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Hôpitaux : deux morts, beaucoup de com', et pas mal de mauvaise foi

En moins d'une semaine, un enfant de trois ans et un homme de 57 ans sont décédés en région parisienne suite à un dysfonctionnement du système hospitalier. Ces deux morts ont fait renaître le débat explosif sur l'organisation et la qualité des soins dans les hôpitaux publics. Face à face : les syndicats médicaux, notamment ceux des médecins urgentistes, et la ministre de la Santé Roselyne Bachelot. Pour défendre ses positions dans les médias, chacun a sorti ses arguments, parfois au mépris de la bonne foi. Tentative de clarification.

Derniers commentaires

Un chantier ( juteux ) pour roseline bachelot , alors que les maternités ferment soit-disant par sécurité , que les centres d'IVG disparaissent ,
les "lieux de naissance" ouvrent en France .

Lire le très instructif article de Rue89 : http://www.rue89.com/2010/11/08/gynecos-senateurs-qui-a-peur-des-maisons-de-naissance-174558

Une enquête aux multiples tenants et aboutissants pour un journalisme d'investigation : y aura-t'il preneur ?
Il s'agit de témoignages de lecteurs du "Monde", qui racontent leur quotidien. Il y'a une grande représentativité des professions dans le milieu hospitalier (administratifs, praticiens hospitalier, aide soignants...)
C'est d'ailleurs frappant que certains insistent sur la bonne idée des 35heures n'ait pas été suivi de création de postes suffisants pour améliorer la prise en charge des patients, mais surtout du personnel hospitalier...
Certains insistent sur le nombre administré qui seraient responsable puisqu'il applique une politique budgétaire (la cotation des acte T2A déjà cité).
http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/01/28/les-possibilites-de-bien-soigner-a-l-hopital-n-ont-fait-que-se-degrader_1147486_3224_2.html
dans la lignée d'@si pour le "suivi des dossiers"... (c'est vrai ça pas encore 1 an mais bon !!! -:)).................

après la visite aux 2 reportages du suprême à strasbourg : le reportage élysée.fr versus reportage syndicats, voilà la suite http://jt.france3.fr/regions/popup.php?id=alsace_soir3&video_number=1 (de 3'25 à 4'10... vous pouvez passer les premiers sujets.... quoique pour les footeux ça leur apprendra à écrire Schirrhein non mais !!!! -:))

lorsque l'hôpital fait le compte des heures supp engrangées ça correspond à exactement 120 postes à pourvoir ........
et en pratique ??? suppression de 190 postes exigée par le suprême et son incompétente aux grolles roses !!!
euhhhhhh c'est ça les mathématiques modernes ??? c'est pour ça que j'y ai jamais rien compris alors !!! ça me rassure................

bon ben jeudi je serais de nouveau au boulot avec mon affiche dans le dos : "infirmière en grève" !!!!.....
http://www.arte.tv/fr/Comprendre-le-monde/le-dessous-des-cartes/392,CmC=396,view=maps.html


je le remets en b a-bas de page, pour que le lien soit vu, et en même temps pour remettre un peu le lien dans les premiers, pour essayer de raviver la flamme comme pour le soldat inconnu.....on va bientôt faire tomber l'Arc du triomphe........
à suivre : SARKOZY est à Strasbourg pour inaugurer le NHC (Nouvel Hôpital Civil), et pour le moment j'ai vu 2 reportages très différents l'un de l'autre sur le sujet ;

le reportage où l'on voit Sarko et sa ministre aux grolles roses, tout sourire, serrer des pinces à du personnel en bleu, en vert, ou en blanc, et je suis prête à parier que ce sont ces images là qui vont passer aux JT les grands, les "vrais", ceux de 20 H (si on vous montre ces images tendez l'oreille car on entends la clameur au loin !) ;

et puis il y a l'autre image, celle du petit personnel qui manifeste au loin, mis à l'écart de la visite présidentielle par des dizaines de cars de CRS, avec leurs cris et leur ras-le-bol qui ne passeront pas la barrière de la protection présidentielle, barrière mise en place car le suprême ne supporte pas les clameurs venues du petit personnel en général, et hospitalier en particulier ;

petite précision supplémentare : notre maire (PS, je le précise par honnêteté intellectuelle !) a accueilli notre cher président en lui précisant que c'était la première fois que les HUS de Strasbourg démarraient leur budget avec un déficit de 30 millions d'euros.......... ça fait réfléchir !!
bilan financier, il faut bien le reconnaître très moyen pour démarrer une année, et ce, bien que le gouvernement en 2008 ait réussi à faire passer un nombre incalculable de suppressions de postes à l'hôpital (en france) qu'on appelle des suppressions de lits !!

mais je suis curieuse de voir quels média vont traduire de manière objective cette visite présidentielle et ne pas seulement montrer les chefs de services obséquieux car satisfaits d'avoir pu garder leurs lits privés !!!
Encore une fois , on essaye de noyer le poisson en faisant porter le chapeau successivement a l'infirmiere, puis a la pharmacie dans un cas, et au service de régulation du samu dans

l'autre .Et pour le schizophrene qui a poignardé un homme dans la rue? Mais voyons c'est la faute du médecin ... ou alors de l'infirmiere ... a moins ,peut-etre , que toute ces affaires soi

la conséquence directe de la politique budgetaire de la santé depuis plus de 10 ans... a force de fermer des lits, des hopitaux, de regrouper des secteurs, d'augmenter le nombre de

patient a prendre en charge,de tirer de plus en plus sur la corde, mathématiquement a un moment ou un autre il y a des erreurs, et ce n'est pas prés de s'arranger je peux le garantir sans

creer une commission.

J'ai vu dernierement que la nouvelle loi bachelot , censée "améliorer" le service public , va permettre de supprimer 20000 emplois, et bien allons y... comme apparemment on est plutot

large sur la sécurité on va supprimer 20000 emplois ça ne peut qu'améliorer le systeme n'est-ce pas ? et au prochain bébé mort, schizophrene sociopathe perdu dans la nature on ira

chercher un beau bouc émissaire a lapider sur la place public, c'est pratique et ça évite les sujets qui fachent.

Le deuxieme volet de loi est aussi magnifique le T2A la quotation a l'acte des soins, la meilleurs façons de plomber un peu plus la sécu en multipliant les fraudes ( toutes les fraudes que

j'ai pu constater ce font par les quotations à l'acte (surfacturation, facturation imaginaire )).

En bref on va dans le mur et on y va a 100 km/h avec un grand sourire niais sur le visage...



P.s: J'aimerais savoir où est le service pédiatrie de l'infirmiere mise en garde a vue, simplement pour y postuler, un service ou il y a 3 infirmiere 3 aide-soignante , 1 cadre , et un agent de

service pour 11 patient je signe tout de suite. Meme dans les cliniques les plus luxueuse je n'ai jamais vu ça (en meme temp je n'ai que 8 ans d'ancienneté dont 4 en intérim a bourlinguer

d'un service a l'autre) au mieux j'ai vu une infirmiere pour 10 patient (dans une clinique de chirurgie esthétique),mais normalement on est plus dans l'ordre de 20 a 30 patient, et au pire j'en

ai eu 110 (dans une maison de retraite ). Mais là presque 1 personne par patient c'est plus que bien, c'est un reve,un mythe? est-ce que ce chiffre a été vérifié? j'ai vraiment beaucoup de

mal a croire que la hierarchie de l'hopital ai pu accepter ce sureffectif sans broncher.
Bizarre cette fin de forum, on a l'impression que des personnes se répondent entre elles sans cliquer sur l'onglet "répondre", on dirait que c'est une nouvelle mode...
du coup ça fait un peu bordélique et pas facile à suivre, pourtant il y a plein de bonnes choses dites..

Bon sinon...
.. merci au passage à Compunet pour son dernier commentaire, et à Antoine Benoit, qui m'a permis de mieux le cerner grâce à sa réponse faite à sspicco.

D'autre part, je suis d'accord (mais ce n'est pas vraiment une surprise) avec Patrick Pelloux. L'heure n'est plus vraiment à prendre des gants avec cette gouvernance qui faute de considération, de moyens humains et financiers, détruit à petit feu le système de santé. Il a du courage. Et à mon sens, parfaitement raison.

Salutations.
Appeler "mauvaise foi" l'argument de Patrick Pelloux sur l'absence de moyens dans le Service de Pédiatrie, qui n'est pas avérée, mais générale dans l'Hopital Public comme les témoignages que vous mentionnez le montrent , au même titre que la vraie mauvaise foi de la Ministre sur le nombre de lits disponibles , c'est très regrettable à mon humble avis !
Vous auriez pu marquer cette différence sur le chapitre de la mauvaise foi, surtout quand il s'agit de la sécurité des soins et par respect pour ceux qui se battent pour ça.
Un Béarnais
« Problème : Pelloux, médecin urgentiste, n'a pas vraiment de légitimité pour expliquer les circonstances de la mort d'Ilyès, survenue dans un service de pédiatrie. Et aucun salarié de Saint-Vincent-de-Paul n'a jamais officiellement affirmé que ce service tournait en sous-effectif. Selon l'AP-HP, "l'encadrement médical et paramédical du service de pédiatrie générale était parfaitement adapté" : "pour 11 patients à 19 heures dans le service, étaient présents un cadre puéricultrice, 3 infirmières dont une infirmière puéricultrice, 3 aides-soignantes et un agent hospitalier". »

là argumentation un peu facile = l'efficacité ne se mesure pas seulement au taux d'encadrement mais aussi à la qualité de l'encadrement. Je ne donne pas un avis mais votre argumentation a une faille = si ces infirmier.e.s sont extenués car le manque de personnel impose des horaires de travail tres flexibles et étendus ils seront moins efficaces. Peut etre n'est ce pas le cas et revenaient-ils tous d'une semaine de vacances en thalasso, mais a priori je ne serai pas si catégorique. Et il faudrait là enqueter et pas juste opérer par la critique des déclarations publiques.
Pour rebondir sur un post de ce forum [Antoine BENOIT le 04/01/2009 à 20 :12]
En faisant une compilation des dépenses de santé par an et par habitant avec le nombre de médecin pour 1000 habitants [voir ici], on trouve le classement suivant.

Dépense de santé par médecin et par habitant [en $] :

1- USA : 2 667 000 $
2- Luxembourg : 1 670 800 $
3- Canada : 1494 090 $
4- Japon : 1 313 500 $
5- Norvège : 1 179 460 $
6- Royaume-Uni : 1 135 000 $
7- France : 992 353 $

Conclusion (à transmettre à notre ministre à la Santé) : « La France à la traîne en qualité de santé. »

NB : Contrairement à ce que laisserait supposé mes différents posts sur les forums @si, je suis plus à l’aise en mathématiques qu’en rhétorique.

Stan 1000g
On parle beaucoup de hôpitaux qui soit disant sont sans moyens, Peloux et & nous le rappelle. il ferrait mieux de regarder les maisons de retraite, ou les Moyens Diminue, les établissements ne sont, faute de moyens, plus entretenus... il faut savoir que le nombre de personne agées nécessitant une place en Maison de retraite ne cesse d'augmenter alors que le nombre de place, diminue voire baisse... ( Dans le public hein ). enfin bon, comme vous l'avez dit, la grève est impossible car on est tout de suite réquisitionné, mais je ne ressens pas le manque de considération toussa. Peut être aussi tout simplement la raison est que nous ne sommes que très peut dans une maison de retraite ( en soignant ) donc il y moins d'histoire et de hiérarchie. a préciser pour les lecteurs d'@si que par les terme " Réquisition" on entend, si on ne se rend pas aux travail, par " Bonjour Gendarmerie nationale, au boulot et plus vite que ça" ( le fouet vient de faire du bruit la ).
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5jsK1nmoKJIpSTTxsGwWv12b2BUEA

?????
La presse ne sait plus sur quoi tabler?
On va reparler du problème des fugues des personnes âgées dans les maisons de retraite......
OKAYYYYYYYY, on se tait.....
Rien de ce que j'ai dit n'était faux, je n'ai rapporté que ce que la presse à rapporté, et déduis selon ce qui c'est passé.
Je sais bien qu'à l'hôpital, les gens pensent différemment, car ils ne sont plus en bas de l'échelle, ils ne connaissent plus le chômage. Beaucoup sont racistes, du chef de service à beaucoup de personnel, et ne se cachent pas de leur idéologie. C'est tout de même scandaleux à l'hôpital où l'on est sensé embaucher plus de personnel. Problème de langue, tu parles, lorsqu'il s'agit de personnes issus d'ancienne colonie française, je peux vous assurer que certains ont plus de logique, de jugé, d'humanité, de patience, de douceur, et une parfaite manie du verbe.
Les patients qui ralent parce que le personnel est étranger ça a fait scandale aussi. Enfin ça c'est un autre point.
J'ai bien conscience que c'est une catégorie socio professionel dont les revenus sont confortables, et on ne peut pas le nier.
Je ne dirai pas qu'il faut vivre dans la pauvreté pour la comprendre, et que certains diront qu'il est impossible de vivre avec un salaire d'aide soignant ou d'ash, et de payer ses traites. Mais ils ont malgré tout, une certaine sécurité de l'emploi qui leur permet d'avoir ce soucis en moins au quotidien.
C'est un débat qui ne sert à rien, car le personnel soignant ne se sent pas concerné par la crise véritablement. Tant que le salaire tombe à la fin du mois, qu'ils aient ou non leur primes de fin de mois, il s'en foutent. Ils sont plus ou moins contents de bosser avec leur contrainte, mais ils se disent qu'ils contribuent au systeme de santé, un peu comme un sacrifice indirect, sans oublier le salaire à la fin du mois...toujours. Et puis tant qu'on s'entend avec ces collegues tout va bien pour soi, même si à la pause café une collègue raconte n'importe quoi sur la crise, parle de racisme, c'est monnaie courante, on ne va pas la contredire, plutot que de lui faire prendre conscience de la réalité, pour ne pas plomber l'ambiance.
Ce n'est pas parce que je suis jeune, que je ne comprends pas l'actualité, que je n'arrive pas à la decortiquer(merci @si pour ça), et ce n'est pas parce qu'ils sont plus âgés qu'ils comprennent aussi tout ce qui leur arrive(ils ont la sagesse de la vie...). Il ne voient que les conséquences qui leur arrive dans leur porte monnaie, puisqu'encore une fois, c'est de pouvoir manger à la fin du mois qui est le principal problème, le reste c'est la faute "aux politiciens, diront ils.
Les grèves à l'hôpital ne sont pas possibles parce que le personnel est requisitionné, et ceux qui le sont, sont mal considérés par leurs collègues, (parce qu'ils devraient les remplacer si grève), et par leur supérieur hierarchique, les cadres de santé, qui ne sont pas des médecins(qui sont à égalité sur le seuil de la hierarchie avec le personnel paramédical, mais qui n'existe pas dans la mesure où ce sont eux qui font bosser les infirmieres en leur donnant des prescriptions remplies à fin effectivement de faire des actes parfois à gogo(bilan d'entrée impressionnant dans certains services de gériatrie(prise de sang d'au moins 7 tubes de 7ml, pour tout patient à son entrée,), que l'on doit côter pour que les services obtiennent un budget plus gonflés)

Ne rien dire ce serait continuer encore ce qui se produit dans les hopitaux, et ce qu'on souhaite pour ne plus mettre en doute la qualité des soins dans les hôpitaux, pour les gens aient confiance. Ce sont des cas effectivement rarissime heureusement, je ne dis pas le contraire, mais ce n'est pas Roselyne Bachelot qui fera le poids...

Alors ne parlons plus de ces deux faits divers si vous le souhaitez, parlons de problème de fond. Mais vu qu'il faut se taire alors marchons avec la propagande de l'Etat.
TAISONS NOUS, TAISONS NOUS AVANT DE SE FAIRE BÂILLONNER. M BENOIT va s'enerver... ouhhhh attention, j'attends, ce qu'il va me sortir, vu qu'il veut me descendre plus bas que terre. Je m'en fou maintenant, je n'ai plus rien à perdre. J'aimerai bien qu'il ouvre un peu ses yeux aussi sur ce versant de l'hôpital, à moins qu'il fasse parti de la description que j'ai faite plus haut, ce que j'espere non....mais rien est impossible!
Je n'ai pas envie non plus de rentrer dans les discutailles à savoir c'est qui c'est quoi la faute ? C'est triste quand il y a la mort au bout. C'est tout.

Des erreurs médicales il y en a tous les jours de la plus petite conséquence à celle qui est fatale et il n'y a que de cette dernière dont on entend parler à juste titre. Mais tout de même, le reste, les mauvaises informations, les je te reçois en 2 mn y compris pour t'annoncer une maladie grave entre deux portes, parce qu'on n'a plus le temps de rien. Il y a comme un malaise .... dans ce domaine comme dans bien d'autres. A quand et par qui cette société ne marchera plus sur la tête ????
"Peut-être que dans ce genre d'affaire il est avant tout urgent de pas avoir d'avis " (Antoine Benoit 03/01 20H18).
Je préfèrerais : il est urgent de ne pas donner son avis à partir des premières informations diffusées (ce qui évite de passer pour un con quand elles sont démenties).
MAIS : rien n'empêche de relier des évènements entre eux. De plus, il est recommandé de mettre en doute les explications officielles hâtives.
Comme quoi le monde est bien fait : c'est un des rôles d'@si.
je suis tout à fait d'accord: cet article d'@si est parfait.
Vu qu'on ne comprend pas à quoi sert la médiatisation de ces deux cas précis, sachant qu'il s'en produit d'autres, traités par des médiateurs des hôpitaux et autres avocats des familles, non médiatisés et pourtant pris en compte, pourquoi ne pas saisir l'occasion de dire son avis sur les problèmes des hôpitaux? À travers ces deux cas on ne peut pas tirer de conclusion mais on s'est forgé un avis avant (comme Pelloux) : la gestion des hôpitaux par de pures gestionnaires, pires que coupés des réalités médicales (car ayant peur de se faire manipuler par les médecins, faut dire qu'ils sont une proie de choix) est une calamité et puis c'est tout.
On peut se permettre de dire aussi qu'il y a beaucoup de tabous, d'arrangements qu'on dénonce, tout en étant bien content d'en avoir, des heures sup à se faire payer, parce qu'on peut pas les récupérer, trop dommage et par ici les pépétes.On peut aussi remettre en cause le recrutement des élèves infirmiers/ières (on en manque mais les écoles ne font pas le plein), le principe généralisé, quelque soit la durée d'hospitalisation du malade, des 12h enchainées pour la continuité des soins (ou pour une vie perso avec plus de liberté d'organisation?)... Les gens qui travaillent aux urgences continuent de se plaindre que ce ne sont pas de vraies urgences qui déboulent, qu'ils sont agressés, qu'heureusement qu'il y a un vigile, un trait rouge au sol, mais qu'ils sachent que des gens ont réfléchi que c'était quand même la meilleure solution pour traiter l'absence de réponses médicales en dehors des heures ouvrables et donc que l'erreur n'est pas la présence de malades qu'ils jugent abberrants (faut voir comment on vit), mais l'absence de moyens donnés aux urgences pour gérer les gens désemparés, à qui on ne peut pas reprocher de ne pas savoir se situer dans l'échelle de gravité (moyens autres qu'un vigile pour gérer l'énervement et le manque d'éducation).

J'arrête parce que j'ai roulé ma bosse mais je ne suis pas experte et il y a autant de difficultés différentes que de services ou d'hôpitaux. Mais entre le "si vous saviez ma bonne dame toutes les horreurs, les erreurs qu'on nous cache", et le "vaut mieux rien dire, ça fait du tort", il y a une attitude plus "réglo". Une attitude responsable, qui était plus présente dans le milieu hospitalier que dans les autres milieux où j'ai travaillé (le nombre d'erreurs y est moins élevé qu'ailleurs, faut être honnête, c'est la gravité des conséquences qui amplifie les erreurs hospitalières) et qui se perd, la faute aux gestionnaires et DRH venus d'ailleurs, de monde et d'école avec compétitivité individuelle valorisées, et non esprit d'équipe et entraide.

Je m'énerve mais entre le personnel médical en malaise qui s'épanche et celui qui prend ses distances avec les réactions "gogo" provoquées par l'emballement médiatique, on va pas avancer!!! Je suis méchante, mais l'important n'est pas de se situer soi-même, de prendre partie pour l'un ou l'autre car c'est appréhender le monde d'une façon trop égo-centré. Pour ce qui se passe à proximité, c'est tout à fait normal, on est vraiment impliqué, mais on ne peut pas s'avaler la totalité des histoires que nous balancent les médias en s'impliquant comme si on y était soi-même. Faut être raisonnable, on n'est pas le centre du monde et on ne le fait pas tourner avec nos petits bras.
la gestion des hôpitaux par de pures gestionnaires, pires que coupés des réalités médicales (car ayant peur de se faire manipuler par les médecins, faut dire qu'ils sont une proie de choix) est une calamité et puis c'est tout.

Les gens qui travaillent aux urgences continuent de se plaindre que ce ne sont pas de vraies urgences qui déboulent, [...] c'était quand même la meilleure solution pour traiter l'absence de réponses médicales en dehors des heures ouvrables et donc que l'erreur n'est pas la présence de malades qu'ils jugent abberrants [...] mais l'absence de moyens donnés aux urgences

il y a autant de difficultés différentes que de services ou d'hôpitaux

--> totalement d'accord.

"vaut mieux rien dire, ça fait du tort",
euh, j'espère que c'est pas de mes commentaires que vous parlez ? Ce n'est pas du tout ce que je veux dire !
Je disais que la juxtaposition de faits divers ne renseigne pas du tout sur la réalité des problèmes de l'hopital et il que ce n'est pas sur qu'il y ait un rapport.
Mais faute de mieux on est bien obligé d'en parler à cette occasion. même si les tentatives de récupération type Pelloux sont parfois un peu voyantes, mais c'est de bonne guerre. (Le plus redoutable etant la Com' ministerielle).

le Problème est que c'est très difficile d'expliquer ce qui se passe dans le système de santé (T2A etc etc) à l'occassion de faits divers sans donner l'impression d'une réaction corporatiste, ce d'autant que c'est moins divertissant et qu'au fond je ne suis pas sûr que cela interesse grand monde.

il y a une attitude plus "réglo". Une attitude responsable, qui était plus présente dans le milieu hospitalier que dans les autres milieux où j'ai travaillé (le nombre d'erreurs y est moins élevé qu'ailleurs, faut être honnête, c'est la gravité des conséquences qui amplifie les erreurs hospitalières) et qui se perd, la faute aux gestionnaires et DRH venus d'ailleurs, de monde et d'école avec compétitivité individuelle valorisées, et non esprit d'équipe et entraide.
Le milieu hospitalier serait moins pire qu'ailleurs ? vous me remettez du beaume au coeur, je finissais par desesperer...
allez du coup je vote pour vous ! :-)
Je vous envie d'avoir frequenté nos têtes pensantes. Je me demande comment elles fonctionnent, mais ne les ai jamais croisé.

c'est quoi votre parcours ?
je vous trouve plutôt dur envers patrick pelloux qui, en tant que syndicaliste, connaît bien le monde hospitalier en général, et pas uniquement les services d'urgences.
la situation actuelle des hôpitaux est catastrophique, les agences régionales d'hospitalisation (ARH) exercent une véritable tyrannie sur les établissements publics et privés à but non lucratif. j'ai travaillé dans un tel établissement, j'y étais déléguée du personnel, croyez-moi, tout ce que j'entends depuis le décès du petit Elyès ne m'étonne guère. quelqu'un s'est-il seulement soucié de savoir si cette infirmière n'avait pas été catapultée en pédiatrie pour remplacer une collègue en congé ou en maladie ? C'est une chose très fréquente à l'heure actuelle que de demander aux soignantes d'intervenir dans plusieurs services pour "boucher les trous" (exemple : une infirmière de chirurgie déplacée en cardio ou en pédiatrie).
c'est un débat que j'ai eu à plusieurs reprises avec ma direction, et la réponse a été : "qui peut le plus, peut le moins" (comprendre qu'une infirmière très spécialisée doit être à même d'intervenir dans n'importe quel service).
la politique de santé imposée par les ARH (dont le 1er critère est la réduction des frais de personnel) aux hôpitaux ne peut qu'engendrer de tels événements ; malheureusement, c'est avant tout le personnel hospitalier qui subit les effets délétères de cette politique... et en plus, il doit être IRREPROCHABLE !
Autre point, il s'agissait d'alimentation par sonde d'alimentation, pourquoi n'a t 'on pas utilisé une pompe à perfusion, c'est à dire une machine qui compte les gouttes pour les novices?
Et autre point, l'enfant a peut être reçu une prise en charge primaire, puisqu'il n'est pas mort dans le service.
On l'a transféré en esperant que l'hôpital Necker le réchoupille.


Il était une fois, une dame de 80 ans qui a un cancer. Régulièrement elle se rend à l'hôpital pour une séance de chimiothérapie. Depuis peu, elle est équipée d'une pompe (celle qui compte les gouttes) pour faire passer la chimio sans rester à l'hôpital et elle rentre chez elle.

Mais cette fois, la pompe sonne au bout de 3h au lieu des 48h habituelles.

Il est 11h du soir... Elle appelle le service oncologie qui la suit. On lui répond de contacter son infirmière, ce qu'elle fait, et que ce n'est pas grave. Pensez-vous une chimio passée en 3h au lieu de 48h !!!

Trois jours après, voici cette dame admise d'urgence au service oncologie : défenses immunitaires au plus bas, peau des mains rouge et brûlante idem dans la bouche (et j'en passe...) direction la chambre d'isolement. Impossible de se nourrir par les voies naturelles pendants presque une semaine... Il n'y avait vraiment pas de quoi s'inquiéter.

Cette dame, c'est ma grand-mère qui, entendant les erreurs relatées dans les journaux, se sent comme concernée...

Alors vous me direz peut être : comment une telle erreur de programmation de pompe à chimio est-elle possible ????

Aucune idée !!! Aucune explication de l'hôpital juste des excuses, ouai... merci bien !!!

Ma grand-mère en un pris un coup au moral et ça c'est pas bon pour les soins...
Peut-être que dans ce genre d'affaire il est avant tout urgent de pas avoir d'avis

Y Compris quand une experience personelle (un passage au urgence qui ne s'est pas passé comme une commande au Mc Drive, la mort d'un proche alors qu'il vivait encore...) ou le fait qu'on porte une blouse blanche (ou rose) nous fait croire qu'on est en droit d'exprimer un avis.

Non à la faitdiverisation de la réalité.

Tout le monde a eu un avis sur le cas Humbert ou Sebire.
Mais combien ont regardé les entretients de la mission Leonetti sur Public-Senat ?
combien vont lire leur rapport ?

Trop tard. On est passé à autre chose.
Comme il est passé des soirées Bloudiboulga à la Tektonik. Sans reflechir.
Surtout ne jamais reflechir.
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/societe/20090103.OBS8154/deces_dun_bebe_de_6_mois__lhopital_reconnait_son_erreur.html

Alors la plus fort, l'infirmière a "délégué" un soin sur prescription à une auxiliaire de puériculture, qui n'en a pas le droit selon le code de la santé public relatif aux actes professionnel.(Pour une fois que mes cours de legislation peuvent me servir à quelque chose!!!!)

Le débit de la perfusion était trop rapide et à provoqué la mort d'un petit Louis Joseph (ça devrait indigner plus de monde vu que ce n'est pas un petit Ilyes)

Et pour reparler de la prise en charge de l'urgence vitale intra hospitalière, le nourrisson a été pris en charge ensuite par l'hôpital Necker.
Pourquoi n'a t on pas pris en charge l'urgence et les suites de soins dans le service!!

Est ce qu'un médecin, un responsable,quelqu'un sans langue de bois, quelqu'un qui a étudié la question pourrait donner son point vue sur ce point ci sur le ce forum...!!!

Pourquoi y'a t'il une crise dans le personnel? Comment peut on y remédier? Peut on enfin briser le mur du silence sur ce point?

Merci a Compunet, Cassandre, et tout les gens de ce forum, qui viennent débattre et donnent des éléments tus par les politiques et responsables!!!!
Une nouvelle fois, "on" utilise des macchabées pour faire valloir un point de vue politique. Je vais pourtant m'abstenir de vomir.
Petite précision : la Mutualité Française regroupe des mutuelles et non les mutuelles : Cela a son importance, parce que l'interlocuteur semble passer pour une personne autorisée, alors qu'elle ne représente pas grand chose finalement. Mais comme il est bon client des médias, ceux-ci en font une personnalité de premier plan ...
Pourquoi lui plutôt que les responsables de la sécu qui seraient certainement les plus impliqués et indiqués ? Serait-ce parce qu'"on" veut aussi en finir avec la sécu ?
Enfin, on parle un peu de ce qui se passe à l'hôpital: du manque de moyens pour arriver au sacro saint équilibre budgétaire: congés maternité non remplacés, surmenage des équipes aboutissant à des arrêts de travail à répétition, bien sur non remplacés non plus, des objectifs chiffrés à atteindre en hospitalisant les patients pas trop longtemps, mais pas trop peu non plus (il faut savoir qu'un enfant porteur de gastroentérite non compliquée "rapporte" 1500 euros s'il reste plus de 2 nuits mais 500 s'il reste 2 jours et une nuit)...
Mais ceci ne va faire que s'aggraver avec la prochaine loi qui veut que l'hôpital soit géré "comme un entreprise", avec un chef tout puissant, le directeur, et des médecins engagés sur des contrats pour réaliser des "objectifs". Certes tous les médecins sont loin d'être sans défauts, mais pour ceux qui ont choisi le service public pour être au service du public, de tous les publics, pour offrir à tous des soins de qualité, les perspectives sont sombres: il va falloir faire du chiffre, ce qui veut dire par exemple en Maternité faire sortir plus vite les mamans, sans avoir pu évaluer comment elles se sont remises de leur accouchement, comment se fait le lien avec leur enfant, comment démarre leur allaitement. Travailler avec l'être humain souffrant ne peut se comparer à une activité commerciale classique. Celà demande du temps, de la disponibilité, de l'écoute; toutes choses qui coutent et ne sont nullement prises en compte dans un système visant à augmenter la "productivité" par le biais de la Tarification à l'Activité (T2A) .
La solution "miracle" proposée est de regrouper les établissements, au prix d'une diminution de l'offre de soins et de difficultés d'accès pour les patients.
Le risque est grand de voir la démotivation gagner le personnel paramédical et médical, avec la difficulté qu'on voit déjà à trouver des infirmières, et la tendance à voir les médecin partir vers le privé ou les spécialités moins contraignantes. Ce manque de respect pour l'ensemble du personnel qui travaille à l'hôpital me semble la plus lourde faute professionnelle de ceux qui nous dirigent, ministre ou président.
Et ceux qui seront les premiers touchés seront, comme toujours les plus faibles ou les plus démunis, qui ne pourront plus s'offrir les dépassements d'honoraires ou les tarifs hôteliers du privé. Ce n'est pas un fantasme: essayez de vous faire prendre en charge correctement en hospitalisation publique pour dépression en région parisienne.
L'hôpital public, et la santé des citoyens sont en danger. Comment faire pour que cette crainte soit relayée sur la place publique?
en tant que medecin, je suis choqué par la garde a vue et la mise en cause de l'infirmière: une erreur, ce n'est que tres rarement la faute d'une seule personne; c'est souvent la somme de petites erreurs de tous. Un service c'est une équipe et c'est tres complexe. quand une erreur arrive c'est souvent dans un service qui fonctionne mal ou tourne trop vite. l'effet des trente cinq heures a été fatal pour le fonctionnement de beaucoup de service car ils n'ont pas recruté en fonction et il semble que le personnel fasse des heures sup non payées..etc...beaucoup de surveillante appelle une infirmiere en vacnces ou congés pour l'inciter a venir pour remplacer telle absence non prevue. ca c'est tres frequent... en vertu de la continuité des soins .t'imagines le bordel..
je suis surpris qu'aucun responsable du service, medecin chef du service ou infirmiere cadre du service-"la surveillante- n'ait été entendu ou accusé.
attitude trop honnete de l'infirmière qui a "avoué"?: c'est trop beau pour tout le monde ; on la charge et le tour est joué; l'erreur de rangement ou d'étiquetage me va bien, moi.
et ce qui me choque encore plus c'est que l'etablissement , je veux dire la direction n'est nullement accusé.
en tant que medecin je deplore notre division ; au sein de la profession on est divisé et au sein de l'hopital tres souvent il y a une incomprehension totale entre le personnel medical et paramedical et c 'est tres dommage- tt le monde bosse mais on est jaloux d'etre payé mille a trois mille euros de moins, je comprends mais bon.
Mais les pires de tous c'est les administratifs! leur effectif a grossi ; leurs bureaux sont trois fois plus grand que ceux des medecins et ils se defilent. c'ets eux qui appliquent des politiques betement comptable du gouvernement qui sont a l'origine des erreurs!
nb: malgré moi je suis content qu'une infirmiere soit accusé cette fois et pas un medecin-oui je sais je vais me faire hair mais c'est pour rappeler qu
'en general c'est tres rare qu'une infirmiere soit mise en cause dans une mort; en general c'est plutot un medecin; la il y aurait eu beaucoup moins de soutien de la part des gens; "sus au medecin!" et je le deplore. tout ca parce qu'on aurait des salaires mirobolents! Par an il y a deux plaintes pour cent medecins alors que contre les infirmieres pratiquement rien. certains obstetriciens -accoucheurs medecins- paient je crois juqu'a 20 000 euros par an d'assurance!
voila c 'était justepour remettre un peu de perspective...
par contre j'espere que l'infirmiere ne sera pas attaquée en penal; car l'assurance ne couvre pas le pénal, que le civil et au pénal tu vas en prison; aucun personnel hospitalier sauf betise ou faute intentionnelle tres grave ne devrait aller en prison.
sa carriere sera foutue; c une ptit connerie qu'elle a faite; elle doit etre au bord de la depression...car ceux qui font ce metier ont une conscience; elle se pardonnera jamais...
elle ne merite pas un proces.
les gens qui travaillent pas dans la santé ne peuvent pas s'imaginer ce que c'est. en cas de faute on devrait etre plus protégé.
on est d'ailleurs souvent engueulé par des gens qui seraient incapables de faire le dixieme de ce qu'on fait!
de bons medecins on été professionnellement tués par de mauvais proces....
on a diminué trop le budget des hopitaux. on peut plus fonctionner correctement. les fautes qui s'accumulent sont bien sur du a un manque de personnel, de moyens, d'erreur de fonctionnement et de gestion. les chefs de service se font engueuler quand il depassent le budget alloué. certains services tournent trop vite au detriment de la qualité et du bon sens.
tout ca va se terminer par beaucoup de morts...ces evenements sont les signes avant coureur de la catastrophe. et apres on dira : regardez dans le privé, c'est mieux-ce qui est faux et on privatisera les hopitaux, comme on va privatiser la poste,...le pays regresse et tout le monde s'en fout
Trois idées me viennent à l'esprit:1)Une famille souffre.2)L'infirmière aurait du vérifier ce qu'elle faisait.3)Roselyne Bachelot est une très bonne ministre:elle orchestre la casse d'un service public,tout comme ses collègues de l'enseignement,des transports etc...On veut nous amener à ne jurer que par le privé pour enrichir des profiteurs et nous laisser sur le pavé si on ne peut pas payer en supprimant des postes,en faisant faire des heures supplémentaires etc...Ca n'excuse pas l'infirmière mais il faut reconnaitre que dans les hopitaux,les infirmières n'ont plus le temps de s'occuper de leurs malades à part avoir des gestes de robot.
Retournement de situation aujourd'hui, la livraison du médicament est en cause, (car le pharmacien est aussi responsable dans ce genre de problème car il fournit, indirectement via une pharmacie et le système de livraison associé, tout les traitements thérapeutiques dans les services. Ces traitements arrivé, sont receptionnés souvent par des infirmières, ou cadre, ou parfois des intendantes, qui n'ont que cette mission là. Ensuite le matériel est rangé, souvent par les infirmières pour les médicaments, solutés diverses sous des formes diverses.(ampoules flacons.) Peut être qu'au moment du rangement, il y'a eu une confusion de rangement, car les infirmières font ça pendant leur temps de travail, certaines diront qu'elles n'ont pas le temps s'ils ont beaucoup de travail, beaucoup d'entrées. Parfois cette mission est délégué, à un étudiant, que l'on accuse facilement, puisque il agit avec parfois de l'inattention, mais sous contrôle d'une infirmière, qui est responsable de l'étudiant!! Là il s'agissait d'une collègue qui serait venue l'épauler, on suppose qu'elle est infirmière, donc qu'elle a toutes les compétences pour effectuer cette mission. Mais si dans la précipitation elle a pris, sans vérifier cette ampoule, du chlorure de magnésium, on peut se demander si l'erreur est à celui qui a rangé le matériel, celui qui a réceptionné le matériel et qui doit vérifier le contenu de la commande en fonction de ce qui a été commandé ( ce qui se fait rarement car on fait beaucoup confiance à la pharmacie qui prépare, et qui téléphone même pour prévenir si un médicament est manquant, si un médicament a été remplacé par un génerique ou un équivalent que l'on doit rediluer...), mais là n'est pas la question. Le produit aurait été livré par erreur, en trop, en erreur d'un autre service...
Bon, je suis je suis.....`(pendant ce temps là "Malgré tout chez Yves on retourne dans l'espace!")
http://www.laboussole74.com/rubriques_zoom.php?cat=1&subcat=4&id=8830
http://tf1.lci.fr/infos/france/faits-divers/0,,4214285,00-ilyes-mort-pour-une-erreur-de-livraison-.html

Les autres articles ne sont pas assez étoffés malheureusement, j'ai du choisir ceux qui en parle le plus. D'ailleurs celui de LCi donne des éléments de réponses intéressants.
voilà 2 communications qui tentent d'expliquer les 2 patients morts à l'hôpital pendant les fêtes de fin d'année ; textes sobres qui ne cherchent pas la polémique, car il ne peut y avoir de polémique dans le cas de décès à l'hôpital ;
mais l'hôpital va vraiment mal....
n.b. : peut-être à ne pas lire par des personnes qui doivent se faire opérer dans les prochains temps ??!!

http://www.infirmiers.com:80/actu/detail_actu.php?id_news=1757

http://www.infirmiers.com:80/actu/detail_actu.php?id_news=1754


n.b. dans le Canard il y a un article sur les mandarins et selon le Canard ils commenceraient également à se rebeller ??? alors là c'est la fin des haricots !!
si même un JUVIN et sa copine BACHELOT, n'arrivent plus à convaincre leurs troupes, c'est-à-dire tous les médecins qui ont réussi à garder leurs privilèges à l'hôpital malgré les difficultés qui touchent le petit personnel et le patient, alors là où va t on ??
ont-ils peur pour leurs "lits privés" ? pour leurs avantages en nature ?? pour leur consultation hors de prix alors qu'ils sont "service public" ; à ce propos, un tuyau, si, en prenant un rendez-vous chez le grand ponte de votre ville, la secrétaire vous demande si vous avez une mutuelle, répondez "Non, je n'ai pas de mutuelle", ça vous fera baisser la consult de moitié..... mais peut-être refusera- t - il alors de vous prendre comme patient: pas de mutuelle pas de dépassement pour lui ; ça s'est vu aussi !! et ça fait des années que ça dure !!!
LA FIN DE L'HOPITAL PUBLIC


"La France détient le record européen des hospitalisations en milieu privé à but lucratif (23 %). Les cliniques ne sont plus, dans la majorité des cas, la propriété des chirurgiens qui y travaillent, comme c’était le cas par le passé. Elles appartiennent le plus souvent à des sociétés internationales qui ont des activités dans d’autres secteurs que la santé. C’est le cas de la Générale de santé (cent quatre-vingts cliniques), qui vient de racheter l’hôpital de la Croix-Rouge, dans le XIIIe arrondissement de Paris. C’est également le cas d’un nouveau venu, Vitalia, lié au fonds d’investissement américain Blackstone, dont les actionnaires exigent des taux de rentabilité du capital supérieurs à 20 %.

Vitalia, qui vient de racheter quarante cliniques, poursuit son offensive. De même, le fonds d’investissement 21 Centrale Partners, lié à la famille Benetton, a acquis la clinique Chanteclair, à Marseille, « base d’un futur pôle d’excellence constitué de plusieurs cliniques ». Le secteur de la santé français attire donc des capitaux internationaux en attente d’une vague de privatisations.

C’est dans ce contexte qu’a été mis en œuvre le financement des hôpitaux appelé T2A (tarification à l’activité), dont le but déclaré est de diminuer le coût des hôpitaux. Et l’objectif, inavoué, d’augmenter le financement des cliniques." GRIMALDI
Combien de temps pour trouver une salle d'op en état de marche et un lit pour le précieux Nic Sarkozy,

Lorsqu'il fera une crise cardiaque carabinée après que Carlita lui aura susurré :

"T'es trop vieux, t'es trop moche, t'es qu'une cloche..."

***
Tout ça c'est de la faute de l'hiver (surtout le verglas),

Ce qui prouve bien que la planète n'est pas encore assez réchauffée !

Le manque de lits aux urgences ça prouve :

* Qu'à force de dépenser l'argent public en salaires d'assistants ministériels totalement inutiles et en réceptions grandioses tri-quotidiennes dans tous les palais de la république bananière il ne reste plus un sou pour la santé...

* Qu'à force d'avoir le "droit" d'être en vacances tous en même temps plus rien ne marche (et du coup que signifie "Service Public" ?)

* Que l'Etat se place au dessus de toute punition ! Si la santé était gérée par le privé avec un cahier des charges législatif un tel dysfonctionnement conduirait les responsables en prison, sans passer par la case "départ" et sans toucher 20.000 €.

* Que les capacités d'organisation de tout système "géré" par l'Etat sont nulles : aucune connexion ni concertation entre les urgences des différents hôpitaux d'Ile de France (et d'ailleurs, bien entendu).

* Que ce qui est urgent c'est de partir en vacances.

* Que la seule chose qui marche bien au ministère de la santé ce sont les très coûteux gueuletons organisés par la ministre.

* Qu'il ne suffit pas d'être maquillée comme une voiture volée pour être capable de diriger un grand ministère

LAST BUT NOT LEAST :

* Qu'il faudrait supprimer la totalité des hôpitaux tout de suite car nous allons mourir de toute façon, un peu plus tôt, un peu plus tard, qu'importe, au fond ?

* Et en plus... ça nous débarrassera de Bachelot (quel soulagement !)

* Nous sommes quelques uns à en avoir marre d'être "sauvés" à l'insu de notre plein gré, juste pour permettre à cet Etat à la ramasse de justifier sa pathètique (et onéreuse) existence !

***
Dans votre chronique, vous écrivez en parlant de Pelloux : "un coup de gueule face à la ministre, c'est toujours télégénique" . N'êtes-vous pas en train de l'accuser de chercher un bénéfice médiatique du drame d'une famille et d'une infirmière ?

Je ne sais trop quoi penser de Pelloux, mais il me semble qu'il s'était bien battu pour que le gouvernement réagisse avant tous ces morts de la canicule. Si vous trouvez qu'on le voit un peu trop à la télé, proposez aux journalistes d'inviter d'autres docteurs ou infirmières.
Je souhaite ce soir tout ce qu'il ya de meilleur à celles et ceux qui travailleront aux urgences et je m'associe à leur ras-le-bol vis à vis de leurs "responsables", ça fait un moment que je suis les coups de gueule de Pelloux dans sa rubrique de Charlie, pensez-en ce que vous voulez, sur le fond il ne se trompe pas, bon courage à eux ! Laissez leur aussi un petit mot de soutien, ça leur fera certainement un grand plaisir.
Le parquet assure que le patient décédé dimanche « n’aurait pas survécu »
http://www.lepoint.fr/actualites-societe/selon-le-parquet-le-patient-decede-dimanche-n-aurait-pas-survecu/920/0/303351
Donc il n’y a plus de problème.
Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes… Circulez il n’y a rien à voir.

Stan 1000g
j'espère à ces images un long voyage autour de la planète médiatique, et à bachelotte tout son mépris exprimé envers les plus pauvres d'entre nous, comme un boomerang lui retourne sur sa petite frimousse de grosse fripouille de cette droite extrémiste méprisant le Bon Peuple de France !
Bachelot, quelle grosse vache !! quel mépris pour les pauvres !!

http://www.dailymotion.com/video/k780EpQyiwXBF9TvzA
Pour en revenir à Pelloux et son eventuel conclusion attive sur le manque de personnel concernant la mort du bébé, il est vrai qu'il y a avait assez de personnel au jour du drame mais l'infirmière avait-elle cumulé des heures du a des manques de personnel, avait-elle courant decembre été obligé de faire le bouleau de 2 ou 3 personnes je pense que c'est à cela que Pelloux faisait allusion mais je me trompe peut-être. Tout cela reste à vérifier
Outre le nombre de lit réellement disponibles, Bachelot a finalement menti aussi sur un autre point :
Le SAMU 91 a bel et bien appelé le Samu 75 dans la nuit du 27 au 28.
http://www.infirmiers.com/actu/detail_actu.php?id_news=1756 Et comme tout est enregistré, c'est vérifiable.
Mais bien sûr ça coûte rien de faire passer les services de secours pour des incompétents : ce ne sont pas les journalistes de ORTF 1 2 3 qui risquent la contredire ni de chercher à vérifier.
A ne pas manquer aussi Roselyne Bachelot qui lève les yeux au ciel quand on lui parle de la mort de deux SDF :
http://www.rue89.com/2008/12/30/quand-bachelot-oublie-quelle-est-filmee-a-la-radio.
Bien sûr , c'est à la radio, mais le rôle d'un journaliste n'est-il pas de lui demander pourquoi elle lève les yeux au ciel?
C'est ça la presse en France ...
je vous cite : "aucun salarié de Saint-Vincent-de-Paul n'a jamais officiellement affirmé que ce service tournait en sous-effectif. Selon l'AP-HP, "l'encadrement médical et paramédical du service de pédiatrie générale était parfaitement adapté" : "pour 11 patients à 19 heures dans le service, étaient présents un cadre puéricultrice, 3 infirmières dont une infirmière puéricultrice, 3 aides-soignantes et un agent hospitalier"

lorsque je lis ce genre de phrase je me dis qu'on ne comprends pas grand chose à l'hôpital ; 1+3 diplomées d'état pour 11 patients, ça fait 1 soignant pour 2 malades, ça a l'air super, non ?? wouaw, bravo, vive l'hôpital français de Mame BACHELOT que le monde entier nous envie ;
le problème c'est que si sur ces 11 enfants, 3 ou 4 petits patients avaient besoin subitement de soins d'urgence et au même moment, ça ne veut plus rien dire, et le "1 infirmière pour 2 patients" sauterait très vite puisqu'il les faudrait toutes en même temps pour ces 3 ou 4 petits patients ;
c'est ça le problème quand on parle en chiffre dans le domaine de la santé ;
1 infirmière en réa pour 3-4 patients, super ; mais si un seul de ces patients fait une complication, un arrêt cardiaque par exemple, les 2-3 autres patients ont intérêt à se tenir tranquille, sinon c'est la collègue des box d'à côté qui viendra dépanner, et alors là tant pis pour ses patients à elle, et ainsi de suite !!
la seule solution est d'ouvrir des lits avec du personnel ad hoc, en prévision de crise, pour sortir du flux tendu, ce que refuse les politiques ! ou alors mourir devant l'hôpital !!
personne ne rétorque jamais cela à nos ministres gestionnaires, sans doute parce que les journalistes ne comprennent pas grand chose aux aléas du travail des soignants...

et pour moi, PELLOUX est légitime car il est dans son rôle de syndicaliste ; si les syndicalistes n'apportent pas la contradiction à nos politiques gestionnaires, qui va l'apporter ??

un dernier mot sur JUVIN qu'on ressort à chaque fois que le gouvernement doit contrer PELLOUX : comme encarté umpiste il est excellent, très bon devant les caméras, il explique parfaitement comment l'hôpital est géré du point de vue du gouvernement ;
mais comme défenseur de l'hôpital, il me fait penser à un gars à la double personnalité : nos politiques enverraient au feu l'encarté umpiste pour se prendre les coups à leur place tout en lui demandant dans le même temps de se tirer une balle dans le pied du médecin ; très spectaculaire ;
mais la médecine n'était peut-être pas sa vocation première.....
L'HOPITAL EST MALTRAITE

"Lundi 3 novembre 2008

par Daniel Simon
La loi «Hôpital, patients, santé, territoire» va transformer l'hôpital public en entreprise rentable»

La loi «Hôpital, patients, santé, territoire» va transformer l'hôpital public en entreprise rentable»
Entretien avec le professeur André Grimaldi de la Pitié-Salpétrière

Le professeur André Grimaldi, chef du service de diabétologie-métabolisme à la Pitié-Salpêtrière (Paris), décrypte ce texte au scalpel et pointe les risques de dérive possible.

Tout le monde s'accorde sur le bilan de santé de l'hôpital public. De quoi souffre-t-il exactement ?

L'hôpital public est atteint par la maladie profonde de notre société, qui a remplacé les valeurs publiques par les valeurs individuelles, les biens collectifs par la marchandisation, le service public par la privatisation. Si l'hôpital va si mal, c'est d'abord qu'il a été victime d'une maltraitance répétée par des décisions politiques erronées, en tout cas non évaluées et mal appliquées.

Tout d'abord, le numerus clausus abusif, prolongé pendant plus de 25 ans par tous les gouvernements, sans adaptation du système de santé. On est passé de la formation de 8 500 médecins par an à 3 500, avec une diminution régulière imperturbable.

Deuxième erreur terrible pour l'hôpital, la mise en place des 35 heures alors que l'on était en pénurie de médecins et d'infirmières. Les RTT s'accumulent dans des comptes épargne temps, véritables bombes à retardement !

Troisième et dernière attaque : la mise en place du paiement à l'activité (T2A) par Jean-François Mattei puis sa généralisation par l'actuel président.

Le financement à l'activité induit une logique productiviste visant à accroître l'activité rentable. La chirurgie libérale est certes très active, mais combien d'appendices, d'utérus ont été ôtés sans raison ? Combien d'abus de chirurgie de l'obésité ? Et combien de pacemakers ont été posés sans réelle justification ? Nous sommes pris dans un conflit éthique entre notre devoir du «juste soin au juste coût» et notre devoir d'assurer la survie des unités de soins et même tout simplement, de l'hôpital !

À la vérité, la T2A correspond assez bien à un financement d'activités techniques, standardisées, facilement quantifiables (séances de dialyse, actes chirurgicaux simples, les procédures radiologiques), c'est-à-dire à l'essentiel de l'activité des cliniques commerciales. Elle est totalement inadaptée à la gériatrie, aux maladies chroniques, aux pathologies très graves ou très complexes et la psychiatrie n'a toujours pas pu y rentrer. Résultat : grâce à la T2A, les cliniques ont vu leur chiffre d'affaires augmenter de 9 % tandis que les hôpitaux enregistrent 700 millions d'euros de déficit programmé."



Dans le magazine mutualiste "viva", le Pr André Grimaldi ajoute ceci : "combien d'échographies, de dopplers sont faits et répétés sans nécessité ? Grâce à la T2A, les hospitalisations d'une nuit, non rentables, ont été transformées en hospitalisations de deux nuits : dans tous les centres de cancérologie, alors qu'on posait la perfusion pour la chimiothérapie au cours de l'hospitalisation pour le bilan, on fait désormais sortir puis revenir le malade afin de transformer une hospitalisation en deux hospitalisations .
"Problème : Pelloux, médecin urgentiste, n'a pas vraiment de légitimité pour expliquer les circonstances de la mort d'Ilyès".
Dans votre volonté (légitime) de recherche d'objectivité, vous occultez quand même le fait que Pelloux dénonce surtout le fait que Bachelot piétine la présomption d'innocence. Et sa demande (rhétorique) de démission est à relier au conflit en cours des urgentistes. Il faudrait rappeler que le ministère a été complètement indifférent à la grève de l'an dernier (au cours de laquelle ils ont assuré les soins).
Moi aussi je trouve que 11 lits (30, au mieux) sur toute l'agglomération parisienne et ses 10-12 millions d'habitants,
ça fait très, très, très peu.

Sans compter que ces 11 lits, apparemment, n'étaient pas nécessairement des lits "vides" pour la réanimation, juste
des lits notés comme disponibles à 9 heures du matin. Rue89 indique qu'au moins 3 n'étaient pas disponibles, d'ailleurs.


De même, ce n'est pas le nombre de personnes dans le service - je note tout de même qu'il y avait peu d'infirmières
et aucun médecin, pour des enfants si gravement malades qu'ils ne peuvent être chez eux pour Noël-
mais le fait que personne n'ait répondu aux cris de panique de la famille.

Dans le cas du petit Yliès, alors que seule l'infirmière a été tenue en garde à vue, et 48H "pour les besoins de l'enquête" (?!! présentait-elle un
danger? Devait-on l'interroger si longtemps pour qu'elle continue d'admettre ce qu'elle disait déjà?), aucun autre
membre du personnel soignant n'a été mis en cause: ça fait vraiment bouc émissaire.

Enfin, j'ai trouvé le médecin invité par France2 "il serait mort de toute façon" absolument odieux et Roselyne Bachelot
avec sa phrase sur "l'offre et la demande" langue de bois, hors de propos.
Ce qui pourrait "calmer les esprits"serait la réponse simple à la question : comment avec 7 personnes pour 11 patients le papa de ce petit enfant n'a trouvé personne pour aller le voir dans sa chambre ? On passera charitablement sous silence les commentaires des uns et des autres.
Les lits libres ..................... ? devant la "modernisation" des soins hospitaliers un lit vacant ne doit pas exister : il se doit d'être occupé !
Bachelot protège l'institution, pas les hommes et les femmes qui la composent

Elle raconte partout que l'institution n'a pas failli, mais ne voit pas d'inconvénient à ce qu'une infirmière soit en garde à vue.

De fait elle voit l'hôpital comme une armée, avec des soldat que l'on peut sacrifier.

En ça, je suis d'accord avec Pelloux pour qu'elle démissionne. Le truc c'est que c'est l"Etat entier qui devait démissionner dans ce cas ;-)
Justice, soins médicaux, enseignement, etc, à plusieurs vitesses.
C'était déjà le cas, mais ça s'accélère, au bulldozer, et avec un discours justificatif, de surcroît.
Bienvenue en France.
Ha pardon, vu que le modèle vient d'outre-atlantique: Welcome, plutôt.
Une chose dans le discours de la ministre m'a fait sauter au plafond ! je croyais (naïvement) que toute la presse allait reprendre l'information, la commenter, étudier les conséquences de cette révélation énorme... Et bien non ! J’ai cherché et je n'ai trouvé... aucun commentaire !

En temps normal, en région parisienne, il y a 30 lits de disponible ! 30, pas 10, pas 11, pas 12 ni 100.

Quand tout va bien, dans une agglomération de 8 millions d'habitants, il y a 30 lits de réanimation disponibles (hors pédiatrie sans doute, ouf, ça doit tout changer)

8 millions d'habitants et 30 lits ? Cela ne fait sursauter personne apparemment ?

Bien évidemment, on ne compte pas dans ces 30 lits, la dizaine au Val-de-Grace et à Percy, toujours libres pour le président et 36 membres du gouvernement, au cas où...

Et bien moi, ce qui m'étonne dans cette histoire, c'est ces 30 lits, ce qui est une information suffisante pour expliquer qu'un homme a passé plusieurs heures, la nuit, dans une camionnette avant de mourir
Si c'était Bachelot qui avait été dans le même cas, pouvez être sûr qu'ils en auraient pas parcouru, des kilomètres.

Nouvelles palme d'affligeance à ORTFrance2 qui invite pour parler du sujet un responsable UMP.
Et pour un dossier sur le démantèlement progressif du Code du Travail, on invite Parisot ou Seillière ?
On appelle en renfort Douste-Blazy aux urgences ?
Alain Minc, futur présentateur du JT ?

Cette fardée de Bachelot qui serait au courant du nombre de lits disponibles ?
La même qui fit annuler les fraudes des pharmaciens pour causes de marges-arrières, pour toute l'année 2007 ?
Et on la laisse encore parler dans un micro ?

Vivement que l'on assiste à la biodégradabilité de ce gouvernement d'enflures malhonnêtes.
Qu'on leur supprime leur privilèges. Leur droit à la [s]parole[/s] propagande.

Déjà, la santé du porte-feuille du malade en sursis que nous sommes tous ne s'en portera que mieux.
Pour résoudre ces problèmes de soins médicaux dans notre beau Pays qu'on est !! avec notre couple princier qu' ils sont beaux ?! ( plutôt la fille ! ) Pourquoi ne pas amener les malades là où est soignée toute cette classe sociale de nantis, éloignée des problèmes des gens, ou bien alors l'inverse pourquoi ces repus du système n'iraient pas tester les conditions de soins des autres Français ? !

Lorsque nous écoutons les rares témoignages de personnes racontant le parcours du combattant ( sans jeux de mots malheureusement ! ) une pensée aux victimes de ce système injuste, ce parcours imposé pour trouver des soins pour l' un des leurs, il ne restera plus bientôt que l'hyper et sa sinistre de la santé, sans doute l'ump parti godillot, pour croire encore que nous sommes dans le Pays du meilleur système de santé du Monde !

Ces gens se réclamant du Gaullisme en sont la honte, le contre exemple, tout ce que le Gaullisme combattait, l'inégalité des Français devant le progrès, la justice, la loi, les traitements de faveur, bref d' une certaine idée de la France.
J'ai l'impression qu'il y'a beaucoup de confusions dans tout ce grabuge sur les hôpitaux : on mélange la mauvaise prise en charge des urgences au sein des services qui ne sont pas de la réanimation et la mauvaise prise en charge des urgences vitales en dehors des hôpitaux. Ce que l'on ne dit pas c'est que les services doivent être doté d'un chariot d'urgence ou pour les plus riches un défibrillateur que l'on n'utilise pas, car on préfère appeler le Samu ou l'unité de réanimation la plus proche plutôt que de faire la réa sur place, parce qu'il y'a une forte responsabilité pour les infirmères si elles agissent mal, ou pas du tout... alors vaut mieux pas du tout que essayer.

Le petit Ilyes a reçu une forte dose d'un traitement qu'il n'a pas pu éliminer parce que trop jeune, mais on aurait pu éviter les conséquences, en le plaçant sous surveillance continue, ou bien dès la constatation du malaise de l'enfant, faire venir l'équipe du service pour commencer la réanimation dans la chambre (massage cardiaque, ventilation,défibrillateur...) et ça c'est possible, voire des gestes obligatoires, que doit pratiquer une infirmière, lors d'une urgence vitale. Et puis, bien sur, appeler un médecin, ou si l'infirmière est couillue, elle peut appeler un numéro interne dédié à cela, qui appelle l'unité de la chaine de survie intra hospitaliere (dans les textes de recommandations de la prise en charge de l'urgence vitale intrahospitaliere de la SFAR en 2004) qui détache une unité composée d'un infirmier et un médecin qui vient au chevet du patient, et qui doit reprendre un patient qui doit être "techniqué"(pose de voie d'abord, prise en charge primaire mise en oeuvre). Mais souvent, en milieu hospitalier, il s'agit du médecin de garde ou du moins interne de garde qui est souvent appelé en premier, et qui lorsqu'il sent la situation le dépasser appelle le Samu ou l'unité de réanimation s'il y'en a une...

Les histoires d'emballage : les laboratoires ne veulent pas se casser la tête à produire des médicaments pour doses pédiatriques, ce qui provoquent de nombreuses erreurs dans les dilutions. L'infirmière là s'étant trompée dans le soluté choisi, c'est une faute d'inattention, car le produit n'était pas le bon, et non pas mal dosé, on pourrait se dire, qu'il s'agit encore d'un problème d'étiquetage, car il y'a tellement de produits, qu'il faudrait des ampoules de couleur vives pour les produits dangereux(Mais tant que les pharmaciens, les hôpitaux, et les laboratoires, s'entendront sur le marché du médicament, on en sera encore là), à mon sens, ou alors laisser les infirmières respirer un peu plus, et avoir moins de pressions pour ne pas travailler comme des zombies, avec toute la charge de travail qu'elles ont :
Prise de poste à 6h30,
charge de travail énorme
(accueil d'un patient, constitution des dossiers (quand il n'y a pas de secrétaire, ce qui est fréquents),
planification des soins,
organisation avec les aides soignantes dans les soins d'hygiène,
faire la visite et la secrétaire du médecin,
s'accorder une pause café pour se remettre un bon coup dans le sang en esperant que la matinée se passe bien,
sans nouveau patients arrivants en urgence, tout en réalisant tous ses soins, discutant avec le patients, être dans le timing,
faire ses transmissions,
reboire un café, ....
Enfin voilà, l'infirmière est toujours en action, le cerveau tout le temps empli de stress...


Vous allez me dire, mais on mélange quoi aussi :
Un mix ensuite de Roselyne Bachelot, qui nous explique que toute la lumière doit être faite.... j'ai l'impression de voir Rowan Atkinson dans Mr Bean qui s'échoue par terre dans la lumière, et qui se relève en ne sachant pas trop où aller, mais surtout qui n'apporte rien comme réponse, qui ne connait pas les lois en vigueur...

Ensuite,on nous annonce qu'un "octogénaire" est mort parce que la prise en charge n'a pas pu être effectué à temps.
Un homme âgé meurt parce qu'on ne l'a pas pris à temps en charge, parce que "refusé dans 24 établissements hospitaliers." Une prise en charge de l'urgence doit être faite dans les 6minutes suivant un arrêt cardiaque. Alors que le Samu arrive de toute façon, il n'y a pas beaucoup de chances, sinon d'avoir quelqu'un qui a fait une formation aux premiers secours, (qui n'était pas obligatoire dans les écoles d'infirmières jusqu'à l'année dernière, juste en passant..), qui peut esperer sauver quelqu'un en attendant les secours.
On dénonce un manque de lit de réanimation dans la région parisienne...
Et Roselyne Bachelot, oui, oui, elle même, qui nous dit encore, que toute la lumière sera faite sur cette histoire, et qu'un nombre suffisant de lits étaient présents : "11lits"...

On mélange aussi les erreurs d'administration de médicaments, qui sont très fréquents, et qui arrivent bien souvent en gériatrie, le surdosage de neuroleptiques ou d'hypnotiques, qui provoquent bien sur, des sensations sans doute irréalistes pour les grands mères qui doivent bien triper la nuit devant la roue de la fortune(car on aime bien TF1 dans les maisons de retraite,le personnel a déjà râlé pour mettre les infos de france2 à une résidente).Ces médicaments provoquent surtout des chutes graves, qui provoque des hémorragies sévères, internes ou le mélange de tout un tas de médicaments cumulés par plusieurs médécins spécialistes, qui font un cocktail explosif dans les neurones, le coeur, le foie et les reins...mais bon ceux là, de toute façon, la plupart des gens diront, qu'ils"mourront tôt ou tard"...
Ca aussi prouve qu' on a du mal à faire émerger le dégoût de la personne âgée, la damnée de la famille. Condamnée à vivre reclus, à l'abris des regards, pour moins s'en identifier, et ne pas regarder la mort, la souffrance. Les "vieux" n'ont presque plus d'existence à partir d'un certain âge, suivant son état physique ou mental.
Plus besoin de sagesse, les jeunes maîtrisent tout, ils y vont droit devant et s'éclatent comme des moucherons sur un pare brise.

Enfin pourquoi tant d'engouement...
Bon je l'avoue je suis étudiante en soins infirmiers et j'ai fait mon travail de fin d'étude sur la prise en charge des urgences intra hospitalieres dans les services non spécialisé en réanimation,un peu long le titre mais bon ça m'a permis de creuser un peu le sujet. Mais j'avoue que je jubile, parce que toute ma recherche n'était pas infondée, et les actions mises en oeuvres, elles existent déjà, on ne vise pas là où le devrait. On dévie, dénie?
En tout casle cas de l'urgence vitale dans les services, est rare mais pas inexistantes, on en a la preuve quand des chirurgiens se trompent dans pendant leur intervention, en sous estimant des risques en utilisant des techniques de soins, par exemple récemment, un jeune musclé du ventre a subi une intervention, ne riez pas, des testicules, par endoscopie, mais le Chirurgien n'avait pas estimé qu'il était suffisamment musclé pour qu'il y'ait une artere abdominale qui soit arraché car trop pres de la peau au moment incision. L'hémorragie provoquée n'a pas été jugulée tout de suite, et le chirurgien orgueilleux n' a pas souhaiter faire appel à un de ses collègues dans la clinique privé, spécialisé en chirurgie vasculaire, et n'a pas commandé de sang à l'hopital pour pallier à la perte. L'enfant est mort, et le médecin a été condamné, à des dommages interêts il me semble, et de la prison avec sursis. Il continue toujours a exercer dans cette même clinique, qui considère ce médecin comme exemplaire.
toutes les infirmieres que j'ai questionné, une seule n'en avait pas rencontré, et s'il s'agit de leur plus grande hantise, et moi même j'en ai vu un mourir sous mes yeux, et c'est ce qui m'a donné l'envie de faire ce travail de recherche. Pas besoin d'être ministre pour voir comment l'hôpital, et le système de santé en général tourne mal.
J'ai l'impression que la dégradation des hopitaux et du système de santé en général s'accélère.

Malheureusement la grogne est partout mais totalement invisible dans lémédias,
en partie parce que la politique du diviser pour mieux regner fonctionne parfaitement:
1- Aides soignants, IDE et médecins ne se comprennent pas toujours. Chaque seconde passé dans le servce doit être rentabilisé au maximum,
il est donc bien rare qu'on se prenne quelques minutes pour bavasser avec ce qui ne ressemble parfois plus beaucoup à une Equipe soigante.
d'autant que la dernière mode là haut (dans les bureaux) est de faire valser les infirmières de services en service pour qu'elles ne puissent pas /plus faire corps.
(ça a le petit défaut d'abaisser très clairement leur niveau de compétences (qd on passe de la chirurgie ophtalmo à la pédiatrie il y a à peu près tout à réapprendre...)
mais ça c'est pas grave, c'est pas comme si dans les hopitaux on soignait des gens.)

2-Et Lémédessins sont quand même pas mal des gros conn&&rds dans l'imaginaire collectif.
c'est en tout cas l'impression que j'ai eu quand on a fait grêve recemment.
On était soit disant un bande de petit bougeois qui refusent d'aller crotter leurs mocassins par delà les périphériques.

-> Le grand mouvement général ralliant du technicien de surface au Professeur pour defendre le service public hospitalier et soutenu par l'Opnion n'est donc pas pour demain. Malheureusement.

Alors Il est probable qu'un jour je finnisse par faire comme ce que font tous les petits bras dévoués de l'hopital public:
dire adieu à leurs ideaux de jeunesse sur le service publique et aller ailleurs pour juste essayer de faire leur metier correctement après des années de bons et loyaux services.

PS: suis interne en médecine (spécialité= médecine interne, cf Dr House pour les quelques ceux qui ont encore une TV)
Bonsoir,

comme je l'ai lu un peu plus bas, il est vrai que les médias télévisés adorent donner la parole aux familles en détresse qui laissent éclater leur colère : c'est très télégénique, et ça émeut le bas peuple... Il n'en reste pas moins que l'avis des patients (maintenant on dit des usagers) et de leurs familles mériterait parfois d'être écouté. C'est pourquoi je livre mon analyse des réformes en cours à travers mon cas personnel, qui a l'avantage de s'être bien terminé. Ce qui sous-entend que toute marque de colère dans les propos ci-dessous ne sauraient être attribués à la douleur.

J'ai eu le bonheur d'être papa d'une petite fille depuis avril dernier; une histoire qui commence bien. Sauf que :

La Grossesse
Jusqu'à 7 mois et demi de grossesse, ma compagne et moi avons du vivre avec un diagnostic prénatal très chargé (c'est un euphémisme) : soupçons de trisomie dû à une nuque épaisse à la première écho, puis découverte après infirmation de cette crainte d'une malformation aortique, puis d'une malformation cérébrale, entraînant une suspicion de syndrôme polymalformatif (en gros, la totale).
- En chiffres, cela veut dire : 19 échographies, une amniocentèse, deux IRM du cerveau du bébé, trois analyses génétiques.
- En personnel, cela veut dire : un échographe, un cardiopédiatre, une neuropédiatre, une psychologue, une généticienne, une radiologue, un gynécologue, et je ne parle pas des sages-femmes.

Tous ce parcours, aussi dur soit-il, semble pouvoir se rationaliser comptablement en actes médicaux : que nenni ! Tout ce beau monde, en dehors d'accomplir les actes tarifés, nous a consacré un temps important afin de nous parler, nous écouter, et nous amener si possible à la décision qui nous semble la plus juste concernant la poursuite ou non de la grossesse. Et quand il s'est agi de choisir en n'ayant aucune certitude mais juste un sentiment général des médecins, tous ces actes de parole ont pesé, sans exception.

Et ça, le dispositif comptable de Madame Bachelot, la fameuse T2A qui remplace la donation forfaitaire, ne l'intègre nulle part ! Or, c'était dans notre cas, on peut le constater, une question de vie ou de mort pour ce bébé. Qu'adviendra-t-il de familles dans notre cas (et il y en a) quand les cadences infernales et les règles comptables rendront impossible ce suivi ?


La naissance
La petite nait par césarienne d'urgence, apparemment normale. Tous les voyants sont au vert, au niveau cérébral comme au niveau cardiaque. Elle est suivie de près durant les cinq jours passés à l'hôpital (pour mémoire, on est tombé à trois jours pour un accouchement voie basse et cinq pour une césarienne, contre huit précédemment, ça aura son importance).

Nous sortons donc, rassurés et heureux, suivis en HAD (hospitalisation à domicile) par une sage-femme qui n'avait pas le dossier de la petite (trop lourd à transporter sans doute !). Au huitième jour (tiens, tiens), la petite ne va pas trop bien. Le soir, nous hésitons à la coucher et à attendre le lendemain pour parler avec la sage-femme. Dans le doute, et parce que nous sommes à Paris, à 10mn seulement de l'endroit où elle est née, nous allons aux urgences, cédant à ce que certains appellent avec légèreté la "bobologie". Un peu honteux tout de même d'abuser de l'hôpital public, nous nous présentons, et là branle-bas de combat : la petite était juste en train de mourir d'une obturation de l'aorte (à trois heures près le compte y était). Je passerai sur les jours d'horreur qui suivent, la réanimation néonatale à Necker, l'opération, etc.
La seule chose à dire, c'est que là aussi, en dehors des actes tarifés, l'écoute et la disponibilité des personnels a de toute évidence participé de notre moral et donc du soutien que nous avons pu apporter à notre petite pour l'aider à s'accrocher à la vie. Là encore, qu'adviendra-t-il (et d'ailleurs cela advient ces jours-ci) quand les services seront "pilotés" (pour reprendre l'expression de l'urgentiste crypto-UMP) par la seule rentabilité ? On jugera sûrement que le moral des parents et l'écoute des besoins du bébé, c'est bien beau mais on s'en fout ! (Grâce au dialogue avec les infirmières, ma compagne a par exemple pu reprendre au plus tôt l'allaitement, dont on sait les vertus immunologiques)
On tournera juste le dos au programme européen sur l'accompagnement des patients et des familles. Bravo la France, toujours à la pointe !

Bref, ma conclusion à ce long témoignage, et je parle alors que ma fille se porte à présent comme un charme, c'est qu'entre les outrances de Pelloux et la malhonnêteté (ou l'ignorance crasse ?) de Bachelot, on peut tout de même se rendre compte en jetant un simple regard sur la réalité des hôpitaux publics qu'on a bien affaire actuellement à un démantèlement et à un rééquilibrage entre le public et le privé; il n'est qu'à se renseigner sur les plans sociaux en cours dans les hôpitaux et maternités parisiens: on parle là de centaines de licenciements (notamment à Saint-Vincent De Paul justement ! mais aussi à Saint-Louis, et d'autres). Et je ne parle pas des maternités de province fermées purement et simplement.

Alors d'accord ASI pour ce qui est de clarifier le traitement médiatique des affaires de ces derniers jours; mais il n'en reste pas moins une réalité qui devrait tous nous inquiéter. Personne n'est à l'abri de la tuile qui peut tuer un proche, et qu'un service public digne de ce nom peut sauver.
Les candidats aux urgences sont priés de démontrer qu'ils ont une chance de s'en sortir. Ce Jean Lagrange se moque du monde. Déranger 24 hôpitaux alors qu'il serait mort de toutes façons, c'est honteux. Ce monde marche sur la tête si les mourants veulent prendre la place des malades en bonne santé.
Croyez moi si c'était le fils à Sarkozy qui était en problème cardiaque
on aurais trouver tout de suite une place !!! N'est ce pas !!
Comment expliquer vous que l'espérance de vie est si différente entre ouvriers
et cadre supérieurs ?
En général les cadres supérieurs ou patrons ont des réseau , y compris au niveau de la santé !!
Si ce pauvre monsieur avait été carté à l'UMP et était dans les classes dirigeantes
il serait encore certainement en vie , c'est la triste vérité !!
Je n'accuse pas les services médicaux qui font très bien leur travail et font souvent le
maximum mais il y a des passes droits et ca personne ne peux dire le contraire .
Les riches ont les cliniques privées , dans ce cas c'est pratique d'être plein aux as !!!
La grosse dinde de Bachelot elle aurais droit au poulaillier de luxe grâce au professeur
secrétaire de l'UMP , vous avez dit impartial le monsieur ??? Quelle honte !!!
Pas d'accord avec vous:le Docteur Pelloux a parlé non seulement de cet hôpital mais de tout l'ensemble du système hospitalier (que nous envie beaucoup de pays) qui est en train d'être "désintégré" par nos gouvernants qui semblent de plus en plus à côté de leurs pompes à tous les niveaux... Vivement la rentrée!!! (Adieu le Brésil, bonjour la France!!!)
merci à vous d'avoir essayé d'entendre ce qui se dit de part et d'autre dans les média sur le sujet (et surtout ce qui ne se dit pas) .........
la manipulation sarkozyste vise à utiliser les faits divers pour placer sa politique, mais là ce sont des vies et non plus des faits divers, et je ne pense plus que leur discours pourra encore duper longtemps (enfin je l'espère !) !!

mais il faut savoir que dans le domaine de la santé, on avance tout de même : il y a une quinzaine d'années ce patient serait mort sous les yeux de sa femme, chez lui, car c'était les SAMU qu'il fallait attendre 6 heures !! les samu se sont améliorés, modernisés, et voilà que ce sont les urgences et les services hospitaliers qui se sont dégradés !!
et pas faute de volonté de bien faire des personnels soignants mais faute des moyens mis en oeuvre depuis des années, à commencer par la baisse des numérus clausus dans les facs de médecine et les écoles d'infirmières il y a une vingtaine d'années !!
voilà un sujet qui ne prête pas à rire ; c'est vrai que dans les média on a l'impression d'une guerre d'images avec une ministre méprisable qui fait de la politique : cette pharmacienne gère les patients comme les boîtes de médicaments dans son officine ; qu'elle s'en aille ; ça faisait longtemps qu'on avait pas eu ministre aussi incompétent et aussi peu à l'écoute, à la santé !!
la vérité c'est que la situation est encore pire dans les hôpitaux que tout ce que les syndicalistes pourront en dire.... plus personne ne veut y travailler !
bien sûr, ça ne date pas de SARKO, mais les mensonges de sarko et de son sbire aux grolles roses ont jeté la rage dans les couloirs des hôpitaux et le personnel n'a plus envie de faire d'effort : les heures supp (mensonge du président) que les infirmières font depuis des années faute de personnel, pas payées malgré les promesses foireuses de notre ministre, le personnel qui ne peut pas prendre ses congés et qui se met en maladie pour pouvoir s'arrêter !!
et maintenant la même qui vient dire devant les caméras que c'est un problème de coordination et pas de moyens !!

bien sûr, si l'hôpital n'avait pas mangé tout son budget dès le mois d'octobre, il y aurait assez de lits ouverts jusqu'au 31 décembre, et ce patient aurait été accueilli dans l'hôpital de son quartier ! impossible aujourd'hui avec toutes les fermetures de lits !
tant d'infirmières pour tant de lits ça ne peut pas accueillir des urgences dès qu'elles arrivent en surplus des lits déjà ouverts, gestion froide et implacable, gestion imposée par les misérables moyens accordés par le ministère depuis des années !! ils jouent à la télé en avançant des chiffres de milliards pour culpabiliser le petit peuple mais sans expliquer à quoi correspondent ces milliards : oh pas aux salaires des infirmières, 15OO à 2000 euros en moyenne par mois ! mais quand on sait qu'une chimio peut coûter 500 euros et que pour un seul patient il en faut au moins 6 , on comprends mieux les milliards qui partent dans le soin ! ça, la ministre n'en parle jamais, forcément pour une pharmacienne !! qu'elle nous dise tout de suite qu'on arrête de tomber malade, ça sera plus simple à gérer pour elle !!

si tous les lits restaient ouverts parce qu'on s'en donne les moyens, financiers bien sûr, tous les patients pourraient être accueillis dans l'hôpital le plus proche : ça n'existe plus tout cela !!

peut-être que c'est par la santé que va venir la révolution : en effet, les pauvres moyens donnés au milieu carcéral n'ont pas suffi à lever les foules : mais un patient n'est pas un criminel emprisonné et donc "qui a ce qu'il mérite" aux yeux de la société (discours sarkozyste de base !) ; il n'est pas non plus un militaire qui a signé pour aller crever dans une embuscade des talibans au fin fond de l'afghanistan ; et il n'est pas non plus un d'jeunes dont la seule ambition dans la grève est de sécher les cours (toujours discours umpistes digne d'un lefèbvre !) ;
non le malade, ça peut être n'importe qui d'entre nous alors peut-être que la conscience collective va se réveiller en se disant qu'il est temps que l'argent de nos impôts soit mis dans ce qui nous importe, et pas systématiquement attribué aux riches en bonne santé, cheval de bataille de notre petit suprême élyséen !!

ça fait des années qu'on "pousse sur les sonnettes" dans ce milieu sans que personne ne nous prenne au sérieux !! la situation ne pourra que se dégrader encore plus, car plus personne n'a envie de bosser dans les hôpitaux tels qu'ils sont gérés aujourd'hui !!
et perso, je pense que s'il n'y a pas plus de décès dans ce milieu aujourd'hui, c'est parce que les personnels ont une conscience professionnelle et qu'ils n'oublient jamais qu'ils ont des humains à "gérer" et non des lits !
bien sûr pour le bébé c'est une erreur humaine, mais quelles étaient les conditions de stress exactement puisque l'infirmière venait dépanner sa collègue ; et bien sûr qu'il a fallu appeler 26 établissements qui ont refusé ce patient avant de trouver une place : qui est vraiment responsable !!
Bonsoir à tous,

Voila Mon avis :

- Deux morts oui en effet c'est beaucoup, c'est Navrant pour les familles comme dans n'importe quel décés auquel nous sommes confronté dans notre vie.

- Deux morts, deux familles qui réagissent vivement et qui demande justice

- Deux morts, et des médias qui donnent absurdité sur absurdité, laisse la parole à la colére des familles et a des syndicats en manque de place médiatique...

- Deux morts, et un seul constat, beaucoup de comm d'un côté, rien de l'autre ( ca s'appelle un procès d'intention ). Le SEUL média qui a donné la parole à tout le monde et qui a mon sens la trés bien fait, sans APEURER la population, en posant la situation, les bonnes questions et surtout donne un avis critique sur ceux qui sonne la mauvaise sonnette d'alarme ... c'est France 5 avec le somptueux débat de l'émission " c'est dans l'air " ( que je vous invite a voir elle doit être encore dispo sur le site de france 5 )

- Pour le décés du petit garcon, Celui qui se prend pour Cassandre ,un médecin urgentiste a tenté de nous faire croire que le manque de moyen était la principale cause du décès du petit Elies, c'était un mensonge... le petit est décédé suite à une erreur humaine et un concours de circonstance malheureux ... ( je ne m'étalerais pas sur les fioles l'une dangereuse a forte dose et l'autre non qui se ressemble comme deux jumelles et qui ne devait en aucun cas se trouver au même endroit ... ). Une fois de plus justice a été faite avant même le procès et l'enquête ... Pour information l'infirmière qui a été descendu par les médias alors qu'elle à eu une conduite exemplaire et plus citoyenne que tout le monde ne s'en remettra s'en doute pas...

- Le Décés de la personne de 56 ans est encore plus grave médiatiquement ... les médias ( couvert par Cassandre ) nous ont expliqué que le manque de place dans les 27 hôpitaux ont tué ou plutôt, accéléré le décés de cet homme... que nenni, il y avait de la place, mais personne ne savait ou, car comme l'a dit le chef des urgences d'un hoptal parisien ( Jt 13h de France 2 hier ), lui même ne sait pas dans son propre hôpital s'il y a de la place dans le service de réa, " il faut faire du porte a porte pour le savoir ". voila une réponse qui semble plus plausible et tout aussi grave, mais pas autant que ce que les médias voudrait nous le faire croire. Le samu, est équipé pour s'occuper de ces cas comme celui la, mais déja le patient, un homme de 56 ans qui fait une crise cardiaque à déjà peut de chance de s'en sortir, place en réa en faisant du porte à porte ou pas ...

- Le procureur, lui il réagit comme il l'entend et surtout comme on lui dit la haut

- J'ai bien noté que les médias, annonceur de mauvaise nouvelle ( d'ailleurs daniel pourquoi ne pas faire un sujet la dessus, le taux de bonne nouvelle donnée par les médias descend en flèche, est-ce que cela va durer ? ) se sont focalisé sur sur les réactions et non sur les faits, et n'ont pas chercher a enqueter la dessus... Oui les 35 h ont été baclé dans dans le mileu hospitalier ( on ne va pas parler de politique mais merci la gauche ... ca les médias bien sur on fait une croix la dessus ).

Je prend pour exemple ma mère, infirmière depuis une trentaine d'années qu'on met aux 35h avec un accord passé aux forceps par le biais de R.T.T. et bien figuré vous que le personnel n'a pas été augmenté en conséquence ( 1/2 poste de plus au lieu d'un complet ), les RTT ne seront bien entendu pas pris, pas payés, avant ... qu'on s'aperçoive que ca va couter bonbon quelque années plus tard ... ( ca a couté bonbon d'ailleurs ). depuis, et pour répondre a TCHD ( j'adore le pseudo en passant ), la situation c'est amélioré et je pense qu'on fera avec ...

Tout ça pour dire que pour une fois de plus je m'étonne de l'américanisation des médias, donc de réagir en sarkozy ( s'offuscer,inquiéter, faire paniquer )... qui pour faire de l'audimat vont parler de tout ca pendant quelques jours et passer à une autre mauvaise nouvelle
Question com, elle a des progrès à faire, Roselyne. Voici une vidéo qui va faire du buzz : pendant son interview sur RTL, elle lève les yeux au ciel quand on lui parle des SDF morts de froid.

http://www.dailymotion.com/video/k6oasXgTq9uDN8TvzA
Contraintes administratives, contraintes politiques .... quand il s'agit de sauver des gens, ça fait vraiment peur. Tout ce petit monde se justifiant, sans prendre sa responsabilité. Tout ira mieux demain, nous allons faire des lois ..... comme dab, chaque fois que cet UMP se trouve devant une catastrophe.

Nous le savons depuis longtemps, il vaut mieux ne pas tomber malade en période de congés annuels, de fêtes de fin d'année ...

Et je ne vous explique pas en province ... manque de moyens, manque de moyens, fermeture des petits hôpitaux de proximité, ce qui revient à parcourir jusqu'à 50 kms pour atteindre un service de réanimation dans une ville plus grande néanmoins pas toujours à la pointe du progrès, sans parler de la neige et du verglas sur la route.
Bizarre, ce n'est pas de la faute aux 35 heures ?
Autres temps, autres moeurs.
Sarkozy va-t-il devoir affronter son bilan ?
Et ce soir, est repris par l'ensemble des médias, l'avis du parquet, qui pense que le malade serait mort tout de même.
Si je tombe malade, j'espère qu'on n'ira pas demander l'avis du parquet et de l'UMP avant de tenter des soins.
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