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EgyptAir : "Le Soir" vire une journaliste, et enflamme Facebook

Halte au sensationnalisme. Sur son compte Facebook, dans un message partagé plusieurs milliers de fois, la correspondante au Caire du journal Le Soir a poussé un violent coup de gueule pour dénoncer les méthodes de sa rédaction qui, la veille, lui avait demandé de couvrir la disparition de l'avion Egyptair en axant sur la tristesse des familles et le manque de sécurité de la compagnie aérienne égyptienne. La journaliste a ensuite été virée, par mail, faute de ne pas l'avoir fait. Que s'est-il vraiment passé ? @si a mené l'enquête, entre Le Caire et Bruxelles.

Derniers commentaires

Je tente le coup ? J'écris de mon lit, sur smartphone, je sais juste qu'un gros navion en direction d'Égypte s'est crashé et je vais tenter de faire au moins autant que l'article de France soir (et je ne peux pas m'empêcher de penser au sketch de Coluche sur le journalisme).
Un avion en direction d'Égypte s'est crashé récemment en méditerrané.
Quelques citations de l'article d'Arrêt sur images, qui n'apportent pas grand-chose de plus :

"Je ne pense pas que Le Soir tire le journalisme vers le bas et fasse dans le sensationnalisme. Et pour vous faire une idée, je vous invite à lire le numéro de ce matin", explique encore le rédacteur en chef Christophe Berti à francetv info. http://www.francetvinfo.fr/monde/europe/disparition-du-vol-ms804-d-egyptair/egyptair-la-correspondante-du-soir-refuse-d-ecrire-un-article-de-sensation-elle-est-remerciee_1460011.html

« Si tu savais le nombre de sujets qu’on propose sur le massacre des droits de l’Homme en Egypte, les disparitions forcées, la torture, et pour lesquels on reçoit un refus. Parce que ‘on en a trop parlé’ ou ‘le bureau peut le faire’ » déclare-t-elle en réponse à un commentaire sous son post Facebook. http://tvmag.lefigaro.fr/programme-tv/egyptair-une-journaliste-viree-pour-avoir-refuse-de-faire-un-article-de-sensation-_f3516184-1f32-11e6-8641-16aab160f32f/

Sur Twitter, le quotidien a fini par proposer aux détracteurs de juger par eux-mêmes le traitement de cet événement en lisant l’article écrit sur le sujet. http://www.tdg.ch/monde/Une-journaliste-viree-enflamme-Facebook/story/26273061 http://www.20min.ch/ro/news/monde/story/Elle-refuse-de-parler-de-la-peine-des-familles--vir-e-24366400 (nxp)

Et le rédacteur en chef Christophe Berti ainsi que le président de la société des journalistes Bernard Padoan de conclure en appelant les lecteurs à juger du traitement de cette actualité en lisant leur journal. http://www.lexpress.fr/actualite/medias/egyptair-la-correspondante-du-soir-viree-le-journal-s-explique_1794319.html
Les buzz sur facebook , c'est de la non information. La vraie information on la trouve en regardant ce qui ne buzze pas.
En fait, qui enflamme Facebook ? Le Soir par lui-même, la journaliste par sa communication, Le Soir en tant que sujet de la communication de la journaliste ?
Le titre du papier aurait-il pu être : "Une journaliste enflamme Facebook après s'être fait virée" ?
L'article final du Soir est inintéressant . À quoi servent les témoignages de gens qui ne savent rien, de familles éplorées ? Il y avait plein d'autres sujets dignes d'être traités sur la planète ce jour là, le journal aurait pu remplacer l'article prévu par un autre.

Les journalistes ont l'air contents de retwitter cet article et de remettre cette journaliste à sa juste place d'après eux. C'est sûr, ça évite de se poser la question de l'intérêt de 80% de ce qui s'écrit dans les journaux.
L'échange de mails est banal, routinier. Pourtant remplir 1/4 de page avec du vide mais qui rapporte des pepettes plutôt que de le consacrer à un sujet important mais moins #breaking c'est un choix qui n'est jamais anodin.
C'est super cool de retweeter des messages qui parlent de son article.
Donc @si le fait... Cool tout ça...

Enfin c'est tout de même moins cool quand ça ne dérange pas @si de retweeter un message d'un journaliste du Monde qui dit en substance que "donc on lui demandait la base, en fait elle avait juste la flemme"

Si c'est le rôle et l'analyse d'@si de prendre partie dans une relation hiérarchique..
Et à partir de mails depuis Paris de donner les bons points et les mauvais points à une correspondante locale..

Bref, quelle mauvaise idée ces retweets..
Ou peut être la ligne éditoriale devient elle... "On a la vérité coco et ça nous fait oublier toute modestie ou prudence"
Quand elle était plutôt auparavant "tout n'est pas forcément si simple qu'il ne peut paraître, ayez en notre compagnie une distance critique y compris sur nos propres travaux"

À lire
- les textes sans une once de prudence sur Allen l'autre fois (et sans rappel que expert et juges s'étaient rangés en faveur de ce dernier et sans analyse critique des eventuelles motivations des Farrow)
- Daniel qui claironne sa fierté sur les cités incas (c'est bien mais il faut savoir raison garder... on est jamais loin à trop de fierté à ne pas raison garder)
- les conclusions definitives que semblent faire ces retweets quand @si ne devrait se contenter comme le fait très bien l'article d'apporter des éléments factuels. (Dommage donc ces retweets)

je crains qu'elle ait effectivement changé cette ligne éditoriale..

Si c'est le cas ça m'attriste..
"il a interrogé deux-trois familles, le ministre du transport et ça donne un article propre, bien fait, que tous les correspondants du Caire ont fait hier".

Certes, y compris dans les journaux gratuits et les sites internet noyés sous la pub. Et ces gens là se demandent encore pourquoi plus personnes ne paie pour lire leurs torchons ?
c'est le risque de compter sur quelqu'un qui ne serait pas "opérationnel". Si le rédac'chef avait sût qu'elle ne répondrait pas à sa demande il aurait contacté quelqu'un qui sait faire pleurer dans les chaumières plus tôt pour avoir le papier rapidement.
Le problème est qu'il aurait dû lui dire : "c'est toi qui es sur place, à toi de voir ce que tu peux faire avec ce que tu as, pas la peine de parler pour ne rien dire ou de faire des suppositions à la con"... Et pour le factuel, si c'est pour refaire les dépêches d'agence ils peuvent le faire de Belgique (ce qu'ils ont dû faire).
Un éclairage sur la fonction de "correspondant(e)" serait le bienvenu (type de contrat, statut, obligations, exclusivité, etc...).
Aucun contrat... Journaliste indépendante.
Du coup, c'est le "Nous ne pouvons pas prendre de risque" qui m'interpelle... C'est quoi ce risque ?
De ne pas avoir d'article larmoyant a imprimer dans leur journal, on a plus de coeur pour les migrants vivant, juste pour les morts.
Le risque de ne rien produire quantitativement parlant, sur un sujet dont tous les concurrents ont ou vont parler.

La position du journal se défend, à la base. Cependant, lorsque je vois le titre de l'article finalement publié ainsi que son contenu, j'ai plutôt envie de défendre la journaliste... On lui demande d'être romancière, en fait. Il s'agit d'un gros malentendu sur le profil de poste, finalement...
Les lecteurs (donc nous) réclament de la bouillie pour les chats, et il faut suffisamment de bouillie pour faire un journal tous les matins, c'est le point de vue du rédac-chef.

La journaliste n'aime pas faire de la bouillie pour les chats, du "vous vous rendez compte..." avec anecdote pathos et "ça pourrait nous arriver".

C'est comme travailler dans un abattoir, on peut en vivre mais un jour ou l'autre on craque, le rédac-chef n'est peut-être pas trop fier non plus mais il n'a pas encore l^éché son boulot, et si la journaliste vaut sûrement mieux que ce mail de remerciement, c'est en faisant mieux la prochaine fois qu'elle démontrera ce qu'elle sait faire, là on peut juste dire qu'elle a refusé de poursuivre une voie où elle s'était mal engagée.

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