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Féminisme trans : le Huff Post embarrassé

Alors que la place des femmes trans fait débat au sein du mouvement Collages Féminicides, le Huffington Post a dépublié une tribune, mercredi 12 février, quelques heures après la pression d'internautes jugeant le texte transphobe. Cette tribune avait été refusée par Le Monde. Explications.

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La tribune dépubliée est quand même un festival d'arguments foireux:




Si les femmes trans sont considérées comme des femmes, [...], alors le mot femme s’applique à qui le souhaite, 


On ne "souhaite" pas être trans pas plus qu'on ne souhaite être ho(...)

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Mais être féministe n'exclut pas d'être transphobe, ou raciste, ou astrologue, ou néolibéral, ou ignorant sur plein de choses. C'est indépendant. Il faut s'attendre à ce que les conceptions de genre traditionnelles, binaires et forcées soient défendu(...)

Et pourquoi ne serait-il pas possible d'être "transphobe" (en tant que questionnement critique, pas en tant qu'appel au meurtre, je précise)  ?


C'est quoi cette culture (tendance globale) qui prétend respecter la diversité mais qui voudrait que t(...)

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Tout ce débat serait ridicule si il était joué par les Monty Python. Là il est simplement ... ben ridicule aussi en fait 


Le terme "trans" n'indique-t-il pas qu'on est dans un mouvement : plus au point de départ, mais pas au point d'arrivé ?

Dire que les trans sont comme les non-trans met rapidement et définitivement au placard tout ce qui tourne autour de l'expérience du corps, des identifications et des fantasmes sur le non-soi, et j'en passe. C'est le bazar de ce côté là, mais tout simplifier n'arrange rien à l'affaire.

Heureusement qu'on garde des espaces où il est encore possible de s'interroger (tant pis pour le huffpost):  https://tradfem.wordpress.com/2018/11/05/lettre-ouverte-a-mon-ami-qui-pense-que-les-transfemmes-sont-des-femmes/ 

Mort de rire de la discussion du "Sexe des anges" :-)

Un être humain mâle peut être déclaré "Femme" suivant toutes les législations qu'on veut, il ne sera jamais une |femelle|.

Ne possédant aucun des attributs permettant la fabrication d'un petit de l'espèce suivant la physiologie humaine, il ne le sera JAMAIS.

Parce que même s'il se fait enlever les attributs mâles visibles et confectionner une pseudo vagin, aucun utérus ne lui poussera par magie. Il restera techniquement et génétiquement un homme.*


Et qu'on ne m'oppose pas les rares d’ambiguïtés possiblement existantes, elles sont statistiquement nulles.


Bon, on peut imaginer dans la science fiction, que dans un futur plus ou moins lointain la science génétique y arrive, bon allez; mais ce n'est pas pour demain.

Et l'humanité a vraiment d'autres chats à fouetter.

*

PS : Et d'ailleurs puisqu'on parle de violence, bien des cons qui ont cru pouvoir s'en prendre à de "faible femmes" en faisant chier des "trans" s'en sont rendu compte à leur dépends... DR :-)

Ce message a été supprimé suite à la suppression du compte de son auteur

...et le grand public en France découvre le mouvement TERF; le débat médiatique promet d'être pénible (et sans étonnement aucun; on retrouve en gros les mêmes que les féministes blanches islamophobes et racistes).


"Selon les féministes radicales et matérialistes, les femmes sont tout d’abord des êtres humains femelles "


Cette phrase de la tribune est un contresens total. Les féministes matérialistes considèrent d'abord que les femmes sont des femmes parce que les conditions matérielles font qu'elles se sont socialisés en tant que telles; et qu'elles constituent ainsi une classe sociale; et s'opposent formellement à une approche naturalisante (pour le dire assez vite).


Ce qui est vraiment navrant ici; c'est que Christine Delphy; particulièrement au courant du sujet en tant que l'une des intellectuelle de référence de la pensée féministe matérialiste (et à raison); ai signé cette tribune (clairement sans la lire).

Merci pour le rappel sur les fondements du féminisme matérialiste ! Trop de TERFs s'en réclament, ce qui peut jouer en la défaveur de ce courant...

Malheureusement je crois que ce n'est pas la première fois que Delphy montre sa transphobie... j'en suis aussi désolé que vous

(voir par exemple ici ou ici, une simple recherche internet devrait montrer d'autres exemples...)

Pas d'accord politiquement = transphobe.

On n'est pas sortiës du sable...

"Ce qui est vraiment navrant ici; c'est que Christine Delphy; particulièrement au courant du sujet en tant que l'une des intellectuelle de référence de la pensée féministe matérialiste (et à raison); ai signé cette tribune (clairement sans la lire). "


Et SI elle l'avait lu?... et que la socialisation (patriarcale) ne dépendait PAS QUE des "conditions matérielles" (comprise comme organisation sociale), voire que les "conditions matérielles" comprenaient le DONNÉ anatomique ("liberté absolue" "entravée" par le hasard biologique ET l'organisation sociale patriarcale). 

SI?..........

Delphy l'a lu. 

Elle a précisé qu'elle n'était pas d'accord avec tout mais qu'elle était très inquiète des appels à la violence de la part des TRA. 

Notamment l'appel à mettre les "terfs au bucher".

Elle est aussi inquiète qu'une lesbienne qui ne veut pas coucher avec une personne dotée d'un pénis s'autoproclamant "femme" soit qualifiée de transphobe.

Elle peut aussi s'inquiéter du fait qu'une phrase comme "les femmes ont un clitoris" dans des opérations de sensibilisation soit transphobe car "pas inclusive". 

https://christinedelphy.wordpress.com/2018/08/27/le-coucou-dans-le-nid/ 


Quand on ne pense pas comme vous, ou juste qu'on est une femme qui veut défendre ses droits, ou qu'on parle de nos corps, on est une sale terf transphobe n'est ce pas? Comme l'a tweeté la transactiviste Danielle Moscato: "Certaines femmes ont un pénis. Si ça te dérange "suce ma bite!" On voit très bien le côté ultra féministe de ce type de propos... On a confiance dans cette personne pour défendre les intérêts des femmes. Merci! 

Tous les cas que vous citez son le fait d'une ultra-minorité d'activistes. Le problème, c'est qu'en réagissait aux actes d'une poignée de gens, ce texte et leurs soutiens jettent l’opprobre sur toutes les personnes transidentitaires, dont la plupart n'ont juste pas envie qu'on attire l'attention sur elles et ne participent pas au "transactivisme". C'est littéralement ce qu'on appelle de la stigmatisation.

Il est évident que des tas de personnes trans ne relèvent évidemment pas de ce type de comportements. Pour autant ces personnes existent et leurs soutiens sont très bruyants.

Il y a des personnes trans qui soutiennent les féministes qui contestent tout un versant du transactivisme et se placent du côté des droits des femmes comme dans cet article: https://tradfem.wordpress.com/2020/02/16/dossier-trans-lauto-declaration-de-genre-met-en-danger-les-femmes/ 

Si on peut faire preuve d'un peu de subtilité, un grand nombre de féministes qui se braquent actuellement voudraient être soutien des trans. A ma connaissances, elles sont pour que les personnes trans puissent évoluer dans l'espace public de la manière dont elles le souhaitent, en sécurité et avec le respect de la population. Moi même, je suis favorable à ce que des moyens soient donné pour permettre que les procédures soient moins longues, moins vexatoires, moins fastidieuses. Je suis tout à fait consciente que les personnes trans subissent des discriminations et qu'il faut lutter contre. 

Le problème n'est pas là. Le problème c'est que les politiques publiques en faveur des femmes se sont constituées pour compenser les oppressions et les discriminations que les femmes vivent parce qu'elles sont femmes.  Nos luttes nous ont permis d'avoir des espaces en non-mixité qui ont pour but notamment de nous protéger.

Actuellement en France, n'est pas  homme ou femme toute personne qui dit l'être. Pas encore. Pas légalement. Nous ne sommes pas encore dans un système légal ou toute personne qui s'auto-déclare femme ou homme, l'est par le simple fait de sa déclaration. 

Mais l'ont sait bien que l'offensive idéologique qui est lancé aujourd'hui par le transactivisme français a pour objectif d'obtenir la même chose que ses cousin.es anglo-saxons chez qui on peut déclarer, sans avoir fait aucune chirurgie de réassignation, pris aucune hormone que l'ont est une femme, ou un homme.


Ce que cela signifie c'est que cette façon de se déclarer homme ou femme a un impact significatif sur les droits des femmes à la sécurité et au maintient de leurs droits. Il ne s'agit pas de devenir "propriétaire" du terme "femme" comme je l'ai lu ici ce qui est complètement ridicule. Il y a des droits rattachés au fait d'être une femme. Ce que cela signifie concrètement en clair (et ces cas ne sont pas des inventions mais déjà des réalités notamment dans les pays anglo-saxons:

- un homme agresseur sexuel peut se déclarer femme et accéder à des prisons pour femmes

- un homme violent peut se déclarer femme et accéder aux foyers d'hébergements (outre le risque que cela comporte, cela représente un inconfort pour les femmes qui peuvent avoir peur de se retrouver face à des hommes et une perte de chance puisque ce sont autant de places qui n'iront pas à des femmes)

On va me dire que j'exagère. Toute femme qui a eu affaire à des agresseurs savent qu'ils ne reculent pas devant grand chose pour violenter.

- un homme peut en se déclarant femme accéder aux compétitions sportives des femmes (et elles vont se faire massacrer parce que vous savez que nos corps n'ont pas les mêmes capacités). Les sportives qui s’entraînent depuis l'enfance vous remercieront! 

- un homme pouvant désormais porter un enfant cela serait de la discrimination de parler de congés maternité ou de protection maternelle et infantile. Nous pourrions plutôt parler de "personne à utérus" permettant là l'effacement du mot femme quand ça arrange le transactivisme.

- les campagnes de sensibilisation des femmes sur leurs propres corps deviendraient illisibles puisque nous ne pouvons plus dire sans fâcher tout le monde que les femmes ont des vulves, des clitoris. Cela n'est pas inclusif. Parlons donc de personnes à clitoris ou de "trous avant"...

Tout cela peut sembler complètement fou mais les offensives patriarcales comme les offensives du capitalisme ne reculent pas devant grand chose. Ce que nous anticipons c'est le devenir de ce que vous proposez. 

Il se trouve que nous ne sommes pas dans un monde post-féministe. Avant de bouleverser tout notre vocabulaire et nos catégories de pensées, il est important de réfléchir à deux fois.  Permettez que les femmes s'en inquiètent, ça fait juste quelques millénaires qu'elles payent l'addition. 

Les hypothèses que vous donnez sont insensées, parce qu'elles partent du principe qu'il suffirait de "se déclarer femme" (ou homme : on ne parle jamais des FTM et pourtant ils sont nombreux). Vous me faites penser au récent épisode de South Park qui soutient exactement votre position : il "suffirait" à un homme violent de "dire qu'il est une femme" et hop "on ne peut plus rien lui dire".


Or, la transidentité n'est pas un caprice qu'on "déclarerait" par convenance personnelle. C'est un processus long, complexe, jugé nécessaire par la personne, dont on ne connaît pas encore la totalité des causes. C'est aussi un parcours difficile, qui prend des années et qu'aucune personne n'engagerait "pour le fun", ou pour un intérêt extérieur. On parle d'un changement complet de système hormonal a minima (et tous les effets que cela implique), et d'opérations parfois. Ce n'est pas un hobby du samedi que n'importe qui pourrait prendre à loisir.


Bref, votre post dénote une incompréhension de la réalité de ce qu'est la transidentité en tant que parcours médical et social. Cela ressemble à une sorte de peur : la peur de voir quelque chose qu'on ne comprend pas devenir une arme contre ses intérêts/ses habitudes/ses catégories mentales.


Ne vous inquiétez pas, 99.9999% des personnes en transition se foutent de tout ça et font leur vie du mieux qu'ils et elles peuvent, comme nous tous, petits humains qui devont avancer jour après jour. L'essentiel de votre post repose sur un fantasme qui est la version trans du "grand remplacement" ("au secours on va se faire remplacer par des noirs"... et ici : "au secours on va se faire infiltrer par des trans").

Ben j'espère que vous avez raison sur le fait que je m'inquiète pour rien... je l'admettrai si c'est le cas. 

Je ne crois pas du tout à un "grand remplacement trans" (c'est une manière intéressante de disqualifier mon propos. ça revient à me traiter de transphobe mais plus chic). 

Par contre qu'il y ait une dégradation des droits des femmes, j'y crois. L'histoire nous montre que rien ne nous est acquis et que les attaques patriarcales prennent des formes très diverses et imprévisibles.


Je peux être un soutien aux trans (historiquement les féministes ont toujours soutenu les trans) mais je me préoccupe des femmes et j'aimerai bien que les TRA s'en préoccupe aussi. On pourrait avoir des tas de choses à défendre ensembles.  Mais pour ça, il faut accepter de se parler ce qui n'est pas possible actuellement. J'ai moi même expérimenté qu'écrire que je ne pensais pas "qu'une femme puisse avoir un pénis" m'a valu blocage de la part d'une "maison des femmes" et effacement de mes questions, sans aucune discussion possible... Je m'interroge donc et ça ne me semble pas illégitime. ça fait juste quelques milliers d'années que la société est structurée sur la binarité mais en 10 ans, faut tout changer, sans se poser de question... 


La raison pour laquelle on ne parle pas des FTM, ne serait pas parce que iels ne mettent en péril les droits de personne en se faisant appeler homme? Les parallèles ne fonctionnent pas. L'accès par les FTM au statut "homme " ne pourrait jamais mettre en péril les "droits des hommes" parce qu'ils sont l'universalité, les dominants dans ce système. Les hommes ne peuvent pas se sentir menacés par les FTM. Et si le système viriliste tue des MTF ce n'est pas parce qu'iels sont des femmes, mais parce qu'iels sont des traitres à leur sexe d'homme. Et que ça c'est insupportable pour des tas d'hommes. 

Si chez les TRA il y a beaucoup de MTF qui prennent si fort la parole pour dire des trucs aussi violents ne peut on le rapporter à la socialisation mâle dont iels ont bénéficié? Peut être qu'il leur est absolument insupportable de ne pas accéder aux espaces des femmes parce qu'iels n'ont pas pas été habitué.es à ce qu'on leur dise non. Non, tu ne peux pas aller dans les toilettes des femmes. Non, tu ne peux pas aller dans les vestiaires des femmes.

Pourquoi ne pas militer pour des espaces trans? Je vous soutiendrai la dessus. En plus, ce serait vachement plus révolutionnaire concernant le genre que de vouloir à tout prix, s'enfermer dans la binarité. 


Puisqu'il faut admettre qu'une personne qui se déclare femme l'est même si elle a un corps masculin, trouveriez vous acceptable qu'une personne blanche se déclare noire parce qu'elle sent qu'elle l'est? Et qu'éventuellement, elle puisse exiger que les noir.es la reconnaissent comme telle? Et que si iels refusaient, elle pourrait les traiter de trans-racialo-haineux? Cette idée vous semble t-elle acceptable? Juste par curiosité.


Ci dessous quelques exemples, qui ne peuvent pas arriver, mais qui arrivent quand même... Evidemment en France, nous n'en sommes pas là du tout, vous avez raison.


https://www.dailymail.co.uk/news/article-5964539/Transgender-prisoner-female-jail-sexually-assaulted-four-women.html 


https://quillette.com/2019/10/12/male-bodied-rapists-are-being-imprisoned-with-women-why-do-so-few-people-care/ 


https://www.thesun.co.uk/news/6438348/trans-women-convict-sex-offender-uk-prison-threaten/ 


https://www.womenarehuman.com/male-trans-pedophilia-rape-history-sexually-attacks-women-at-homeless-shelter-christopher-hambrook/ 


https://twitter.com/AggressivTrans/status/1105085158452015106?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E1105085158452015106&ref_url=https%3A%2F%2Fcharliehebdo.fr%2F2020%2F01%2Fsociete%2Ffeminisme%2Fenquete-transactivisme-ca-devient-impossible-parler-vagin-regles-clitoris%2F 


https://www.wired.com/story/the-glorious-victories-of-trans-athletes-are-shaking-up-sports/ 

https://www.facebook.com/womensliberationfront/posts/2799907963437044 

Franchement je trouve votre manière d'essentialiser les êtres humains très étrange et assez dérangeante. 

"Les trans" n'ont pas à s'occuper "des femmes", ni l'inverse d'ailleurs. Les militant(e)s pour les droits des femmes, ou d'autres personnes discriminées, ont à s'occuper des droits et de l'égalité. 

Je reviens au fait que "les trans", ça n'existe pas vraiment, car 99% de ce que vous appelez "trans" sont des hommes et des femmes qui vivent leur vie ordinairement et se sentiraient injuriés que vous les appeliez "trans".


Par ailleurs je ne comprends pas bien votre distinction sur la vision des FTM ou MTF. Beaucoup plus prosaïquement que vos schémas, on pourrait avancer que le traitement hormonal FTM est 1000 fois plus efficace que le MTF pour produire un résultat d'invisibilisation sociale, ce qui mène à une moindre "détection" des FTM dans l'espace public, d'où leur oubli social. Les MTF aspirent dans une écrasante majorité au même oubli social, mais peuvent être rattrapées par le fait que leur transition est, en moyenne, moins convaincante.


Bref, sortez un peu de vos schémas manichéens et essentialistes, qui placent les êtres dans des petites cases, pour revenir sur terre, en réfléchissant à des choses peut-être plus simples, mais plus vraies, telles que les conditions concrètes et pratiques de vie des individus. Et arrête votre espèce de raccourcis fiévreux qui ramène toutes les personnes ayant transitionné au mythe du militant forcené. A peu près aussi pertinent que de ramener tous les musulmans au premier imam salafiste venu, ou toutes les personnes à forte mélanine à Malcom X. Nuancez votre lecture du monde, parce que le monde est souvent plus complexe (et malheureusement plus prosaïque) que les manichéïsmes militants.

J'ajoute, puisque ça ne semble pas avoir été compris, que la transidentité n'est PAS une affaire déclarative. C'est un processus médical et social lourd et tendu vers l'oubli social. Ce que vous présentez N'EST PAS un cas de transidentité, mais de jeu politique relevant du trolling, qui s'amuse des contradictions des militants féministes. Le pur-déclaratif (un peu comme les "non-binaires") est un jeu social. 


La transidentité est une réalité médicale sérieuse, difficile, dont le traitement comporte des risques pour la santé, et qui gagnerait à ne pas être assimilée au jeu identitaire des californiens "woke". Si vous ne comprenez pas cette distinction, il y a un problème.

pour conclure (si jamais il y a encore quelqu'un ici); je vous encourage à regarder cette vidéo; qui pourra répondre à certaines de vos questions:

https://www.youtube.com/watch?v=1pTPuoGjQsI&t=390s

(il y a des sous-titres fr si vous ne maitrisez pas l'anglais)

vous avez tout dit.

merci de me confirmer que ce n'est pas par etourderie que Delphy a signé mais qu'elle soutiens bien des discours transphobes; et très clairement transmédicalistes; avec une obsession pour les organes génitaux et l'idée que les femmes trans voudraient envahir les espaces réservés aux femmes comme des intruses. cette argumentaire est vraiment navrant (par contre c'est le blog de Delphy mais il faut souligner que c'est la transcription d'un article en anglais; pas les mots de Delphy). Assez triste que cette grande dame ai sombré comme ça.

Certaines femmes ont un pénis


En effet beaucoup de femmes trans ont un pénis (un pénis féminin donc); mais en fait dans les interactions sociales normales qu'on a entre être humains on ne se regarde pas les organes génitaux pour se dire bonjour.  Les femmes trans sont resocialisées en tant que femmes; elles subissent le sexisme de la même manière que les femmes cis (en plus de subir de la transphobie).

et bla, et bla, et bla... ca n'en finit plus ces questions d'egalitarisme forcené, de la part de personnes qui n'ont RIEN compris a l'égalité. Nous sommes SUPPOSES (et seulement supposés, parce qu'en réalité, on en est loin) être tous et toutes égaux-alles FACE A LA LOI. Point Barre !  Alors faisons déjà l'effort que la loi soit la même pour tous et s'applique a tous de la même maniere. Pour le reste c'est du bavardage inutile. Non vous ne serez jamais l'égale des hommes, parce que vous n'avez pas de bite, non nous ne serons jamais vos égaux, parce que nous ne pouvons pas porter d'enfants, non les transexuels ce n'est pas la même chose que les femmes, et non ce n'est pas en subdivisant le combat pour l'égalité en petite sous catégories grotesques que ca fera avancer le schmilblick, AU CONTRAIRE !  Luttons pour l'égalité des salaires, ca oui, luttons pour l'égalité des droits parentaux (parce que de ce côté la c'est les femmes qui ont un NET avantage), luttons pour l'égalité des droits du mariage quel que soit le couple concerné, bref, luttons pour tout ce qui est concerné par la loi, pour le reste, FOUTEZ NOUS LA PAIX AVEC VOS REVENDICATIONS DE MERDE ! Les "oui je suis une femme metisse musulmane transgenre lesbienne et je veux qu'on me respecte en tant que telle", ca va cinq minutes ! Et SURTOUT, c'est oublier complètement le sens du mot EGALITE pour le faire devenir une parodie de lui même, gorgée de MOI JE... Du pur produit de notre société individualiste et égocentrée. Merci, mais non merci.

L'intersectionnalité est avant tout une notion mathématique et chez les humains ( pour faire simple ), il peut y avoir une infinité d'intersections ! c'est allé de l'infiniment grand à l'infiniment petit, par exemple : être femme petite, anorexique, , de couleur, avec des dents de lapins, taille des chaussures 41 etc..., tout cela pour parvenir à l'intersection la plus petite :SOI !!! L'individualisme et l'égoïsme élevés à leurs plus hauts niveaux.


Aussi, le combat de ces gens  me laisse indifférente.

"Une guerre, selon le quotidien, opposant les féministes universalistes aux féministes intersectionnelles, c'est-à-dire celles qui tiennent compte "de la race, de la classe, du genre, ou encore de l'orientation sexuelle""


Du coup, il apparaît que les féministes intersectionnelles sont bien plus universalistes que celles qui prétendent l'être.

Merci pour cet article sur la difficulté même quand on est  féministe (radical·e ou pas) de s'exprimer publiquement quand on n'est pas d'accord avec l'idéologie (libérale) du moment (questions trans, PMA,...). Ni transphobie, ni homophobie juste des divergences de visions sur les moyens pour toustes se libérer du patriarcat et d'autres oppressions.

Et pourquoi ne serait-il pas possible d'être "transphobe" (en tant que questionnement critique, pas en tant qu'appel au meurtre, je précise)  ?


C'est quoi cette culture (tendance globale) qui prétend respecter la diversité mais qui voudrait que tout le monde dise et pense la même chose ? L'idée, c'est que l'ensemble des multiples civilisations mondiales en devienne une seule, que pas une tête ne dépasse ? Et que ceux qui gueulent le plus fort sur le moment l'emportent ?

Cette fois-ci c'est bien confirmé : je suis réellement dépassée. "La vieillesse est un naufrage."

Soutien aux personnes trans. Il est temps que le mouvement universaliste reconnaisse qu'il est réactionnaire et qu'il est dans le même camp que la droite.

Je pense que le débat est impossible avec les TERFs, puisqu'elles ne reconnaissent pas qu'une personne transgenre est bien transgenre. Qu'elles se taisent à jamais.

La tribune dépubliée est quand même un festival d'arguments foireux:




Si les femmes trans sont considérées comme des femmes, [...], alors le mot femme s’applique à qui le souhaite, 


On ne "souhaite" pas être trans pas plus qu'on ne souhaite être homo ou hétéro. Ces choses là dépendent de facteurs (génétiques, hormonaux, socio-psychologiques) et non de notre volonté et de nos souhaits.



Or, dans une société encore patriarcale, les mots “femme” et “homme” doivent garder leur signification 


Quel est le rapport logique entre les deux ? Et il  faudrait d'ailleurs mettre un "s" à signification, car  les mots "femme" et "homme"  sont déjà polysémiques. Quoi, je suis trop pédant et pinailleur ? Dans une société encore patriarcale, il faut être prédant(e) et pinailleur(se) !



Nous avons besoin de pouvoir mesurer les inégalités entre les sexes pour les dénoncer et surtout les corriger. 


Les 0.01% (et encore, c'est sans doute moins) de personne trans n'ont aucun impact statistique sur la mesure des inétagalités entre les sexes.

C'est la saison il semblerait, le même genre de polémiques activistes trans vs "terfs" menace de faire éclater le Labour au Royaume-Uni.

Le seul bon point en France c'est que la gauche politique parvienne encore à se tenir à l'écart des empoignades de ces deux groupes. 


(à part ça vu que donner son avis est un coup à être accusé de splaining -ou pire- par les unes et les autres…  qu'en dire si ce n'est bonne chance aux concernées pour régler la question)

Tiens, à propos de cette "mise au point".


Bref, on est pas rendus (ou bien y a qu'en Suisse qu'on dit ça?).

Je conseille cette excellente (et longue) vidéo qui donne la parole aux premier·ère·s concerné·e·s :

Mon avis personnel, c'est qu'on a tout-à-fait le droit d'être d'accord ou pas avec un féminisme ayant une composante transidentitaire, mais que le débat serait nettement plus apaisé si l'on savait tous et toutes de quoi il s'agit concrètement.

#PrioritéAuxLapalissades

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