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Commentaires

Ecole : une panique masturbatoire

Sur le front des "cerveaux malades", chers à Parick Cohen, il se passe toujours quelque chose.

Derniers commentaires

peut-être que cette video a déjà été posté http://www.youtube.com/watch?v=kpfaza-Mw4I
Ne négligeons pas le gisement inépuisable de blagues et d'occasion de draguer que constituent les stéréotypes sexistes. Ce qui est grave, c'est de les prendre au premier degré. Heureusement qu'il y a le repoussant spectacle de la bêtise pour nous permettre de progresser. On peut parfaitement imaginer une société ayant éradiqué toutes les formes d'oppression, d'aliénation et d'exploitation des femmes, mais qui continuerait la mise en scène humoristique de la différence sexuelle, un peu comme les " primitifs" adorent ces " parentés à plaisanterie" admirablement analysées par Marcel Mauss. http://www.lefaso.net/spip.php?article35325
Très étonnant que l’on songe seulement en 2014 à leur enseigner la masturbation.

Nous sommes au XXIe siècle ! et l’enseignement de la partouze et du bondage devrait être de mise depuis longtemps.
ceci va mal finir !!! les cantines qui servent de la viande halal (pas casher ça c'est péché), les sapins de noël interdit (les crèches aussi c'est péché ? ), des enseignants qui donnent des cours de masturbations aux tout petits, d'ici peu on va voir fleurir des armés de couples homos (mariés en plus ) à la sorti des écoles, mains dans la mains, des mamans qui relateront aux oreilles de tous leurs dernières IVG , mais qu'elle est ce monde ? ou des parents s'informent auprès du net, par le biais de facebook, ou de textos,... quand il suffirai de passé la porte de la salle de classe, d'interroger l'instit ? (trop réel peut être ?)
quelque chose va mal, je me demande si faute d'espoir certains ne serait pas entrain de se rouler dans un merdier fantasmagorique, plus puant que la réalité.

Sur le front des "cerveaux malades", chers à Patrick Cohen, il se passe toujours quelque chose.

Vous n'allez quand même pas citer cette phrase au début de toutes vos chroniques ! Certes elle est maladroite, mais est-elle complètement fausse ? Un exemple : vous avez vu la l'interview de Dieudonné à la TV iranienne. Honnêtement, il vous a paru totalement sain d'esprit ?
En parlant de science, voici une prise de position très claire qui rappelle quelques évidences en ces temps d'obscurantisme.
Genre : l'appel de Strasbourg
http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2014/01/le-genre-%C3%A0-l%C3%A9cole-lappel-de-strasbourg.html
http://www.arretsurimages.net/breves/2014-01-30/Les-enfants-appartiennent-a-l-Etat-la-fausse-citation-d-une-senatrice-id16825

Cher @si,

est-ce que vous pourriez s'il vous plait ne pas reprendre à votre compte l'expression "théorie du genre" ? Le genre est un sujet, un domaine de recherche, ou une notion, pas une "théorie". Cette formulation-là (imposée par des ultra-conservateurs délibérément incultes) désinforme déjà sur ce dont il est question.
Cette mesure viole en particulier l’article 26-3 de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 : « Les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d’éducation à donner à leurs enfants. »
Encore une mesure liberticide....
Une de plus....
Une preuve de plus que les fachos ont trouvé le bon filon: se faire appeler anti-facho.
Faites une expérience de pensée: Imaginez juste quelle aurait été la réaction des médias si cette mesure avait été votée par un sénat pro-FN. Qu'auriez-vous lu ? Qu'auriez-vous entendu ? N'auriez-vous vous pas vu les lycéens dans la rue ?
Un documentaire norvégien très intéressant, que M. Schneidermann ne portera pas à la connaissance de ses lecteurs...
Egalité des sexes en Norvège
L'ex-pays le plus égalitaire du monde deviendra-t-il un repaire de fachos-machos dans les prochaines décennies ?

En tout cas, je suis rassuré, pour l'instant : toujours pas de directives pour nier le fait que les garçons ont plus de testostérone, et les filles, plus d'oestrogènes.
Bientôt, les hormones pour tous ?
http://www.youtube.com/watch?v=SaTTuq4RC4U#t=48


manif pour tous
Nouvelles recommandations européennes sur l’éducation sexuelle : selon les experts, l’éducation sexuelle devrait commencer dès la naissance

http://www.euro.who.int/fr/media-centre/sections/latest-press-releases/new-european-guidelines-on-sexuality-education-experts-say-sexuality-education-should-start-from-birth





il faut apprendre, de 0 à 4 ans, la « masturbation enfantine » et laisser l’enfant exprimer « ses besoins, ses désirs et ses limites »

p38 du rapport de l'OMS

https://www.sante-sexuelle.ch/wp-content/uploads/2013/11/Standards-OMS_fr.pdf


en bonus

http://theoriedugenre.files.wordpress.com/2013/07/snuipp-luttehomophobie-0513.pdf
Bof!
Comme le disait (à peu près) Descartes :"la connerie est la chose au monde la mieux partagée".
Pour le moins sceptique sur toute tentative de déconstruction des stéréotypes à l'école quand TOUTE la société véhicule ces mêmes stéréotypes.

Un peu comme dire que le crime c'est mal quand il n'y a que des criminels partout.
Pour côtoyer, contre ma volonté, quelques enseignants gauchistes et irresponsables, je ne peux que valider ces thèses qui sont jugées à tort comme farfelues par l'intelligentsia médiatique
Nombreux sont les enseignants qui dans leur confort matériel et leurs conditions de travail idylliques, conditions que les travailleurs du secteur privé ne connaîtront jamais, incitent les enfants dont ils ont la charge, à pratiquer des actes que la morale catholique réprouve comme la masturbation par exemple !
J'en connais même certains qui incitent leurs élèves à réfléchir sur les effets néfastes du libéralisme et de la mondialisation, pire encore profitent de leurs cours pour jeter l'opprobre sur des chaînes de qualité et des auteurs à succès
Voilà, le résultat du laxisme et de la décomposition des valeurs judéo chrétienne, il est donc temps de réagir et de procéder à un nettoyage idéologique des programmes dans la plupart des disciplines.

Voici mes propositions afin de remettre la notion de productivité et de rendements intellectuels et physiques à l'ordre du jour
Les enseignants de français devront étudier avec leurs élèves les œuvres complètes de Steevy Boulay, grand philosophe français et de Philippe Bouvard, fin lettré et humoriste pétomane de génie.
Les enseignants d'anglais utiliseront comme support pédagogique les discours de GW Bush et travailleront en liaison avec leurs collègues de géographie, qui consacreront un trimestre à l'étude des Etats-Unis et le reste de l'année aux bienfaits de la mondialisation et de la colonisation.
L'Allemand, à compter de la rentrée prochaine, sera la seule langue vivante 2 enseignée en collège et en lycée, les professeurs d'espagnol se verront confier d'autres missions comme la surveillance des épreuves de culture générale, qui se dérouleront chaque semaine, sous la direction de Julien Lepers, le thème retenu sera: les humoristes français de Michel Leeb à Mimy Mathy en passant par Véronique Genest et Laurent Gerra.
Les enseignants d'EPS verront leur temps de travail s'allonger , car dorénavant le sport à l'école occupera la moitié du temps des élèves, chaque semaine , les enfants les plus méritants se verront remettre une photographie géante de David Douillet, ou de Philippe Candeloro et des places pour la finale de la coupe du monde de rugby pour ramasser les ballons, les canettes de bières vides ou quinze jours à Roland Garros comme ramasseur de balles. Les enfants chétifs, indolents ou contestataires ne montrant pas une réelle volonté de pratiquer les exercices physiques demandés seront exclus du collège pour une durée indéterminée, ils seront pris en charge par des unités de la légion basées en Guyane sous les ordres de Bernard Laporte.
En technologie, une unité de production de chaussures de jogging constituera le projet central de l'année pour toutes les classes, les enfants découvriront les joies du travail à la chaîne et pourront avec l'accord de leurs parents toucher un salaire de 5 euros par trimestre. Les bénéfices seront réinvestis dans l'ouverture de centres fermés pour tous les élèves ayant oublié plus d'une fois leurs affaires d'EPS ou leur gomme.
En musique, les enfants découvriront l'œuvre intégrale des interprètes et compositeurs suivants: Johnny Hallyday, Pascal obispo Mireille Mathieu, Faudel, Enrico Macias, Jean Michel Jarre et bien entendu les mal voyants pourront s'éclater avec Gilbert Montagné. Chaque matin, sous la direction du chef d'établissement les enfants de votre collège ainsi que tous les personnels adultes se réuniront pour interpréter dans la joie et l'allégresse notre nouvel hymne national : "allumer le feu" , excepté en Corse et dans le Sud de la France où l'excellent" vol des mille colombes" sera entonné à capella.
Les enseignants et enseignantes du collège devront arborer la même coiffure que Vincent Peillon
Les professeurs qui refuseront de se soumettre à cette directive capillaire seront tondus par les brigades anti-grévistes qui en profiteront pour mettre au pas les dangereux anarchistes qui pullulent dans l'Education Nationale.
Les enseignants de Latin se consacreront exclusivement à l'étude de l'Empire romain et de ses plus grands personnages, Auguste, Néron, Caligula et Septime Sévère.
Les notions de citoyenneté et de démocratie chez les Grecs devront être abordées rapidement et étudiées comme la dégénérescence des systèmes politiques exemplaires tels que l'oligarchie, la tyrannie et la dictature.
En éducation civique, la liberté de la presse sera mise en évidence avec des extraits de journaux télévisés, le 13 heures de TF1 de JP Pernaut et le 20 heures de France 2 constituant d'excellents supports. La presse écrite sera lue chaque jour, chaque établissement sera abonné dès la Toussaint au Figaro, Figaro magazine, et au Figaro madame, la presse locale ne devra pas être négligée, notamment le supplément télé et les pages des sports.
Les professeurs de SVT axeront leurs cours sur l'importance dans l'histoire des personnes de petite taille, la remise en cause des théories de Darwin peut également constituer une piste de travail.
Les professeurs de mathématiques sont priés de ne plus utiliser les chiffres arabes sous peine de reconduite immédiate à la frontière, tout mathématicien devra obtenir un label européen , (excepté la Grèce trop proche de la Turquie), ou français: quelques suggestions Descartes, Christine Bravo, Painlevé, Pascal, et Bernard Tapie ( initiation aux affaires en lycée ).
Des opérations de sensibilisation aux métiers d'avenir seront menés chaque trimestre: les métiers de la surveillance, de la bourse ….des conseils de défiscalisation seront donnés aux enseignants qui accepteront de dépasser de 10 heures leur temps de travail hebdomadaire, qui , à compter du 15 septembre, sera fixé à 48 heures de présence devant les élèves, horaire obligatoire auquel on ajoutera deux heures de permanence le week-end afin de permettre aux professeurs de rencontrer les parents pour des bilans de compétence.
Les enseignants seront notés par les familles et pourront être révoqués en cas de moyenne insuffisante par le chef d'établissement lui même nommé par un collège de 12 sages issus de la bande à Laurent Ruquier .
La musique débile qu'écoutent nos jeunes à 90dcb est aussi responsable de leur surdité que la masturbation.
Y a des jours où fatigue.
Il faut quand même être obsédé et quelque peu vicelard pour aller inventer et propager des trucs pareils .Peut-on imaginer des poursuites contre ces malades ?
[quote=Daniel Schneidermann]Sur le front des "cerveaux malades", chers à Patrick Cohen

Attention, chef. Si vous continuez à railler Patrick Cohen, les bien-pensants vont vous mettre dans la charrette des débiles mentaux en compagnie de Bricmont, Dieudonné et Taddei ...
La goule (de l'arabe ????? al-ghûl, le « démon », la « créature », la « calamité » ) est une créature monstrueuse du folklore arabe et perse qui apparaît dans les contes des Mille et Une Nuits.
Quand on voit que Thomas Legrand, en tentant un louable effort de pédagogie, se vautre lui-même dans un cliché sexiste:
"On imagine bien que Jean-François Copé explique à ses enfants qu’il n’y a pas de métiers réservés, par nature aux hommes et d’autres aux femmes et que ce n’est pas bien d’insulter une fille qui préfère s’habiller comme un garçon ou jouer au foot. C’est exactement ce qu’ont fait les enseignants de Meaux et des autres écoles qui expérimentent l’ABCD de l’égalité."

On se dit que tout le monde, lui compris, a bien besoin d'un petit cours de déconstruction des stéréotypes.

Une fille ne s'habille pas "comme un garçon", elle s'habille comme elle veut, toujours en pantalon, avec des pulls camioneurs, des baskets... Je suppose que c'est à ce type de look que TL pensait en disant "comme un garçon". Et c'est cela, justement que l'on doit faire -je ne sais si c'est exactement le cas- dans les séance ABCD de l'égalité: remettre en cause le fait même de parler d'habits "de garçon" (les jeans n'ont pas de couilles, que je sache, les robes pas de clitoris, si ? Interrogeons une djellaba et un kilt pour en savoir plus), car c'est une norme sociale historiquement et géographiquement située.
Pfffff... mais quel pataquès mes aïeux, quel pataquès ! Mon gamin est en crèche depuis deux ans et demie... dans la crèche, justement, qui fut un peu le fer de lance de l'application de ce que d'aucuns appellent "la théorie du genre". En ligne de mire dans les médias il y a quelques mois (visites de ministres, Nadjat Vallaud-Belkacem entre autres, et série de reportage dans la presse écrite et dans les journaux TV). C'est la crèche Bourdarias à Saint-Ouen. Le personnel, il y a huit ans maintenant, est allé en Suède pour discuter, observer et ramener un nouveau projet pédagogique afin de "déconstruire" les stéréotypes... Et c'est (en gros) se basant sur cette expérience (mais pas seulement) que la ministre du droit des femmes a contribué à tisser et imaginer des expériences pilotes vouées à se généraliser peu à peu.

Pour ce que je comprends de l'objectif (et je m'y penche, par la force des choses mais avec plaisir, depuis plus de deux ans), il s'agit essentiellement de réaliser (personnel encadrant et parents) à quel point nous reproduisons des schémas "prêts-à-penser" sur les comportements en fonction du sexe de nos enfants. Il n'est que de regarder les catalogues de jouets au moment des fêtes de fin d'année... les rôles sont puissamment assignés, et plus ou moins consciemment, chacun s'y tient plus ou moins : les petites filles, sur des pages roses, assignées à des jouets ou des déguisements prônant la passivité (princesse dans son château attendant d'être sauvée), à la dînette, à la maternité (poupées en tout genre) etc... Et puis les pages "garçons", je vous fais pas un dessin : camions, voitures, arme, Zorro et tout le tremblement.

Bon, à partir de là, c'est quoi, pratiquement, dans une école ou dans une crèche, le moyen opérationnel pour tenter de gommer un peu cette "ségrégation" garçon / fille", cette "assignation à résidence" promue par la société et plus ou moins consciemment aussi par les parents et les personnels encadrant tout au long de l'enfance ? D'abord, c'est le comportement du personnel encadrant : on essaie d'éviter de valoriser une petite fille uniquement sur le fait qu'elle est jolie et qu'elle est bien sage... ou un petit garçon sur le fait qu'il est costaud et qu'il a pas pleuré quand Quentin lui a foutu un baffe... On va faire attention au vocabulaire qu'on emploie : une petite fille un peu "rentre dedans", qui cavale partout, on va surtout pas la taxer de "garçon manqué" : c'est un vocable affreux quand on y pense ! Non seulement, elle n'est plus une fille, mais en plus, elle est ratée ! Hé ben on évite (et ce n'est qu'un exemple, la réflexion peut aller bien plus loin et elle est riche d'enseignements). Et toute cette sorte de chose...

C'est aussi leur donner accès à des activités totalement mixtes bien que "connotées" sexuellement : on donne le bain aux poupées, aux baigneurs, et cette activité est aussi proposée aux garçons (et nul ne les force à quoi que ce soit entendons-nous bien). On fait de la pâtisserie, des gâteaux, et tout le monde "met la main à la pâte", y compris les garçons. On fait des ateliers bricolage, avec marteau et clous ! Oui oui... et les gamins, qui apprennent surtout par le jeu et le mimétisme (je regarde ce que tu fais et je fais pareil, j'écoute ce que tu dis et je dis la même chose, etc...) sont ensemble, toujours. Et là, comme dans toutes ces activités, le but est le même : par petites touche, au fil des jeux et des années, c'est que le petit garçon qui (en moyenne) va être plutôt enclin à "y aller en force", à être impatient ou un rien brutal, va pouvoir observer que la petite fille, sa copine, ne se comporte pas tout à fait pareil.... elle va être (en moyenne) plus minutieuse, attentive et patiente. Elle va "y aller" plus délicatement, et peut-être, obtenir un meilleur résultat parfois ! En fait, les jeux mettent les petiots dans des situations de résolution de problèmes, parfois aussi dans des situations de devoir résoudre des conflits entre eux... et le but est que chacun constate et intègre peu à peu qu'il y a plus de solutions différentes que leur "inclination naturelle" les pousserait à adopter. Ce n'est pas qu'il faille "féminiser" des garçons et "masculiniser" les filles... c'est juste que chacun, qu'il soit fille ou garçon, se développe dans les premières années de sa vie, avec un potentiel un peu plus large, avec des outils conceptuels et pratiques plus divers face aux situations qu'il rencontre. Et l'arrière pensée, c'est que sur ces bases, deux lignes de forces commencent à se dessiner :
- des enfants, garçons et filles, qui ont été poussés à jouer, donc à apprendre, à vivre, de cette façon là et ENSEMBLE, ça donne des ados puis des adultes un peu mieux à même de se comprendre les uns-les autres, puisqu'ils auront eu des expériences communes qui les auront dotés "d'outils" opérationnels qui sont les mêmes, garçons comme filles.
- ensuite, dans les directions qu'ils seront amenés, garçons et filles, à choisir pour leur avenir (professionnel surtout), le champs des "possibles" sera plus ouvert... dans la société, certes, mais aussi, dans leur tête, dans leurs "goûts", dans leurs talents qui auront pu se révéler ou pas...

Personne ne considère ça comme une "panacée" je pense, mais c'est une façon d'aborder les choses plutôt ouverte, qui privilégie une vraie égalité et une construction du môme plus complète, plus riche et surtout, qui fait de jeunes adultes qui se connaissent mieux... dans la résolution des conflits par exemple (pour plus tard), dans la sphère privée, entre homme et femme, ce ne peut être qu'un plus...

Le projet du gouvernement, c'est en gros ça (avec surement d'autres outils et des objectifs mieux dessinés que celui que je croque moi-même de ma pauvre petite fenêtre) Mais alors je pose la question : qu'est-ce que c'est que ces projets le l'Europe, de l'OMS, qui trouvent quelques applications assez délirantes, effectivement en Suisse ou en Allemagne, et qui viennent polluer une évolution pédagogique qui pourrait s'avérer intéressantes et même salutaire ? Ca oui, et là, ceux qui s'inquiètent et ont tiré la sonnette d'alarme ne sont pas uniquement dans le fantasme. Il fait les écouter. Les projets en cours d'application en Suisse (par exemple, et je conseille à @si d'aller regarder ce qu'en rapporte la presse suisse), c'est vraiment et malheureusement ce qu'en rapportent Farida Belghoul et d'autres... peu importe "d'où ils parlent" d'ailleurs : c'est la réalité. Ne tuons pas le messager si le message est pertinent. MAIS... et là, il faut garder la tête froide, ce n'est PAS le projet actuel du gouvernement français et Farida Belghoul procède par amalgame et procès d'intention en l'occurrence....

Seulement voilà : on connait le caractère péremptoire de certains plans fomentés à Bruxelles ou dans d'autres instances internationales et leur propension à nous revenir par la fenêtre lorsqu'on les fout à la porte (les TUE et TFUE, les gazs de schiste et même toute la politique économique libérale "pensée" ailleurs, qu'on ne veut pas ici, qui ne fonctionne nulle part, mais qui est appliquée quand même... et on en passe)... Et là, même si le signal d'alarme nous vient "d'où on aime pas", ce n'est pas pour ça qu'il faut éteindre une certaine vigilance sur le sujet ou même pire, prendre par principe le chemin inverse par simple réaction instinctive. Le projet du gouvernement, je pense qu'il faut plutôt tenter de l'aider à se mettre peu à peu en place, tout en regardant de très près de quelle façon évoluera le projet pédagogique qui le sous-tend. Les questions de savoir si oui ou non, l'école est le lieu de l'apprentissage sexuel, à quel âge, par des enseignants ou des associations, si il faut l'imposer, le proposer... tout ça est un chantier ouvert et qui doit faire l'objet de discussions profondes. Et les réglementations assez délirantes qui se mettent place depuis 2011 en Suisse et en Allemagne (concernant les petits : 4 à 8 ans !) peuvent légitimement faire l'objet d'une attention toute particulière afin que la discussion sereine puisse naître en France AVANT que les fantasmes (qui sont déjà lancés plein gaz) ne créent tellement de bruit médiatique et de perturbation sociale qu'il deviendra impossible de séparer le bon grain de l'ivraie.
Certes, la masturbation a eu de fâcheuses conséquences sur l'appareil auditif de Beethoven, mais n'a pas diminué son génie.
Et si l’éducation nationale arrêtait son constructivisme radical pour ce remettre à apprendre à lire, écrire, compter; ça éviterai peut être les malentendus, non ?

L’endoctrinement des enfants par l’état n’est-il pas un critère des sociétés totalitaires ? N’est-ce pas aux parents de faire l’éducation de leurs enfants et à l’école d’enseigner ?

Questions qui appellent des réponses de bon sens devenues, aujourd’hui, impies…
Je vous rassure, en pratique c'est ce qu'elle fait. Les maitresses prêtes à faire de la théorie du genre, on doit pas en trouver des masses ! je suis papa qui amène le fils à l'école et je peux vous dire que les stéréotypes papa maman ont la vie dure dans le corps enseignant (mais je ne fais pas une association pour m'en plaindre au niveau national :D). Quand à lire aux enfants les bouquins "théorie du genre pour les tout petits" (comme "Papa porte une robe") je crois que c'est pas demain la veille, au moins dans ma brave maternelle de Province ^^.

La baisse des résultats est liée apparemment au passage à la méthode globale pour l'apprentissage de la lecture. On ferait peut être mieux de parler de ça, effectivement. Quand l'école peine sur les fondamentaux, ce n'est pas exactement en plus de vouloir élargir son mandat...
Certes mais il faut être méfiant car nous avons tous compris que ces « théories » sont dans les tuyaux et qu’on allait nous les faire passer petit à petit.

Un peu comme la méthode globale d’ailleurs :

Devant le refus des parents le système agit en douce : « Non ce n’est pas de la globale mais de la semi-globale », « non ce n’est pas de la théorie du genre mais de la déconstruction de stéréotypes » etc etc et petit à petit…
Vous avez des jeunes enfants à qui on enseigne la méthode globale ou semi-globale ? Cela fait des années qu'on a abandonné cette méthode à l'éducation nationale.

Les préjugés ont la vie dure. Ce qui était vrai il y a 15 ans est gravé dans le marbre à jamais.

Alors que le taux d'illettrisme baisse tous les ans chez les jeunes enfants.
Donc, selon vous, l’actuelle méthode d’apprentissage de la lecture de l’educ nat est la méthode syllabique ? J’ai comme un doute…
Je vois pas bien quel est le rapport entre l'apprentissage de la lecture et le sujet du jour du Matinaute ...

Le Théorème de Julot : lorsqu'une discussion a pour objet l'éducation des enfants, la probabilité qu'on fasse référence à la méthode globale tend vers 1. On devrait créer un Point Julot sur le modèle du Point Godwin.
Tiens donc, une série convergente à n'en pas douter....
C'est la méthode avec laquelle mon fils de 13 ans a appris, et toute son école.
Comme il regarde par-dessus mon épaule, il m'a demandé ce qu'était la méthode globale, et quand je lui ai expliqué, il a fait remarquer que comme ça, ça devait être aussi difficile que les idéogrammes chinois....

Et le fait qu'on n'apprend plus aux enfants à lire, à écrire et à compter, c'est une légende urbaine relayée par les médias mainstream.
Le fameux "papa porte une robe" est un bouquin qui existe. Il est porté en étendard par les "tireurs" d'alarme un rien délirants qui fleurissent un peu partout. Seulement voilà : dans la crèche de mon fils, crèche qui bosse sur la théorie du genre depuis 8 ans (crèche qui fut pilote en France et qui a servi de base, entre mille autres choses bien sûr, à l'élaboration du projet gouvernemental), et donc, l'endroit par excellence où on devrait (selon Farida Belghoul) trouver ce bouquin, hé bien non, il n'est jamais entré. Il n'entre ni de près ni de loin dans le projet pédagogique. C'est un fantasme. Faut être vigilent, mais pas "délirant". Ce qui est vrai, c'est que l'équipe veille à ce que les bouquins à disposition des petits ne reproduisent pas les schémas "papa lit le journal pendant que maman fait à manger"... en bref, on n'y impose rien. On propose autre chose. C'est tout.

Ensuite, ces projets, pour l'instant me semble-t-il, ça concerne plus la petite enfance, c'est-à-dire crèche et maternelle... l'apprentissage lecture calcul etc, c'est après. Donc bon...
Pour plus de détails sur ce débat en effet porté en étendard, et au moins monté en épingle, cf Hoaxbuster
ça ne me rassure pas du tout ! Vous devriez vérifier, ce ne sont pas forcément les instituteurs qui se chargent de ce genre de programmes, mais des associations ,
pour la lutte contre ceci ou cela , lutte contre les abus sexuels , lutte contre les discriminations .... etc ..
je vous conseille de demander quels sont les programmes de ce type déjà présentés dans vos écoles, demandez les vidéos,les CD , les plaquettes etc.. vous risquez d'avoir des surprises ...
Et si l’éducation nationale arrêtait son constructivisme radical pour ce remettre à apprendre à lire, écrire, compter; ça éviterai peut être les malentendus, non ?

L’endoctrinement des enfants par l’état n’est-il pas un critère des sociétés totalitaires ? N’est-ce pas aux parents de faire l’éducation de leurs enfants et à l’école d’enseigner ?
: Tab

Non, l'éducation est une chose trop importante pour être laissée aux seules familles qui sont de fait toujours trop limitées. La cellule familiale est d'ailleurs l'archétype de la dictature, si vous voulez aller par-là.

C'est pourquoi de fait, l'école passe la plupart de son temps et de son énergie à lutter contre la bêtise que les enfants ramènent de leur foyer.
Hélas, en vain, la plupart du temps. L'inertie parentale est telle que peu d'élèves arrivent avec l'aide des enseignants à échapper à leur bien souvent terriblement encombrant héritage.

yG
Vous avez le mérite de l’honnêteté et de la concision.

Personnellement je suis en radical désaccord et votre vision du monde me fait froid dans le dos…
Non, c'est vrai, vous avez raison, laissons les familles reproduire les stéréotypes sexués (qui perpétuent eux-mêmes les inégalités hommes/femmes dans la société, une excellente chose, comme vous semblez le penser) sans essayer de peser un tant soit peu dans la balance. Franchement, si l'égalité hommes - femmes était un sujet d'éducation au moins aussi important que la table de 3, ça se saurait.
Tout dépend à qui ont fait le plus confiance : l’educ nat ou les parents…
Ben faut voir.
Posons nous les mauvaises questions.
L'éducation nationale endoctrine-t-elle religieusement les enfants?
L'éducation nationale mutile-t-elle physiquement les enfants (circoncision)?
L'éducation nationale maltraite-t-elle les enfants?

Et encore, moi j'ai eu de la chance avec ma famille...
"Personnellement je suis en radical désaccord et votre vision du monde me fait froid dans le dos…": Tab

C'est évidemment réciproque.

Je lutte contre tous les communautarismes. Or, le premier échelon, le socle sur lequel ces derniers repose, ce sont les familles.

yG
Tout à fait Yg.
Mais pour que votre discours soit plus réaliste, moins violent, il serait temps d'introduire dans votre équation le besoin des individus. Pourquoi avoir besoin d'une famille? Pourquoi avoir besoin d'une communauté.
"Pourquoi avoir besoin d'une famille? Pourquoi avoir besoin d'une communauté.": gondalah

Euh... avoir besoin d'une famille ne dit rien de l'étendu des pouvoirs que nous devons laisser à cette dernière.

Quand au besoin d'appartenance à une communauté, ce besoin grégaire, peut parfaitement être détourné. Je préfère largement les communautés d'ordre amicale à celle d'ordre familiale et les communautés intellectuelles à toute forme de communauté nationale ou ethnique.

yG
oui j'avais parlé à un enfant de l'ADASS l'autre jour, curieusement il n'avait pas le même discours que vous.
Euh... avoir besoin d'une famille ne dit rien de l'étendu des pouvoirs que nous devons laisser à cette dernière.

C'est une vrai bonne question.
Sauf que vous imaginez, je suppose, que la famille (ou la communauté) prends un espace qui ne lui appartient pas. Pour le dire autrement, elle envahie l'individu qui en deviendrait dépendant?
Ne peut on imaginer que l'individu à un vide à combler, et qu'en l’absence de proposition pertinente, il s'attache à ce qui lui passe sous la main.
Et pour aller plus loin, la vie vaut elle d'être vécue sans cette dépendance émotionnelle?
Tout à fait. L'humain est incomplet, il a besoin fondamentalement d'autrui. C'est pour cela que depuis l'origine l'humain (comme beaucoup d'animaux d'ailleurs) fait société. L'idée de lutte contre les "communautés', c'est la destruction et l'atomisation de la société: diviser pour mieux régner. Une belle idée "libérale" soit dit en passant. La communauté (qui au final peut tout aussi bien être la famille que l'on choisi) est le plus bel encrage pour la résistance à la société totalitaire marchande.
sans parler de malhonnêteté et de circoncision

Non, l'éducation est une chose trop importante pour être laissée aux seules familles qui sont de fait toujours trop limitées. La cellule familiale est d'ailleurs l'archétype de la dictature, si vous voulez aller par-là.

Oulah...
j'écrivais : Non, l'éducation est une chose trop importante pour être laissée aux seules familles qui sont de fait toujours trop limitées. La cellule familiale est d'ailleurs l'archétype de la dictature, si vous voulez aller par-là.

Oulah.. répondiez-vous Grégory Makles

Un exemple, hélas, parmi tant d'autres.

yG
Des exemples dans les deux sens, on en trouve à la pelle. Oui, la famille peut être destructrice. Oui, la famille peut être le cadre où on s'épanouit. Comme pas mal de gens, j'ai eu la chance d'avoir des parents qui m'ont permis d'avoir un horizon bien plus large que n'aurait pu le faire l'école. Dire que les familles sont toujours trop limitées est aussi faux que de dire qu'elles sont forcément le meilleur (voire le seul) milieu de développement de l'enfant.

Dans tous les cas, quoiqu'en disent les alarmistes et quoique rêve Yannick G, la déconstruction de la cellule familiale, c'est pas pour tout de suite.
Dès lors, la question se décline en deux temps : Quels sont les présupposés (hérités notamment du milieu familial) qui méritent d'être remis en question à l'école ? Comment procède-t-on pour effectuer cette remise en question sans braquer les parents ?

Au final, ce sont surtout ces deux aspects de la question auxquels sont surtout confrontés les enseignants...
"Des exemples dans les deux sens, on en trouve à la pelle."

Vous passez totalement à côté de mon propos, Nonoostar. Je sais pertinemment qu'il existe des familles qui ne génèrent pas autant de violence que celle-là et si j'ai choisi cet exemple, c'est justement pour illustrer qu'on ne doit pas laisser au hasard, à la chance d'être née dans une "bonne" famille le soin de nous construire, sous peine de nous condamner à la reproduction sociale, sans aucun espoir d'y échapper. Il fallait donc prendre le pire pour le comprendre.


"Oui, la famille peut être destructrice. Oui, la famille peut être le cadre où on s'épanouit. Comme pas mal de gens, j'ai eu la chance d'avoir des parents qui m'ont permis d'avoir un horizon bien plus large que n'aurait pu le faire l'école."

Moi aussi, ils me l'ont permis... en faisant confiance à l'école publique pour combler, un tant soit peu, les immenses lacunes qui étaient les leurs. En me laissant lire, ce qu'ils ne lisaient pas, écouter, ce qu'ils n'écoutaient pas, regarder, ce qu'ils ne regardaient pas, plus qu'en me léguant le peu qu'ils avaient, ils m'ont aidé.

"Dire que les familles sont toujours trop limitées est aussi faux que de dire qu'elles sont forcément le meilleur (voire le seul) milieu de développement de l'enfant."

Les familles sont ipso facto limitées, cela n'a rien d'insultant que de le reconnaître, pour la raison toute simple qu'elles constituent des cadres d'expériences (plus) limités (que le monde ouvert). Lorsque des parents favorisent ou laissent leur progéniture accéder à la culture, ils admettent de facto la limitation qui est la leur. C'est là leur plus grand mérite, mais cette "nourriture" ne vient pas d'eux pour autant. A l'inverse, ce n'est que lorsqu'ils imposent la consommation de la seule nourriture qui est la leur que se perçoit le mieux la contrainte délétère qu'ils peuvent constituer.

"Quels sont les présupposés (hérités notamment du milieu familial) qui méritent d'être remis en question à l'école ? Comment procède-t-on pour effectuer cette remise en question sans braquer les parents ? Au final, ce sont surtout ces deux aspects de la question auxquels sont surtout confrontés les enseignants..."

Non, la deuxième n'est pas du ressort des enseignants, ils font leur boulot et ils ne devraient pas avoir à prendre en compte les idiosyncrasies de certaines familles, qu'ils n'ont d'ailleurs aucune raison de connaître a priori.

C'est à l’État d'y veiller, de protéger l'école et les enseignants des desiderata les plus irrecevables en provenance de certaines familles.

Enfin, il est inutile de chercher à ménager la susceptibilité des connards. Reconnaître qu'il faudrait le faire, c'est déjà admettre qu'ils pourraient avoir raison d'exiger ce qu'ils demandent. Or, en l'occurrence, ils n'en ont aucun et ne doivent en obtenir aucun.

yG
Les familles sont ipso facto limitées, cela n'a rien d'insultant que de le reconnaître, pour la raison toute simple qu'elles constituent des cadres d'expériences (plus) limités (que le monde ouvert). Lorsque des parents favorisent ou laissent leur progéniture accéder à la culture, ils admettent de facto la limitation qui est la leur. C'est là leur plus grand mérite, mais cette "nourriture" ne vient pas d'eux pour autant. A l'inverse, ce n'est que lorsqu'ils imposent la consommation de la seule nourriture qui est la leur que se perçoit le mieux la contrainte délétère qu'ils peuvent constituer.

Mais l'école est elle aussi limitée. Ne serait-ce que par le fait que les enseignants ne sont pas des robots mais des individus avec leurs lacunes, leurs préjugés et leurs limites. C'est la raison pour laquelle il me semble utopique de voir dans l'école une panacée qui permettrait forcément aux individus de s'émanciper complètement. Il me semble plus judicieux d'essayer de s'appuyer à la fois sur l'école et sur les parents, et donc de travailler avec soin sur les relations entre les deux.



"Quels sont les présupposés (hérités notamment du milieu familial) qui méritent d'être remis en question à l'école ? Comment procède-t-on pour effectuer cette remise en question sans braquer les parents ? Au final, ce sont surtout ces deux aspects de la question auxquels sont surtout confrontés les enseignants..."

Non, la deuxième n'est pas du ressort des enseignants, ils font leur boulot et ils ne devraient pas avoir à prendre en compte les idiosyncrasies de certaines familles, qu'ils n'ont d'ailleurs aucune raison de connaître a priori.

C'est à l’État d'y veiller, de protéger l'école et les enseignants des desiderata les plus irrecevables en provenance de certaines familles.

Deux choses. Je ne suis pas totalement d'accord avec le fait que l'école ne devrait pas prendre en compte certaines idiosyncrasies. Et je dis bien "prendre en compte", pas "se soumettre à"... pour la bonne et simple raison qu'en réalité, c'est bien l'école et avant tout les enseignants qui sont en première ligne et au contact des enfants et des familles. Dès lors, il est très difficile, voire impossible, de protéger derrière la puissance publique et de rester sur une ligne dure d'application de telle ou telle procédure. Vous pouvez le déplorer mais la meilleure stratégie que peut avoir un enseignant, c'est de ménager les susceptibilités pour pouvoir appliquer ce qui lui semble être juste.

Enfin, il est inutile de chercher à ménager la susceptibilité des connards. Reconnaître qu'il faudrait le faire, c'est déjà admettre qu'ils pourraient avoir raison d'exiger ce qu'ils demandent. Or, en l'occurrence, ils n'en ont aucun et ne doivent en obtenir aucun.

Si vous le dites... mais en attendant, pas mal de connards ont le droit de vote. Du coup, on fait quoi ? On le leur retire parce qu'ils ont tort ?

Personnellement, je pense qu'il faut malheureusement ménager la susceptibilité des connards parce que notre système leur reconnait la légitimité d'exiger ce qu'ils demandent, à quelques exceptions relativement bien définies. Partant de là, il me semble plus sage de les convaincre patiemment d'être de mon côté plutôt que de les braquer et de me lancer dans une bataille rangée que je ne suis pas sûr de gagner.
Mais l'école est elle aussi limitée. Ne serait-ce que par le fait que les enseignants ne sont pas des robots mais des individus avec leurs lacunes, leurs préjugés et leurs limites. C'est la raison pour laquelle il me semble utopique de voir dans l'école une panacée qui permettrait forcément aux individus de s'émanciper complètement. Il me semble plus judicieux d'essayer de s'appuyer à la fois sur l'école et sur les parents, et donc de travailler avec soin sur les relations entre les deux.: NonooStar

Je ne vois aucunement l'école comme une panacée, mais comme plus apte à l'émancipation des individus que les familles, car si l'école est également limitée, elle l'est, toute chose égale par ailleurs, bien moins que les familles.

Vous n'avez au mieux qu'une poignée de parents (dans les familles recomposées), et plusieurs dizaines d'enseignants dans votre scolarité, ce qui vous laisse d'autant plus de chance d'être "sauvé" d'un mauvais enseignant ici ou là par un autre, lui, bien meilleur et de vos éventuels mauvais parents.

Enfin, s'il est toujours mieux d'avoir à la fois une "bonne" famille et une "bonne" école, seule la seconde doit rendre des comptes à la société. Il n'est pas interdit d'avoir une famille raciste, homophobe, sexiste ou tout simplement conne, hélas.

"Vous pouvez le déplorer mais la meilleure stratégie que peut avoir un enseignant, c'est de ménager les susceptibilités pour pouvoir appliquer ce qui lui semble être juste."

Quant il s'agit de choses dérisoires, oui, il est possible de ménager les susceptibilités, mais certainement pas lorsqu'il s'agit de racisme, de négationnisme, de créationnisme (pas encore chez nous au degré des USA), ou d'homophobie et de sexisme, comme c'est le cas ici. Là, comme avec le voile sexiste, c'est une fin de non recevoir que l’État doit adresser à ces familles, seul moyen de permettre aux enseignants d'être protéger dans exercice de leur légitime fonction.

"Si vous le dites... mais en attendant, pas mal de connards ont le droit de vote. Du coup, on fait quoi ? On le leur retire parce qu'ils ont tort ?"

Si seulement c'était possible, comme pour le permis de conduire, mais, hélas, la connerie à le droit de citer en démocratie, ce qui la rend particulièrement dangereuse d'ailleurs, surtout à notre époque propice, comme cette affaire en témoigne, à la démocratie des crédules.

Quoi qu'il en soit, il ne suffit pas d'avoir le droit de vote pour être respectable et surtout, pour avoir le droit de défendre n'importe quelles idioties ou idéologies. Le sexisme, l'homophobie sont interdites par la loi et l'école obligatoire, cela devrait suffire pour trancher le débat.


"Personnellement, je pense qu'il faut malheureusement ménager la susceptibilité des connards parce que notre système leur reconnait la légitimité d'exiger ce qu'ils demandent, à quelques exceptions relativement bien définies."


Nous sommes précisément dans ces exceptions, l'homophobie et le sexisme n'ont pas à être admis.

Partant de là, il me semble plus sage de les convaincre patiemment d'être de mon côté plutôt que de les braquer et de me lancer dans une bataille rangée que je ne suis pas sûr de gagner."

On ne s'engage pas dans un combat parce qu'il est gagnable, mais parce qu'il est juste. Lorsqu'on part du principe que le consensus est à atteindre, on se ménage, certes, un petit espace pour soi-même, mais cela se fait au détriment des plus faibles qu'on abandonne. On n'a rien à gagner à pactiser avec la bêtise, car, elle se caractérise justement par le fait qu'elle n'a aucune raison de s'arrêter. Ils ne seraient pas les cons qu'ils sont, s'ils étaient raisonnables, aurait pu dire La Palisse. Je ne sais que trop bien sur le dos de qui se font de tels accords. Quitte à être sévère à l'encontre de certains, je préfère encore que cela soit contre les homophobes et les sexistes que contre leurs victimes.

yG
[quote=yG]On ne s'engage pas dans un combat parce qu'il est gagnable, mais parce qu'il est juste. Lorsqu'on part du principe que le consensus est à atteindre, on se ménage, certes, un petit espace pour soi-même, mais cela se fait au détriment des plus faibles qu'on abandonne. On n'a rien à gagner à pactiser avec la bêtise, car, elle se caractérise justement par le fait qu'elle n'a aucune raison de s'arrêter. Ils ne seraient pas les cons qu'ils sont, s'ils étaient raisonnables, aurait pu dire La Palisse. Je ne sais que trop bien sur le dos de qui se font de tels accords. Quitte à être sévère à l'encontre de certains, je préfère encore que cela soit contre les homophobes et les sexistes que contre leurs victimes.

Wouahou, j'adhère à 100% ! C'est joliment dit Yannick.
Le problème n'est pas la raison pour laquelle on s'engage dans un combat, mais la façon dont on le mène. L'histoire est pleine de combattants qui ont chargé sabre au clair persuadés de leur victoire par que Dieu/le Bien/la Justice/le Droit/rayez les mentions inutiles était avec eux. Peu d'entre eux ont changé quoique ce soit.

En outre, vous semblez considérer que la séparation est claire, qu'il y a d'un côté, le camp du Bien et de l'autre le camp du Mal, le premier ayant vocation à repousser l'homophobie et le sexisme du second. C'est votre vision des choses et elle est légitime. Le problème, c'est qu'elle n'est pas partagée par tout le monde, que beaucoup de gens ne voient pas une séparation aussi nette que vous, tout simplement parce qu'ils ne se sont jamais vraiment intéressés à ce genre de problème et ne voient pas vraiment quel problème il y a, par exemple, à perpétuer certains stéréotypes genrés.

Il me semble que c'est précisément ces gens-là que vous vous mettez à dos par une stratégie radicale. Imaginez la réaction des gens qui ont vécu toute leur vie en pensant que la famille était quelque chose d'important, que la transmission de certaines valeurs des parents vers les enfants est légitime, voire même essentielle, lorsque vous écrivez "la cellule familiale est d'ailleurs l'archétype de la dictature". Je laisse sciemment de côté le "si vous voulez aller par là" qui pourrait nuancer l'affirmation, parce que vous pouvez être sûr qu'il sera laissé de côté dans la façon dont de tels propos seront rapportés et perçus. J'espère que vous comprenez en quoi cette affirmation puisse être perçue comme une agression violente. C'est le meilleur moyen de se mettre à dos des gens qui aurait pu être convaincu par une approche moins radicale. Et de perdre votre bataille.
"En outre, vous semblez considérer que la séparation est claire, qu'il y a d'un côté, le camp du Bien et de l'autre le camp du Mal, le premier ayant vocation à repousser l'homophobie et le sexisme du second. C'est votre vision des choses et elle est légitime. Le problème, c'est qu'elle n'est pas partagée par tout le monde, que beaucoup de gens ne voient pas une séparation aussi nette que vous, tout simplement parce qu'ils ne se sont jamais vraiment intéressés à ce genre de problème et ne voient pas vraiment quel problème il y a, par exemple, à perpétuer certains stéréotypes genrés. Il me semble que c'est précisément ces gens-là que vous vous mettez à dos par une stratégie radicale. Imaginez la réaction des gens qui ont vécu toute leur vie en pensant que la famille était quelque chose d'important, que la transmission de certaines valeurs des parents vers les enfants est légitime, voire même essentielle, lorsque vous écrivez "la cellule familiale est d'ailleurs l'archétype de la dictature. J'espère que vous comprenez en quoi cette affirmation puisse être perçue comme une agression violente. C'est le meilleur moyen de se mettre à dos des gens qui aurait pu être convaincu par une approche moins radicale. Et de perdre votre bataille." : NonooStar

Oui, j'imagine leur réaction et alors... S'ils tombent du piédestal sur lequel ils se sont mis eux-mêmes, qu'ils ont entretenu par leur passivité, qu'ils ne s'en prennent qu'à eux-mêmes. Et si une fois relevé, ils s'arc-boutent contre ceux qui leur ont ouvert les yeux, au lieu de s'en prendre à ceux qui leur ont fermé, la faute leur en incombe également.

Ce sont des adultes, pas des enfants avec lesquels nous devrions être magnanime, je ne fais pas dans le paternalisme. Ils sont responsables, comme nous tous, de ce qu'ils font du savoir qu'ils reçoivent.

De toute façon, j'ajouterai, qu'avec des nouveaux alliés aussi susceptibles et versatiles, je doute qu'on gagne la moindre bataille décisive.

yG
Attendre qu'ils s'en prennent à eux-mêmes, c'est bien mal connaître la nature humaine.
Et personnellement, je vois le respect des opinions et des sentiments d'autrui bien plus comme une forme de respect que comme du paternalisme.

Et on a toujours plus de chances de gagner avec des alliés versatiles que sans alliés du tout...
Attendre qu'ils s'en prennent à eux-mêmes, c'est bien mal connaître la nature humaine.: NonooStar

Non, bien au contraire, c'est (comme à propos de ce que la nature peut élaborer de son côté comme solution) choisir délibérément de ne pas tenir compte de ce que la nature humaine peut être.
Il s'agit de gagner, mais pas par tous les moyens, pas à tout prix.

Et on a toujours plus de chances de gagner avec des alliés versatiles que sans alliés du tout...

Non, on gagne éventuellement en dépit de ces alliés versatiles, mais certainement pas grâce à eux.
Quant à ne pas avoir d'alliés du tout, vous allez vite en besogne, regardez simplement sur cette page.

yG
Ne voir que cette page, c'est un peu ce que les anglais appellent "preaching to the choir".
Je ne connais aucun parti, aucune organisation, aucune association qui ne compte que sur ses membres pour remporter un combat.
"Je ne connais aucun parti, aucune organisation, aucune association qui ne compte que sur ses membres pour remporter un combat.": NonooStar

Peut-être parce qu'ils estiment qu'il faut vaincre à tout prix, ce n'est pas mon cas. Je ne goutte guère les victoires à la Pyrrhus.

yG

Mais l'école est elle aussi limitée. Ne serait-ce que par le fait que les enseignants ne sont pas des robots mais des individus avec leurs lacunes, leurs préjugés et leurs limites. C'est la raison pour laquelle il me semble utopique de voir dans l'école une panacée qui permettrait forcément aux individus de s'émanciper complètement. Il me semble plus judicieux d'essayer de s'appuyer à la fois sur l'école et sur les parents, et donc de travailler avec soin sur les relations entre les deux.: NonooStar

Je ne vois aucunement l'école comme une panacée, mais comme plus apte à l'émancipation des individus que les familles, car si l'école est également limitée, elle l'est, toute chose égale par ailleurs, bien moins que les familles.

Vous n'avez au mieux qu'une poignée de parents (dans les familles recomposées), et plusieurs dizaines d'enseignants dans votre scolarité, ce qui vous laisse d'autant plus de chance d'être "sauvé" d'un mauvais enseignant ici ou là par un autre, lui, bien meilleur et de vos éventuels mauvais parents.

Enfin, s'il est toujours mieux d'avoir à la fois une "bonne" famille et une "bonne" école, seule la seconde doit rendre des comptes à la société. Il n'est pas interdit d'avoir une famille raciste, homophobe, sexiste ou tout simplement conne, hélas.

La famille est effectivement le lieu de toutes les violences et de tous les abus. Les seuls personnes encore autorisées à frapper un autre individu sans risquer de poursuite (quand ça n'atteint pas des degrés socialement "inacceptables") sont les parents.

Pour autant, je ne partage pas votre enthousiasme pour l'école. Le sexisme, le racisme et l'homophobie y sont certes interdits, mais ce n'est pas pour autant une institution juste et démocratique. Il est intéressant d'écouter le portrait de l'école que fait Frank Lepage dans l'émission avec Maja.
Une des premières règles du droit est que personne ne doit être puni pour un délit qu'un autre à commis, or les punitions collectives sont encore légions à l'école. Dans une classe, l'enseignant décide de ce qui est juste ou pas. Je ne pense pas qu'on puisse construire une société d'individus libres en leur enseignant dès le plus jeune âge la soumission à l'autorité d'un seul. Il est quand même troublant que les élèves soient avec les prisonniers et les militaires les seuls membres de la société à devoir demander la permission de leur supérieur pour faire leurs besoins.

En outre, j'ajouterais que l'école n'est pas obligatoire, seule l'instruction l'est.

J'ai envie de conclure par une phrase de Bakounine : « Les enfants ne sont la propriété de personne, ni de leurs parents, ni de la société. Ils n'appartiennent qu'à leur liberté future. »
Dans l'idéal l'enfant doit apprendre à lire parler et écrire tout seul.

J'ai trouvé le môme idéal .

http://4.bp.blogspot.com/_6lXhDg8cQP0/TQdTJ7YPv1I/AAAAAAAAAA8/pVwobKaeKvA/S760/enfant_sauvage.jpg

Enfin, il est inutile de chercher à ménager la susceptibilité des connards. Reconnaître qu'il faudrait le faire, c'est déjà admettre qu'ils pourraient avoir raison d'exiger ce qu'ils demandent. Or, en l'occurrence, ils n'en ont aucun et ne doivent en obtenir aucun.
yG


Je vous trouve un peu dur avec les enseignants.
"Je vous trouve un peu dur avec les enseignants.": Fantômas

C'est, qu'outre votre ironie, vous n'avez probablement pas lu mes propos sur certains parents d'élèves.

yG
Ce qui vous échappe, c'est que vous pratiquez ce classique de l'oppression: oppresser des gens en disant que ce sont eux les oppresseurs. En fait, même s'ils le sont, ça n'autorise en rien à les oppresser et de fait les gens qui sont dans votre discours sont souvent les uniques oppresseurs sur place. Ces gens ne rèvent pas de vous interdire de faire sécher à votre enfant des cours d'éducations sexuels qui feraient l'impasse sur l'homosexualité, mais vous dans l'autre sens, si. Il n'y a pas de symmétrie des intentions: l'oppresseur c'est vous, tout seul. Vous défouler en vous complaisant dans l'idée que ces familles seraient d'horrible lieu d'oppressions de l'individu n'engage que votre imagination. Il est d'ailleurs frappant que votre exemple soit... une fiction.
"l'oppresseur c'est vous, tout seul. Vous défouler en vous complaisant dans l'idée que ces familles seraient d'horrible lieu d'oppressions de l'individu n'engage que votre imagination. Il est d'ailleurs frappant que votre exemple soit... une fiction."

Tout faut, Grégory Makles, l'exemple que je donne n'est pas une totale fiction, mais une autobiographie romancée, la nuance est primordiale.

Pour le reste, je ne pratique aucunement le relativisme qui vous permet de renvoyer dos-à-dos les divers types d’oppression, toutes ne se valent pas. Autrement dit, je n'ai rien contre le fait de contraindre collectivement certains à ravaler leurs principes lorsque ceux-ci ne valent rien.

yG

Tout faut, Grégory Makles, l'exemple que je donne n'est pas une totale fiction

Pour que ce soit tout faux, il faudrait que ce ne soit pas une fiction du tout. Et pour pouvoir dire "regardez ce qui s'est passé récemment", vous ne pouvez pas brandir une fiction, fut elle inspirée de faits réels. Par nature, quand on revendique la fiction, c'est bien pour y mettre des choses qui ne s'y sont pas passées.


Pour le reste, je ne pratique aucunement le relativisme
Non, effectivement, la nuance, l'acceptation de la nature inévitablement plurielle et contradictioire d'une société démocratique, on voit bien que tout ça vous insupporte.
"Pour que ce soit tout faux, il faudrait que ce ne soit pas une fiction du tout. Et pour pouvoir dire "regardez ce qui s'est passé récemment", vous ne pouvez pas brandir une fiction, fut elle inspirée de faits réels. Par nature, quand on revendique la fiction, c'est bien pour y mettre des choses qui ne s'y sont pas passées."

Je vous laisse sur ce point à vos élucubrations, Grégory Makles.

"Non, effectivement, la nuance, l'acceptation de la nature inévitablement plurielle et contradictioire d'une société démocratique, on voit bien que tout ça vous insupporte."

Oui, car, tout ne se vaut pas dans une société plurielle.

yG
Dêconstruisons le constructivisme !
Apprendre aux petites filles qu'elles peuvent exercer des métiers autres que coiffeuse ou infirmière, pour vous c'est de "l'endoctrinement des enfants par l'état" ?
"Non, vos enfants ne devront pas se masturber à la Maternelle". Cat article parviendra-t-il, mieux qu'un SMS, jusqu'aux familles turques, gitanes, ou maghrébines, qui ont retiré leurs enfants de l'école de Strasbourg ? Comment le leur faire parvenir ?

Outre que rien ne permet d'affirmer que c'est le seul passage sur la masturbation à la maternelle qui est en cause dans ce retrait (cela pourrait parfaitement être l'ensemble des valeurs sexistes et homophobes véhiculés par ce "cerveau malade"), il ne servirait à rien de chercher à rassurer ces familles-là, cela serait encore donner des gages à leurs valeurs, car, quant bien même la masturbation ne serait pas prohibée à la maternelle, que l'école chercherait activement à déconstruire les stéréotypes sexués et sexuels, ce n'est pas elle, l'éducation nationale, qui irait dans le mauvais sens, bien au contraire.

Ce n'est là que la suite de la guerre permanente et, hélas, nécessaire dans laquelle est impliquée l'éducation nationale contre les valeurs non seulement rétrogrades, mais surtout méprisables, que nombre de familles, véritables petites dictatures, remplis de tyrans nullement éclairés, véhiculent encore de nos jours.

Tout ne se vaut pas et les valeurs de certaines familles ne valent pas d'être entendues, mais combattues.
Il faut l'assumer, pas le nier ou le renier.

Ces familles-là ne sont pas tant coupées du monde, qu'elles ne prêtent l'oreille qu'aux délires qui confortent leurs gerbantes et bêtement héritées visions du monde. Il ne sert donc à rien de chercher à rétablir la "vérité" pour elles, elles n'en ont cure.

yG
Vous oubliez de citer les bon cathos. On les a entendu dans leurs manif prétendre exactement cela…
Cette histoire de rumeur imbécile qui fait que certains élèves ne sont pas envoyés à l'école me relie à ce qui m'est arrivé en début de semaine.
Je discute avec de bonnes amies à moi de l'affaire Hollande/Treierweiller, du côté croustillant. Mes amies n'ont pas de culture médiatique ni politique particulière.
L'une raconte l'histoire des vases de Sèvres que Valoche aurait cassées. Je rigole en disant que c'est une rumeur, qu'il a été prouvé que c'était totalement faux. Elles me tombent toutes les trois dessus en expliquant que c'est forcément vrai parce que "C'est Internet qui le dit".
J'essaie d'expliquer le truc, mais l'argument va revenir tout le temps : c'est vrai parce que c'est sur Internet.
Et elles n'en démordront pas. Je ne pourrai jamais m'expliquer, parce que l'argument d'internet engloutit tout.

Comme ça n'a pas beaucoup d'importance, je n'insiste pas. Admettons que je pourrai en reparler plus tard... Ces nanas n'ont pas un niveau d'éducation très élevé... Est-ce utile de leur expliquer bla bla bla information, vérification de l'information, démocratie, prise de décision bla bla bla. ?
Mais le lendemain, à la cantine avec mes collègues, qui eux et elles, ont le niveau d'éducation requis et la culture politique afférente, je me trouve devant un autre problème. Ces dernières années, à chaque fois qu'il y avait une discussion sur un fait d'actualité, j'étais la personne qui faisait remarquer que j'avais lu sur Mediapart que.... Un certain vent de scepticisme accompagnait mes propos.
Puis il y a eu l'affaire Bettencourt et d'autres affaires, et Sarkozy est parti et on n'en parle plus guère. Et ce que disait Mediapart a pris de l'importance.

Et maintenant, quand nous discutons d'un fait d'actualité et que visiblement, d'après les sources, qui se contredisent, quelque chose n'est pas clair, il y a toujours quelqu'un pour me demander : Et qu'est-ce qu'ils disent sur Mediapart ? (mais ça signifie en général la presse en ligne).
Et si Mediapart a l'explication, cela tranche la question.
J'en ai tiré comme conclusion, en fait c'est évidemment ponctuel parce que ça ne concerne que ma vie, que la presse mainstream est devenue tellement étrange et inutile aux yeux de tous qu'on se raccroche à ce qu'on peut.

Pour les gens qui n'ont ni le temps ni les moyens, pour des tas de raisons, de consulter internet, ils se retrouvent avec deux médias de fait : d'une part les informations sur Internet, et d'autre part, la personne qui a regardé et fait le tri, pour leur restituer l'information. Mais malgré tout, ils ont l'impression de pouvoir davantage faire confiance à ces deux médias, qui sont de fait des filtres redoutables et absolument pas fiables, que la presse mainstream qui est totalement décrédibilisée, parce qu'elle se décrédibilise elle-même en permanence, sans même en avoir conscience. De vieilles habitudes que les médias ont gardées, de manipulation de l'opinion (le TCE), de manipulations par des experts (Sarkozy et ses UBM), et de j'en-foutisme par rapport aux faits généralisé (toute personne qui connaît un domaine et dont la presse dit n'importe quoi...), et j'en passe. Et tout ça, c'est un problème de décrédibilisation des médias.

Et là, avec Farida Belghoul, on est en plein dedans, cette jeune femme a acquis le statut de leader d'opinion pour des raisons bien définies, et désormais, tout ce qu'elle dit de choses qu'elles a vues sur internet est parole d'évangile. Sans parler, à travers les réseaux sociaux, de ce qui est dit qu'elle dit.

C'est une catastrophe absolue, et je ne pense pas que le fait que les personnes qui se fient à ces informations aient une éducation de petit niveau et des repliements identitaires change quelque chose : c'est juste que c'est plus visible chez eux. Mais c'est toute la société qui a ce problème, et c'est la porte ouverte au populisme réel (le peuple pense que...., donc j'ai raison) à travers des canaux que personne ne peut contrôler. Et la manif pour tous est à la fois le résultat de cet état de fait, mais également un miroir qui renvoie toutes ces contradictions au visage de la société partagée entre le dédain, le déni, et le trouble.
Les temps sont durs et tout peut arriver.
Tiens, comment se fait-il que les "stéréotypes sexuels" deviennent, à l'extrême droite, "stéréotypes du genre" ? Il y a des mots qui doivent leur écorcher la gueule.
Je suis allé voir la page FaceBook du mouvement en question, on y trouve quelques allusions aux sectes sataniques pédophiles qui auraient des protections en haut lieu, et plus généralement la grande méga compilation des peurs haineuses et qui se croient raisonnées.
Et une orthographe déplorable.
Fidèle à mon amour pour la contrepèterie, je dénonce cette perturbation des masses...
Ohlala! Dès qu'on veut pas aller à poil à la gaypride avec une langue de belle-mère dans les fesses, Daniel fronce les sourcils!
pauvres gamins ,qui doivent endurer ces "transferts" de misères sexuelles et politiques des adultes..
Confirmation est donc faite qu'une certaine (F)rance a depuis longtemps touché le fond, maintenant elle creuse!
De l'influence de certains arriérés mentaux sur une France en pleine régression intellectuelle.
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