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Effondrement : "dans le film d'apocalypse, il y a une dimension ludique"

Par explosion atomique, par catastrophe naturelle, du fait de la surconsommation, de l'épuisement des ressources, du fait de technologies non ou mal maîtrisées... le thème de l'effondrement, de la fin du monde, de l'apocalypse, est l'un des plus explorés au cinéma. Que nous disent tous ces films de l'époque et de la société qui les ont produits ? C'est le thème de ce deuxième numéro de notre série d'été, avec Rafik Djoumi, rédacteur en chef de l'hebdo "Bits" sur Arte Creative (et ancien chroniqueur sur Arrêt sur images) ; Blaise Mao, rédacteur en chef du magazine de prospective Usbek et Rica ; Jean-Noël Lafargue, auteur de "Les fins du monde de l'Antiquité à nos jours" (2012, François Bourin) ; et Serge Goriely, co-auteur de "L'imaginaire de l'Apocalypse au cinéma" (2012, L'Harmattan)

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Je trouve bizarre d'évoquer tous ces films en parlant si peu du thème de la survie, et de la vision de l'humanité qui l'accompagne, qui est certainement où réside leur message le plus politique de ces films (et le plus en rapport avec l'effondrement (...)

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Allons ! N'en dégoutez pas les autres. L'atmosphère était certes un peu compassée, mais pour les asinautes qui aiment - aussi - le cinéma, ça a donné envie de revoir plein de films, d'en rappeler d'autres à la mémoire, et d'approfondir certaines perc(...)

Derniers commentaires

Emission de rattrapage pour moi qui l'avait manqué cet été et je me rends compte que celui qui me manque c'est Rafik dans ASI, une émission de temps en temps avec Rafik sur le cinema, ce serait bien non ? 

Personne n'a parlé de "La Belle Verte" Un film français en plus. https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Belle_Verte

Bonjour,

Je ne fais pas du tout (mais alors vraiment pas du tout) la même lecture que Rafik de la scène avec le président Jefferson dans La guerre des Mondes de Spielberg. Cette scène est un moment charnière du film, elle introduit sa dernière partie, celle où l’invasion échoue. Tel l’empire britannique repoussé par les américains, l’invasion, symbolisée par la plante alien rouge qui grimpait sur la statue, l’envahissant, meurt. Ce n’est pas l’idée de l’Amérique et de son innocence qui meurt ici mais au contraire l’Amérique qui vient à bout de l’envahisseur et retrouve son indépendance. Le raccord sur la statue de Jefferson après le « it's dying » veut dire que Jefferson triomphe de nouveau. L'image est très claire : l'ennemi par en poussière et la statue reste dressée. Un coup de karcher et il n'y paraître plus.

il manque Mad Max comme très bon film sur l'apocalypse… ;)

Lu dans Télérama, sous le titre Pollueurs tueurs :

Cette fois, "la maison brûle" pour de bon. Ces derniers jours, la Grèce en l'occurrence. Et quand elle ne brûle pas, des régions jusque là présevées comme la Scandinavie connaissent des pics de chaleur jamais vus. On ne veut pas réduire notre consommation de carbone ?

Très bonne emission mais je retiens que 2 personnes sur le mème plateau on aimé the Postman et c'est encore mois fréquent d'une éclipse totale de lune

Excellente émission, super invités… Vive l'été :)

Pour information, je tiens quelques listes d'œuvres (post-)apocalyptiques ici :
- films
- littérature
- bande dessinée 
- médias divers (jeu, clip...)
N'hésitez pas à me signaler des manques et des oublis !


super moment 

Je trouve bizarre d'évoquer tous ces films en parlant si peu du thème de la survie, et de la vision de l'humanité qui l'accompagne, qui est certainement où réside leur message le plus politique de ces films (et le plus en rapport avec l'effondrement aussi).


C'est une amie qui a beaucoup bossé dans l'humanitaire (à Goma et Haiti entre autres) qui me l'a fait remarquer en parlant des films de zombie, ou de la série Walking Dead, je ne sais plus (mais ça s'applique à une grande majorité des films de genre apocalyptiques) : tous ces films voient les survivants se rassembler, dès la disparition des autorités, en tout petit groupes (cellule familiale, amis, ou groupe aléatoire formé par les circonstances mais qui ensuite reste soudé), qui très rapidement se voient comme rivaux d'autres groupes, et entrent en conflit même si les ressources sont abondantes (c'est d'ailleurs presque toujours un conflit entre survivants plutôt qu'avec les zombis qui cause la chute finale dans le genre zombi, les zombis étant juste là pour que le conflit leur ouvre la brèche).  


Et de ce qu'elle me disait c'est une vision non seulement extrêmement noire mais aux antipodes de ce qui se voit généralement quand les gens sont livrés à eux mêmes après un désastre (ou entre civils de même faction lors de guerres civiles, etc), situations où au contraire ils montrent énormément de solidarité et une grande confiance même envers des inconnus, forment rapidement des groupes importants, etc..  Il y a par rapport à ce que l'absence de police pourrait laisser craindre, extrêmement peu d'agressions entre survivants et de vols,  et s'il y a des pillages ils sont souvent pour distribuer à un groupe large ce qui est récupéré. Ce n'est qu'après des semaines quand un ersatz de société se reconstitue que des mafias/gangs se forment en son sein et que des comportements prédateurs entre survivants se multiplient (mais plus sous forme d'exploitation au sein des larges communautés qui se sont reformées que de batailles entre petits groupes). 


Complètement à l'opposé du blockbuster de survie typique où quelques jours après "the event" des groupes de 4 ou 5 survivants si terrorisés les uns par les autres qu'ils ne parviennent pas à communiquer s'entretuent pour un bidon d'essence ou deux canettes de soda (et alors que les ressources doivent abonder suite à la mort de 90% de la population).


En résumé il y a bien un message politique/sur l'espèce humaine, assez énorme dans ce genre, qui est que l'homme n'attend que la disparition de l'autorité (et quelque autre prétexte comme un désastre) pour sombrer en barbarie. Et souvent en deuxième couche qu'une fois dans ce contexte de barbarie il faudra savoir être le plus barbare pour survivre (ou au moins renoncer à son humanité chaque fois que c'est nécessaire pour garantir la survie de son groupe, le thème autour de laquelle tourne la série The Walking Dead entre autres).


(Après ça peut aussi venir du fait que ce cinéma vient d'Hollywood, et des paranoïas internes à la société américaine, ces histoires de survivants renfermés sur de petites cellules et qui en viennent vite à se tirer dessus peuvent venir de la paranoïa interne à cette société armée, voire de la terreur qu'inspirent aux libéraux californiens les populations des régions plus primitives de leur pays. D'ailleurs à l'origine du genre zombi il y a La Nuit des Morts-Vivants où le groupe humain tuant le héros est constitué de rednecks caricaturaux. )


Si le zombi est sans doute le genre le plus emblématique pour ça (la transformation en zombi symbolisant elle même ce retour à la barbarie), la peur de la disparition de l'autorité, l'idée que l’effondrement transformera l'homme en animal en deux temps trois mouvement, est très présente dans d'autres films apocalyptiques, de La guerre des mondes 1er du nom, où c'est l'anarchie d'une foule paniquée et violente qui fait échouer les recherches du héros (on lui vole son camion détruisant ses échantillons de tissus extra-terrestre), au tout récent How it ends.


Pour trouver une description des situations de survie et conflits qui en découlent correspondant plus à ce que m'en disait mon amie, il faut aller chercher une exception du genre comme Blindness, de Fernando Mereiles, où on voit à la fois cette forte solidarité entre inconnus (ici des aveugles enfermés ensemble suite à une épidémie), et dans un deuxième temps, un groupe s'organiser au sein de cette société d'aveugles pour exploiter les autres.


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Ensuite il y a une autre catégorie de survie. Ce qu'on pourrait appeler la survie confisquée, où une classe supérieure ou une frange de celle ci (militaires, gouvernements, riches) s'organise dès avant la catastrophe (voire décide de la provoquer) pour survivre sans laisser de chance aux autres.


On pourrait presque classer le premier type de survie comme survie de droite (pour le coté nous ne serions plus rien sans autorité, et compétition de tous contre tous une fois revenus à la barbarie) et celui ci comme survie de gauche (pour le coté malignité des classes dominantes), si c'est évidemment un peu abusif (surtout vu les autres messages de films comme ceux de Romero se classant dans la 1ère catégorie).


Dr.Folamour, est sans doute le film le plus explicite de cette catégorie, mais on pourrait aussi y classer des films comme 2012 (les riches et gouvernements savent pour "the event", et complotent pour tout nous cacher et s'en sortir seuls), et pas mal d'autres dont je me souviens vaguement mais n'ai plus les titres en tête, plusieurs de films d'épidémie entre autres où il y a un complot pour cacher qu'elle provient d'une arme bactériologique, et parfois un groupe en ayant le vaccin.

  

Cette idée est aussi dans beaucoup de films finalement-non-apocalyptiques, où le plan de grands méchants super-riches ou organisations élitistes devrait la déclencher mais est contré (un James Bond comme Moonraker par exemple). Ou encore à certains films d'invasion (par exemple le très emblématique Invasion Los Angeles de Carpenter, où la classe supérieure qui nous cache tout s'avère composée d'extra-terrestres et de collaborateurs - mais je m'écarte carrément du sujet y'a pas vraiment d'apocalypse ni même de menace dans celui là, à moins de compter l'ultra-libéralisme comme telle). 

Et tant que j'y suis à m'écarter du sujet l'idée du riche/puissant cherchant égoïstement à se donner toutes les chances face à un désastre (qu'il a parfois provoqué) est aussi à une échelle plus individuelle dans beaucoup de films catastrophes non apocalyptiques, voir le méchant de Titanic par exemple, ou celui (réussissant moins bien) de la Tour Infernale.


Une intéressante demi-exception dans cette catégorie est Deep Impact, où le gouvernement sait avant le peuple et lui cache tout au départ, mais réellement pour mieux se préparer et finit par révéler qu'un météore fonce sur la terre et ensuite agir le mieux possible dans ce qui semble être l'intérêt du plus grand nombre (mais tout de même en se garantissant des places parmi les survivants, faut pas déconner). C'est aussi un film assez particulier dans ce qu'il ne valorise pas tant la survie que le sacrifice (l'héroïne choisit de laisser sa place à une autre dans l'hélicoptère qui peut la sauver d'un tsunami, le désastre complet est évité par le sacrifice d'astronautes pour atomiser le météore..), ce qui est assez rare pour être mentionné.


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Hors les quelques exceptions n'entrant pas dans cette thématique de la survie (souvent des films non hollywoodiens), il y avant tout dans les films apocalyptiques une crainte de soi même, quelle que soit la catastrophe (même quand elle est naturelle comme dans 2012/inexpliquée comme dans les films de zombi) c'est presque toujours la peur de l'humanité (que ce soit celle du peuple retournant à la barbarie ou d'élites machiavéliques) qui est au centre de l'intrigue, et constitue souvent l'essentiel du scénario hors des moments spectaculaires de cataclysmes.  


Et pour ce qui est de l'effondrement, on peut se demander si la culture de la survie* ne risque pas d'être une prophétie auto-réalisatrice, tant elle installe des idées qui nous préparent surtout à aggraver un scénario de catastrophe réelle, en nous montrant en plus paranoïaques, et augmentant les risques de conflits absurdes entre survivants ou autres attitudes égoïstes.


Enfin il n'y a qu'à lire les forums de survivalistes américains qui ne cessent de faire référence à ce genre, et adhèrent totalement aux visions de l'avenir véhiculées, que ce soit la perspective d'un monde retourné à la barbarie et l'affrontement de petites cellules familiales, ou celle d'un complot des élites pour organiser l'apocalypse.

Et en parlant de s'organiser secrètement, pour se préparer à "the event", sur lesdites élites aussi ce genre peut avoir une nocive influence (ici on peut noter qu'ils ont probablement lu World War Z, pour avoir une telle phobie de leurs propres gardes du corps). 

Clairement en cas de catastrophe / suspension d'autorité je doute que ça se passe aussi bien avec ces publics 'éduqués' à l'apocalypse que sans.


Pas pour dire évidemment, qu'il faudrait censurer quoique ce soit, mais c'est un genre qui est loin de n'avoir qu'une dimension ludique à mon avis, et qu'il me semble important d'aborder avec beaucoup de distanciation vue la vision de l'humanité qu'il véhicule.



* outre les films apocalyptiques et survival horror, on pourrait mentionner aussi les très nombreux jeux vidéos sur le thème de la survie, qui sont la grande mode ces derniers temps, et vont souvent encore plus loin dans la déshumanisation pour survivre qu'aucun film. Un des jeux de survie les plus acclamés du moment offre la possibilité de se faire des fournitures en peau humaine, et de construire des fours crématoires (pour ceux qui n'aiment pas le cannibalisme et ne veulent pas de corps à moitié pourris d'ennemis partout), c'est très ludique la survie.

Je trouve votre commentaire très intéressant, mais il me semble qu'il répond à la question qu'il pose en introduction : pourquoi si peu parler de la solidarité des authentiques survivants ?... Parce que c'est un thème rarissime dans l'imaginaire post-apocalyptique, tout bêtement, et du reste quand une société se recrée après une catastrophe de fiction, elle est souvent odieuse (et sert, pour les auteurs, à caricaturer des traits de la société contemporaine, comme avec Malevil, A boy and his dog ou Handmaid's tale. Dans ce registre je regrette de ne pas avoir évoqué The World, the flesh and the devil,  film dans lequel il n'y a plus que deux survivants : une femme blanche et un homme noir (Harry Belafonte), qui s'apprivoisent peu à peu puis deviennent amis... Mais dont la vie change lorsqu'un troisième survivant se présente et réinstalle par sa seule présence la concurrence sexuelle et le racisme.  Ces fictions ne parlent pas de la solidarité naturelle qui s'installe après une catastrophe, mais de la crainte que nous avons les uns des autres.  
Le choix de films retenus mettait surtout en parallèle les craintes d'une époque (bombe, virus, terrorisme) et les fictions contemporaines. Ce sujet peut être vu sous d'innombrables autres angles. 

Oui, j'inverse d'ailleurs certainement un peu la causalité en faisant comme si cette culture produisait l'imaginaire sur l'apocalypse plus que l'inverse (d'ailleurs en parlant d'apocalypse, l'Apocalypse biblique est déjà une histoire mettant en rapport des catastrophes et un retour à la barbarie/animalité humaine).


Les films apocalyptiques (et -post) peuvent être vus comme une version à très grande échelle des films d'horreur, où le spectateur vient pour se confronter à ses peurs.


Après il y a surement un effet de renforcement chez les plus accro au genre comme les survivalistes.


ps : par contre pour Malevil (après ça fait très longtemps que je l'ai lu), je ne vois pas tellement où est cette caricature, j'y vois plutôt une réflexion sur la reformation d'une société et comment elle a besoin de légitimiser son pouvoir (le besoin de se rattacher à des mythes fondateurs comme le passé féodal ici etc...), mais pour ce qui est du groupe des héros (et même du groupe rival passée l'élimination d'un mauvais chef)  la recréation d'une société plutôt utopique, et parce que les gens se montrent très solidaires (hors l'exception de l'ambitieux et ses sbires profitant de la situation pour asseoir son pouvoir sur l'autre groupe, en basant sa légitimité sur des mensonges quant à son rôle pré-apocalyptique).


Par exemple la manière dont est résolue l'histoire de la rareté des femmes, où elles en viennent d'elles mêmes à renoncer à la monogamie pour ne pas avoir une communauté où la moitié des hommes seraient frustrés (mais en en tirant un pouvoir politique comme on le voit à la fin), est à l'opposé de beaucoup de dystopies du genre (28 jours plus tard, Handmaid's Tale, Mad Max Fury Road etc..) où l'homme profite de la situation apocalyptique pour les réduire en servitude (et où les femmes de leur coté ne prennent d'initiatives que pour s'opposer à cette situation, sans sembler avoir d'autre projet que de revenir aux mœurs de la société pré-apocalyptique).


Pour Malevil je pensais plutôt au début de l'histoire, quand les groupes s'affrontent et qu'un malade mental s'improvise dictateur...
Sur la question des femmes, le film Virus, cité dans l'émission, traite aussi la question : six femmes pour six cent hommes, une humanité à reconstruire, les femmes sont donc (assez solennellement) amenées à avoir des rapports sexuels suivant un tirage au sort.
Il y a pas mal de fiction post-apocalyptiques liées à des disparités en termes de sexes ou de fertilité : La semence de l'homme, les fils de l'homme, 2018 après la chute de New York... Je me demande s'il n'y a pas aussi ça dans le Quintet de Robert Altman (à revoir). Presque un thème à part entière ! 

Merci d'évoquer Malevil, son oubli régulier me faisait croire à une définitive colonisation des esprits. Il m'a laissé un souvenir marquant.

Le nombre de fictions qu'on pourrait évoquer est immense ! 

Je vous en remercie d'autant plus.

Ce message a été supprimé suite à la suppression du compte de son auteur

ce fil est un exemple flagrant de l'inconfort de lecture du au logciel du forum. L'écart (recul) spatial entre les interventions de divers niveaux état microscopique,, il devient et malgré qu'il n'y ait que deux intervenants, il est quasiment impossible de savoir quelle réponse attribuer à quel commentaire sans en référer  aux indications horaires

état -> étant ; il devient ->   rien

J'avoue que ce qui me manque dans le système c'est la possibilité d'éditer un post après-coup, quand on se rend compte qu'on a laissé une phrase en suspens, oublié de fermer une parenthèse, etc.

Un peu de tolérance, monsieur Robert, nous sommes sur un forum post-apocalyptique dont la survie repose sur un assemblage de bouts de ficelles.

Oui j'ai manqué de le mentionner comme film d'invasion.


Dans les différentes déclinaisons des profanateurs (c'est quasiment un genre en soi, il doit y en avoir une dizaine au moins) il y a un peu un mélange des deux craintes, d'une part les profanateurs prennent d'abord le contrôle des plus influents dans la société (coté complotiste), d'autre part la transformation des humains en créatures inhumaines (si par contre la société qu'elles fondent relève plus d'un totalitarisme que la barbarie sauvage de la plupart des films post-apocalyptiques).

Le remake m'avait traumatisé, je n'ai pas osé le revoir en trente ans, alors que le film d'origine, si. L'histoire est inspirée de "The Puppet masters", un roman de Robert Heinlein assez drôle car les gens sous contrôle portent leur "maître" (une sorte de limace) sur le dos, alors 100% des américains sont forcés de se balader torse-nus pour prouver qu'ils sont bien humains et non sous contrôle mental... 

la survie en petite cellule ne vient pas d'une volonté de réalisme bien au contraire, il est juste extrêmement compliqué pour des questions budgétaires de faire vivre un monde post apocalyptique a grande échelle, surtout lorsqu'il s'agit de séries.  Par ailleurs pour fixer l'attention du public il faut qu'il puisse s'attacher ou s'identifier a des personnages ,une vision large géopolitique genre documentaire narratif ne fait guère recette. 


The walking dead est tout simplement un soap opera avec en fond les zombies, c'est que les gens veulent voir ...... 


pas vraiment d'accord sur votre analyse de deep impact ... il ne diffère en rien des autres films , le heroic sacrifice  est un passage obligé dans quasi tous les films catastrophes (et de manière générale dans le film d'action hollywoodien). il arrive d'ailleurs que ce soit le salaud égoïste  de service qui a la fin se sacrifie pour sauver l'humanité ( comme dans "the core") dans un acte de rédemption improbable. mais on peut citer independence day, armageddon, 2012 ....etc


Pour les jeux vidéos je rejoins votre analyse, la survie est probablement le thème du moment, bien incarné par "frostpunk" , un jeu de stratégie visant a faire survivre sa colonie dans un monde post apocalyptique ou les temperatures descendent a -100 degrés, avec des choix de survie intéressant comme autoriser le travail des enfants , ajouter de la sciure de bois dans la soupe pour remplir les estomacs...etc. si banksy  devait creer son sim city il ressemblerait probablement a frostpunk.


 



The walking dead est une adaptation (plus ou moins fidèle selon les saisons mais qui le suit globalement) d'un comics, c'est donc pas une contrainte budgétaire qui explique la taille des groupes au début (par ailleurs à partir de la saison 5, l'histoire se met à tourner autour de plusieurs communautés de 50+ personnes comme le comics au même stade). Par contre c'est vrai il y a des contraintes scénaristiques qui peuvent l'expliquer.


Pour deep impact, ok le thème du sacrifice n'est pas si rare mais c'est sans doute le film qui insiste le plus dessus (enfin il y a à la fois le sacrifice héroïque qui sauve la Terre, le sacrifice individuel de la journaliste pour sauver une femme avec enfant, des parents qui poussent leurs enfants ados à les abandonner pour arriver à échapper au tsunami,  l'ado qui refuse d'aller dans un bunker pour sauver sa copine etc). Et un de ceux où on voit le moins de gestes égoïstes pour la survie.


A part ça je pensais à Rimworld quant à moi. Sinon par le même éditeur que Frostpunk il y a The War of Mine qui vaut le détour comme exception du genre (un des seuls jeux de survie dans un cadre réaliste et favorisant des comportements humains pourrait on dire, où on peut toujours faire des atrocités mais où la solidarité est représentée et encouragée pour permettre à ses survivants de garder le moral).



Perso, j' avoue avoir quelque difficulté à souscrire à votre vision quelque peu "angélique" d' une - situation de crise conflictuelle - ( Mode AFP off... ).

D' abord, il existe une distinction fondamentalement irréductible, qui scinde, irrémédiablement, la population concernée: porteur d' une arme, ou pas...Le reste va de soi!

Courir en groupe pour échapper aux tirs, faire la queue devant une citerne rouillée, ou pour rafler une poignée de riz MSF, n' est pas de la "solidarité", et accueillir un étranger lourdement armé chez soi, même membre de la faction supposée l' aider, par un sourire crispé n' est pas de la "solidarité"...C' est, si on est résolument optimiste, de l' instinct de survie, dans le moins pire des cas.

Je suis passé au Yémen, au Laos, au Liban, et "solidarité" n' est pas le premier mot qui me vienne, spontanément, au groin, pour qualifier le comportement général de la populace: si les vols sont moins fréquents, c' est qu' il devient dangereux d' ouvrir une porte autrement qu' à coups de bottes, et l' arme prête...Si les pillages cessent, c' est qu' au bout de trois jours, il reste rien à piller...Et si les viols semblent moins fréquents, c' est que les proies potentielles apprennent, vite, le réconfort aléatoire des fenêtres obturées et du silence, et s' abstiennent de glander sur les trottoirs, en tchador ou minijupe!

Je suis désolé, M'dame, mais la guerre ne rend pas les pauvres solidaires, les gens fraternels, et les violeurs eunuques...Si vous voulez tâter de la solidarité, participer à la Fête des Voisins, fabriquez des joujoux pour l' Unicef, ou aller admirer les pandas du zoo de Pékin, mais ne commencez pas une guerre pour ça...J' ai bien peur que vous soyez affreusement déçue!

Ceci étant, j' ai adoré "L' An 01" de Gébé, et "Masters of war", du vieux Dylan, me fout, toujours, des frissons...On a tous nos contradictions, pas vrai!?

Carpe diem...

Je souscris.


Carpe diem Bébert.

Perso j'en sais rien, mais fait confiance à mon amie là dessus. Après elle était dans l'humanitaire, pas mercenaire lourdement armée défonçant des portes, donc n'a pas forcement vu les choses sous le même angle, mais elle en semblait assez convaincue pour me convaincre (et par ailleurs sa vision n'est pas idyllique,  elle insistait aussi sur l'apparition d'un crime organisé entre survivants une fois sortis de la situation d'urgence / réinstallés et qu'il y avait une grosse évolution négative des comportements, entre les toutes premières semaines après le tremblement de terre en Haiti, et plusieurs mois après où des gangs s'étaient formés dans les camps de fortune, par exemple).

"Dead Set", la mini série évoquée dans l'émission vaut le détour.

Fait étonnant, la vraie TV "réalité", où le tournage eut lieux, avait prêté son décors et les rushs des sorties de ses propres candidats.


"Failsafe" ? Après avoir vu le film, je me suis procuré le bouquin de Harvey Wheeler (co - signé par E.Burdick le scénariste ...)


"Dr Strangelove", un Top, entre rire à répétition et peur !

                          




c'est ça la série d'été sur l'effondrement climatique ? , on fait le tour des films ... waouh alors là la totale, pas de femme (et la semaine dernière la dame etait a peine respecté par Daneil, heureusement le monsieur en duplex lui reprenait ces propositions en les validant), Daneil veut comme bcp de gens de sa génération ,celle la bouche pleine, qu'a la fin , on gagne, on dise de décroître, mais on consomme quand meme, alors qu'elle disait la vérité, nos vies vont  changer en décroissance,  et pour toujours ... et là un sujet genre telerama, bien bobo .. depuis quand un film, ou un documentaire a changé le monde ? a créé un révolution ? a par vendre un candidat de droite ? pro consommation ? Donc la aucune info, juste du blabla, mais dans les films, y'a des happy end et la classe moyenne n'aime pas perdre, ou être empêcher de faire ce qu'elle veut, alors ces film , c'est tellement rassurant.  En plus on à le temps, y'a pas 3° de plus d'augmentation de la t° a l'horizon  ... 

Concernant la censure (surtout financière) des films de la part du gouvernement américain , je vous conseille un très bon documentaire;

Opération Hollywood : https://www.youtube.com/watch?v=W-XzyYTzCJk

Encore une fois, une émission sans invitée femme, j'aimerai sa

vraiment sympa ce thème d'émission.

 j'ai également un petit faible pour "2012" très divertissant dans sa surenchère permanente, son humour décalé (avec la magnifique interprétation de woody harrelson) côtoyant le patriotisme dégoulinant habituel et sa solution technique a la fin du monde, à la fois loufoque et biblique. 


dans un style plus  tragique "Point Limite"  (failsafe) dans  son remake de 2000 joué en direct comme une pièce de théâtre et également très marquant.



Note pour M. Lafargue : The Postman est surtout un excellent roman de David Brin dont l'adaptation au cinéma a est spectaculairement ratée.

Ce message a été supprimé suite à la suppression du compte de son auteur

"Guerre froide l'homme qui sauva le monde" un documentaire diffusé par Arte en 2015

sur Stanislav_Petrov  https://fr.wikipedia.org/wiki/Stanislav_Petrov.

Il n'aurait  peut-être pas évité l'apocalypse mais une grave crise, voire une guerre nucléaire.

J'aime beaucoup les films post-apocalyptique, je suis bon content qu'une émission leur soit consacrée.


Je surpris que les films sur La Planète des Singes ne soient pas cités. Le premier de  1968 suggérant une apocalypse nucléaire et le reboot de 2011 suggérant une apocalypse bactériologique.

Nul,aucun intérêt. Cette émission est une merde

bon visionnage et bonne fin du monde à tous !!!!

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