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Exploitation sexuelle d'enfants en GB : un raté des médias français ?

Un scandale de pédophilie en Angleterre occulté en France parce que les agresseurs sont d'origine pakistanaise ? C'est l'accusation de l'extrême-droite après les révélations du Sunday Mirror du 11 mars, et leur reprise tardive de ce côté de la Manche. En réalité, l'affaire n'est pas nouvelle, et l'aspect racial a été évoqué par le passé.

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Dans le cas de DSK comme de Polanski il s'agissait d'individus isolés, pas de gang. De célébrités.

Dans le cas de DSK, il y avait plutôt une violence de classe : viol de femme de ménage, de prostitués.

Là on peut parler de mafia pakistanaise de même qu(...)

Même réaction que jammrek plus bas : mais pourquoi donc parler de "l'aspect racial" comme si il y avait là une pertinence "objective" ? Des "gangs indo-pakistanais" ne renvoie-t-il pas plutôt à des questions de mafias, de criminalité de proximité ne (...)

Ce qui m'ennuie dans cette affaire, c'est qu'à force qu'une certaine partie des institutions refusent de parler de crime "racial", "ethnique", etc. on se retrouve à laisser le champ libre à l'extrême droite qui devient l'unique interlocuteur et se me(...)

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Il serait bon de souligner que le Tabloïd est comme ces porcs, le tabloïd utilise deux jeune filles de dos en mini jupe avec comme ambiance la nuit, ça fait très prostitution, pour attirer les mâles ... immonde, et bien sure là Helene pas un mot, que les medias, utilisent le corps  de jeune femme pour gagner du fric, parait normale aux journalistes, a vomir sur un article sur la pedophilie . Peut être aussi  revoir la stratégie Anglophone de la 'communauté' , les gens vivent par quartier cegrégé donc sans possibilité facile de contacter les flics, de comprendre la culture, les lois d'un pays,ou tout bêtement aux flic de comprendre ce qui se passe . En Inde , au pakistant, en Chine la violence aux femmes est pire qu'en Europe, le nombre de viole est incroyable, mais tout ces pays ont été valorisé par les eduqués , par les bobos, par les mâles de 68 .. donc interdit de voir la réalité du traitement fait aux femmes et aux petites filles. En Afrique aussi c'est l'enfer pour les femmes, et avec le  le chg climatique et l'effondrement économique, ça va être pire partout , toute baisse de confort, toute difficultés,  rend les mâles violent envers les femmes en premier, et un peu envers les gouvernants, mais les femmes d'abord toujours. 

Ce qui semble préoccupant c'est le delitement total de la protection des mineurs outre manche, tant est soit il qu'elle est été un jour à la hauteur.


Parce qu'entre la toute puissance exorbitante des services sociaux britanniques pour des raisons de coup (autorisation de faire adopter de force les enfants placer sans le consentement de la famille d'origine, car moins chères que les foyers ) et un environnement global délétère pour les jeunes (mineurs ou non) être enfant ou jeune n'est pas une sinécure en Grande Bretagne.


Rappelons que la malnutrition est tout sauf marginale  là bas que les grossesses précoces sont légions que les problèmes d'alcoolisme sur la voix publique aussi et dans des proportions sans commune mesure avec ce que nous connaissons entraînant les phénomènes bien connus que sont les rapports non protégés et pour souvent non pleinement consentis.

Que les rapports internationaux épingles la Grande Bretagne régulièrement comme l'un des pires pays pour les enfants et pour relever ces derniers https://www.google.fr/amp/s/amp.uk.businessinsider.com/uk-among-worst-developed-countries-for-child-hunger-and-sexual-violence-2017-6


Tout cela étant le fruit d'une politique de bas coup dans les services sociaux et publiques donc causer directement par le neo clacissisme économique qu'un certain Macron veut imposer à notre pays alors que rappelons selon l'UNICEF la France reste relativement un "paradis" pour l'enfance.

Même réaction que jammrek plus bas : mais pourquoi donc parler de "l'aspect racial" comme si il y avait là une pertinence "objective" ? Des "gangs indo-pakistanais" ne renvoie-t-il pas plutôt à des questions de mafias, de criminalité de proximité ne faisant que traduire les relations sociales ?

Le ton de l'article est perturbant : on n'y voit guère de déconstruction de la rhétorique d'extrême-droite, il y a une sorte de reprise implicite de ses catégories comme si c'était elle qui fixait désormais la forme du discours, des problématiques et des réponses qu'elles impliquent. La racialisation ou ethnicisation de la criminalité est typique de leur mode de pensée et si des travailleurs sociaux ou des policiers ne veulent pas parler d'un prétendu "aspect racial", on peut renvoyer ça à un louable réflexe de ne pas raciser les problèmes plutôt que de craindre de passer pour raciste.

A priori, personne dans les milieux policiers n'a de mal à parler de mafias siciliennes, gitanes, juives (les frères Zemmour...), algériennes, marseillaises, russes, indo-pakistanaises, vaticanes, limougeaudes etc. quand ça correspond aux réalités plus ou moins flous de réseaux de confiance par proximité (même village, quartier, famille, langue, entreprise, église etc.). En faire des généralités raciales ou ethniques, parler d'un "aspect racial", c'est d'abord une question pour les racistes.

Ce qui m'ennuie dans cette affaire, c'est qu'à force qu'une certaine partie des institutions refusent de parler de crime "racial", "ethnique", etc. on se retrouve à laisser le champ libre à l'extrême droite qui devient l'unique interlocuteur et se met ainsi en valeur.

Les "blancs" n'ont pas le monopole du racisme, hélas. Même si dans le cas présent, je soupçonne qu'il s'agit de mafias -comme vous le dites si bien- qui ont évité de choisir des victimes dans leur propre "clan" de manière à rendre cela plus acceptable par leur communauté. Vieux proverbe : "on chie pas où on dort/mange".

Le clan ne signifie pas crime "racial" ou "ethnique". On va faire gaffe à ne pas nuire au cousin ou cousine de machin qui connaît truc et fait partie de la "famille" mais ça n'est pas pour ça qu'on va cibler plus particulièrement les "blancs" ou je ne sais qui, qu'il y aurait volonté de s'identifier à une "race" ou "ethnie".

D'ailleurs, en se perdant dans des généralités, on pourrait aussi bien dire criminalité de classes (méfions-nous du pauvre...) ou même, si on veut catégoriser par "origine", criminalité nationaliste en considérant que les groupes sont représentants de nations. Mais bon, l'extrême-droite tient à ce que "national" ne concerne que des vertus, la civilisation, elle préfère "race" et "ethnie" pour entretenir l'imagerie barbare de l'autre.

Bonjour,
Le sujet de cet article est le traitement médiatique de la question de l'exploitation sexuelle d'enfants au Royaume-Uni, et pas ces affaires en elles-mêmes. De fait, l'aspect racial a été "mis en avant" dans les médias britanniques comme français. Par aspect racial, j'entends le fait que la crainte d'être accusé de racisme ait pu faire partie des raisons des défaillances des autorités. Cet aspect a été repris dans les médias à de nombreuses reprises, mais j'ai bien précisé que ce n'est qu'une petite partie du problème. Si le fond de ces affaires vous intéresse, et notamment pour plus de détails sur l'échec total des pouvoirs publics sur ces questions, vous pouvez lire le rapport Jay qui concerne l'affaire de Rotherham, qui est en lien dans l'article.
Bonne soirée !

C'est compliqué d'en traiter, c'est pour moi une question de tonalité dans le langage mais je prends un exemple. Vous écrivez : "(...) la presse française (...) a en revanche bel et bien traité le problème de l'exploitation sexuelle des enfants par des gangs constitués en majorité d'indo-pakistanais, et l'aspect racial n'a pas été occulté. C'est le cas par exemple du Monde, en 2012, à propos de Rochdale "

J'aurais écris : "et la question du racisme n'a pas été occultée".

Idem quand Le Monde titre "Viols collectifs : l'affaire de Rochdale et son équation raciale". Ils auraient pu écrire : "et le problème raciste".

Le sujet est de savoir si on est raciste quand on dit que c'est de tel groupe caractérisé par une origine commune que vient une criminalité particulière, si ce groupe a lui-même des conceptions racistes etc.

Quand on emploie "raciste", "racialiste", "racisant", "ethniciste", on met au moins en évidence la grille de lecture bien particulière et problématique, on ne pose pas comme naturel un "aspect racial" ou une "équation raciale".


Il y a d'ailleurs dans l'article du Monde la piste qui me semble la plus honnête pour traiter ces questions : "Ann Cryer évoque les mariages arrangés, qui feraient arriver sur le sol britannique de jeunes hommes peu éduqués, arrachés à leurs campagnes du Pakistan. "

Il y a en effet un tas de campagnes dans le monde où on traite les femmes comme du bétail, où se promener en mini-jupe signifie prostitution, c'est bel et bien lié à du culturel mais aussi à un niveau d'éducation, de contact ou pas avec les cultures plus ouvertes des grandes villes. Et si on veut éviter les essentialisations dépréciatives par le culturel, éviter que "ethnie" devienne le nouveau nom de "race", il est bon de rappeler l'historicité des mentalités dont la nôtre, ce qu'était le rapport "traditionnel" aux femmes, à la sexualité il y a peu de temps en Europe. Les filles pauvres prisent en main dès l'adolescence pour servir d'objet sexuel, les destins de boniche avec droit de cuissage du bourgeois etc., ça aurait pu être mis comme trait typique de cultures européennes par un ethnologue.

On pourrait d'ailleurs se demander si le trafic sexuel se pratique dans les régions d'origine des criminels. Il y a des coins où ces trafics ont une histoire ancienne mais aussi des cas où on s'y met par contact avec nos logiques à nous, commercialisation de l'abus sexuel.

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Mais comment peut on disserter sur l "aspect racial" d'un crime sexuel sans immédiatement vomir ?

Mme Assekour, que pensez vous des gens qui ont évoqué l'"aspect racial" des crimes sexuels de DSK ou de Polanski ?

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