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Espionnage : "si on peut le prendre, on le prend"

Dans cette nouvelle chronique, Georges Marion revient sur l'affaire Snowden. Résultat : il se découvre une passion pour une charmante espionne russe, s'acoquine avec un ancien agent de la DGSE devenu blogueur et trouve que finalement les écoutes généralisées sont tout à fait normales. Malade Marion ? En fait, c'est un peu plus compliqué. Récit.

Derniers commentaires

Si j'en crois ce qu'écrit cet Abou Djaffar, il ne s'est rien passé et les journalistes font, comme à leur habitude, beaucoup de bruit pour rien. Pour un peu, il nous expliquerait que les services secrets n'ont rien de secret.

Quand bien même ce serait vrai, c'est quand même une nouveauté. Et c'est peut-être cette nouveauté que Snowden nous révèle, tout simplement. Avec la quasi-généralisation de l'accès à internet et à la téléphonie mobile, il n'y a plus rien à espionner, ou alors une telle masse de données qu'un traitement humain est impossible et qu'un traitement automatique n'en sortira rien qui vaille (soit une "information moyenne", soit des informations saillantes mais sans aucun intérêt stratégique...)

Voilà ce que nous dit Snowden : j'arrête ce métier qui est devenu débile. Je fais ce qu'on aurait qualifié en 1914 de "haute trahison", et les foules m'acclament !

Abou Djaffar n'est malheureusement pas calibré pour comprendre que ceci soit un évènement. S'il a quitté ce métier, c'était sans comprendre pourquoi il l'ennuyait ou peut-être comme le dit Jojocanard, par pur et bête appât du gain.

La différence entre Snowden et "Abou Djaffar", ce n'est pas seulement la morale. C'est aussi le panache (mais ceci est sans doute la conséquence de cela).
Avec cette histoire Snowden, il y a un truc hallucinant: On ne parle que des écoutes....

Snowden, sur son compte Twitter, balance des énormités, des bombes en puissance, et personne ne les dément!!
Encore aujourd'hui, la ce matin :
" I'll be releasing more secret-government documents on chemtrails, coming soon!"
et
"@ForbiddenTV offers the latest on the harms of chemtrails and global depopulation schemes. http://www.forbiddenknowledgetv.com/videos/chemtrails/geoengineering-the-most-important-topic-of-our-time.html …"

Et aussi " I have offered exclusive access to how NSA government murderers do their dirty work with HAARP. http://www.chronicle.su/news/snowden-reveals-haarps-global-assassination-agenda/ … "

Sans parler des extraterrestres hier...

HO les gars on se réveille la!! Soit ce type est fou, mythomane complet, ce que je crois, soit ? Ca vaut quand meme la peine de se poser des questions non????
cet article est de l’enfumage : non ce qui est révélé n’a rien de banal et va bien au delà de l’espionnage ordinaire et tout le monde n’est pas égal à tout le monde :
l’interception systématique de données à ce niveau exige des moyens énormes que ce soit pour les écoutes ou pour le traitement.
Pour la nature des sujets d’écoute, il est clair que le terrorisme n’est qu’un prétexte fumeux. L’objet principal est bien sûr l’espionnage économique et commercial.

Au nom de quoi devrions nous accepter que sur notre sol des écoutes soient pratiquées envers des citoyens parfaitement innocents, et cela sans la moindre procédure judiciaire.
Des poursuites devraient être engagées avec mandat d’arrêt international, contre tous les auteurs identifiés de cet acte de délinquance , et en premier lieu le Directeur de la Nsa et les dirigeants des sociétés impliquées (Google, Facebook…)

Quand aux dires du dénommé Abou Djaffar , c’est effarant et méprisable
« la justice, ajoute-t-il, "y est sourcilleuse, voire ombrageuse, et la question des droits individuels y est bien plus sensible que dans la France jacobine". cf Guantanamo , cf la torture cf le traitement réservé à Bradley Manning qui a révélé quelques uns des crimes américains en Irak.

"Accorder l’asile à Snowden serait considéré par les Américains comme un acte de guerre",
ce Monsieur travaille pour qui avec cette minable intimidation ?
Ce triste personnage ne semble pas comprendre qu’il décrit les USA comme le vrai empire du mal (pour reprendre un dire de Reagan).
Fort heureusement , les crocs du fauve sont assez limés après les dernières expéditions en Afghanistan et en Irak et il suffit d’un peu de courage pour que cet état voyou (les Usa) se calme .
un peu de courage comme Chirac en 2003 au moment de l’Irak
Il s’agirait de ne pas renverser les rôles : Snowden nous a apporté des informations vitales : à ce titre, notre intérêt est de le protéger , en dépit des gesticulations américaines.

tout cela n’a qu’un objet : banaliser la veulerie de Hollande.
Face une entreprise totalitaire , au sens premier du terme , impliquant les peuples dans leur ensemble, il convient au contraire d’écarter tout comportement minichois et de résister à ce qui est la négation de libertés essentielles.
« Vous arrivez, tempêtant contre le scandale-des-écoutes et vous en sortez en constatant que c’est la chose la plus normale du monde. »

Normale ? non. Courante, généralisée, mais jamais normale.

Merci pour votre très bonne chronique.
De l'art de brasser de l'air pour faire de l'esbroufe et ne pas dire grand chose...
Le problème n'est pas que l'espionnage entre Etats existe, bien qu'il ait été utile de rappeler son existence face à certaines réactions hypocrites. Le problème est ce qu'il en est de la protection de la vie privé des citoyens face à la surveillance généralisée qui s'abat sur eux de tous côté. Les services de renseignement sont censés donner l'apparence d'avoir des garde fous pour éviter les abus, mais à l'heure d'internet et des programmes d'échanges d'information entre services de renseignement étrangers cela ne veut rien dire. La protection de la vie privée des gens devient un enjeu global face auquel les minuscules protections dont bénéficient les citoyens au niveau national ne valent pas tripette. Voilà le véritable en jeu de l'affaire Snowden.
"un acte de guerre"...?
ben voyons;toujours aussi modestes ces US..
Ce Abou Djaffar a vraiment le profil de la fouine opportuniste. On bosse à la DGSE pour "voir l'envers du décor" mais surtout pour apprendre les ficelles et les secrets de l'espionnage et ensuite s'en aller dans le privé pour se vendre au plus offrant. Avec bien sûr un blog au titre provocateur pour se faire de la pub de bas étage. Typiquement le genre de cynique qu'on trouve en espion privé.

Je ne doute pas que, pour lui, espionner soit tout à fait normal. On trouve toujours que ce qui nous rapporte de l'argent est "normal", c'est un principe de base. Et quoi de plus normal aussi qu'il n'ai aucune compassion pour un homme qui dénonce les manœuvres des magouilleurs de son espèce ?
PRISM et Snowden font beaucoup parler sur l'espionage et le contrôle des populations, mais...
L'important n'est pas l'espionnage des citoyens - de tout temps tous les gouvernements humains ont cherché à avoir une longueur d'avance sur ce qui se passe, au nom de la paix sociale.
L'important, sur lequel on ne parle pas beaucoup, c'est le droit que ce sont donné les USA d'intervenir partout et de toute les façons, au mépris de la souveraineté des Etats de la planète.
C'est là qu'est le scandale qui provoque l'émoi.
Et c'est ça la patate chaude dont ne savent que faire les Etats dit "Occidentaux" puisque que c'est un Casus Belli de premier ordre...
On est mal et on n'a pas fini d'en chier, parce que ce genre de chose ne reste jamais sans conséquences.
Point de vue très intéressant, en effet c'est la vocation des services secrets de n'importe quel pays d'espionner. Mais en conclure que ces révélations n'apportent rien de neuf me semble une erreur : ce que Snowden nous apprend (et peut-être le Monde pour le système français mais on manque de détails), c'est :

1) le caractère totalement exhaustif des captations et du stockage de celles-ci. C'est une nouveauté permise par les nouvelles technologies, qui n'état pas envisageable il y a 20 ou 30 ans. Cela signifie qu'à l'heure actuelle quiconque a accès à une telle base de données, dispose potentiellement de moyens de pression sur n'importe quel individu fiché. Les limitations à cet accès étant bien sûr totalement opaques pour la population, on n'a aucun moyen de savoir à l'heure actuelle si elles sont contraignantes ou même si elles sont efficaces. Par exemple on est en droit de s'interroger sur la possibilité d'un "Snowden mal intentionné" ayant ce type d'accès et qui en tirerait un profit personnel.

2) la collaboration apparemment massive d'entreprises privées (dont la plupart prétendent respecter certaines règles d'accès aux données privées et sont donc coupables de tromperie de leurs utilisateurs, mais c'est presque un détail). Sans parler des éventuels avantages secrets dont elles pourraient bénéficier en échange (impôts, accès à d'autres types de données, etc.), qui posent question quant à leur compatibilité avec le bien public, on est là encore face à une nouveauté inquiétante : l'alliance des forces publiques et privées les plus puissantes du pays le plus puissant du monde... Même en admettant que c'est pour le bien de la population, l'existence d'un tel pouvoir totalement incontrôlable est un évident danger démocratique qui n'existait pas non plus auparavant.

Peut-être que les professionels savaient tout cela, mais pas la population. Le cumul des deux points précédents offre un outil qui est un vrai rêve de dictateur; la Stasi à côté c'était un club de détectives amateurs de niveau maternelle. L'un des fondements de la démocratie est d'offrir structurellement à ses citoyens une protection face au pouvoir de l'Etat, à travers un partage des pouvoirs et différentes formes de contre-pouvoirs. Les services secrets sont certainement utiles et nécessaires, mais si leur pouvoir est tellement démesuré qu'ils peuvent faire pression sur n'importe qui (un juge, un député, un journaliste, etc.) quasiment d'un simple clic par un seul individu, ce fragile équilibre démocratique est brisé.
//Dans sa bouche, l’adverbe n’est pas de pure forme puisque si les défauts des États-Unis sont nombreux à ses yeux, la justice, ajoute-t-il, "y est sourcilleuse, voire ombrageuse, et la question des droits individuels y est bien plus sensible que dans la France jacobine".//
salut. Moi je suis démocrate, je croise les jambes. Mes principes se résument à: "une démocratie doit être diabolique pour défendre ses intérêts". Souriez, mon drone vous prend en photo.
Super article!!!!
A ce sujet, nos media mainstream m'ont l'air totalement "absent" sur l'affaire Snowden... Une ch'tite brève éventuellement et puis s'en va.
Certes je n'écoute que les JT de F.Inter tôt le matin depuis qqs jours mais c'est on ne peut plus mainstream...
Mais tout de même, là où il y a silence médiatique, il y a "un loup". Si les Amerlocains font tout pour rapatrier Snowden au pays et s'il fait peur aux pays mêmes provocateurs... il y a gros loup nan ?
Quand il sera mort, ce sera trop tard... on n'aura jamais rien su de la vérité... Comme d'habe.
Bon, c'est clair, tout le monde espionne tout le monde. Cela est sans doute aussi vieux que le monde. Maintenant, l'étape suivante est de comprendre comment "ça" fonctionne, car l'informatique en réseau bouleverse tout de même la donne. Le pekin moyen n'a sans doute pas vraiment idée de la manière dont il est traqué. Mauvaise nouvelle: il va falloir de mettre aux maths et à l'algorithmie. Pour avoir une toute petite idée.
Il me semble que l'important dans les documents de Snowden, c'est qu'ils révèlent que les américains ont plus d'informations sur les citoyens européens que les européens. Et cela peut changer si l'opinion publique en prend conscience et n'utilise plus les services américains propriétaires mais les outils internationaux et open-source.

Les possibilités de l'informatique ouvrent des portes d'industrialisation de l'espionnage si grande, que le fait que chaque pays s'espionne n'est peut-être qu'un pan anecdotique de l'histoire. Et il est dangereux de cacher le vrai problème de la vie privée derrière de l'espionnage entre états ou de la lutte anti-terroriste. Les terroristes savent chiffrés leur e-mail eux.
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