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Commentaires

Jean-François Kahn, au bout des mots

D'une explosion l'autre: à l'heure matinale où j'écris ces lignes

Derniers commentaires

J'allais dire ironiquement que JFK allait nous manquer...
Mais non ! il est ENCORE invité ce matin sur France inter ...

Quand je parle pour dire que je ne veux plus parler...
Est-ce à dire "je mens" pour dire la vérité ?
Non je ne préfère pas JFK à Flaubert, mais justement Flaubert avec son grand talent a fait des descriptions assez terribles des paysans par exemple, et ça passe parceque ça va dans le sens de ce qui est convenu, et puis quand les valeurs dominantes sont dans l'apparence, les vêtements, le parler, c'est vrai que les paysans décrits par Flaubert ne sont pas "class" et encore moin Blin bling.
jean-François Kahn trimbale, comme nous tous cette besace héritée de notre histoire. Nous sommes d'un pays où l' aristocratie bourgeoise a écrabouillé la Commune de Paris et l'a vaincue idéologiquement. Les classes laborieuses étaient les classes dangereuses et pour justifier le massacre il a fallu que la bourgeoisie française fasse passer le peuple de Paris pour des vauriens, pour la canaille,la lie de la société, la dame Georges Sand a dit des trucs horribles sur la Commune;
de la même façon, nous trimbalons aussi un racisme inconscient venant du plus profond de notre histoire coloniale : le fameux "travailler comme des nègres" a fait déraper le sieur Guerlain et ces considérations ne sentaient pas très bon. La pub du Banania de l'époque c'est le nègre grand enfant. Pour se dire anti raciste il faut se désintoxiquer de tout ça et c'est difficile. A qui un jour n'a pas échappé l'expression "parler petit nègre" ?
On ne le fait peut-être pas volontairement, et c'est pire car c'est du racisme je dirais "infusé"
Au sujet les domestiques, pour des gens issus de la bourgeoisie, il y a un inconscient qui ressort à certains moments, je n'excuse pas mais je cherche à comprendre, comme ils disent : JFK a dit là quelquechose "qui ne lui ressemble pas"et Caroline Fourest n'y a rien trouvé de choquant, ce qui indique qu'elle est dans le même état d'esprit.
On peut parler de paroles "manquées", mais ce ratage, il n'est pas psychanalytique, il révèle plutôt la marque de notre histoire sociale.
http://www.politis.fr/Mais-En-Vrai-Qui-Terrorise-Qui,14329.html
Accord total avec l'analyse de maud, effectivement JFK rompt avec un ron ron de la presse et des médias qui disent à peu près tous la même chose. Sur le mépris de classe il y a bien pire que lui :C'est Jean-François KAHN quand il animait une émission à la télé sur la chanson, avait osé dire qu'il avait rencontré des agents de La Poste cultivés et avec qui il avait eu des conversations passionnantes. Postière de base moi-même je dois le remercier de cette réhabilitation, car les postiers et postières passent facilement pour des demeurés et en plus pour des feignants.
je n'ai jamais entendu dire sur les médias que les travailleurs manuels, les cheminots et d'autres professions pouvaient être intelligents et cultivés car il est bien entendu que seuls ceux qui ont la plume et le micro sont les "élites" supérieures.

je signalerai que notre littérature y compris le haut du panier genre Marguerite Yourcenar, Flaubert et d'autres traitent les domestiques avec beaucoup de morgue et ne les situent pas trop loin des animaux. Ce mépris de classe est tellement passé inaperçu que ça fait quasiment parti du patrimoine littéraire de la France et que les dérapages trouvent peut-être là leur source.
D'un Kahn l'autre.
Les images insoutenables de Barcelone font l'objet d'un "vite dit", les non infos de DSK font l'objet d'un jamais-qui s'arrête-même-si-on sait-rien-dit"...Faut-il connaitre les antécédants des policiers frappeurs et des donneurs d'ordres pour condamner ces atteintes aux droits de l'homme...
Même si ces droits sont remis en cause depuis de nombreuses années (entre autre en prison, mais là c'est normal de dégrader la condition humaine, c'est ça la "justice", il faut que la société se venge....), faut-il rester là à regarder ces images (preuve s'il en est) sans rien faire, comme s'il s'agissait d'un spectacle comme un autre...
Là, il ne s'agit pas de casseurs déguisés ou de supposés policiers, aucune "menace à l'ordre public", uniquement des personnes qui montrent leur refus d'une société TINA, l'exprimant pacifiquement, qui se font agresser par des soit-disants représentants de l'ordre....
"Un jour ils sont venus chercher les noirs, je ne suis pas noir, je n'ai rien dit...un autre jour, ils sont venus chercher les femmes, je suis un homme, je n'ai rien dit...le lendemain, ils sont vrnus chercher les roux, je suis chatain, je n'ai rien dit...et puis aujourd'hui, ils sont venus me chercher et il n'y avait plus personne pour me défendre"...
Faut-il en arriver là pour réagir?
Je viens de lire la chronique tout compte fait, DS je vous trouve très sévère envers JFK, ça ressemble a un réglement de compte.

C'est certain il a dit une connerie, j'aurai tendance à lui pardonner plus facilement qu'autres autres, pourquoi ? Parce que je pense qu'il ne croyait pas au viol possible, il a parlé trop vite, il aurait mieux fait de se taire (lu dans le forum) je lui pardonnerai plus facilement qu'aux autres, pourquoi ? parce qu'il est , il a été un des journalistes les plus insolents par rapport au pouvoir, il est le seul à s'être excusé, tous les autres diplômés es conneries sur le sujet DSK, ne l'ont pas fait. Jeter aux orties un homme dont vous admirez le travail sur une erreur, c'est dur. Un homme de la dernière moitié du siècle passé ne fait pas de lui un dinausore. Nous connaissons des nonagénaires qui sont loin d'être gâteux, comme Hessel, Edgar Morin.

Cet évènement nous rend tous plus ou moins dingues. Il faut passer à autre chose, c'est urgent, pour tous les media.
Jean-François Kahn veut qu'on proteste contre les petits mots épinglés, qui démolissent le gars qui les a dits, c'est injuste. Quand c'est lui le gars surtout.
Même sur le net qu'il ajoute. Un tacle à internet en passant.
Mais à l'époque des mœurs qu'il a sorti du placard, sans internet, ni twitter, ni politiquement correct, il y aurait eu moultes petits journaux dont on aurait jasé partout, qui l'aurait surnommé Jean-François Strouss-Kahn avec des caricaturistes nous aurait collé sa tronche en buste de Marianne, sur un dessus de cheminée de mairie...
De quoi il se plaint, à la fin?
"Disons-le d'emblée, la question est d'autant plus compliquée pour moi, que" ....

... que vous vous l'imposez alors que personne ne vous la pose !

Votre chronique est complètement brouillée par vos émotions, vos doutes. Peut-être n'en êtes-vous pas à éditorialiser, mais à intérioriser et digérer ce qui se passe.
Je mets sur ce compte-là la bouillie grumeleuse du 9:15 si bien décriée dans le forum : "obsédé sexuel", le concept d'amitié coupable, le droit au machisme, ... qu'est-ce que vous nous faites là ?
Vous êtes jaloux de JFK, ou fidèle à JFK, et vous essayez d'exploser avec lui ?
"On a le droit d'être macho."

Ah bon...

On a le droit d'être raciste aussi ?
Oui dans sa tête évidemment, personne ne contrôle notre pensée. Mais as-t-on le droit de dire notre racisme (à supposer qu'il y en ait un) à voix haute ? Non, la loi l'interdit.

Sexisme ordinaire ? Ou mauvaise compréhension de ma part ?
Brillante analyse !
Je pense sincèrement que JF Kahn manquera au paysage journalistique mais je ne peux m'empêcher de penser que le statut de journaliste, surtout si celui-ci est très connu, l'entraîne à s'exprimer sur tout, à donner son opinion toute la journée alors que le plus souvent on attend des faits et non pas un posture du " Monsieur je sais tout en tout cas plus que vous". La lumière des projecteurs est trop forte pour pouvoir résister. Lorsque sentimentalement on est proche : ami (comme l'indique JF Kahn), membre de la famille ... la déontologie journalistique voudrait que l'on s'abstienne sur le sujet car la parole alors ne vaut rien et l'on profite juste de sa renommée hors du champ journalistique jusqu'à proférer les plus grosses bêtises. (Tout médecin le sait bien qui refuse de soigner ses enfants de peur de perdre tout recul qui pourrait entraîner une erreur de diagnostique). JF Kahn est tombé dans le piège et s'en rend compte bien tardivement surtout que ses propos sont à l'opposé des valeurs qu'il prétend défendre depuis toujours. Mais soyons indulgents : après tout nous écoutons à longueur d'année tous ses experts, ces économistes qui se sont trompés sans jamais le reconnaître, ces hommes politiques qui pour gagner quelques voix sont prêts à tout pour nous tromper. N'est-ce pas tout simplement ce sentiment caché de classe et de supériorité de ceux qui nous gouvernent en orientant notre pensée (journalistes, politiques, grands chefs d'entreprise, économistes, experts en tout genre) sentiment auquel l'article fait allusion et surtout cette proximité qui les amènent à un tel conformisme de la pensée, cette connivence des uns avec les autres et qui est le plus souvent masquée. Reconnaissons toutefois qu'à l'approche de l'élection présidentiel Jean-François Kahn manquera car la diversité de la presse et des opinions dans le paysage journalistique français est bien déprimante. Alors que la crise économique et financière s'aggravent de jour en jour et que nous sommes au bord du goufre, 200 journalistes se ruent pour photographier le ventre de Carla ou pour nous abreuver d'une histoire de radar. Alors oui, JK Kahn manquera même si tout lecteur doit garder son esprit critique et n'est pas toujours forcé d'approuver. Je ne sais si D Strauss Kahn est coupable ou pas dans le cas précis d'aujourd'hui mais il semblerait que la classe journalistique connaissait ses tendances lourdes et n'ont guère été nombreux à s'en inquiéter. Sont-ils moins coupables avec leurs discours hypocrites détestant aujourd'hui ce qu'hier ils ont adoré.
Pour Daniel Schneiderman, on n'a pas le droit d'être ami avec un obsédé sexuel, non c'est même pire, on n'a pas le droit d'être ami avec la femme d'un obsédé sexuel. Ma question est: jusqu'à quel point un obsédé sexuel est-il contaminant ? Combien de degrés de séparation sont nécessaires pour pouvoir envisager, sans risque pour sa Pureté d'âme, une relation amicale ?

En tout cas, j'imagine l'interrogatoire serré avant la CAAE (Cérémonie d'Acceptation d'Amitié Ethique) imposée par DS à ses connaissances: "T'as un casier judiciaire? T'es déjà allé aux Chandelles ? T'as trompé ta femme ? Penses-tu au Sexe quotidiennement ? T'aimes masser les pieds? " Une réponse positive, et bam, vous êtes interdit d'amitié, et bon pour le Guantanamo moral des French Perv.

Et dire que je me considérais jusqu'alors comme un obsédé sexuel, sans penser que dans la tête de certains, obsédé sexuel= harceleur= serial violeur. Il faut vraiment que je fasse attention aux mots, moi...
Qui nous expliquera le brusque déferlement de débuts de paragraphes en gras dans cette chronique ?
Certains coqs chantent à cinq heures du soir. C'est la casserole qui les guette !
"il faut aller lui chercher des circonstances atténuantes au coeur de la tradition aristocratique et bourgeoise française."

N'est-ce pas plutôt l'esprit gai et léger de la Comedia dell'Arte, avec ses soubrettes, ou celui du coquin théatre de Marivaux et Beaumarché, avec ses intrigues mélengeant maitres et valets, ou encore celui du théatre de boulevard avec ses amants dans le placard, n'est-ce pas plutôt cet esprit la que Kahn a voulu mobiliser, pour porter un regard tendre, dedramatiser, et, certes, ne pas voir, l'acte qu'a peut-être fait DSK ?

Bref Kahn est-il plutôt coupable de préjugé de classe ou de genre, ou plutôt coupable d'avoir cherché à mobiliser un imaginaire où l'amour est léger, inadapté à ce qu'il voyait, mais juste pour ne pas voir ?
L'univers médiatique est impitoyable, les excuses ne servent à rien, ce monde devient totalitaire. Pourtant Jean-François Kahn a défendu des causes difficiles et on ne peut pas tout effacer d'un coup. qu'il sache au moins que des lecteurs de l'événement du jeudi, et de marianne lui gardent leur estime. Mais JFK ne pourra pas se taire, il faudra qu'il s'emballe devant quelques abherrations qu'il ne pourra laisser passer.
En plus de l'expression "troussage de domestique", deux autres aspects sont frappants dans l'extrait où Kahn fait cette sortie :
- sur la forme, le bafouillement qui la précède : il y a de l'embarras, les mots ont du mal à trouver leur chemin ;
- et surtout, sur le fond, cette très curieuse expression : "il n'y a pas eu violente tentative de viol" : il pourrait donc y avoir eu "gentille tentative de viol" ?
C'est bien dommage que JFK finisse (en principe) sa carrière de cette manière. J'ai été extrêmement déçue par les propos tenus par ce journaliste que par ailleurs j'appréciais énormément. Ça laisse un goût amer...
Je vois qu'on parle ici et là d'erreurs qu'on devrait excuser mais le souci c'est que ce n'est pas n'importe qui, qu'il dispose d'une tribune très fréquentée comme vous l'avez si bien dit et qu'effectivement il ne s'est peut-être jamais penché sur ses propres démons.
Je trouve quand même qu'en agissant ainsi, JFK est fidéle symboliquement à son raisonnement.

Il regrette ce qu'il a dit, et dont les féministes ont fait à raison leurs choux gras. Dans les réactions qui ont suivi la révélation de l'affaire DSK, il y a eu nombre de discours politiques ou médiatiques qui dédaignaient ou ignoraient les propos de la victime. Mais dont l'arrière-plan sexiste ne pouvait être souligné aisément et demandait trop d'explications, or le monde médiatique a besoin de raccourcis.

Mais les féministes ont réussi à trouver des expressions vraiment caractéristiques : Il n'y a pas mort d'homme, et simple troussage de domestique. Elles se sont à raison jetées dessus, et c'était de bonne guerre.

Comme Jean François Kahn se sentait du côté du féminisme, et qu'il regrettait la façon dont ses paroles avaient été perçues, il a demandé des excuses.

Et symboliquement, il dit en partant qu'il veut que les sexistes et leurs propos quittent la scène éditoriale. Et il montre l'exemple en se retirant.

C'est d'autant plus courageux qu'il faut toujours qu'il la ramène, c'est ce qui fait son charme.

Mais comme DS le fait remarquer, et comme le sexisme, JFK reviendra par la fenêtre. Nous le savons toutes.
Je remarque avec intérêt que Daniel a trouvé un mot suffisamment flou pour tout englober, le légal et l'illégal, la drague et le viol, et tout mélanger allègrement. Un " obsédé sexuel " n'a sûrement pas le droit d'être ami de JFK, ou candidat à la présidence. En est-il de même pour un dragueur ?
Si le PS a sûrement eu tort d'envisager le choix de DSK comme candidat pour des raisons tactiques, parce que sa vie sexuelle de dragueur le rendait vulnérable aux attaques personnelles, il reste que nous, Français, n'exigeons pas d'un homme politique que son comportement conjugal soit irréprochable et je continue à penser que nous avons raison, à la différence des Américains.
Si DSK se révèle un violeur à la suite du procès, ses habitudes de dragueur ne seront pas pour autant rendues illégales rétrospectivement.
Si vous saviez à quel point j'en ai ras le bol de cette affaire DSK et de la chasse à l'homme, ou plutôt aux hommes, déclenchée depuis!
C'est insupportable.
Les 1ers à être interrogés ont été des proches et des amis de DSK. Vous espériez quoi: qu'ils allaient tous dire "ah quel salaud de violeur, d'ailleurs il faisait ça à toutes les réunions du PS depuis 30 ans et on tournait la tête pour ne rien voir". Ben non, ils ont tous dit qu'ils n'y croyaient pas et ont cherché des excuses plus ou moins débiles. Ils ont pensé à lui et à sa famille plutôt qu'à la plaignante. Et bien franchement, moi, si je devais un jour être accusée de quelque chose, je préférerais avoir des amis comme eux que comme tous ces pères la morale qui se découvrent ces derniers jours. Quand les mêmes journalistes ont été, quelques jours plus tôt, interroger les proches de Dupont de Ligonnes, personne n'a mis en doute le fait qu'ils le trouvaient super sympa et qu'ils ne comprenaient pas!

Et j'avoue que moi j'ai du mal à imaginer DSK sortant nu de sa salle de bain et se jetant instantanément sur la femme de chambre. Je ne dis pas qu'il ne l'a pas fait, mais que je n'arrive pas à visualiser la scène, alors ses amis !!!! Et ce qui me surprend aussi c'est que je pensais que des révélations allaient se succéder, (devient on tout à coup violeur à 62 ans sans avoir jamais essayé avant?) et bien non, c'est ce pauvre G. Tron qui prend.

Et maintenant la "surprise" devant la maison de NY... ça fait un certain temps qu'on nous détaille la fortune de sa femme, on a compris, c'est bon.
JFK ne m'a jamais intéressé pas et je ne connais pas sa pensée, mais pour couper court à la polémique sur le droit d'expression :

Je lis dans le billet de 9h23 de la rédaction :

"Jean-François Kahn déplore que l'on n'ait retenu que cette expression prononcée sur France Culture le lundi 16 mai car il en a relevé une autre, prononcée le même jour, où il exprimait l'idée exactement inverse" ! ! ! Personnellement je m'arrête à cette phrase (je ne rentre même pas dans ses considérations nauséabondes).

Quelle analyse journalistico-politico-philosophique intéressante de la part de JFK ! Il est effectivement grand temps qu'il se mette à écrire sa pensée et l'inverse de sa pensée, ça va être passionnant...

Non mais sérieux ... Ces mecs (j'ai rien contre JFK en particulier) ont le monopole de la parole, ils disent une chose et leur contraire (ils ne prennent même pas 10 mn pour réfléchir à ce qu'il vont dire dans une tribune publique, c'est hallucinant) et se plaignent ensuite qu'on ne les écoute pas .... on croit rêver...
Et pendant ce temps, ils lâchent les chiens :
Barcelone ce matin : https://www.youtube.com/watch?v=Geg_6Xoy04s&feature=player_embedded
C'est fou comme ceux qui ne sont pas sur la même ligne idéologique que JFK se régalent avec des "bons débarras".
Quelle largeur d'esprit et puissance d'arguments !

Comme si l'on ne pouvait pas objectivement reconnaître le talent du monsieur, et l'honnêteté de son engagement.
Mais bon, c'est tellement plus simple de balayer d'un revers de la main une personne opposée à ses idées.
Des méthodes que ces personnes n'accepteraient pas pour elles-même bien sûr.
JFK a été victime de la police du langage, aujourd'hui on ne peut plus trop se permettre certaines expressions car des associations antitout veillent : féministes qui sautent sur chaque saillie ou affaire pour défendre les pauvres femmes opprimées par des phallocrates, CRAN, LICRA, SOS racisme, qui voient du racisme là ou il n'y en a pas : exemple LLodra s'adressant à un arbitre marocain : "on est pas au souk ici !!!" sommé de s'expliquer sur l'heure devant le tribunal mediatique...

Tout cela finira comme dans le film demolition man avec Stallone au moindre gros mot prononcé un bip se déclenchera et on recevra une amende pour écart de langage...


La France se vante d'être le pays de la tolérance, des lumières, une société d'individus libres et éclairés, mais c'est une société de poltrons qui reculent à la moindre entorse à l'ordre établi. Emettre une opinion suppose que tout le monde doit adhérer au contenu sous peine d'être pulvérisé, c'est sûr qu'on risque pas de se marrer. et ça vaut aussi pour les comiques : si Dany Boon, Foresti et j'en passe, racontent leur vie ds les spectacles, c'est qu'ils savent que s'ils parlent des noirs, des femmes ou de politique, ils se feront taper sur les doigts par des associations, ce qui réduira leurs parts de marché...
Cit. : "Kahn n'est pas seulement un ami. Il est aussi journaliste"

Journaliste et ami très proche : son épouse, la productrice Rachel Kahn, fut témoin d'Anne Sinclair quand celle-ci, ayant divorcé d'avec le journaliste Ivan Levaï, épousa Dominique Strauss-Kahn.
Jean-François Kahn est le 1er à avoir parlé de l'affaire BEN BARKA...

Ben Barka était le professeur de mathématique d'Hassan II... il en est devenu son opposant...
Ben Barka a lutté contre le colonialisme aux côtés de Mohamed V...
Mais Ben Barka voulait remettre en cause la féodalité marocaine (et oui) et s'était rapproché des Che Guevara et autres Castro...

Il a disparu et on n'a jamais retrouvé son corps...
Ben Barka n'était qu'un intellectuel mais il dérangeait. On dit qu'Hassan II affirmait avoir résolu l'équation Ben Barka...

Jusqu'à aujourd'hui, nous ne savons pas en quoi résidait le rôle de la France et celui des services secrets marocains...

Jean François est aussi un vrai opposant à Sarko... s'il s'en va, c'est aussi une victoire pour Sarko...
Il s'est excusé encore une fois et très rapidement. Que Jack Lang foute le camp ne me gène pas... contrairement à JFK.. .

SEMIR
"Si Sinclair était la femme d'un obsédé sexuel, qu'elle poussait avec acharnement vers la plus haute marche, comment lui, le journaliste Kahn, pouvait-il être l'ami de cette femme ? S'il ignorait que l'obsession sexuelle de DSK le disqualifiait pour le poste, il est coupable d'aveuglement. S'il le savait, le pensait, et ne l'a jamais écrit, il est coupable de dissimulation. S'il estimait que cette obsession sexuelle, en France, ne constituait pas un obstacle à faire président, il est coupable, pour le moins, d'une certaine erreur d'appréciation."

un "obsédé sexuel" ? Ça se définit comment, et ça se repère comment ? C'est quelqu'un qui a une vie sexuelle intense, des partenaires multiples, des relations à plusieurs ... donc forcément un malade ? J'aime pas du tout du tout ce qui affleure, là, l'idée qu'il y a une "bonne" sexualité (exclusive, normalisée) et les autres, et que les autres relèvent de la pathologie — voire qu'elles sont le préalable au passage à l'acte brutal, qu'il y aurait des pré-violeurs comme il y aurait des pré-délinquants... foutaises, et scandale. Ça sent (pas bon) le paradigme stalinien de la "vipère lubrique", je trouve... non ? Si c'est pas ça, j'aimerais que vous précisiez la différence.

S'il s'avérait que DSK ait commis le crime dont on l'accuse, et/ou qu'il ait auparavant été coupable de harcellement, ce ne serait pas en tant qu'obsédé sexuel qu'il serait "disqualifié pour le poste", mais en tant que délinquant ou criminel, incapable de respecter la loi et d'accepter une limite à son pouvoir... c'est l'abus de pouvoir, l'exercice de la force, la contrainte, la brutalité qui est grave, pas le sexe !!!

Quant à Sinclair, si sa relation avec son mari ne repose pas sur un pacte d'exclusivité sexuelle, c'est son droit — et quant à moi j'aurais plutôt tendance à avoir de l'estime pour sa constance et son indifférence à l'opinion : elle se fiche d'être cocue, ça nous change de toutes les chaisières indignées.
En revanche, si elle le "poussait avec acharnement vers la plus haute marche" sans se soucier ni de lui, ni des français, mais juste de sa propre ambition (c'est aussi mon hypothèse, mais évidemment je n'en sais que ce qui affleure dans les médias), alors là, encore une fois, ce n'est pas la sexualité qui est en cause, mais la recherche aveugle du pouvoir.

quant au "si... comment pouvait-il être l'ami de cette femme ?", je le trouve un peu désolant. On a des amis, aucun n'est parfait, on les connaît assez (ce sont des amis) pour ne pas porter sur eux des jugements à l'emporte pièce et les réduire à tel ou tel aspect de leur personnalité. Et on assume leurs défauts et leurs manques, ou alors on n'est qu'un môme narcissique.

wé, je suis un peu en rogne, là. :(
JFK aurait pu dire non aux sollicitations : "je suis très ami avec le couple, cette histoire me bouleverse et me dépasse, je n'est pas de recul, je risquerai de dire des conneries, donc, non je ne viendrai pas à votre micro".
Je n'ai vu toutes les interventions récentes de JFK (même pas la fameuse phrase) j'en entends parler juste de loin, beaucoup par cette chronique d'ailleurs.

Néanmoins au fond je trouve qu'il reste digne dans sa retraite qu'il semble prendre (temporairement?). La dernière intervention de lui qui m'a marqué, et même touché, était sur le plateau de Ce Soir Ou Jamais pour une des émissions sur la montée de Marine Le Pen, entre les deux tours des cantonales il me semble. L'émission s'ouvrait sur cette intervention, où il expliquait qu'il voyait dans l'avénement (partiel) de Le Pen un échec personnel car la fondation de Marianne était précisément disait-il pour éviter que Gauche et Droite ne laissent des thèmes de côté, justifiant alors la montée des extrèmes (constat d'échec par excellence). Il y a certainement refait un peu l'histoire de la création de Marianne à l'aune d'aujourd'hui (le passé est toujours vu à l'aune d'aujourd'hui), mais son "on a tout fait pour éviter ça" était sincère et profond. Je l'ai ressenti comme tel.

Il y gardait une part de combativité, un monsieur de l'envergure de JFK ne se laisse pas abattre comme ça, même conscient de sa vieillesse il sait aussi que la vieillesse ne l'empêche pas de combattre avec fougue quoique lui en diront les jeunots. Mais sans doute la chute de DSK, qui bien que surement n'apparaissant pas à JFK comme une personalité messianique du tout constitue quand même un des ressorts puissants au prix de quelques compromis pour une gauche pragmatique et forte aux élections, lui a apparu comme un truc de trop. Il a voulu combattre contre, mais avec maladresse et confusion sans doute il a laissé un archaïsme sortir. Sur le plan des idées il n'est pas pour cet archaïsme je pense, mais se méfie aussi du politiquement correct (soyons clair, la multiplication des Zemmours a beau être désolante elle est symptomatique d'une névrose sociologique à ce niveau, et ce n'est pas pour rien que plein de personnalités respectables "chutent" dans les environs) et est donc parti dans une défense qui l'a enfoncé.

Sans doute a-t-il réalisé cela plus ou moins consciemment, et ça c'est infiniment digne : il a beaucoup combattu, mais la société lui a renvoyé des échecs. Ca ne devrait pas l'arrêter, mais il constate quand même que sa pertube son combat, avec une vieillesse qui existe et le fait être contre-productif (toujours plus productif que beaucoup, mais on est exigeant avec soi-même en général). Du coup il est très sage de se retirer, ça prouve une grandeur (même si en apparence ça devient une sortie par la petite porte, les petites gaffes ont été faite et c'est la tête haute qu'il prend la petite porte), et ne présume de rien. Il va peut-être prendre une retraite paisible, ou revenir joliment ou encore pitoyablement. En tout cas cette sortie m'apparaît digne, car si JFK n'est pas l'homme du siècle c'est un combattant respectable de ses causes, et sans le dédouaner de ses propos il faut bien avouer que la société lui a présenté un magnifique mur face à son action, et qu'on est mal placés pour le juger trop sévèrement.

Ca fait un peu enterrement, et c'est pas très sympa pour lui (car il est du genre à revenir), mais on retient pas les derniers moments de fatigue et d'aigreur normalement, plutôt quelque chose comme son intervention de CSOJ. Son basculement dans la fatigue, mais toujours plein de combativité.
je profite de ce forum là pour causer d'un vite-dit de la rédaction... Celui qui évoque "l'onde de choc DSK"...

Etes-vous plutôt sensible à la-chute-de-DSK ou à la-femme-de-chambre-qui-accuse ? A gauche, les premières réactions avaient complètement négligé la femme de chambre, au point que Laurent Joffrin, directeur du Nouvel Obs, avait légèrement surjoué son indignation face à Robert Badinter sur France 2.

Comment peut-on continuer à désigner par "gauche" ces gens là (Joffrin et tous ceux qui sont évoqués dans le reste de l'article) ? En perpétuant ce vocabulaire pour désigner des gens et des choses qui ne sont que des parasites de ce qui devrait être la gauche... vous perpétuez vous aussi cette entreprise de confusion volontaire.

Moi je note que un jour avant l'intervention de Clémentine Autain, qui elle mérite d'être située à gauche, Mélenchon déjà évoquait la victime... Mais vous aussi, vous faites comme si "les gens de gauche" ont tous oublié la victime...

Mais nan. Ce sont les parasites étiquetés par le système comme "de gauche" qui ont tous révélés leur nature bourgeoise et phallocrate, et leur complet soutien à cette entreprise volontaire d'adoubement au forceps de DSK comme "l'homme de l'alternance raisonnable".

Et depuis... chaque matin... un homme "de gauche" est convié au micro... Valls... Hamon... et je ne sais quel autre parasite du PS... pour nous vendre la "Primaire"... Pour que le peuple de Gauche puisse s'impliquer dans cette alternance fantoche que l'on veut à tout prix nous vendre... Comme si seul à candidat PS pouvait être élu.

Moi qui suis viscéralement gauchiste, j'en viens à espérer un passage du FN en 2012... puisque le système refuse toute existence d'une autre gauche que celle représentée par le PS. Et si vous aussi vous vous y mettez, à reproduire les mêmes schémas mortifères que vos copains "raisonnables", c'est vraiment la fin...

Lire que Joffrin serait de gauche... Mais quelle absurdité. Il se dit de "gauche", mais ce n'est qu'un usurpateur, un parasite, qui n'est à cette place que par la "magie" du système... La même qui a amené Demorand là où il est : trahisons, idéaux de pacotilles, et veulerie.
Magnifique 9.15 Monsieur,
Un grand merci à vous pour le plaisir de vous lire...(une fois de plus).
"JFK, chien fou du journalisme du dernier demi-siècle, vaut mieux que cette piteuse sortie"

Je vois pas ce que cette sortie a de "piteuse"... C'est propre, net, ça frappe (un peu comme Peillon posant un lapin à Chabot) : ça oblige à réfléchir sur quelque chose de grave (dans le cas présent, un "système médiatique" qui vire au monstrueux (priorité au "buzz", c'est à dire à l'info tronquée pour faire frappant, à l'immédiateté, à la surface des choses etc. sans oublier ces phénomènes de meute qui se multiplient pour un mot de travers...)).
On n'a visiblement pas le droit à l'erreur dans le monde médiatique. Il aura beau s'excuser, qualifier lui-même ses paroles d'inqualifiables, expliquer que son véritable point de vue réside dans le reste de l'interview, l'écrire noir sur blanc, non, cela n'empêchera jamais tous ceux qui ont envie de se payer du J.F.K. de le faire. On l'attendait depuis si longtemps au tournant ! Car au-delà de la triste constatation de la manière dont fonctionne la scène médiatique (la loi des petites phrases destinées à rester graver dans l'acide), on peut s'interroger : pourquoi des gens, que l'on supposera intelligents, refusent de si mauvaise foi, de tenir compte des explications après coup de JFK et d'entendre véritablement sa pensée ? Pourquoi ce lynchage médiatique opéré par certains au mépris du bon sens, de leur intelligence, justement ? Peut-être parce qu'ils voient là une occasion rêvée de masquer leur mauvaise conscience sous couvert d'une fausse bonne conscience. D'abord cibler l'ennemi, puis s'acharner sur lui, il n'y a pas meilleur combat au nom d'une "juste" cause (celle des femmes bafouées, du peuple méprisé, des pauvres asservis, par les hommes, par les élites, par les riches) pour qui se sent au fond de soi si loin des valeurs qu'il ou elle est censé(e) défendre. Vous vous êtes trompés d'ennemi ! Et vous le savez ! Mais votre lâcheté l'emporte sur votre honnêteté intellectuelle. Jean-François Kahn demeure l'un des rares vrais démocrates que j'ai eu l'occasion de lire ou d'entendre, sans forcément être toujours d'accord avec ses idées. Son tort, ce n'est pas tant cette expression effectivement lamentable qui lui a échappé un matin, plus comme un vieux relent machiste aseptisé que tout homme éduqué dans notre société garde au fond de lui, malgré lui, jusqu'à la fin de sa vie, que comme l'odeur nauséabonde de sa vraie nature, non, son tort, c'est de ne pas voir, peut-être par orgueil blessé, que l'on s'en prend ainsi à lui non pas tant à cause de deux mots déplacés, mais pour tout ce qu'il représente : un penseur, un débatteur, un démocrate, un homme libre, autant qu'on puisse l'être. Et c'est cela, me semble-t-il, qu'une société trop lâche n'est pas près de lui pardonner. Alors pour une fois qu'on le prend en flagrant déni ! A la curée !
Ca me fatigue votre couverture de l'affaire DSK.
Oh oui j'ai bien vu que quelques "papiers" étaient consacrés à d'autres choses...vaguement. Les mouvements espagnols (au même niveau que les rigolos des radars) ? Le Japon ? On en trouvera quelques traces, mais franchement pas plus que dans la presse normale. Mais du DSK, du Lagarde pour parler de DSK, du JFK pour parler de DSK, du Banon pour parler de DSK et du "lémédia" pour parler de DSK ah là on en a la tonne, jusqu'à faire une émission bien vaine la semaine dernière.

Surtout que globalement ce que vous reprochez aux autres est valable pour vous : beaucoup d'informations bidons sont reprises ici sans avoir l'air d'y toucher, tout le monde le fait, Rue89 l'a fait aussi, mais ils ont eu le bon goût de l'avouer et moi je fatigue de vous voir vous focaliser sur DSK, d'avoir les même absurdités sur ce site que dans Le Monde ou à la TV.

Et même si la presse française est focalisée sur DSK, ce n'est pas le cas de tout le monde, et il existe de nombreux médias en anglais (israelien, chinois, indien etc) si vous êtes limités par la langue. Pourquoi ne pas limiter le cas DSK à une petite revue de presse et s'occuper de la couverture de tout le reste...Ah non, il y a le grand renouveau de la presse française (surtout les salauds qui ont une tva à discrimination positive) ma bonne dame, l'affaire DSK va tout changer, JFK va se retirer du journalisme définitivement (au moins pour 3 semaines), c'est la révolution ! on cachera plus les mains au cul ! qu'on se le dise ! Si c'est comme pour les analyses économiques, j'en tremble d'avance pour les victimes dans quelques mois, oubliées qu'elles seront.

J'espère que ce n'est qu'un passage à vide.
Je me permets de dire à ceux qui ont démoli Jean-François Kahn pour une simple phrase (notamment sur les forums d'@si) que je n'approuve pas leur conduite (c'est un euphémisme). Et je ne parle pas uniquement de certaines féministes hystériques qui nous ont accoutumés à leurs propos découpés à l'emporte-pièce, mais également de certains @sinautes habituellement modérés.

Je me permets de citer un passage de ce Vite-dit de ce jour :

Et Kahn de conclure, à destination des féministes qui l'ont accablé : "La réduction, dans un contexte où l'étouffement de toute complexité intime serait aussi une lâcheté, de l'ensemble d'une pensée à deux mots qui ont été retirés, mais que l'on matraque pour tuer une contradiction, vous approuvez cela ? Un combat de cinquante ans jeté aux oubliettes pour deux mots aussitôt répudiés, vous approuvez cela ? (...) Si vous approuvez, eh bien j'en tirerai les leçons. Car, moi, je ne veux pas d'un tel monde".


Je me console en constatant que plusieurs femmes ont pris sa défense, notamment Anna Alter (dans la dernière émission d'@si) et ... Elisabeth Levy.

Si on m'avait dit qu'un jour j'appellerais à mon secours Madame Foldingue... ! :o)
Pendant que DSK se fait alpaguer à JFK, notre cher JFK implose à Paris.

C'est assez désolant, j'avais, moi aussi beaucoup d'admiration pour lui, pour sa vista, son intelligence vive et lumineuse, ses colères homériques...

J'avais pourtant été un peu déçu en découvrant qu'il "profitait" comme quelques autres crapules, parmi lesquelles Juppé, d'HLM du domaine privé de la Mairie de Paris, le dérapage incontrôlé dans cette réflexion effectivement sexiste et méprisante envers le petit peuple renvoie à cet aspect beaucoup moins sympathique de sa personnalité !

Enfin, comme vous le faites judicieusement remarquer il est bien capable de revenir par la fenêtre après demain, je le souhaite car son anti-sarkozysme primaire, salubre et massif me manquerait cruellement s'il restait silencieux (JFK, si vous me lisez !)

Que cela ne nous fasse tout de même pas oublier les derniers chiffres qui fâchent :

600 M², 50.000 $ de loyer mensuel... On croit rêver,

1 million de $ de caution es espèces (en France il est illégal de payer plus de 3.000 € en espèces, le fisc craint d'être "oublié" dans les transactions)

5 millions de garantie supplémentaire (au cas où ce bon Dominique trouverait un hélico pour se faire la belle...)

Et 200.000 $ par mois pour financer les gardes (bien fait pour lui !)

Dans quel monde vivons-nous, c'est Versailles !

Voici ce qu'il disait, il n'y a pas si longtemps, quand ça l'arrangeait :



Et pendant que nous y sommes : 12.500

C'est le nombre de policiers mobilisés à nos frais pour protéger 8 buses à Deauville !

Soit 1.562 poulets et une demie portion par buse, c'est coquet, non ?

Moi je me sentirais en sécurité avec 1.562,5 nullités pour me protéger, je me sentirais mieux, tout d'un coup...

Mais il me vient une inquiétude soudaine : comment pouvons-nous nous passer de ces 12.500 paires d'yeux derrière les radars-lasers pour baiser les automobilistes et leur faire les poches ?

Et combien de morts devrons-nous à ce soudain laxisme des "forces de l'ordre" ?

Aucun chez les puissants de ce monde, semble-t-il !

[url=http://www.metrofrance.com/info/dsk-la-liberte-a-un-loyer/pkez%21qF0rSsnKEMrREfiiUFE2Hg/]EN BONUS : LE NOUVEAU BAISODROME DE DSK
Moui, bon, peut-être que JFK a été brillant par le passé, mais je devais être trop jeune pour m'en rappeler. La dernière fois que je l'ai vu, c'était à Grenoble l'année dernière dans un débat avec Mélenchon. Et il m'avait semblé que la comparaison n'était pas très flatteuse. D'un côté un Mélenchon qui tapait peut-être sur tout le monde, mais de manière posée et en se basant sur des analyses claires, de l'autre un "chien fou" peu compréhensible qui impressionnait plus par sa capacité à crier et à devenir tout rouge que par ses raisonnements.

Ce que j'écris est sûrement ingrat par rapport à ce qu'il a pu faire ou dire étant plus jeune, mais il n'empêche : on se plaint souvent de "l'indéboulonabilité" des figures du PAF, alors peut-être faudrait-il considérer qu'il n'est pas anormal de se retirer à 73 ans.
Bon, en même temps, le départ de Kahn à 73 ans, y'a pas mort d'homme, comme disait l'autre pingouin.
On est loin de la retraite à 60 ans...

Et puis, il en reste beaucoup, des menteurs, des qui oublient, des qui racontent des conneries à longueur d'antenne et de journaux.

Entendu Pascal Boniface ce matin sur France Culture... :

Il publie "Les intellectuels faussaires" aux éditions Jean-Claude Gawsewitch
Depuis quelques années, le « mentir vrai » est devenu la marque de fabrique de nombreux intellectuels ayant acquis une certaine crédibilité dans notre pays. Ces faussaires qui assènent sans aucun scrupule des contrevérités pour défendre telle ou telle cause sont quasi intouchables. Véritables docteurs es malhonnêteté intellectuelle, ils ne sont jamais inquiétés même lorsqu’ils sont pris en flagrant délit de mensonge. Quoiqu’ils racontent, on les respecte et ils peuvent donc distiller leurs boniments en toute impunité dans les médias. Le triomphe des faussaires constitue une menace pour l’information du public. L’honnêteté intellectuelle est devenue un handicap et non un atout. Pourquoi les intello baratineurs ne sont-ils pas démasqués ? Comment procèdent-ils ? Quelle est la responsabilité des médias dans ce triomphe du mensonge ? Dans cet essai corrosif, Pascal Boniface décrypte les ressorts et méthodes qui permettent à des intellectuels serial-menteurs d’occuper avec un culot inouï l’espace médiatique. Comment ils brandissent « la morale » pour nous faire avaler leurs couleuvres ou encore quels sont leurs terrains de jeu idéologique préférés (Islamisme, Israël, défense de l’Occident…). Mais, l’auteur pousse sa réflexion plus loin en dénonçant les boniments de « grands » Intellectuels faussaires français. Dans une série de portraits incisifs documentés et croustillants, l’auteur lève le voile sur les pratiques des menteurs en série.


Parmi les "intellectuels experts" qu'on lit/entend partout : Caroline Fourest, Mohamed Sifaoui, Alexandre Adler...
En revanche, on entend peu Edgar Morin, par exemple. Ou Lordon. Ou Jorion.

Bref, encore un bouquin à acheter...
Et pourquoi un journaliste, ex patron de presse, trublion de la bulle politico-médiatique, ne rendrait-il pas sa carte de presse (parce que c'est de ça qu'il s'agit) ?
Il a "déconné", il a donné un avis partial, alors qu'un journaliste se doit d'être un "relai" ou d'éditorialiser de la façon la plus claire, calme et sereine possible. Il s'est laissé emporter par son amitié avec Sinclair. S'il avait dit ça en privé, personne ne pourrait le lui reprocher, sauf qu'il l'a dit haut et fort...
Il serait peut-être intelligent que le monde journalistique s'interroge un peu sur ses responsabilités, ses erreurs passées et régulière, le mépris dans lequel il tient son "public" (le nombre de fois où j'ai entendu, dans l'audiovisuel public "ma concierge, elle ne sait pas où est le Golan"...) !

A quoi sert la carte de presse maintenant ? Quelle est sa signification, à quelles responsabilités ça engage son porteur ?
C'est à vous que je pose ces questions, D.S.
A 73 ans il peut bien prendre sa retraite, non, et Mme Ockrent également. Et parmi les politiques qui vieillissent mal et seraient mieux dans leur tour d'ivoire on peut aussi nommer M. Rocard.
Y a t'il une date de péremption de l'intelligence, car les trois cités furent, en leur temps, brillants...
Sic transit gloria mundi...
[quote=Daniel Schneidermann]j'ai toujours nourri, à l'égard de JFK, une grande admiration professionnelle. JFK, chien fou du journalisme

Pardon de m'auto-citer, mais, sur un autre forum j'écrivais, il y a quelques jours :

"Et ce n'est pas cette phrase malheureuse qui diminuera l'admiration que j'ai pour Jean-François Kahn, sympathique chien fou baveur."

Je suis amusé de constater que c'est l'image du chien fou qui vous vient également à l'esprit quand vous parlez de Jean-François Kahn...
JFK dit régulièrement qu'il aime les opérettes, et cette phrase "trousser la domestique" est comme trempée dans l'encre qui sert à écrire les livrets de ces saynètes figées dans la naphtaline, qu'on trouve dans bon nombre de pièces d'Offenbach et consorts.

C'est bien tout l'univers de JFK qui se trouve disqualifié, pas seulement ce qu'il est comme homme, mais ses goûts, ses références musicales.

Et il me semble qu'en abandonnant le journalisme, il se sépare du plus beau de ses avatars, celui où il existait comme homme de combat, comme homme qui échappait justement à sa classe et à ses préjugés.

Comme s'il se rangeait des voitures, retournait tout entier au XIXème siècle.

Est-ce cela, vieillir, est-ce renoncer ? Ou comme Hessel, s'indigner ?

Sortir sur ce "coup de boule à la Zidane", c'est mettre comme une clef à la fin de la portée musicale de la vie, et dire que ce qui a caractérisé cet homme est davantage cette fin-là que le reste.

On a toujours le choix de sa fin, non ? Et si c'est la vanité qui parle, la mortification d'un grand moment de solitude qu'il est en train de vivre, qu'il se relève, ça nous arrive à tous, tiens, moi, la semaine dernière.........

Oui, qu'il se relève, parce que ce serait trop triste de laisser cette photo finale-là.

http://anthropia.blogg.org
Jean François Kahn s'est excusé et plusieurs fois...
Le problème c'est que ses excuses portent moins que sa phrase polémique.

Un peu comme le coup de boule de Zidane qui fait qu'il devra vivre le reste de sa vie sur cet évènement qui fait oublier 1998, JFK devra vivre avec cette phrase mais n'oublions pas en effet tout ce qu'il a fait de bien auparavant...

D'autres n'ont pas fait cet effort, d'autres n'ont pas fait ces excuses comme Jack Lang ...
Mr Lang effectivement affirme "il n'y a pas mort d'homme"... il s'y connaît "en mort d'homme" (ou presque) via votre frère qui a poignardé "un homme dans un bar. L’affaire est étouffée, mais elle est grave : l’homme poignardé est un innocent père de famille."

source : http://www.lbqd.fr/article-31728676.html

SEMIR
Il a été viré de Marianne, non ? Réaction d'orgueil bien compréhensible.
Sinon, je repense à l''excellente synthèse de Sébastien Rochat, sur les rumeurs et bêtises publiées dans les journaux, français comme américains (américains surtout). Ce sont bien ces personnes qui nous parlent de déontologie, d'éthique, "d'infos recoupées" etc ? Ils sont passés où, les fameux "vérificateurs" US, embauchés par les grands titres pour "checker" (j'adore ce mot) chaque fait rapporté, pour examiner à la loupe chaque phrase écrite par les journalistes afin d'en vérifier l'exactitude ?
Les grands principes se dissolvent dès qu'ils peuvent se payer du frenchy...
Encore une fois vous faites mouche..
(mais y a d'autres infos bien plus importantes sur terre cependant..)
JFK avait proféré une énormité sur France Culture avec son troussage de domestique. Ensuite, il publie un mot d’excuse sur Marianne 2 où on lit : "et c'est alors que l'expression condamnable m'échappa d'une tentative de détroussage d'une femme de chambre."
Donc, après avoir dit une connerie à la radio, il en rajoute une sur le web en confondant trousser et détrousser.
On ne sait pas si c’est de l’incompétence ou du gâtisme, mais on comprend qu’il était temps qu’il s’arrête.
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