, c'est uniquement pour souligner l'aspect technique d'agronome de l'agriculture biologique. Entend-on seulement l'expression "développement durable" ? Encore moins, il n'est question que de rémunération et de croissance... On comprend tout de suite mieux l'incohérence vis-à-vis du sulfate de cuivre, produit chimique de synthèse par excellence.

Mais bon, vous voilà avec un nouveau "gadget idéologique": le/la bio qui va vous permettre de bien identifier sans avoir à tendre l'oreille vos nouveaux ennemis, en acceptant, amen, la parole évangélique de nos bons agriculteurs de droite. 'Fin bon, faudrait pousser l'enquête avant d'entériner mes intuitions, mais j'ai bien peur que selon vos propres critères, la majorité des agriculteurs bio ne soit pas exactement ce que vous appeleriez la gauche. En même temps, comme vous me prenez pour un type de droite, vous imaginez bien que ça m'en touche une sans faire bouger l'autre. Par contre à vous, il est probable que ça vous fasse un deuxième trou de balle.

Allez, bon appétit. Vous me direz quel goût elles ont vos carottes bien locales et bien du terroir, converties "à la bio" suite à une étude de marché :-)
Mais qui cherche à se faire des ennemis, sinon vous ?

Mais qu'est-ce que vous me reprochez au juste ??? :-DDD

Elle est bien bonne, celle là, vous me tombez sur le rable, vous m'insultez, alors qu'on défend la même chose !

Et vous m'avez mal lu, je suis aussi contre le sulfate de cuivre !

Apprenez à être plus clair, ça ira mieux pour tout le monde !

Allez bonne journée quand même, grossier personnage !
Attention -Chien méchant -
Mais pourquoi est-il si méchant ?

PARCEQUEEEEEE !!!!!!!
Quelques frustrations peut être ...
"la" bio est utilisée comme raccourci pour "l'agriculture biologique" mot féminin, d'où le "la"
donc expression généralement utilisée pour parler de la production que des produits. C'est dans ce sens qu'elle est ici utilisée par les deux intervenants, qui sont agriculteurs aussi. Il ne faut pas chercher un "complot du genre" partout :)
Le site ouaibe d’eco-SAPIENSSCOP SARL liste une petite centaine de labels1. Comme le fait remarquer Natura-Sciences5, Nature et Progrès « ne demande pas la certification AB à ses producteurs »7, contrairement, par exemple, à Bio Cohérence ou à Demeter. Peut-être juste pour une question de (sur)coût (inutile) ?

1. Pas de trace décelable de la Charte qualité des pomiculteurs de France2 de l’Association nationale pommes poires (ANPP) dans cette liste3.
2. Cette charte est identifiée par le logo Vergers écoresponsables.
3. Pourtant en 2013 cette charte a obtenu du Ministère de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt la Certification environnementale des exploitations agricoles au niveau 24.
4. Le niveau 3 de la Certification environnementale des exploitations agricoles donne droit au logo Haute valeur environnementale (HVE).
5. « Natura-Sciences est un média web d’information indépendant consacré à l’environnement »6.
6. CC BY-SA Wikipédia.
7. « Cependant, sur l’ensemble des produits de la marque, les deux tiers cumulent les deux labels. »8
8. « À quel label bio se fier ? », 60millions-mag.com (site ouaibe du magazine 60 Millions de consommateurs), 5 janvier 2011.
Pas mal mais parfois très approximatif. Aussi certains sujets, directement liés au bio, m'ont manqué dans cette émissions :
- la promotion (ou non) des circuits courts, dont les AMAP
- le bio et la grande distribution : quelle qualité ? quels enjeux ?
- un regard plus précis sur ce que le politique peut faire pour mieux soutenir une alimentation saine et les agriculteurs eux-mêmes. Il n'y a pas que les normes et les labels (principalement européens, comme précisé dans l'émission) ; des tas d'autres initiatives politiques sont possible, souhaitables. Il y a eut quelques exemples locaux (école, hopital) mais ça aurait été intéressant et pragmatique de les lister et de les expliquer clairement, aux différents niveaux (national, régional et local).
Hmm de la bonne viande bio tué de façon responsable!
Il n'y en a que pour les humains dans cette émission. Les insectes (et ceux qui les mangent), tout le monde s'en fout.
Intéressante introduction, mais vous avez omis l'élément majeur de dénigrement du conventionnel fait la filière bio : j'entends pas là l'association Génération future qui est le bras armé (et camouflé) de la filière bio:
- elle représente régulièrement les intérêts de la filière bio
- au sein même de cette association, les lobbys bios y sont bien représenté et aime à dénigrer le conventionnel (attention, lien dangereux chez UFC Que Choisir, puissant lobby des conventionnels)

Tout cela est tellement vrai que le principal objectif du monde bio quand un journaliste se permet de décrire la réalité, c'est de l'éjecter.

Je suis donc surpris que vous ayez attaqué par une publicité confidentielle alors que les campagnes de Générations Futures font la une de tous les journaux.

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Bonne émission, mais toujours avec les mêmes réserves ...

L'auditeur est-il si idiot qu'il ne peut pas comprendre la différence entre produits chimiques de synthèses comme le glyphosate et produit chimiques de base comme le sel, le soufre etc ... ?

L'auditeur sait aussi que la manipulation en masse de ces produits de base et évidement dangereux, le sel ou le soufre en grande quantité est dangereux et pourtant on en consomme quotidiennement, ces éléments sont même nécessaires à notre équilibre biologique, en revanche personne ne consomme de glyphosate !!!

L'argument de l'agriculteur, affirmant que le soufre est dangereux, pris au sérieux par les journalistes, sans la distance nécessaire et évidente pour relativiser, est totalement idiot !!!

Puis pour finir, Schneidermann, SVP, cessez d'interrompre vos interlocuteurs de façon systématique pour revenir sur des questions qui visiblement considèrent que l'auditeur est "à priori" un imbécile ignare, c'est mal poli et désagréable. Le mieux est de laisser parler pour éventuellement apporter quelques précisions par la suite. Si vraiment un sujet nous échappe, on peut toujours revenir en arrière sur la vidéo pour ré-écouter des passages dont le contenu technique est délicat ... puis les moteurs de recherches peuvent nous aider à comprendre etc ...
Excellente émission, excellents intervenants....
La guerre du bio est commencée, le consommateur vache à lait, crédule, va s'en prendre plein le porte monnaie !!!!
Merci pour cette émission car il est temps effectivement de faire la différence entre la bio qui est un concept politique et le bio industriel, qui est une réappropriation du système capitaliste et de ses pratiques Pour aller plus loin, cet article http://urlz.fr/6kvP
Mais Daniel vous ( enfin Maya si je suis honnête ) qui avez rencontré Pierre Rabhi comment pouvez laisser dire Mr Sauvaitre :
Que « l’ agroécologie serait moins bien que bio » ( il ne le dit pas comme ça mais il les oppose 17.28) ? ce n’est pas qu’une question de chapelle mais bien politique, presque de greenwashing !
Ecoutez Marc Dufumier http://urlz.fr/6kvQ ou lisez ce petit lexique de Colibris http://urlz.fr/6kvR
Que les produits conventionnels ne sont d’aucun danger, au prétexte qu’ils sont autorisés à la vente vendu alors que vos amis de très récentes études prouvent les bienfaits des aliments bio =>
http://urlz.fr/4ziG et http://urlz.fr/6kvS

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DS évoque un super label, qui serait du bio ++ en quelque sorte.

Mais il me semble que l'UE oeuvre pour un bio - -, de manière à permettre aux gros industriels de réussir sur ce beau marché porteur.
Comme le titre le dit bien, l'AB n'est pas sans danger. La bouille bordelaise est un potentiel perturbateur endocrinien.
Bon et puis quand même, citer pendant l'émission et mettre en image d'accueil de l'article un Cash Investigation qui a fait l'objet d'une grosse polémique sur son sérieux scientifique, ce n'est pas très professionnel.
Mais sans doute Arrêt sur images n'était pas au courant des erreurs de ce numéro légendaire de Cash, c'est sans doute un autre site qui a publié ceci et cela.
Voici deux citations de Monsieur Riou :
"J'oppose chimie de synthèse à chimie organique. Nous sommes tous des êtres chimiques, c'est-à-dire qu'on travaille avec des grandes chaînes du carbone, de l'azote, qui sont les deux piliers des fonctionnalités agronomiques et ça c'est aussi de la chimie, mais c'est de la chimie organique, c'est de la chimie naturelle, voilà".
"Le soufre et le cuivre sont des molécules basiques, qui sont des sels. La bouillie bordelaise, c'est du sulfate de cuivre. Vous savez que j'utilise aussi pour mes vaches du chlorure de sodium, du sel de la mer, mais c'est pas de la chimie de synthèse, ça."

Petit jeu à destination d'élèves de collège, dans le thème Organisation et transformations de la matière : dans ces extraits, sauras-tu extraire les deux seules informations justes et qui signifient quelque chose ?

Poursuivons, de la part du même Monsieur Riou, toujours à propos du sulfate de cuivre :
"Ce sont des produits utilisés de façon séculière, il y a des siècles et des siècles que la bouillie bordelaise est utilisée".
In saeculae saeculorum. Amen.
Comme l'a fait remarquer Philippe B précédemment, "des siècles et des siècles", ça fait en fait 1,37 siècles. Les informations sont par exemple ici.
Et regardons dans cette même source comment est préparé le sulfate de cuivre :
CuCO3 + H2SO4 ---> CuSO4 + CO2 + H2O
Le sulfate de cuivre est ainsi fabriqué par réaction entre le carbonate de cuivre (minerai "naturel" de cuivre) et l'acide sulfurique (!).
C'est incontestablement de la chimie de synthèse puisqu'on ne trouve pas le sulfate de cuivre dans la nature et qu'il faut le synthétiser.
Et en plus cette réaction libère... du dioxyde de carbone !
C'est dans "l'éthique bio", ça ?

Peut-être pas si simple, la distinction entre chimie de synthèse et produits naturels. Merci à Monsieur Sauvaitre d'avoir essayé de faire passer ce message...
La question de l'alimentation est centrale dans nos vies.
Personnellement et pour la santé de ma famille, j'ai fait le choix du bio (local si possible) depuis plus de 10 ans.
Au lieu d'aller au restaurant ou acheter des plats tout prêts, je cuisine, je cultive un petit jardin et je complète chez le maraicher bio.
Et surtout, le bio Français n'étant ni celui de l'Espagne ni celui de l'Italie, s'il n'y a pas de fruits ( hors fruits exotiques comme la banane )
d'origine Française, je n'achète pas.
Mon budget est modeste et c'est un très gros effort financier, mais je ne vois pour ma part aucun retour en arrière possible, compte tenu de tous les
problèmes sanitaires qu'engendrent les produits pétrochimiques.
Cette émission est très intéressante et j'en ai tiré un certain nombre d'informations qui complètent mes connaissances sur le sujet et m'aideront à
encore mieux gérer ces questions.
Merci à toute l'équipe.
Pour ceux qui ne l'aurait pas remarqué, il faut savoir que Sauvêtre est un défenseur acharné de l'utilisation des produits chimiques en agriculture (l'agriculture raisonnée est financée par les boites agrochimiques). Y compris en bio : il est de ceux qui ne manquent jamais de demander des dérogations pour pouvoir en utiliser.
Au ministère, il dit que c'est trop compliqué de produire en bio, qu'il faut donc des assouplissements au cahier des charges, et par ailleurs et de préférence aux médias, ça lui permet de dire que "vous voyez bien que la bio c'est pas aussi propre que ce qu'on dit".
Pour lui la bio doit rester une niche, et il s'emploie à ça.
Ce qu'il faut retenir, c'est qu'en bio il y a un cahier des charges qui dit les produits que vous pouvez utiliser ou pas, alors qu'en ecoresponsable, vous vous engagez à faire au mieux. Quand on connait les agriculteurs et l'addiction aux produits chimiques induite depuis des années par leurs responsables syndicaux et économiques, on imagine ce que ça veut dire.
Après il faut reconnaitre que les pommes actuelles sont vraiment difficiles à produire en bio (il y a une trentaine de traitements en conventionnel), et on arrive pas à les vendre à un prix suffisant.
J'ai lu tous les commentaires, je n'ai pas vu l'émission, j'ai bio chercher partout, mais
Merci pour cette émission très intéressante.

Pour l'invitation à être attentifs aux étiquettes (qui conclue l'émission), je ne peux que conseiller le projet Open Food Facts qui, grâce à des centaines de personnes, tente d'améliorer l'information alimentaire pour tout le monde : que ce soit au niveau des additifs, de la qualité nutritionnelle des produits ou encore des labels (bio et autre)
Mais que fait la SPA face au scandaleux processus de confusion sexuelle utilisé par les arboriculteurs pour perturber ces pauvres petits papillons qui n'ont rien fait à personne ?
Je serai pas étonné que l'on découvre que le harcèlement sexuel est la conséquence directe des produits diffusés dans la nature pour confusionner les lépidoptères
En début d'émission on nous dit :
"Très franchement, faisons confiance à nos autorités sanitaires"
Très franchement ? La bonne blague !
Et en fin d’émission, la même personne nous dit :
"Faudra qu'on retrouve j'espère confiance dans les autorités sanitaires qui délivrent les homologations " et qui, on le comprend, homologuent "très franchement" de la même manière des choses fondamentalement différentes.
Va comprendre, Charles !
pas encore vu l'émission, mais...
je viens d'écouter cette interview https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/l-interview-eco/claude-gruffat-biocoop-on-aura-besoin-de-60000-producteurs-de-proximite-en-bio-de-plus-dans-les-cinq-ans_2500519.html
Ça bosse dur à ASI, même en période de fête... Mais...
Je suis assez d'accord avec coin coin .... mais ....
Je n’ai pas lu tous les commentaires mais
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