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Grazia, ou la presse d'après

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Pour ceux qui ne parle la novlangue laissez moi vous faire la traduction (libre et résumé parsque j'ai pas que ça faire non plus)(et vous non plus)(et puis c'est pas super intéressant de toute façon alors autant ne pas y passer la journée).


Grazia n'e(...)

Quand je lis ce jargon de marketeux tout en franglais, j’hésite entre le rire et les larmes. 

Excellent décrypting. Live journaling en total connexion avec son public, Daniel.

Derniers commentaires

Certains se prennent pour Napoléon , d'autres pour des londoniens ou new-yorkais , je reste accroché au pinceau quand l'échelle est retirée , un monde de dingues !

Bin les wineuses vont devenir auto-entrepreneuses d'elles-mêmes. Elles l'ont réclamé à longueur d'articles - faut assumer maintenant que ça leur tombe dessus. Une sacrée chance pour elles, vont faire la fiesta ! Après tout, c'est ce qu'elles disaient à leurs lectrices, non ?


Après avoir écrit de la propagande pour leur patron, elles vont écrire de la propagande pour leurs clients (enfin, si elles réussissent à en trouver).


Mais évidemment, aucun journaliste de ce monde n'est responsable de sa collaboration. Ce sont juste des victimes du système.

Il aurait été bien honnête de prévenir le lecteur que le contenu de cette chronique n'était pas digeste...

j'ai du entendre ou lire récemment : " le monde d'après, c'est le monde d'avant en pire " 

Beark... beark, beark, beark beark... (sur le ton de Sophie Daumier une fois "portée l'estocade" de G. Bedos) !

Cette presse (je découvre les articles de l'an dernier sur les "placeurs de produits" et les "remplisseurs de colonnes" euh... non, ça s'appelle autrement... ) ... cette presse informe-t-elle ou se remplit-elle les poches en remplissant des cerveaux vidés par elle-même... et les télés ?

Quant aux plans sociaux à venir... je pense à l'armée mexicaine qu'était la hiérarchie de la rédaction de F2 il y a 10 ans... et aux pigistes qui arrivaient encore à vivre de leurs reportages, et même à se faire embaucher plus tard... 

Et je pense (et espère) que les "actuels" vont se rebeller et envoyer péter tout ce monde qui vient.

Suis d'accord avec sophie daumier, mais la difficulté est d'être cohérent entre l'importance qu'on accorde à des activités qui ont du sens, et l'emploi. Dire que Grazia ou Gala ne font que de la merde, et regretter que ces entreprises débauchent est inacceptable. On ne peut pas employer des gens à décérébrer leur prochain et trouver ça souhaitable. Cela implique qu'il faut arriver à transférer facilement les compétences de certaines personnes sur des activités plus intéressantes, plus utiles ou enrichissantes. Donc, désolée d'apparaître comme une horrible libérale, mais ça suppose plus de facilité pour embaucher et débaucher. Perso, je trouve que le revenu universel résout une bonne part du problème, à la fois sous l'angle libéral et social. Mais je ne suis pas une pro du sujet, peut-être a-t-il des effets pervers que je n'anticipe pas.

Le problème est le même dans beaucoup de domaines : ex. la construction navale (puisque je suis nazairienne)... faut-il continuer à produire ces gros veaux pollueurs ... ou alors accepter avec bonheur la commande actuelle de l'Etat pour un porte-avion (lesquels avions vont être équipés d'armement très coûteux)... ou essayer de diversifier la production (des éoliennes marines sont produites sur les Chantiers de S.N.) ... et amplifier le chômage car il n'y aura pas assez de boulot pour tout le monde .. Même chose pour Airbus, ou les constructeurs automobile... 

Mon discours, c'est ça : tôt ou tard, il va falloir arrête de produire de la daube dans ces parutions... pareil pour les autres industries... Oui, ça va mettre des milliers de gens au chômage... quant au revenu universel, on en est loin...  comme on est loin de l'accès gratuit à des formations gratuites à des métiers attrayants et (ou) respectables... et qu'à la limite, les métiers indispensables dont on a pris conscience récemment) soient rémunérés comme les autres... Bref, je crois que nous sommes dans l'utopie, et vous et moi... En fait j'écrivais juste parce que je suis juste affligée de voir ce que deviennent des industries comme celle de la presse, du cinéma, de l'audiovisuel, ou même des secteurs comme l'éducation... Mais je n'ai aucune solution... ni aucune prétention à une solution quelconque.


Violente migraine à la lecture, j'ai relevé à la louche:


marketeux name


branding


 décrypting

 

RewFor

 

the fish into ze emptiness


winneuses 


crusaders.orld 


Mediaconnect 


Reworld  


hard-swallowing


laugh-triggering


téléshopping


flagship 


ifestyle 


empowerment

 

l'espace, (le saut à la ligne) sous chaque hiéroglyphique ..... si un Champollion est tenté..

goodbye....................................


a ce stade autant parler complètement anglais ca sera plus intelligible.


Pour le reste la qualité ça se paye  si on veut être correctement informé.

comme beaucoup ici j'imagine, j'ai plusieurs abonnements à différents sites histoire d'avoir une info la plus complète possible mais tout le monde ne peut pas se le permettre. il doit encore être possible de trouver un équilibre entre journalisme de qualité, publicité et prix abordable sans quoi on risque de se retrouver dans un monde binaire ou ceux qui ont les moyens s'abonnent et les autres lisent les infomercials de Grazia et les gratuits pourris de bolloré..



Ce matin je démarre l'ordi

Après une heure d'utilisation MàJ major Windows 10 Update, n'oubliez pas en Anglais du monde d'après de truffer tout de majuscules comme si on avait affaire à des entités humaines, des prénoms à la queue leu leu et des noms ronflants


Avez vous rencontré plus "monde d'après" que ce nom de société "Reworld Mediaconnect" 


Donc je redémarre dans le monde d'après la mise à jour Windows et là pof je tombe sur une fenêtre contextuelle implacable et impossible à fermer qui veut me refourguer de force son navigateur Edge qui en passant a pompé tous mes favoris et préférences à mon navigateur préféré. Impossible d'échapper à l'invite, je clique et là enfin j'y arrive, j'arrive à échapper au nouveau navigateur pompeur de toutes mes données mais certainement avec une panoplie sans finir d'options de préservation de la confidentialité de mes données à caractère personnel/confidentiel/professionnel ... chaque fois aboutissant à un choix kafkaïen (première fois que j'écris kafkaïen en Français, c'est beau le i tréma), je répète un choix kafkaïen entre deux options dont je ne comprends pas si elles veulent dire que j'ouvre toutes les écluses avec ma permission ou sans ma permission


Fichu monde de protection des données, de code de conduite à n'en plus finir plein de respect du droit de l'homme et de l'environnement que les sous-traitants qui emploient des enfants doivent afficher dans leurs usines remplis d'analphabètes et ventres affamés

Foutu monde où les progrès techniques au lieu de libérer mettent en esclavage et précarité


Et pendant ce temps-là, la police de France brille sur les médias internationaux, portant l'honneur de notre pays bien haut. Une certaine idée de la France en ce 18 Juin


Bravo au député du Finistère qui a empêché la fille du père de la fille de Le Pen de souiller l'île de Sein

Il me semble que le problème est que la barrière entre presse et régie publicitaire qui avait été placée il y a quelques décennies a sauté depuis assez longtemps déjà, sans que personne ne l'assume. Le marketing est un métier comme un autre, qui a sa fonction et ses dérives. Mais il n'a pas à être le passager clandestin de la presse. Autrement dit si tous ces journaux nourris par la pub s'assumaient comme supports d'affichage publicitaire, ils rempliraient leur fonction de faire connaître au public ce que les marques ou acteurs veulent promouvoir. Mais il ne faut pas les faire rentrer dans la même catégorie d'entreprise, et ils doivent être fiscalisés comme n'importe quel business. La presse qui vit de la publicité, c'est de la presse publicitaire, point. La presse "tout court", c'est l'autre. Celle qui vit des abonnements de ses lecteurs.

"" plan social touchant la quasi integralité de la  redaction" dixit Liberation Et en novlangue ??? ça se traduit par quoi ? le silence radio on dirait .

bonjour, je ne connais pas :le  franco-patagon ,est ce une expression ? ou un jeu de mots

Je trouve que c'est plutôt une bonne nouvelle. En vérité, les modèles économiques de la presse se clarifient :

- les médias qui vivaient essentiellement de la pub (au hasard, la presse Reworld) va devenir exclusivement commerciale. Ils vont diffuser de l'information sur leurs clients, à destination des clients de leurs clients.

- et les médias qui font de l'information vont, par survie, devenir moins dépendants de la publicité : 12 ans après arretsurimages.net, tout le monde semble découvrir les vertus de l'abonnement numérique !


Au moins, les choses sont beaucoup plus claires. Très sincèrement, qui avait encore un doute quant à la nature strictement commerciale de Grazia ?

Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément....


mais ça ... c'était avant .... 


Reviens, Boileau....  ils sont devenus fous !!  



Grazia millé pour cette chronique Daniel Schneidermann !*


For noyer the fish into ze emptiness, ces deux winneuses sont des top crusaders.


"Ze after world will be tragi-comique ou ne sera pas"


Pas quoi ? 


*En tous les cas, je me suis bien marré !

Cette chronique m'a fait directement pensé aux Goguettes et leur "Drope moi un mail asap" https://m.youtube.com/watch?v=j8NdAex-AEg

Les allemands nous pompent l'économie ,les ricains nous pompent le langage:un beau 18 juin hein,mon général ?

Vive laFrance !

Entre éclats de rire et consternation. J'ai cru à un gag, et puis non, on est le 18 juin, pas le premier avril... Je n'ai jamais été aussi heureuse de n'avoir jamais acheté ces revues pour les femmes, étant viscéralement féministe je les ai toujours vues comme une insulte à mon intelligence. Et surtout un déversoir à publicités qui ne me ciblaient pas.

Je dois reconnaître qu'elles se sont surpassées ces deux-là, on aurait dit un florilège des parodies du verbiage marketeux.

Ajouter "ing" à la fin des mots pour faire "anglais", ça fait pro, ça fait américain et les américains, ils s'y connaissent question publicité. C'est d'un pitoyable... 

Pour rester sur un éclat de rire, et tenter de ne pas sombrer dans le désespoir...

https://youtu.be/FgnxYiQesig

Là aussi, je pense qu’une presse d’opinion « internetisée » verra le jour, car effectivement, nous allons de moins en moins au kiosque, même Le Canard Enchaîne, du fait du confinement, peut désormais s’acheter et se lire sur écran.

Mais, tout de même, toujours rappeler que c’est la presse elle-même qui a sciée la branche sur laquelle elle reposait en se faisant gratuite devant les bouches de métro...

> Sous la novlangue, se dessine une vertigineuse perte de territoire pour l'information  (...)

On parle toujours de Grazia, là ?

Où puis-je trouver la traduction de cette chronique ? Quelques notes de bas de page seraient les bienvenues...

Merci pour la chronique, 100% indigeste et 100% hilarante


(ou devrais-je dire :  360° hard-swallowing quoique top efficiente sur le module laugh-triggering)


Micro remarque : "une vertigineuse perte de territoire pour l'information ". Bon, concernant Grazia, on n'était quand même pas sur un gros territoire, hein. La perte est peut-être vertigineuse en proportion, mais pas en absolu :) 

C'est une boutade mais c'est aussi une question de fond. En se vendant comme elle s'est vendue depuis des années à ses annonceurs, cette presse de mode a creusé sa tombe avec une constante abnégation, non? Dans les faits et dans les mots, d'ailleurs : cette novlangue zombie que vous pointez du doigt, n'est-elle pas une forme mutante de celle, bien installée, de ce type de magazines ? 

Les nouveaux maîtres du monde on troqué le vaisseau amiral pour le flagship. La lecture de cet article m'a donné le mal de mer. Il est temps de faire le plein de torpilles.

Pour ceux qui ne parle la novlangue laissez moi vous faire la traduction (libre et résumé parsque j'ai pas que ça faire non plus)(et vous non plus)(et puis c'est pas super intéressant de toute façon alors autant ne pas y passer la journée).


Grazia n'est plus un journal (on le savait depuis un moment...) c'est un truc commercial protéiforme destiné a aspiré le pognon des gogo... Consomat... Lecteur.

On a commencé a faire un maximum de puteaclic sur internet et ça marche ! On a profité du confinement sans vergogne pour gaver un peu plus le cerveau des gogos... Lecteur -et leurs tirer un peu de pognon a passage. 

Mais c'est pas fini : on va faire plus de pub, de la pub déguisé et trouver de nouveau moyen de faire la pub. Et on a aussi un grand projet : plutôt que de faire de la pub pour vous vendre des saloperies, on va vous vendre directement les saloperies.

Le truc en papier ? Ben on peut pas vraiment le jeté... mais on va en faire le moins possible, genre 3 ou 4 par an. Mais on va y faire un max de pub ! Mais en faisant bien comprendre a nos annonceur qu'il faut que leur pub soit bien greenwahés et qu'il doivent bien faire croire aux femmes que leur cause les intéressent.

C’est stupid d’avoir selected un name-branding italien pour ce print !

"Mal nommer les choses, c'est ajouter au malheur du monde" A.Camus

Nous y sommes de plus en plus. 

Le monde d'après risque de nous rendre très malheureux...

Excellent décrypting. Live journaling en total connexion avec son public, Daniel.

Tout ça donne vraiment envie....

Quand je lis ce jargon de marketeux tout en franglais, j’hésite entre le rire et les larmes. 

Qui disait "rien ne sera plus comme avant"? Qui y avait crû?

Mais au fait, ils avaient raison : c'est pire qu'avant. 

En lisant ce papier ce matin; ça m'a fait pensé à ce sketch des inconnus sur le monde publicitaire :


https://www.dailymotion.com/video/x3vot9



A propos d'autre chose (mais on n'en est pas si loin puisqu'il s'agit de mise à mort), un chanteur posait LA bonne question: "Est-ce que ce monde est sérieux ?"

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