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Et Ahed Tamimi bouleversa l'iconographie de la lutte palestinienne

Pour avoir giflé des soldats israéliens, la jeune fille de 16 ans risque aujourd'hui la prison. En l'espace de quelques semaines, Ahed Tamimi, (très) jeune militante palestinienne est devenue une icône en Palestine, mais aussi un phénomène médiatique dont la figure blonde et juvénile attire la curiosité de la presse occidentale. Le fruit d'une stratégie de communication orchestrée de longue date par sa famille.

Derniers commentaires

L'eau ne manque pas en Cisjordanie, la preuve:

http://www.i24news.tv/fr/actu/israel/153202-170817-israel-le-succes-des-vacances-en-cisjordanie-ou-dans-le-desert

Extrait:Israël: le succès des vacances en Cisjordanie ou dans le désert

Israël offre aux vacanciers des endroits atypiques loin des plages de Tel-Aviv

En Israël, il est désormais possible de passer des vacances luxueuses à moindre coût.

Au cœur de la Cisjordanie, des maisons de vacances sont proposées aux touristes, des lieux de villégiature qui permettent aux estivants de se déconnecter de la réalité, et ce, à des tarifs défiant toute concurrence.
Piscine extérieure, jacuzzi, jardin et paysage à couper le souffle: les vacanciers ont à leur disposition des maisons entièrement équipées installées dans les implantations israéliennes au delà de la ligne verte avec vue sur les localités palestiniennes.


Noter le "avec vue sur les localités palestiniennes". Bien contrôlées car il ne faudrait pas que ces maudits palestiniens viennent ennuyer les touristes.
Autre extrait:" Les clients posent souvent la question de la sécurité, je ne veux pas blesser le public israélien mais je pense que c'est de l'ignorance. Statistiquement, on est plus en sécurité ici"

Ahed Tamini et les Palestiniens de Cisjordanie manquent d'eau mais elle coule à flots dans piscines et jacuzzi de ces lieux de villégiatures.
Un cas d'école, l'article du Monde de ce jour : La seconde Palestinienne qui avait frappé des soldats israéliens en Cisjordanie a été placée en liberté conditionnelle.
Où l'on apprend qu'Ahed et sa cousine Nour ont frappé des soldats israéliens, mais on ne sait pas pourquoi.
Extrait : Les deux soldats étaient dans la cour d’une maison pour empêcher des Palestiniens de jeter des pierres sur des Israéliens à proximité, selon l’acte d’accusation. La famille d’Ahed Tamimi affirme que l’incident avait eu lieu dans la cour de leur maison.
Les soldats, lourdement armés, apparaissent eux impassibles face à ce qui semble relever davantage de la provocation que de la volonté de faire mal. Puis ils s’éloignent dès l’arrivée de la mère d’Ahed. Ahed Tamimi apparaît comme la plus agressive des deux jeunes femmes dans la vidéo.

Voilà aujourd'hui ce qu'écrit un journal qui se veut "de référence", et qui n'a rien à craindre du dispositif anti fake news que nous promet notre maître bien-aimé.
- Article très médiocre et d'un parti-pris peu reluisant, pas à la hauteur des publications d'@si en tout cas;
- forum chiant, verbeux, imbittable, [merci "sans foie"] et ...désolé pour vous constant Gardener!
Big Boss Daniel doit être "en vacances" depuis un moment, en réalité, parce que ça commence à devenir inquiétant tout ça!
Merci infiniment à tous les asinautes pour leur contributions claires, précises et documentées sur le triste sort des Palestiniens et leur lutte pour l'eau, la terre, la dignité et la souveraineté.... et LA VIE!
Moi non plus je n'ai rien compris au discours confus de "sans foie" où voulez-vous en venir chère Madame? Expliquez-nous clairement car les agapes de fin d'année ont sans doute ramolli mon cerveau!
"où voyez-vous le début d'un débat dans l'affirmation d'une spoliation ? "
Et vous , où voyez-vous le début d'un débat dans la construction d'un mur, sous la menace militaire, dans un terrain que vous cultivez depuis votre enfance?


"Dans votre photographie, je ne vois pas les dessins de la répartition des eaux, mais des drapeaux."
Je n'ai pas voulu surcharger mon commentaire du nombre incalculable des références pertinentes.
Retenez, par exemple, pour le problème de l'eau, celle-ci (un peu datée mais toujours d'actualité):

Rapport Glavany*

Chapitre B, section1, paragraphes a)b)c)d) et encadré n°3 en ce qui concerne le problème israélo-palestinien.

*Rapport dirigé et présenté à l'Assemblée Nationale par Jean Glavany, alors député des Hautes Pyrénées
Les contingences dans lesquelles évoluent cette famille Tamimi sont d'un ordre qui me dépasse ; entre d'un côté un peuple qui n'est certainement pas paranoïaque au regard de son histoire et qui au contraire doit être tourmenté sur le comment protéger les siens et de l'autre un peuple écrasé par la tourmente qui lui souffle continuellement dessus.

J'ai lu un jour dans un roman policier, dont l'enquêteur était rabbin, que le peuple juif n'avait, du fait des exactions dont il avait été victime, aucune obligation à l'exemplarité et que le regard porté sur le mode d'administration en Israël pêchait par ce biais historique.

Alors, que les Nations Unis n'ait pas encore réussi à convaincre Israël de sa capacité à protéger les juifs de par le monde qui peut en être sincèrement surpris ? L'information selon laquelle des familles juives de France se sont déplacées suite à la montée des tensions est-elle exacte ?

L'exigence qu'Israël soit une démocratie douce et apaisée repose sur quel fondement ? Les conditions alentours sont celles de l'exercice non militarisé de la démocratie ? Israël doit-il démontrer par l'exemple qu'il a tort ou raison ? Khadafi en Libye ou Saddam Hussein en Irak, ce sont des morts et des exactions, mais sans eux, ce sont aussi des morts et des exactions. Il faut beaucoup remplir les ventres pour apaiser la démocratie je crois. Et encore comme ça, elle va faire la guerre ailleurs parfois.

Cette famille Tamimi peut peut-être dérouler un autre film ; il est dit qu'elle est à l'initiative d'une manifestation hebdomadaire contestant la captation d'eau au bénéfice d'une colonie. Si on ne priorise pas l'affirmation de soi dans l’espace politique et sa volonté d'accéder au pouvoir, et qu'au contraire, constatant qu'il est impossible de convaincre Israël de la douceur et paix que les peuples du monde entier sont désormais résolus à accorder aux peuples juifs, alors cette manifestation hebdomadaire devient la communication au soutien d'une demande de fonds nécessaire à diligenter un procès devant la cour de justice internationale relative à la question de la répartition de l'eau ; et notamment à recruter une équipe de juristes qui soient en aptitude de penser et de proposer un droit international de la répartition de l'eau, problématique susceptible d'intéresser le monde entier et, a priori condition non suffisante mais préalable à l'exercice de toute douceur et paix.

Au lieu de quoi la famille Tamimi quand elle pense communication, ce encore une fois que je me garderai d'apprécier car je n'y suis pas pour comprendre, pense communication par l'affirmation de la force ; cette jeune fille n'est pas bouleversante, elle est proprement ridicule. Brandir le poing face à un soldat, c'est ni plus ni moins que confirmer le soldat dans sa tenue ; si ce n'est toi, c'est donc ton frère. Encore une fois, quelque soit la couleur de ses boucles, dire je veux le pouvoir n'a jamais dit je l'exercerai dans l'intérêt de tous ; et de fait, elle se propose de l'exercer dans l'intérêt des Palestiniens. Le discours de son père, dans sa lettre sur les larmes de lutte, déplore la passivité des palestiniens qui ne souhaite plus se battre pour leur liberté politique sans autre forme de considération pour une attitude peut-être porteuse d'une autre positivité.


"Ma fille a juste 16 ans. Dans un autre monde, dans votre monde, sa vie serait complètement différente. Dans notre monde, Ahed est une représentante d’une nouvelle génération de notre peuple, de jeunes combattants pour la liberté. Cette génération doit mener sa lutte sur deux fronts. D’un côté, ils ont le devoir, bien sûr, de poursuivre le défi et le combat contre le colonialisme israélien dans lequel ils sont nés, jusqu’au jour de son effondrement. De l’autre, ils doivent affronter avec hardiesse la stagnation et la dégradation politiques qui se sont répandues parmi nous. Ils doivent devenir l’artère vivante qui fera revivre notre révolution, et qui la sortira de la mort entraînée par une culture croissante d’une passivité inhérente à des décennies d’inactivité politique."

Imaginez maintenant qu'en lieu et place du poing, elle vienne régulièrement proposer le thé aux soldats pour parler de la répartition de l'eau ?

Imaginez qu'inlassablement depuis les années qu'elle feint la colère devant les caméras, elle mette en scène la discussion et propose des dessins avec les cartes de l'eau dans la région, les cartes de la captation, les cartes des propositions alternatives ?

Imaginez que les palestiniens disent ok pas de liberté politique (au sens exercice du pouvoir), mais organisons le territoire de manière à prévoir un accès équitable à l'eau, à la terre, aux moyens de subsistance, aux cultures.

Comment peut-on sans cesse demander une liberté politique (au sens exercice du pouvoir) comme si avoir le verbe haut pouvait se pratiquer autrement que dans la violence par des ventres assoiffés ?

Tant que j'ai pensé que la lutte des palestiniens étaient non politique (pouvoir) mais juridique (conflits arbitrés sur la base d'un droit publié), et que la lutte avait pour principal objet de lutter contre les décisions arbitraires (arbitrées par l'homme et non le droit publié), j'avais aussi ce soutien lointain qui fait le propre de la limite à notre action individuelle.

Mais quand j'ai entendu qu'il se pourrait que 80 % de la ressource en eau était captée pour environ 20 % de la population, et que la réponse était un poing levé, alors j'ai su qu'en Palestine, comme beaucoup ailleurs, les combattants sont ceux de l'inversion du pouvoir et ma foi pas grand chose d'autre.

Et question exercice du pouvoir par les autres que dire aux juifs ?
Les meilleurs analystes d'@si , ses @sinautes . Merci à tous ci-dessus !
Puisqu'il est question aujourd'hui de Palestine, j'en profite :

L’adolescente Ahed Tamimi pourrait devoir affronter des années dans une prison israélienne.
Extraits :
(...) Ahed est devenue le centre de l’attention et de la solidarité internationales (...)
Cependant, la solidarité a été sélective. « Il y a eu un curieux manque de soutien de la part des associations féministes occidentales, des défenseurs des droits de l’Homme et des responsables publics qui se présentent par ailleurs comme pourvoyeurs des droits de l’Homme et champions de l’émancipation des filles », fait observer Shenila Khoja-Moolji, chercheuse spécialiste du genre, dans un commentaire pour AlJazeera.
(...)
Comme la gagnante du prix Nobel militante de l’éducation Malala Yousafzai, Ahed a une longue histoire de lutte contre l’injustice, note Khoja-Moolji, mais, à la différence de Malala, Ahed attend encore de recevoir des invitations à rencontrer les dirigeants mondiaux, dont Barack Obama, ou à s’adresser aux Nations Unies.


La rebelle et les faux questionnements: hommage à Ahed Tamimi .
Extrait : Ahed Tamimi, 16 ans, a des ennemis plus sournois que les magistrats et les soldats israéliens : les journalistes.

L’histoire de l’année de +972 : le procès de Dareen Tatour
Extrait :
L'histoire de Dareen Tatour est un signe, un symbole et un symptôme des tendances autoritaires qui montent en Israël et partout dans le monde. Son histoire est l’histoire d’une technologie potentiellement libératrice et émancipatrice qui est détournée par les autorités de l’État afin d’opprimer et réprimer. La sienne, malheureusement, est l’histoire de 2017.

Et pour finir (ce soir!) : Israël/Palestine : Le danger de la neutralité, par Anna Baltzer. Une vidéo remarquable d’Anna Baltzer (coordinatrice de la US Campaign for Palestinan Rights aux USA) sur les dangers de la neutralité (sous-titré en français)
Tiens, un article de fond sur le sujet (malheureusement en anglais) : Prosecuting Ahed Tamimi shows the depth of Israeli paranoia, qui se termine par Tamimi is a hero, as her supporters on social media say. Her father is right to be proud of her. But she is also, to underline again, a sixteen year old girl, who is being tried by a military court and faces imprisonment. And if you go by the media, almost the entire nation of Israel thinks that she has victimised them..
Qu'on pourrait traduire par Ahed Tamimi est une icône, comme disent ses soutiens sur les réseaux sociaux. Son père a raison d'être fier d'elle. Mais elle est aussi, il faut le souligner de nouveau, une fille de seize ans, qui est jugée par un tribunal militaire et qui est confrontée à la prison. Et pourtant, selon les médias, la quasi totalité des Israéliens pense que c'est elle qui s'acharne contre eux.
" Et de fait, les rares femmes palestiniennes à avoir connu une forte notoriété en dehors du Proche-Orient ont longtemps été des militantes et combattantes, des femmes en armes, voilées, qui détournaient des avions".
Pour évoquer ces rares femmes, Manuel Vicuña est allé rechercher une photo de la plus connue d'entre elles, Leila Khaled, photo sur laquelle on peu constater qu'elle est effectivement brune puisqu' on voit abondamment ses cheveux. On peut d'ailleurs en déduire qu'elle ne porte pas un voile religieux et en effet il s'agit du keffieh" qui était déjà le symbole des combattants palestiniens et qu'elle arbore encore aujourd'hui
Pour savoir ce qu'elle pense du voile, on peut se référer à sa réponse à une interview récente ;

« Ce n’est pas notre problème pour l’instant », dit-elle. « C’est le, problème là-bas et c’est même un problème que nous rencontrons ici aussi ? Le Hamas tente d’islamiser la société et, bien sûr, bien des femmes, parce qu’elles sont sous leur contrôle, portent aujourd’hui le hijab, alors que ce n’était pas le cas avant. Je suis allée là-bas et je leur ai demandé ‘pourquoi elles acceptaient cela’. »
Ils se croient vraiment tout permis ces Palestiniens : ils font même de la communication maintenant, tu te rends compte ? Mais enfin pourquoi ils se laissent pas écraser en silence avec humilité, comme toute bonne victime qui se respecte ? Non mais ils vont finir par demander de la justice, tu vas voir !
Franchement, il est moyen cet article. D'habitude je préfère lire ASI que Paris Match, mais là, c'est le contraire. L'article de Paris Match est plus clair, plus informateur, bien illustré et plus équilibré -> Ahed Tamimi, le visage juvénile de la résistance palestinienne
[quote=La rédaction]L'adolescente blonde et au look occidental

J'aime bien la description (très politiquement correcte) de cette jeune fille dans votre titre
Bien sûr, si , au lieu de "au look occidental" vous aviez dit "ne ressemblant pas à une arabe" (je crois que c'est la traduction en langage clair), vous auriez choqué.
Mais là, non. Ça passe bien. Vraiment impeccable ! Les caractères ethniques, on peut en parler mais faut vraiment faire gaffe au choix des mots.
Comment ça elle risque la prison ? Où croyez-vous qu'elle est en ce moment... à l’hôtel ?
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A noter qu'en 2015 le JT de France 2, à l'époque présenté par David Pujadas, lui avait consacré un "reportage" reprenant intégralement et sans recul la propagande israélienne. Il en ressortait en gros que les Palestiniens se servaient des enfants comme boucliers humains et comme outils de propagande contre la valeureuse armée israélienne.
http://mcpalestine.canalblog.com/archives/2017/12/27/35991651.html
"Ce jour-là, avec sa cousine qui filme la scène, la jeune Ahed Tamimi provoque deux soldats de Tsahal qui cherchaient à s’introduire dans la cour de leur maison."

"Le père de la jeune fille, Bassem Tamimi expliquera plus tard que la vidéo a été tournée juste après que les soldats ont lancé du gaz lacrymogène dans leur maison."

Qui provoque qui ?

Toutes les armes sont bonnes à prendre pour lutter contre un occupant. Celle-ci ne tue pas !
Heureuse ville de Landerneau qui n'a jamais été choisie des d ieux
Jamais l'on n'a dit de cette bourgade Bretonne qu'elle est la capitale de N religions
Jamais aucune peuplade n'a traversé les terres et les mers pour y fonder son Temple
Jamais aucune ne l'a décrété sienne, jamais d'autres ne l'ont décrété leur
Jamais de tels incidents ne feront du bruit dans Landerneau

Les médias sociaux bruissent de toutes parts et reprennent en cœur le visage bouclé aux cheveux d'ange
mais avec le temps le visage perd de son innocence et devient moins photogénique
et la presse occidentale oubliera l'icône dorée

et l'on n'oubliera le vieil homme las d'être bafoué aux portes de ce qui n'est plus sa maison
et l'on n'oubliera jusqu'à l'idée d'une Jérusalem céleste
et la parole "L'Shana Haba'ah B'Yerushalayim" "l'année prochaine à Jérusalem" n'aura plus de sens car pourquoi remettre à demain ce que l'on a pu accaparé aujourd'hui
Le flambeau de l'espoir impossible sera en d'autres têtes
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