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Commentaires

L'année 2025 vue par... Nassira El Moaddem

En cette fin d'année, la rédaction d'ASI fait le bilan, plus ou moins calmement. Image la plus marquante, pire éditorialiste, plus mauvais coup de com', recommandations culturelles et un peu d'espoir malgré tout pour 2026 : chaque journaliste a répondu aux questions du rédacteur en chef, Robin Andraca, qui s'est aussi prêté à l'exercice. Bonne lecture, et bonnes fêtes de fin d'année de la part de toute la rédaction d'ASI.

Commentaires préférés des abonnés

Merci pour vos belles interviews.


Dans ces rubriques, il manque, à mon sens, le chapitre " mon plus grand regret professionnel de l'année 2025 "

Au passage, il manque une question, à laquelle les autres membres d'ASI ont volontiers répondu : "l'invité que tu n'aurais pas aimé voir sur le plateau ?". 

Question gênante ? Ou qui aurait provoqué une douloureuse remise en cause ?

Derniers commentaires

oh non ! s'il vous plait, pas benjamin duhamel, le fifils à da mèmére

Merci Nassira pour cette année bien remplie et ces émissions rondement menées.
Ma seule critique à vous faire c'est que vous dites souvent à vos invités "oui, on y reviendra" en réponse à l'un de leur propos. Hors force est de constater que bien souvent on y revient pas.

« J'aimerais par exemple le faire avec Benjamin Duhamel car tout nous oppose : nos enfances, nos milieux sociaux, nos chances de départ dans le milieu... L'invitation est déjà lancée ! »

Une belle dose d’égocentrisme pour justifier l’invitation de l’abominable rejeton Duhamel.


En écho à la réflexion raciste "Ils sont français, on fait avec" d'Alix Bouilhaguet, on pourrait citer celle du député lfi Carlos Martens Bilongo dans l'émission Youtube "la Librairie Africaine" : On est plus intelligents qu'eux, est plus endurants, on fait plus de gosses qu'eux, et bien tant pis pour eux.
Le rêve "grand remplaciste" d'un élu de la République...

Au passage, il manque une question, à laquelle les autres membres d'ASI ont volontiers répondu : "l'invité que tu n'aurais pas aimé voir sur le plateau ?". 

Question gênante ? Ou qui aurait provoqué une douloureuse remise en cause ?

Dans ces rubriques, il manque, à mon sens, le chapitre " mon plus grand regret professionnel de l'année 2025 "

J'ai du mal à comprendre cette obsession de la part des journalistes d'ASI à vouloir inviter des personnages honnis par les abonnés. Comme si ils étaient persuadés de pouvoir révéler à la face du monde ce qu'ils sont vraiment. Ce qu'ils sont vraiment, on le sait. C'est pourquoi on s'abonne à ASI. Pour entendre un autre son de cloche. Interviewer, par exemple, Duhamel sur ASI, ne changera pas la perception que tous ceux qui ne sont pas abonnés à ASI ont de ce guignol.

Par contre, c'est intéressant quand, par extraordinaire, une de ces baudruches se retrouve en mise en difficulté dans un médias mainstream. C'était le cas dernièrement sur TF1 quand Franz-Olivier Giesbert a dressé un portrait laudateur de Brigitte Bardot. 

Audrey Crespo-Mara a alors mis les pieds dans le plat en rappelant que l'actrice avait été condamnée à 6 reprises pour racisme. Ce qui a laissé Giesbert interloqué, qui n'a pu que bredouiller n'importe quoi.

J'ai du mal à comprendre cette obsession de la part des journalistes d'ASI à vouloir inviter des personnages honnis par les abonnés.


Je relève plusieurs points problématiques dans ce propos :

1- le terme d'obsession est connoté péjorativement si on l'entend comme quelque chose qu'on ne contrôle pas, une idée fixe, un problème à résoudre or dès lors qu'on s'entend sur le fait que le journalistes d'ASI sont là pour traiter du traitement de l'information inviter des éditorialistes, des animateurs, des entrepreneurs de cause, des journalistes ou des patrons de presse n'est pas de l'ordre de l' obsession inconsciente mais bien de leur objet d'enquête. 

2- quant à la nature "honnie par les abonnés" je pense que vous péchez là, un peu, par orgueil car je vous trouve bien prétentieux de décréter que des personnalités qui vous déplaisent à vous ou semblent déplaire à une partie des participants aux discussions du forum ne pourraient pas être des sujets/objets d'émission ou interviews. 


Enfin brandir Audrey Crespo-Mara comme exemple à suivre au nez de Nassira El Moaddem, vous repasserez !

Vous n'arriverez pas à me convaincre que la plupart des abonnés apprécient la famille Duhamel, Pujadas, Franz-Olivier Giesbert, Pascal Praud, Sonia Mabrouk? Jean-Marc Morandini, Olivier Truchot, Alain Marschall, Ruth Elkrief, j'en passe, sans doute les meilleurs de leur espèce.

il n'est pas toujours question de faire apprécier c'est ce que je voulais dire. En fait il n'est j'espère jamais question de faire apprécier, dans le sens d'aimer ou de convaincre d'aimer. 

Il est question de se faire une idée, de s'outiller pour aborder les thèmes et les discours.  

C'est pas la messe quoi. 

et si en effet aucun des noms que vous citez n'éveille a priori mon intérêt, il n'ya aucun invité (plutôt de Daniel du coup, dans Je vous ai laissé parler ou Sur la planche) que je n'ai pas trouvé intéressant dans l'exercice, sans pour autant devenir une groupie ou je ne sais quoi.... Les invités des plateaux c'est plus compliqué, parce que c'est l'équilibrage qui parfois pose problème... bref

Je pense qu'on apprend beaucoup plus des spécialistes d'une question, de lanceurs d'alerte, de personnes à même de déconstruire les récits médiatiques, par exemple, que de ceux qui les fabriquent, ces récits médiatiques. Qu'apprendrions-nous de ces derniers en leur donnant une tribune supplémentaire ? 

Sur ce désaccord, joyeux réveillon.

il faut reconnaitre que la virtuosité de shneiderman qui à réussi a faire dire a Guillaume Erner: je ne t'invite pas parque mes copains dont tu as mal parlé vont toqué à ma porte

 et 

y'a pas de juif chez lfi 


etaient de grand moment de la critique (de la critique de la critique critique comme aurait dit Jenny von Westphalen) .

Suis assez d'accord avec Komp.

Inviter quelqu'un sur le plateau d'ASI ou lui donner la parole dans un papier n'équivaut pas à dire qu'on est d'accord avec (et toute la rédaction encore moins). Ce serait catastrophique comme vision des choses. Il me semble que ce serait très triste aussi si l'on décidait de n'inviter dans les émissions que des gens avec qui l'on est d'accord. Enfin c'est pas du tout ma vision du métier en tout cas. D'autant que, comme le dit @komp, notre champ d'étude c'est l'espace médiatique et tous ses acteurs. Nous sommes critiqués avec la quasi totalité d'entre eux mais nous avons aussi plein de question à leurs poser, justement. À vous lire, il ne faudrait faire que de l'analyse de contenu (ce que j'aime beaucoup hein) ou ne faire que des interview de Mona Chollet et d'Alain Gresh ? 


À titre perso, j'aimerais qu'on fasse plus d'entretiens avec des médias indé qui sont plutôt du "même bord", mais je trouverais ça catastrophique de n'inviter que de gens de gauche (pour faire court) ou que des gens que nos abonnés aiment (ce qui est impossible d'ailleurs puisque vous êtes toutes et tous différents, dieu merci).


Pour finir : j'aimerais aussi que nos abonnés puissent dire "bof lui c'est pas ma came j'ai pas envie de l'écouter mais je trouve ça bien que vous l'invitiez" ou au moins "j'accepte l'idée d'être abonnés à un média qui n'invite pas que des gens que j'ai envie d'entendre" ou encore (le must)  "j'avais pas envie de l'entendre mais finalement j'ai trouvé ça intéressant". Moi ça m'a fait ça avec Nathan Devers par exemple. 


C'est un sujet de fond intéressant qui revient régulièrement sur le tapis et qui mériterait d'être débattu davantage (avec vous ?). 


La question n'est pas d'inviter des gens avec qui on est d'accord, mais des gens qui apportent quelque chose au débat ? Qu'est-ce que ça apporte au débat, de donner une occasion supplémentaire de s'étendre aux éditocrates et autres toutologues qui ont table ouverte à longueur de colonnes, sur tous les plateaux ou dans tous les studios ?

Je vais vous donner un exemple qui va vous surprendre. Un type que j'aimerais voir interrogé sérieusement, c'est Alain de Benoist. On ne peut pas dire qu'il est du même bord que vous, que moi, que les autres membres de l'équipe d'ASI ou que les abonnés (sauf peut-être un ou deux) puisqu'il est le principal animateur d'un courant que l'on a appelé par euphémisme "la nouvelle droite". Par euphémisme parce que les positions défendues le rapproche plutôt des identitaires. L'intérêt d'inviter quelqu'un comme Alain de Benoist, c'est d'abord parce qu'il est un homme d'une grande culture, un brillant intellectuel qui s'est évertué, au long de son parcours, à brouiller les cartes en se défendant d'être raciste, en prenant des positions libérales en matière de mœurs, en combattant le néolibéralisme ou en défendant les idées écologistes, toutes ces idées étant à l'encontre de celles du Front national. On lira avec intérêt sa fiche Wikipédia qui montre bien l'ambiguïté du bonhomme qui habille son suprémacisme européen en défendant le soutien aux luttes pour l'autonomie des peuples du Tiers monde.
Bref, il y aurait de quoi faire en cuisinant ce bonhomme qui a eu une importance historique indéniable en donnant un corpus idéologique à tout un pan de l'extrême droite. Par ailleurs, contrairement aux figures médiatiques dominantes à qui vous voulez donner une audience supplémentaire, de Benoist est plutôt rare dans les médias.
J'ai donné cet exemple extrême pour répondre à l'accusation facile selon laquelle je ne voudrais voir invité que des gens de gauche (pour faire aussi court que vous).

passez son  temps à décerner des certificats de "bonne gauche" et à la première occasion faire la retape pour une raclure de chiotte d’extrême droite  défenseur du pédophile Matzneff 


 Guy Hocquenghem   a déjà fait l'entretien :


 «De ma rencontre avec De Benoist, j’ai gardé la certitude qu’il y a, derrière ce qu’il affirme, “autre chose”. Et l’angoissant, avec de tels gens, c’est que leur “immoralisme” foncier interdit de croire qu’ils s’opposeraient, le moment venu, à ces déviations nettement fascistes. De Benoist affirme qu’il n’est pas raciste, mais De Benoist dit qu’il ne peut pas dire lui-même qui il est. Logique du crétois : en somme, il est impossible de savoir avec certitude si la “nouvelle droite” cache un projet.» 

Pour le coup, c'est vous qui délivrez des certificats de qui est audible et qui ne doit pas être décodé.

Tout à fait d'accord avec Elodie Safaris.

L'idée d'inviter quelqu'un comme B. Duhamel, c'est d'interroger les gens qui produisent l'actualité médiatique, pour avoir l'occasion de (1) tenter de comprendre leur point de vue sur leurs pratiques et ce qui les anime et (2) les confronter à leurs pratiques et à une parole critique qu'ils n'ont pas l'habitude d'entendre. Bref, ça leur donne une occasion de s'expliquer sur leurs pratiques qu'on/ASI critique ici, ça donne une occasion de faire du contradictoire de manière globale.

Et ça peut donner du très tiède, ou quelque chose d'intéressant, mais en soi je trouve que ce genre de contenu peut être intéressant. Il faut cela dit réussir à trouver le bon équilibre entre aller chatouiller et confronter l'invité.e à ses actes par une parole critique et rigoureuse, et lui donner envie de rester sur le plateau (par ex l'interview de Nevers par DS n'avait pas été assez loin à mon goût).


Quant aux personnalités d'extrême-droite comme De Benoist, c'est non pour moi. On ne doit pas donner la parole à l'extrême-droite dans les médias. On ne sert pas la soupe à des ennemis de la démocratie, et l'exercice reste très dangereux même en s'appliquant à être très critique en face d'eux. En Belgique francophone, on tient relativement bien le coup (absence de l'extrême-droite en politique, à part certaines dérives du président actuel du parti libéral), en bonne partie grâce au cordon sanitaire médiatique (en plus de la vigueur de l'antifascisme dans les organisations intermédiaires).

Merci d'essayer de dialoguer plutôt que de réagir de manière péremptoire comme Shuppy. Pour une fois que j'essaie de penser contre moi-même (comme dirait le moustachu de Médiapart), je suis servi. Non, je ne fais pas la retape pour l'extrême droite. Ceux qui me lisent sur le forum commencent à connaître mes convictions, que je ne dissimule pas. J'ai cité de Benoist parce qu'il n'est pas un militant d'extrême droite classique bêtement raciste et de tendance autoritaire et parce que son rôle en tant qu'intellectuel, ses évolutions (il aurait voté pour l'écolo Waechter et pour Mélenchon, d'après certaines sources données dans Wikipédia) donne des clefs de compréhension pour expliquer la progression des idées d'extrême droite dans des milieux qui, jusqu'ici, étaient plutôt rétives à ces idées. Chercher à comprendre; il me semble que ce n'est pas un mal, non ? 

Concernant Duhamel et Cie, les confronter à une parole critique qu'ils n'auraient pas l'occasion d'entendre, c'est une vue de l'esprit selon moi. Ils savent très bien ce qu'on pense d'eux et ils vivent avec, sans être plus dérangés que ça. 

Petite illustration avec Pujadas, confronté de longue date à la critique des médias.
Cette action réalisée par des camarades ne l'a pas aidée à faire évoluer ses pratiques. C'est le moins qu'on puisse dire.

Merci pour votre réponse, je ne suis pas sûr d'être d'accord. Je pense qu'il reste quand même a une différence entre ceux qui produisent l'actualité médiatique et la commentent (les journalistes et éditorialistes), et ceux qui créent du discours politique en espérant gouverner un jour (les personnalités politiques). (On est bien d'accord que les journalistes et éditorialistes produisent aussi des discours politiques cela dit).

Et je pense que ASI est tout à fait dans son rôle d'inviter le premier groupe à s'expliquer et à les interroger. Mais il faut rester critique et piquant. L'idée n'est pas forcément de pousser ces acteurs à changer leurs pratiques (ces pratiques dépendent d'abord de leurs intérêts directs), mais au moins d'expliquer ce qu'il se passe dans telle situation (donner une idée des coulisses comme Nevers l'avait fait partiellement), d'exposer leur raisonnement et de les pousser dans leurs retranchements. Ça permet d'obtenir des nouvelles infos ou de pousser leurs discours le plus loin possible, pour les rendre les plus transparents possibles. Faire tomber les masques, en fait. C'est moins quelque chose pour eux, que pour nous.


Par contre, je ne pense toujours pas qu'ASI est dans son rôle en invitant des gens du deuxième groupe pour expliquer leur pensée ou leur évolution. C'est pas vraiment l'objectif d'ASI. Et surtout pas quand ils portent des opinions d'extrême-droite ou confusionnistes (c'est pour ça que je ne suis pas d'accord avec l'invitation de Branco par exemple), pour la question du cordon sanitaire.

Vous réagissez comme si je défendais ce type. C'est mal me connaître.

"Un type que j'aimerais voir interrogé sérieusement, c'est Alain de Benoist [...]

un homme d'une grande culture, un brillant intellectuel [...]se défendant d'être raciste [...]prenant des positions libérales en matière de mœurs [...]il aurait voté pour[...] Mélenchon"



Alain de Benoist dans le texte 

"Quant à la France insoumise, je ne lui prédis pas un bel avenir, en raison de son hétérogénéité. LFI bénéficie actuellement du vote des quelques populistes de gauche restés sur les positions de Mélenchon 2017 (ce sont eux qui ont voté Marine Le Pen au second tour), d’une partie d’une vote musulman et communautaire, de celui des bobos indigénistes ou « wokistes », et de celui d’un certain nombre de jeunes diplômés sans revenu (ou à faible revenu). Tout cela ne fait pas un ensemble cohérent. Mélenchon, qui a contribué à la réélection de Macron, est devenu un « diviseur des classes populaires face à la bourgeoisie » (Jérôme Sainte-Marie). Cela veut dire qu’il n’y a pas un « bloc mélenchonien » comparable au bloc populaire et au bloc élitaire, et qu’il y a toutes chances pour que ses composantes se dispersent à nouveau à la première occasion. "



"Qu'un écrivain déclare, comme la chose la plus naturelle du monde, qu'il préfère le commerce charnel des très jeunes personnes aux turpitudes classiques de ses contemporains, et il n'en faut pas plus – en pleine société “permissive”  – pour le faire passer pour le Diable dans le Landerneau parisien.  
 Quant aux jeunes personnes qui fréquentent Gabriel Matzneff, je ne doute pas qu’elles apprendront à son contact plus de choses belles et élevées que dans la vulgarité et la niaiserie que sécrète à foison leur vie familiale et scolaire. "

c'est illusoire. vous voyez bien que dès que vous sortez de la doxa sur certains sujets vous êtes mise au pilori par les abonnés ASI et par le reste de votre camp (cf vos démêlés récents avec Tsedek).


À vous lire, il ne faudrait faire que de l'analyse de contenu (ce que j'aime beaucoup hein) ou ne faire que des interview de Mona Chollet et d'Alain Gresh ?  


exactement, si vous ne tendez pas vers ça vous serez en permanence au milieu du gué. vous pouvez néanmoins étendre la liste à tout le lore juif antisioniste (UJFP, Cypel, etc).


vous vous êtes mise dans le rôle d'une journaliste qui défend LFI, et en plus vous travaillez dans un média assez sensible aux pressions de son propre camp (cf le remontage de bretelles de Schneidermann à son ex-équipe il y a quelques mois), alors il y a des inconvénients.

Merci pour vos belles interviews.


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