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"L'agression du RER D, on l'a tous en tête !"

Attention, risques d'intox ! Les sabotages de lignes TGV du week-end dernier ont déclenché une enquête policière particulièrement suivie par les médias. Arrestations, perquisitions: l'opération a fait les gros titres. Les faits, eux, étaient plus ou mons bien rapportés, comme l'ont montré les articles d'@si sur la question. Dans ce genre d'affaire, les fuites sont souvent d'origine policière. Comment les journalistes peuvent-ils démêler l'info de l'intox ?

Derniers commentaires

A l'heure ou j'écris ces lignes J.Coupat a été relaché, mais toujours pas jugé, il n'y a pas grand chose a charge contre lui (même pas une photo de vacances avec Ben Laden ...)

Donc ce que je retiens de l'émission
- Phrase de la fin de Mr Camus : Un individu est innocent tant qu'il n'est pas jugé
- Citation de Mr Cognard : On devrait attendre que le jugement soit prononcé avant de sortir un papier
- Citation de Me Juillet : On se fie a notre intuition ... (sic, ah c'est donc ça être journaliste ...) il devrait le mettre dans leurs papiers : "Avec les informations que j'ai obtenu des services administratifs J'ai l'intuition que ...." ah oui, ça tape !

Si y'en a que ça interesse, je conseille les recherches sur "l'ennemi interieur", thèse sociale developpée par l'armée pendant la guerre d'Algérie, qui se rapproche de cette affaire.

Merci pour l'emission, comme souvent, agreable quoi que trop courte.
Excellent article du Monde, qui semble vouloir se racheter lui et ses confrères.

Il y aura forcement justice.
Je tombe sur un article de chez Bakchich, et voila ce que j'apprend :

Le fameux Julien C. n'as pas "manifesté devant un centre de recrutement de l’armée" comme on nous le raconte, il à pris des photos de Time Square (ou se trouve le centre de recrutement). Il n'a pas non plus "tenté de passer illégalement la frontière américano-canadienne", il à été retenu parce que sont Visa n'était plus en règle. Et moi qui m'imaginais un baroudeur sautant par dessus un grillage, trahi par sont sacs à dos, perdu dans l'action. Ce n'était qu'un touriste étourdi !

Je ne me rappelle plus exactement les propos des "journalistes" dans l'émission de cette semaines, mais j'ai comme l'impression qu'ils font un peu trop confiance à leur sources policière (qui "j'imagine font très bien leur travaille").

Ça me rappelle l'émission sur le clip de Justices ou le collectif Kourtrajmé n'a été qu'a peine citer alors qu'un simple aperçu de leur travaux (tien Alain, sait tu que JR est proche du collectif et que Le mur de la Honte n'était pas sont premier essaie ?)nous aurais éclairé énormément sur les intentions du film. Arrêter d'inviter des personnes incompétentes et faite quelque recherches avant vos émissions !

Vous avez de la chance, si je n'était pas amoureux de Judith Bernard, je me désabonnerais...

(dsl pour les fautes, Judith, aide moi !)
Voilà ce que répond Eric Hazan, éditeur, directeur de la maison d'édition
La Fabrique(maison d'édition de l'insurrection à venir):
"En France aujourd'hui, le nombre augmente sans cesse de ceux pour qui "ça ne
peut pas durer", de ceux pour qui "ça va mal finir".
Quand les banques perdent des fortunes, quand on tire au fusil sur la
police dans les banlieues, quand on trouve alternativement dans la rue
des magistrats, des lycéens, des chauffeurs de taxi et des sans-papiers,
il y a bien de quoi s'inquiéter. Et, comme souvent en pareil cas, le
réflexe de l'oligarchie est de créer un ennemi intérieur, pour recueillir
l'assentiment général dans le resserrage de son dispositif militaro-policier.


C'est dans Le Figaro (8 juin 2007) que paraît le
premier article sur les "anarcho-autonomes", reprenant sans état d'âme un
communiqué des Renseignements Généraux. Notons en passant que le
doublet est un procédé policier habituel pour désigner des groupes à la fois
dangereux et repoussants, judéo-bolcheviques, hitléro-trotskistes,
islamo-fascistes. Dans ce numéro, on apprend que "les autorités s'inquiètent
de la résurgence de groupes extrémistes [...] qualifiés d'anarcho-autonomes par les services de police". Il s'agit de former le profil de la menace,
de forger un sujet responsable des actions qui ont entouré l'élection du
Président – attaques de locaux de partis politiques, confrontations avec la
police, émeutes organisées. Il s'agit de répandre l'idée d'un partage
séparant la population, incarnée par son gouvernement, de quelques individus dangereux qu'il faut neutraliser dans l'intérêt de tous.


L'article date donc de juin 2007. Puis vient le "mouvement" contre la loi
Pécresse dans les universités. Une vague d'occupations incontrôlées se
répand, sur la simple base de la haine politique contre le nouveau régime.
Les organisations militantes ne sont pas seulement débordées, elles sont
souvent exclues, inadéquates qu'elles sont pour lutter contre un monde qui
leur ressemble tant, un monde de gestion et de manipulation. Et comme il
faut bien donner un nom à ce qui vous échappe, les organisations commencent
à voir partout se propager le péril autonome. Hallucinées, elles imaginent
des "totos" partout. A voir le président de Science-Po Grenoble frapper à la
barre de fer un malheureux partisan du blocage, on en vient à redouter qu'il
ait été lui aussi, homme si doux par ailleurs, atteint du terrible virus.


Le dispositif est en place, il ne reste plus qu'à le nourrir. On arrête donc
à Toulouse, dans les derniers jours de novembre 2007, trois jeunes gens
transportant en voiture un engin explosif. Deux sont déjà fichés comme
"anarcho-autonomes". On trouve chez eux un exemplaire de L'Insurrection qui
vient, livre publié chez La Fabrique, et un exemplaire du second numéro de
la revue Tiqqun. En janvier 2008, c'est le tour de deux jeunes parisiens,
fichés eux aussi: ils sont arrêtés alors qu'ils se rendent à une
manifestation contre le centre de rétention de Vincennes. Dans leur voiture,
des fumigènes artisanaux. Enfin, quelques jours plus tard, deux
automobilistes, dont l'un connu des services comme "anarcho-autonome", sont
fouillés et trouvés en possession de chlorate de soude, d'un livre en
italien détaillant la fabrication de bombes, et d'un plan de l'établissement
pénitentiaire pour mineurs de Porcheville.

Le 2 février 2008, c'est au tour du Monde de se prêter à l'opération
médiatico-policière: l'article est intitulé "Les RG s'inquiètent d'une
résurgence de la mouvance autonome". La veille, dans Le Figaro, la ministre
de l'Intérieur récitait d'ailleurs, avec sa maladresse de vieille fille, la
leçon apprise: "Depuis plusieurs mois, j'ai souligné les risques d'une
résurgence violente de l'extrême gauche radicale." La vérité de l'opération policière en cours, c'est ce versant médiatique. Un système qui ne se maintient plus que par l'inflation de ses forces de police doit donner des rebelles une image haïssable: ce sont évidemment "des terroristes" - terme qui désignait, je m'en souviens parfaitement, les combattants de la Résistance à la radio de Vichy. Mais si nul n'a jamais réussi à produire une définition incontestée du
"terrorisme" - tant il est vrai que le terroriste de l'un est toujours le
résistant de l'autre -, on sait bien ce qu'est l'antiterrorisme, au nom duquel
sont poursuivis les huit individus mentionnés plus haut. D'après les lois
antiterroristes françaises, ce qui qualifie une infraction de "terroriste" n'est
pas intrinsèque à l'infraction. Ici, c'est l'intention qui compte, dès
lors que l'on est "en relation avec une entreprise individuelle ou
collective ayant pour but de troubler gravement l'ordre public par l'intimidation ou la terreur". Ainsi, les détenteurs de fumigènes dont j'ai parlé ne seraient pas incarcérés à l'heure actuelle s'ils n'avaient pas été préalablement fichés aux RG, s'ils n'étaient pas déjà tenus pour des individus dangereux. De même, c'est par pure construction policière que le chlorate de soude et le document italien sont devenus une bombe "en puissance", destinée à
faire sauter la prison pour mineurs de Porcheville.


En réalité, l'antiterrorisme n'a rien à voir avec le "terrorisme". Il s'agit
d'une technique de gouvernement visant à éliminer par la force les cellules
rebelles de l'organisme social. C'est pourquoi nous devons soutenir les
subversifs récemment arrêtés : au moment où l'on s'attend à des troubles
graves, leur incarcération préventive est une pure man¦uvre d'intimidation
menée par la police politique. Ne la laissons pas sans réponse.


"En France aujourd'hui, le nombre augmente sans cesse de ceux pour qui "ça ne
peut pas durer", de ceux pour qui "ça va mal finir".
Quand les banques perdent des fortunes, quand on tire au fusil sur la
police dans les banlieues, quand on trouve alternativement dans la rue
des magistrats, des lycéens, des chauffeurs de taxi et des sans-papiers,
il y a bien de quoi s'inquiéter. Et, comme souvent en pareil cas, le
réflexe de l'oligarchie est de créer un ennemi intérieur, pour recueillir
l'assentiment général dans le resserrage de son dispositif militaro-policier.


C'est dans Le Figaro (8 juin 2007) que paraît le
premier article sur les "anarcho-autonomes", reprenant sans état d'âme un
communiqué des Renseignements Généraux. Notons en passant que le
doublet est un procédé policier habituel pour désigner des groupes à la fois
dangereux et repoussants, judéo-bolcheviques, hitléro-trotskistes,
islamo-fascistes. Dans ce numéro, on apprend que "les autorités s'inquiètent
de la résurgence de groupes extrémistes [...] qualifiés d'anarcho-autonomes par les services de police". Il s'agit de former le profil de la menace,
de forger un sujet responsable des actions qui ont entouré l'élection du
Président – attaques de locaux de partis politiques, confrontations avec la
police, émeutes organisées. Il s'agit de répandre l'idée d'un partage
séparant la population, incarnée par son gouvernement, de quelques individus dangereux qu'il faut neutraliser dans l'intérêt de tous.


L'article date donc de juin 2007. Puis vient le "mouvement" contre la loi
Pécresse dans les universités. Une vague d'occupations incontrôlées se
répand, sur la simple base de la haine politique contre le nouveau régime.
Les organisations militantes ne sont pas seulement débordées, elles sont
souvent exclues, inadéquates qu'elles sont pour lutter contre un monde qui
leur ressemble tant, un monde de gestion et de manipulation. Et comme il
faut bien donner un nom à ce qui vous échappe, les organisations commencent
à voir partout se propager le péril autonome. Hallucinées, elles imaginent
des "totos" partout. A voir le président de Science-Po Grenoble frapper à la
barre de fer un malheureux partisan du blocage, on en vient à redouter qu'il
ait été lui aussi, homme si doux par ailleurs, atteint du terrible virus.


Le dispositif est en place, il ne reste plus qu'à le nourrir. On arrête donc
à Toulouse, dans les derniers jours de novembre 2007, trois jeunes gens
transportant en voiture un engin explosif. Deux sont déjà fichés comme
"anarcho-autonomes". On trouve chez eux un exemplaire de L'Insurrection qui
vient, livre publié chez La Fabrique, et un exemplaire du second numéro de
la revue Tiqqun. En janvier 2008, c'est le tour de deux jeunes parisiens,
fichés eux aussi: ils sont arrêtés alors qu'ils se rendent à une
manifestation contre le centre de rétention de Vincennes. Dans leur voiture,
des fumigènes artisanaux. Enfin, quelques jours plus tard, deux
automobilistes, dont l'un connu des services comme "anarcho-autonome", sont
fouillés et trouvés en possession de chlorate de soude, d'un livre en
italien détaillant la fabrication de bombes, et d'un plan de l'établissement
pénitentiaire pour mineurs de Porcheville.

Le 2 février 2008, c'est au tour du Monde de se prêter à l'opération
médiatico-policière: l'article est intitulé "Les RG s'inquiètent d'une
résurgence de la mouvance autonome". La veille, dans Le Figaro, la ministre
de l'Intérieur récitait d'ailleurs, avec sa maladresse de vieille fille, la
leçon apprise: "Depuis plusieurs mois, j'ai souligné les risques d'une
résurgence violente de l'extrême gauche radicale." La vérité de l'opération policière en cours, c'est ce versant médiatique. Un système qui ne se maintient plus que par l'inflation de ses forces de police doit donner des rebelles une image haïssable: ce sont évidemment "des terroristes" - terme qui désignait, je m'en souviens parfaitement, les combattants de la Résistance à la radio de Vichy. Mais si nul n'a jamais réussi à produire une définition incontestée du
"terrorisme" - tant il est vrai que le terroriste de l'un est toujours le
résistant de l'autre -, on sait bien ce qu'est l'antiterrorisme, au nom duquel
sont poursuivis les huit individus mentionnés plus haut. D'après les lois
antiterroristes françaises, ce qui qualifie une infraction de "terroriste" n'est
pas intrinsèque à l'infraction. Ici, c'est l'intention qui compte, dès
lors que l'on est "en relation avec une entreprise individuelle ou
collective ayant pour but de troubler gravement l'ordre public par l'intimidation ou la terreur". Ainsi, les détenteurs de fumigènes dont j'ai parlé ne seraient pas incarcérés à l'heure actuelle s'ils n'avaient pas été préalablement fichés aux RG, s'ils n'étaient pas déjà tenus pour des individus dangereux. De même, c'est par pure construction policière que le chlorate de soude et le document italien sont devenus une bombe "en puissance", destinée à
faire sauter la prison pour mineurs de Porcheville.


En réalité, l'antiterrorisme n'a rien à voir avec le "terrorisme". Il s'agit
d'une technique de gouvernement visant à éliminer par la force les cellules
rebelles de l'organisme social. C'est pourquoi nous devons soutenir les
subversifs récemment arrêtés : au moment où l'on s'attend à des troubles
graves, leur incarcération préventive est une pure man¦uvre d'intimidation
menée par la police politique. Ne la laissons pas sans réponse.


Eric Hazan, éditeur, directeur de la maison d'édition
La Fabrique.
Non mais franchement,
parler de terroristes pour des personnes qui ne veulent pas tuer ni blesser des gens mais s'attaquent seulement à de l'inanimé, n'est-ce pas tout simplement stupide?
La peur de mourir, d'être torturé doit-elle être mise au même niveau que celle de voir le temps de son trajet allongé, de voir son trajet annulé, de voir un pantographe explosé?
Au secours!
La vie mise au même niveau que la chose!
Émission correcte mais répétitive sur la fin (les sources, les sources, toujours les sources) alors qu'un invité intéressant piaffait d'impatience de s'exprimer.
On a bien vu un net recentrage sur les fondamentaux d'@SI, une concentration accrue sur les traitements des médias d'un évènement plus que de l'évènement en lui-même. Mais ce coup-ci, il me semble que le déséquilibre était en défaveur de la contextualisation qu'aurait pu nous apporter Camus.
Il y avait peut-être trop d'invité qui théorise et pas assez d'analyse critique des médias dans l'émission de la semaine dernière, dans celle-ci il y a trop de cuisine purement médiatique.

Ah l'équilibre, que c'est dur à atteindre...
@ Daniel : Vous devriez écouter les dernières minutes de l'émission "On refait le monde" sur R.T.L. du 17 novembre 2OO8. Arrive le moment de la rubrique "coup de coeur ou coup de gueule" Anne-Sophie Mercier indique qu'elle a un coup de coeur pour votre chronique publiée dans Libération au sujet des jeunes gens de Tarnac. Et là interviennent P.P.D.A. et l'inénarrable Ivan Rioufol ....
En ce qui concerne votre émission, elle est très intéressante.
ça a du etre dit (pas le temps de tout lire), mais le blog des "ultra gauchistes" est ici : http://ultragauche.wordpress.com/

Bonne soiree...
Émission un peu longuette par rapport aux idées évoquées sur le plateau, d'ailleurs elles-mêmes pour la plupart répétées à plusieurs reprises.
Comme le dit Mon Nombril en tête de gondole, guère plus de dix minutes de parole pour J.Y. Camus - et encore, à partir de la trentième - ça fait un peu léger.
Surtout que durant ces dix minutes, Daniel Schneidermann lui coupe la parole à plusieurs reprises au moment où il tente de développer un sujet. Par exemple, il amorce la différence extrême-gauche et ultra-gauche, dans le contexte ou non du jeu politique; la clandestinité supposée des protagonistes - il est coupé deux fois, DS arguant (bien qu'à-propos) du caractère anonyme de l'ouvrage, mais de telle sorte que je m'attendais, au bout de ces pauvres 5 minutes, à une mise en perspective de la conception de mouvements radical, puis violent, avant de démontrer la non-clandestinité du mouvement en question.
C'est dommage, mais cela dit, J-Y Camus aurait pu aussi de lui-même s'insérer dans la discussion du fatal trio Schneidermann / Juillet / Cognard au moment où ces sujets sont revenus sur le tapis.
Tant pis pour nous, et je ne pense pas que cela soit dû à la faute des uns ou des autres, l'occasion se représentera un jour - ou bien ailleurs.

Belle remise en avant, également, de la façon dont les chaines ont traité le sujet - merci à Dan Israel et l'équipe pour le montage - avec quelques petits messages subliminaux (le "tapis dans l'ombre', évidemment) dont l'identification qu'elles pensent avoir faite des présumés innocents (très juste phrase de fin de J.Y. Camus) en montrant les images des manifs anti-G8 avec des gens aussi à visages couverts. Comme une sorte de preuve par syllogisme, les "ultras" sont cagoulés, les personnes montrées sur les images lors des manifestations sont aussi cagoulées.. évidemment ce ne peut-être que les mêmes personnes, d'où les images illustratives. Sommet du G8, je ne m'en lasse pas de le rappeler, passé sous silence durant les dix jours qui l'ont suivi, par ces mêmes chaines.
Bémol sur cette remise en avant cependant, je me serais attendu à au moins quelques minutes d'arrêt sur ces images et de décryptage de ces chaines sous la coupe du pouvoir politique.

À l'émission, je donnerai la note, pour le fun, de 14/20.
Avec en observation qu'à mon (toujours) humble avis, les deux journalistes invités risquent fort de rester en contact.
Bien sûr, toujours se méfier de ses intuitions, comme dirait la très évasive Anne-Cécile Juillet à un moment donné de l'émission ;-)
Quelle bonne émission, ce que j'admire, c'est qu'on a l'impression d'assister à une université d'été des journalistes,
ils viennent de bon coeur mettre sur la table leur expérience, pour en discuter, prendre du recul tous ensemble,
et j'avoue que cela requinque la sceptique que je suis, oui, il y a des journalistes intelligents, qui font leur boulot, qui réfléchissent, merci de nous les faire voir,
c'est formateur votre truc, Daniel Schneidermann,
nous ça nous informe,
eux ça remet d'équerre leur pratique,
à recommander à toutes les bonnes écoles de journalisme.

Maintenant, plusieurs commentateurs notent le sous-emploi de M. Camus.
Je le mets en perspective avec un autre sous-emploi de Gunthert, l'autre jour sur money as debt.
Et je me dis que les chercheurs n'ont pas le même rythme face au savoir,
qu'ils débroussaillent l'arrière-plan, le contexte, qu'ils peuvent valablement être interrogés pour sous-tendre la toile de fond.
Donc on ne devrait pas les mettre dans le même plateau que les journalistes,
on devrait faire un insert avec un chercheur, pour éclairer, un peu à la manière d'une poursuite,
après avoir fait parler les journalistes ou avant, qu'ils fassent le point sur leurs recherches,
et surtout qu'on voie le travail de piétinement de la recherche, qui tâtonne, hésite, approche avec prudence;
un rythme lent, pas du tout la presse de lémédias.
C'est moins spectaculaire, on a parfois l'impression qu'ils enfoncent des portes ouvertes, mais en même temps, ils ne travaillent pas sur les faits immédiats,
ils mettent en perspective.

http://anthropia.blogg.org
bon, il n'y a pas de lien direct, à première vue, vers le débat sur la sécurité sur internet (censure, surveillance, etc...) je ne saurais pas si vous avez parlé du projet du gouvernement britannique, qui passe expert pour "perdre" les données qu'il récolte...

le reste me laisse complètement indifférent, je n'en avais même pas entendu parler. donc cette semaine, je passe mon tour.
Première impression avant lecture du forum:
Je suis stupéfaite par le peu d'intérêt prêté à la présence de JY Camus, au bénéfice d'un échange exclusif avec les deux journalistes qui ne nous ont RIEN appris.
JY Camus a attendu très poliment qu'on s'adresse à lui, en vain. Il semblait aussi désapointé que moi.
Je disais donc, stupéfaite !!!
"Augustin Trebuchon, dernier poilu tué le 11 novembre 2008"
Vous êtes des p'tits comiques, vous !
Les jités font du mal, mais pas à ce point là ^^
Lorsque j'ouvre les liens cités plus haut, incorporés dans le message
" D'autre part, la presse locale avait dès janvier réussi à débusquer cette "épicerie tapie dans l'ombre" (sans doute au prix d'une longue et discrète enquête).
Les autochtones semblent d'ailleurs être d'inquiétants rebelles : "La justice avance, Tarnac résiste" "
mon ordi fait un bzz terrible, (il semble qu'il va exploser).....????
Un regret concernant cette émission. Pourquoi ne pas avoir appuyé sur l'image de ce train bloqué seulement, pas déraillé par des gens qui savaient ce qu'ils faisaient. Il est visiblement admis que les saboteurs n'ont pas cherché à tuer ou même à faire de réels dégâts. On verrait mieux, à partir de là, le fossé qu'il y a entre la nuisance et la réponse à cette nuisance. Entre sabotage qui sonne plus, à mes oreilles, comme une montée du ton au sein des luttes syndicales plutôt qu'à la manifestation d'une tentative d'insurrection, et anti-terrorisme du III° millénaire.
pardon, j'ai fait une analyse fouillée d'oublis de cette émission, mais j'ai intitulé mon post "Re: emission du jour (nihilistes c/ SNCF): bon points et grosses lacunes" au lieu de conserver ce titre, donc je ne sais pas si le post apparaitra la ou il faut. (au pire, faire une recherche sur mon nom).
aaaah, Daniel est au meilleur de son concept ici, et adopte une bonne attitute de prudence zetetique sur les affirmations, sources, et sens des mots, de chacun.
Apres plusieurs emissions de relache, ca fait plaisir a voir.
qq oublis et lacunes, cependant:

* A propos du dernier mort du 11 novembre, avant l'armistice de 11h:
toutes les télé que vous citez parlent du dernier mort, Trébuchon. Parfois précisé "dernier français", ce qui s'entend facilement comme "pas allemand".
Pourtant, parmi les 11000 morts de ce dernier matin, il y aura d'autres morts de son camps apres lui, comme l'explique l'excellente chronique de marc kravetz sur FranceCulture le 11 nov à 8h55:
edison (UK, 9h30), trebuchon (Français, 10h50), sprites(?) (Ca, 10h58), gunters (US, 10h59)
http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture/emissions/matins/fiche.php?diffusion_id=68049
Comme d'hab, on ne site que le français, fut-il "arrivé 3eme": ça aurait mérité d'être souligné.
Voire, de parler aussi du camps adverse, puisque l'angle de l'année etait de déplorer tous les morts.
Indécrottables médias qui ne saisissent pas ce qu'ils disent pourtant eux meme, mais non pointage par ASI non plus.

* Petites erreurs techniques de Daniel (mieux vaut ne pas affirmer quand on ne connait pas, car qui sait l'impact en faux raisonnements que peut avoir l'erreur sur un détail):
- dans cette émission: non, un "fer a béton" n'est pas un truc en fer a cheval. c'est une tige d'acier à tout faire, notamment couler dans le béton, mais que l'ont peut façonner si nécessaire: ici elle à été tordue et soudée de façon particulierement complexe.
- des erreurs équivalentes dans les émissions précédantes:
- le "fil" des lanternes tailandaises (volantes et avec lumignon, prises pour des ovni cet été): erreur, ca n'est pas un cerf volant ! pas de fil !
- Yves Bertrand, ancien patron des RG, "charlot quand il parle des nouvelles menaces terroriste en citant les ecolos et les défenseurs des animaux" (tout dernier extrait de l'émission du 24/10 http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=1325 ): cette illustration ci était tres mal choisie puisqu'elle me semble assez raisonnable, vu les entécédants en GB, les mouvements anarco-écolos à tendance violente (au moins dans le discours) en France, voire peut-etre le dénouement de l'affaire du jour.

* faut il montrer le procédé de sabotage ?
curieux que ce theme n'ait pas été abordé, alors qu'il l'avait été à l'époque des bombes à cocote-minutes emplies de clous.
Faut il détailler dans les médias les procédés techniques utilisés pour un attentat, un sabotage, un crime à base technique ingénieuse ? quelle responsabilité ?
ce débat là à été oublié, alors que la photo du crochet attrapeur de caténaire est diffusée dans tous les journeaux, et à ASI.

* "la vérité de l'instant t"
cette phrase là, répété Nx pendant l'émission, n'a pas été relevée par Daniel. Et c'est dommage, car elle mérite discussion:
La science, certes, n'a pas de "vérités", et dit "le plus plausible étant donné les connaissances de telle époque".
Mais ici il ne s'agit vraiment pas de ça ! de quelle vérité parle-t-on au juste ? sur ce point, l'émission est pleine d'ambiguités.
- s'agit il de faits de bases, ou d'interprétations en forme de reconstitution ? (le sujet est éfleuré, mais pas sur ce terme).
- s'agit il de la vérité de ce que sait l'interlocuteur, de la vérité de ce qu'a récupéré la perquisition, de la vérité de l'interprétation, de la vérité de qui est coupable de quoi ?
- dans les listes à la Prévert, est-ce pareil d'avoir omis un element par prudence, ou d'avoir inclus un élément imaginaire ?
Bref, il y avait ici matiere a debat sur le sens des mots, sur un point tres sensible: déjà "vérité relative" est un terme assez dangereux (cf les dangers des relativistes chez les tenants des mélanges sciences-spiritualité et des post-modernes), mais "vérité de l'instant" me semble encore pire.

* quelles sont les motivations de l'urgence ?
l'urgence médiatique est habituelle, mais ici il y a une urgence politique qu'on a mentionné. Quels en sont les enjeux ?
- on ne nous évoque, sur le tard et en passant, que le fait (crucial) que MAM est sur la selette (et a donc besoin de positif).
- on aurait pu rappeler la comm de ce gouvernement, qui met tout à son crédit, et mise beaucoup sur les postures médiatiques fortes et fréquentes.
- bien sur, le sujet terroriste reste sensible, et fait réagir de façon forte tant les médias que les pouvoirs public: AlQaida est-il a nos portes ? (nous voila rassuré, aurait-on pu souligner)
- ici, il me semble qu'il y a un autre élément crucial: il y avait une grosse crainte de complicité de personnels SNCF, voire de connivences syndicales, d'autant qu'il y a eu des précédants. Visiblemement, une des fortes préoccupations du pouvoir et de la SNCF, tant dans l'enquete que dans la comm sur les (premiers) résultats rassurant, etait bien là. dommage de l'avoir zappé.

* des appartenances des groupuscules:
on a souligné, mais pas expliqué, la différence entre ultra et extremes.
Par contre on continue a melanger allegerement extreme gauche, anarchistes, ecologistes-ultras, "autonomes" (dans les manifs).
A nouveau, ces termes meritaient vraiment explication vu les amalgames. Sont-ce réellements des synonymes ? surement pas !

On a aussi parler plusieurs fois du situationisme, sans dire de quoi il s'agit.



Bon, cela dit, l'équipe lit-elle vraiment les forums, au dela des 10 premiers messages écrits dans les 3 premieres minutes apres l'emission ?
Quand je dis n'importe qui, ce n'est pas par opposition à moi qui serait "quelqu'un", naturellement. Je veux seulement parler d'un étranger au domaine.
La modification du message précédent est impossible, contrairement à celui-ci ?????
[quote=Jean-François Armengaud]un peu de technique à propos du fil à soudure...

Le fil à soudure sert à faire de la "brasure", c'est à dire que ce fil une fois fondu permet d'assembler des composants électroniques sur un circuit imprimé, de réaliser des connections électronique, mais en aucun cas de souder des fers à béton de 12 ou 16 mm de diamètre en vu d'accrocher le pantographe du TGV.
Il faut pour souder des fers à béton au moins un poste de soudure à l'arc capable de faire fondre l'acier constituant le fer à béton. J'en profite d'ailleurs pour préciser que si on dit fer à béton, il ne s'agit pas de fer mais d'acier, c'est à dire un alliage de fer et de carbone...

Bien vu à propos du fil à soudure. Pour souder des composants électroniques on utilise de la soudure à l'étain avec un fer, qui est aussi en réalité une brasure, mais différente de celle de la soudure à l'acétylène, au chalumeau. Question de température. Aucun composant électronique ne résisterait au chalumeau.
On peut parfaitement souder des fers à béton (qui sont en acier, mais c'est comme ça qu'on dit dans le métier) avec un chalumeau et de la brasure, même si ça va mieux à l'électricité.
Au vu, sur la photo, de la couleur des soudures, c'est bien de la soudure (à l'arc électrique) et pas de la brasure (au chalumeau) qui serait jaune.
Par ailleurs il a été abondamment question vers la fin de "rails de train(s)". Les trains n'ont pas de rails, c'est la voie qui en a. Des rails à trains, ça irait, comme on dirait des routes à voitures, mais des routes de voitures...
Ah, c'est pas facile tout ça ! Allez demander à n'importe qui de s'y retrouver là-dedans.
J'ai lu quelque part qu'un journaliste passe la moitié de son temps à parler de choses qu'il ne connait pas et l'autre moitié à taire ce qu'il sait. Dommage, j'ai oublié qui a dit ça.
Augustin Trébuchon : nouveau Guy Môquet. Je veux bien croire que l'opus d'un officier à la retraite contant le destin tragique d'un jeune poilu qui avait le siècle devant lui soit digne d'intérêt, que les circonstances particulières de son trépas et leur ironie soient aptes à capter un peu du temps de cerveau disponible des téléspectateurs, et que donc leur évocation dans un ou plusieurs médais, successivement, soient explicables. Mais comment se fait-ce que le 11 novembre tous les JT nous narrent cette même histoire ? Tous ensemble, tous ensemble... Avait-on donc si peur, chacun de son côté, d'être à la ramasse si le petit copain de la chaîne concurrente délivrait cette fable alors que soi-même on s'en dispensait ? Et si tout le monde se sentait obligé de passer par la case "Trébuchon", comment se fait-ce qu'il ne s'en soit pas trouvé un quelconque pour faire oeuvre d'originalité et plutôt se diriger vers l'anecdote, par exemple, du premier soldat à s'être fait tué après le cessez-le-feu ? Toutes ces figures portées au rang d'allégories par une société qui chaque jour en bafoue la mémoire - par exemple par une débauche nauséabonde de patriotisme mal placé (cl l'affaire de la Marseillaise) - c'est un peu fatigant....
Il est vrai que si les journalistes voulaient avoir quelque chose de solide pour écrire leur papier, la meilleure solution serait qu'ils attendent une mise en examen, puis le verdict. Mais ils pourraient tout aussi simplement, pour avoir quelque chose de solide, attendre d'avoir quelque chose de solide. Et aussi expliquer, contextualiser, mettre en perspective... bref, donner les sous-titres, le sous-texte, comme le journaliste l'a fait en appelant un chat un chat et en donnant le mot de "rétropédalage", peu délicat pour Mme la ministre et son équipe, mais si explicite ! Pourquoi un journal ne signale-t-il pas encore qu'il est en désaccord avec son voisin ? Un lecteur ne peut pas lire 10 journaux par jour, surtout depuis la remise en cause des 35 heures... Pourquoi nous dit-on que des barres de fer ont été trouvées au domicile des ultra-gauchistes-bolchéviques sans plus de précision, sans aucune analyse - donnant du grain à moudre au moulin à fantasmes des téléspectateurs dont le cerveau a du temps disponible ?
Enfin, c'est vrai que dans la société d'aujourd'hui, au siècle des subprimes, des hommes des cavernes qui vivent dans des épiceries de village sans portable (je veux parler de téléphone car apparemment ils n'ont pas su résister à l'ordinateur ; d'ailleurs comment n'ont-ils pas internet s'ils émaillent la toile de posts ultra-gauchistes-bolchéviques ?) et passent leur temps à organiser des bals pour des vieux inutiles et redynamiser les campagnes, c'est hyper radical et hyper de gauche ! C'est que la pensée unique jour après jour de plus en plus droitisée poussent les ultra-gauchistes-bolchéviques dans leurs retranchements. En tout cas, merci à lémedia pour avoir aussi bien relayé la propagande gouvernementale et fait émerger de manière aussi éclatante la menace écrasante et anxiogène de l'ultra-gauchsime-bolchévisme en France à un moment où le modèle capitaliste pourrait être revu et corrigé et la gauche semble retrouver ses valeurs justement à gauche.
Mais je dois vous laisser car avec mes camarades Raymond et Thérèse, nous avons prévu de crever les pneus d'une dizaine de vélibs'.
Cette émission me laisse un peu sur ma faim. Il y aurait tant à dire...
Notamment sur le traitement de l'info et comment elle nous est infligée. Dans ce dossier, cela ressemble à une feuilleton, quelque chose qui va occuper le journal pendant cinq minutes par jour, avec toutes les ficelles utilisées pour maintenir l'attention du client. On livre les informations par bribes, utilise le conditionnel, on ajoute un peu plus d'éléments à chaque fois, pour qu'on doive attendre la prochaine édition pour en savoir plus.
Quel est l'intérêt de ce sujet en fin de compte ?

Le terrorisme ? Bien sûr les actes qui ont été commis sont assez graves pour qu'on les note. Cependant, la France a connu et connait toujours des actes terroristes sur son territoire dont le bilan est bien plus désastreux que celui-là. Des fers à béton sur des caténaires, c'est un peu mou en regard du tapage que cela génère. D'autant plus que cette action elle-même ne tient pas la route. S'attaquer aux chemins de fer, c'est totalement débile et contre-productif quelqu'idéologie ait-on cherché à promouvoir par cet acte. S'attaquer au moyen de transport le plus écologique, voilà une action d'avant-garde... PFFF. Travailleraient-ils en sous-main pour les lobbies de l'automobile, de l'aviation, des industries de défense ou du pétrole ? Cette dernière question n'est pas à prendre au sérieux, mais tend à montrer que les hypothèses farfelues, tout le monde peut en faire (comme dans le petit livre sensé démontrer l'efficacité de ces actes).

Attirer l'attention du public sur ce sujet plutôt que d'autres ?
Le message sous-jacent de toute cette histoire est d'ordre politique : attention, le spectre de l'extrème gauche violente est revenu. Par opposition, nous représentons l'ordre, la discipline, la sagesse, les victimes, bref, l'image que souhaite donner d'elle-même l'équipe gouvernementale. alors que nous pourrions passer plus de temps à parler de la crise, du pouvoir d'achat, d'Edvige (qui, contrairement à ce que l'on croit est toujours d'actualité)... Non, il vaut mieux diviser la population, utiliser la ficelle de la peur, apprendre aux bonnes gens à se méfier voire dénoncer les gauchos et les arnars qui seraient dans leur voisinage, signifier à ces même gauchos et anars qu'on les surveille, et qu'on est en mesure de les faire tomber sous le coup des lois spécifiques au terrorisme qui sont beaucoup plus dures et intrusives. Ca calme, la Guantanamisation. On trouve une sorcière dans une période de crise, tous ensemble allons la lyncher... Yeee Haaa !!!

Composer une Une qui accroche ?
Franchement, ce n'est pas la qualité de l'info qui en a fait son succès commercial. Non, vraiment. Il y avait comme un creux, une sévère fringale d'infos "bankables", juste après l'élection d'Obama... Fallait vite trouver quelque chose qui permette de garder les ventes à un bon niveau. Voici que tombe cette affaire : une aubaine... Bon, il n'y a rien de sûr dans le dossier mais le fait que ce soit nouveau (ce ne sont pas des barbus en Irak pour une fois, mais enfin, de vrais extrémistes de chez nous) est suffisant. Ajoutez à cela l'effet de masse : la plupart des médias se sont rués sur cette info, ce qui a eu tendance à crédibiliser l'importance de cette info, et aussi de son contenu. A ce sujet, j'ai beaucoup aprécié la dernière phrase de cette émission sur la présomption d'innocence, car parfois, j'ai l'impression que tout le monde a oublié l'affaire Outreau. Mais les médias ne se nourrissent pas d'ordinaire et il faut que les Unes accrochent...

Qui terrorise qui ?
Le fait que ces gens aient été traités comme des terroristes a des conséquences dramatiques pour eux-même mais aussi pour tous ceux qui les ont approchés de près ou de loin : l'une des premières choses que font les enquèteurs est de fouiller tout ce qui ressemble à un répertoire (mail, portable, courrier...) et de ficher tous les noms qu'ils trouvent comme potentiellement proches d'une mouvance terroriste. On réduit les droits des suspects, on organise une médiatisation qui tend à justifier cette diminution des droits, ça c'est grave et beaucoup plus flippant que de savoir que quelque part en Corrèze une bande d'illuminés s'attaque aux chemins de fer. Bien sûr, il faut les arrêter, mais l'instrumentalisation de ces gens dans des objectifs politiques et de validation de la diminution de droits des suspects, de la généralisation des outils de contrôle automatiques, c'est la honte pour notre nation et pour les valeurs telles que liberté, égalité, fraternité.

Ca y est, chuis énervé pour la matinée... pourriez pas nous faire une émission sur le personnage de OUI-OUI pour la semaine prochaine, ça me détendrait... :-)
y a pas un club de supporter de foot qui s'appelle les ultras ?
ne devrait on pas en profiter pour fermer les stades les jours de championnat ?))
Emission intéressante, comme toujours.
Effectivement avec un angle qui est de s'intéresser en priorité au traitement d'un événement par les médias et non à l'événement lui-même. C'est bien et en même temps c'est dommage.

C'est sûr que j'aime voir des journalistes sur le plateau, ce qui me permet de comprendre comment ils travaillent, ce qui est toujours instructif.
Mais j'apprécie aussi, comme certains, les émissions à invité unique (expert non journaliste), qui permettent vraiment d'aller au fond des choses.
Bref, je veux le beurre et l'argent du beurre :))
Attention à la ponctuation !

En écoutant le reportage de France 2, on peut comprendre de deux façons :
- "Il vivaient dans une épicerie tapie dans l'ombre", ainsi que l'interprète DS
Mais aussi :
- "Ils vivaient dans une épicerie, tapis dans l'ombre", ce qui semble mieux correspondre à ce qu'a voulu dire la journaliste quand on écoute attentivement, et qui est alors moins ridicule.

De plus le verbe tapir s'applique généralement à des êtres vivants et mobiles et pas à des bâtiments immobiles.

Pour l'anecdote, je rappelle la fameuse citation prononcée à la bataille de Fontenoy par le comte d'Anteroche :
"Messieurs les Anglais, tirez les premiers !"
Une autre ponctuation donne à cette citation un sens très différent, voire opposé :
"Messieurs !... Les Anglais ! Tirez les premiers !"

Je pense que DS est trop fin pour n'avoir pas vu la différence et qu'il a délibérément choisi l'interprétation la plus porteuse médiatiquement.
Il me répondra s'il lit ce message et s'il le souhaite.

Il n'en reste pas moins que l'usage de l'expression "tapi dans l'ombre" qu'il s'agisse de l'épicerie ou de ses occupants reste sans doute inapproprié.
Je rejoins les plaintes concernant le rôle marginal donné à M. Camus sur ce plateau, par ailleurs intéressant.

D'autre part, la presse locale avait dès janvier réussi à débusquer cette "épicerie tapie dans l'ombre" (sans doute au prix d'une longue et discrète enquête).

Les autochtones semblent d'ailleurs être d'inquiétants rebelles : "La justice avance, Tarnac résiste"
Moi je trouve qu’ils ont été ultra-vite pour trouver les auteurs de ces actes ultra-répréhensibles. Bien sûr, il y aura toujours un ultra-con pour dénigrer l’ultra-rapidité de nos instances ultra-dirigeantes pour mettre hors d’état de nuire cette bande d’ultra-gauchistes. N’empêche que moi je le trouve ultra-efficace notre ultra-président ! Et c’est ultra-rassurant de savoir que le pays est dirigé par des gens ultra-compétents.

Ultrament vôtre,

PatriceNoDRM
il ne fait pas bon d'habiter près d'une ligne de chemin de fer ou de stocker des outils par les temps qui courent!!
un peu de technique à propos du fil à soudure...

Le fil à soudure sert à faire de la "brasure", c'est à dire que ce fil une fois fondu permet d'assembler des composants électroniques sur un circuit imprimé, de réaliser des connections électronique, mais en aucun cas de souder des fers à béton de 12 ou 16 mm de diamètre en vu d'accrocher le pantographe du TGV.
Il faut pour souder des fers à béton au moins un poste de soudure à l'arc capable de faire fondre l'acier constituant le fer à béton. J'en profite d'ailleurs pour préciser que si on dit fer à béton, il ne s'agit pas de fer mais d'acier, c'est à dire un alliage de fer et de carbone...

D'autre part je me demande bien ce que veut dire "... des ordinateurs portables en cours de fonctionnement..." (dans la partie concernant la perquisition). Apparemment, le fait que l'ordinateur soit allumé cela constitue pour la journaliste une circonstance aggravante.

Tout cela pour dire que la plupart du temps, quand les journalistes parlent d'un sujet concernant votre domaine de compétence on réalise très souvent qu'ils racontent n'importe quoi.
Alors il faut supposer qu'il en va de même pour les domaines que nous ne maitrisons pas, en ce qui me concerne, la bio-technologie, l'économie ou l'histoire et la géographie du continent africain.

Restons vigilants et merci à ASI de nous y aider.
Merci pour cette nouvelle émission bien dans le style d'Asi . Je les aime vraiment toujours autant que sur F5 .
Le politologue Camus donnait l'air de s'emmerder ou de perdre son temps, ou encore, d'une certaine manière, de quémander quelques questions auprès de Daniel S. : C'est fou comme le pathétique et le comique se rejoignent.
On se croirait à la télé En route vers la désinformation LOL ... J'aurais dû lire un bon livre, j'aurais pas perdu mon temps Nature humaine quand tu nous tiens.
Bonne nuit conscience et moral(ine), et faites de beaux rêves, surtout, pschitt!
Déçu comme d'hab.
Un "léger" détail pour notre ami Camus : ce n'est pas la mise en examen qui transforme un présumé saboteur en coupable , mais le jugement...

Et encore, sans compter les erreurs judiciaires (plus ou moins organisées) : Dreyfus fut jugé et condamné, était-il coupable pour autant ?

Par ailleurs le préjudice causé à la SNCF dans cette opération fer à béton, c'est quoi exactement ?

Quelques retards ? Il y en a tout le temps et pour de multiples raisons...

Et les pilotes d'Air France qui sont en grève pour quatre jours sans aucune raison valable, on va leur faire quoi ?

***
J'aime beaucoup la phrase, au début de l'acte II, où Franck Cognard met policier, magistrat et journaliste sur le même plan :

"On ne peut pas demander on plus à un policier, à un magistrat ou à un journaliste d'avoir le premier jour, le deuxième jour, ou même le troisième jour, la vérité absolue sur une affaire."

On appréciera la réécriture qu'en donne @si dans son résumé, à côté de la vidéo :

"On ne peut pas demander à un policier ou un magistrat d'avoir le premier jour la vérité absolue sur une affaire."

... où l'on regrettera la disparition du journaliste (dont la mention aux côtés du policier et du magistrat est pourtant hautement signifiante de la réprenstation que Cognard, avec un g, a de son métier).

J'aimerais aussi lui demander pourquoi il est si impossible d'attendre la décision de justice, dut-elle n'arriver que dans deux ans. Perso, je m'en accomoderais très bien. De même que je m'accomoderais très bien d'un journaliste qui, donnant une info, la rend relative à une source, et sait dire qu'il ne sait bien - ce que n'importe quel étudiant en histoire apprend en premier année de DEUG.

M'est avis que ces deux remarques ne sont pas sans rapport. Une intuition.

Edit. : fautes de frappe et polices
Sous-emploi en effet de M. Camus que moi aussi j'aurais vraiment voulu entendre davantage. Mais est-ce une déception tout à fait légitime puisque ASI a d'abord vocation à décrypter les medias, et non comme première mission de faire de l'information générale (par exemple sur la compréhension des subtilités entre extrême et ultra-gauche dont on pressent que cela pourrait faire l'objet de toute une émission certes, mais pas vraiment sur ASI n'est-ce pas ? ou alors on transforme ASI en un nouveau média généraliste ? chiche ?! :-).

Sinon, bravo pour cette émission, car j'ai particulièrement apprécié l'équilibre entre le travail d'explications et de cadrage de Dan, l'animation vive et alerte du débat par Daniel et la participation franche, directe et (même) souriante des deux journalistes, ni complaisants ni agressifs ni sur la défensive ni hypocrites m'a t-il semblé. Ca faisait plaisir à constater !

Et du coup, j'ai vraiment mieux compris toutes ces histoires de sources, d'où elles viennent, comment les journalistes les utilisent, dans quelle mesure, avec quelle prudence si possible, en quels termes pour rester honnête vis-à-vis du public, etc. Je n'irai pas jusqu'à dire qu'une telle émission redore le blason des journalistes à mes yeux mais... y a un peu de cela quand même, du moins en ce qui concerne les deux en plateau :-).

Mission accomplie, ASI, merci.
Comme beaucoup d'autres avant moi, je trouve que Monsieur Camus a, hélas, été réduit au rôle de figurant alors que j'eusse aimé l'entendre développer ses arguments et connaissances sur un sujet qu'il semble maîtriser. Quelles sources idéologiques pour cette "ultra-gauche"? Comment interprètent-ils aujour'hui les actions violentes (et les échecs) des Brigades Rouges et celles d'Action directe? Au niveau européen, et non plus seulement franco-français, qu'en est-il (il y a eu par exemple résurgence des Brigades Rouges en Italie ces dernières années)?
Bref, au-delà du rapport entre journalistes et enquêteurs, j'eusse aimé entendre Monsieur Camus sur les subtilités idéologiques qui caractérisent l'ultra-gauche et sur les raisons qui expliqueraient la réapparition d'une violence terroriste dans nos contrées globalement pacifiées...

Je note d'ailleurs que Monsieur Gunthert a également exprimé ses réserves quant à la façon dont @si a traité ses interventions, et, personnellement, je trouve regrettable qu'@si se livre aux mêmes errements que la télévision, à savoir: n'utiliser les universitaires qu'en faire-valoir, sans leur donner le temps d'expliquer pleinement leur point de vue extrêmement nuancé et affiné sur la question (et se prêtant dès lors difficilement aux formatages télévisuels)... Tout cela au profit d'intervenants plus proches du travail journalistique. En l'occurrence, Monsieur Camus avait sans doute nombre d'informations et nuances à apporter quant à l'"ultra-gauche" en France, malheureusement, celles-ci ne cadraient pas assez avec l'angle, trop restreint au seul journalisme, adopté sur ce plateau. Et c'est bien dommage que nous n'ayons pu l'entendre, puisqu'il aurait sans doute pu élargir la question du sabotage des lignes TGV au-delà de la seule problématique trop strictement journalistique (=quelles sont vos sources?).

Sérieusement: faites gaffe @siens: ne gâchez pas vos invitations, faites en sorte que vos invités puissent pleinement s'exprimer, et ne soient pas simplement là pour la galerie; ou sinon on se retrouvera comme à la télévision, où les gens sont d'autant plus invités qu'ils n'ont rien à dire (exemple: André Kaspi, spécialiste douteux délivrant du haut de sa non-science ses prévisions ratées sur l'élécion présidentielle américaine... et je ne mentionne même pas BHL&friends). C'est quand même le deuxième universitaire que vous avez invité et dont la présence n'est finalement (hélas) qu'accessoire. Please [s]think of the kittens[/s], faites en sorte que vos invités aient au moins vingt ou plutôt trente pleines minutes entièrement destinées à eux. Thanks...
En présentant l'émission (que je n'ai pas encore vue), vous dites
[quote=ASI]le chercheur en sciences politiques Jean-Yves Camus, spécialiste des ultras

Les Ultras, ça me fait penser aux Ultras du XIXème siècle, les monarchistes légitimistes.
Quand on parle d'ultras, c'est généralement aux ultra-conservateurs qu'on fait référence. Pas sûr que cette appellation soit très pertinente pour l"ultra-gauche"...
Très bonne émission pour ma part

Il faudrait vraiment faire passer aux invités un livre pour résister au questionnement de Daniel, parce que la démonstration est magistrale...
Petite remarque rigolote.

Dans l'émission sur les carnets Bertrand, on voit un extrait ou l'ex patron des RG parle de l'éco terrorisme comme étant une menace. La réaction de la présentatrice de F3 est, je cite DS "l'effroi".
Et le sentiment que donnent les invités et DS apres cet extrait est que Bertrand déraille (faut dire qu'il est un peu incohérent dans l'extrait et que la journaliste ne l'aide pas des masses)

Dans l'émission d'aujourd'hui, M Camus parle, parmi les menaces plausibles, de ces mêmes éco terroristes. Et la les réactions des invités et de DS sont plus positives je trouve.
Alors, deux poids deux mesures ?
Les dirigeants socialistes : "saliront ? saliront pas ?". Mais saliront pas quoi ? Vous en avez de ces questions, Daniel.
Je n'ai pas encore regardée toute l'émission, mais après avoir visionné la première partie, je voudrais quand même émettre une petite réserve sur l'affirmation selon laquelle appeler les "camarades PS" par leur prénom ne serait qu'une vaste opération de com'. Car pour "démontrer" ce point on a droit à une série de séquences montrant Ségolène, Martine et Bertrand s'appeler par leurs prénoms respectifs, puis, en contrepoint, Ségolène Royal disant vouloir "pousser en avant une nouvelle génération, par exemple avec Vincent Peillon, Manuel Valls, et d'autres". Puisque cette fois elle utilise noms et prénoms, c'est donc qu'avant quand elle parlait de Martine et Bertrand elle essayait de nous leurrer en nous faisant croire que tous les socialistes sont amis (et oui, tout va bien au pays des teletubbies)

Mais réfléchissons une minute : qu'aurait donné cette citation de Ségo (là j'essaie de vous faire croire qu'on est intime, mais c'est une feinte, ne vous faites pas avoir) sans les noms de famille mais avec juste les prénoms de ces représentants de la nouvelle génération ? Elle aurait alors voulu : "pousser en avant une nouvelle génération, par exemple avec Vincent, Manuel, et d'autres"

Est-ce que quelqu'un y aurait alors compris quelque chose ? Est-ce que quelqu'un aurait su qui étaient Vincent et Manuel ? En tout cas, pas moi.

Du coup, au lieu d'un vaste opération de com' savamment concertée entre ces gens qui se battent à coups de motions donc ils se détestent, mais non ils s'appellent par leurs prénoms donc ils s'aiment bien en fait, il n'y aurait pas simplement un souci d'être compréhensible ? Parce qu'à force d'entendre parler de Ségolène, Martine et Bertrand, tout le monde sait à qui ces prénoms font référence, personne ne pensera que Ségolène essaie de s'allier avec Martine, celle qui va à la ferme, à l'école et au zoo dans les livres pour enfants. Alors, peut-être que par lassitude nos chers éléphants motionnaires ont fini par passer au prénom, parce que Bertrand Delanoë c'est quand même plus long à dire que Bertrand. Par contre, si elle veut mettre en avant de nouvelles têtes du PS, ne donner que leurs prénoms ne permettrait pas de les reconnaitre, et serait donc contre-productif.

A force de chercher la petite bête partout, peut-être qu'@si en voit là où il n'y en a pas... A réfléchir AVANT de faire ce type de montage, non ?
Dommage de conclure sur une erreur: les prévenus sont présumés innocebts jusqu'a leur condamnation eventuelle, et pas la mise en examen, qui a ètè annoncée aujourd'hui.
Le sieur Camus est sous-employé.
Dommage.
J'aurais aimé l'entendre plus sur les raports police/mouvements de gauche , l'entendre réagir aux propos des journalistes, leurs représentations de ces mouvements et ceux des médias en général ...
Je n'ai pas encore eu le temps de regarder les images, mais j'ai lu les résumés des séquences. Est-ce qu'ASI a demandé aux journalistes pourquoi ils invitaient tous le même expert bidon (Christophe Bourseiller) à parler d'un fait divers dont, de son propre aveu, il ignore tout ?
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