26
Commentaires

"Droit de cuissage" à la mairie de Maubeuge : Causette a-t-elle desservi les victimes ?

"Droit de cuissage à la mairie." La dernière enquête du magazine Causette pose une question : faut-il médiatiser coûte que coûte des récits de victimes d'agression sexuelles pour briser l'omerta, ou s'interdire de le faire pour ne pas risquer de les mettre en difficulté? Causette révèle dans son numéro d'avril plusieurs cas de femmes qui affirment être victimes d'agression sexuelle, voire de viol, de la part d'élus, notamment à la mairie (PS) de Maubeuge (Nord). Pour son enquête, le magazine se fonde - notamment - sur l'Association européenne contre les violences faites aux femmes au travail, (AVFT), que nous avions reçue sur notre plateau. Mais l'AVFT a rédigé un communiqué, dans lequel elle assure n'avoir jamais voulu que ces cas soient médiatisés.

Derniers commentaires

J'ai eu une discussion avec des lectrices (eurs) de causette sur cet article sur facebook. Il en est ressorti des commentaires des autres qu'on ne peut faire d'omelette sans casser les oeufs. Pour ma part je trouve trop rude cette justification.

Notre indignation en lisant l'article d'asi venait du fait que ce soit les victimes qui doivent s'inquièter et non les coupables, ce qui est vraiment révoltant !!

Mais de mon point de vue, le gros problème c'est qu'on ne sait pas qui était d'accord pour être mises dans la lumière parmis les victimes, parce qu'en effet c'est sûr elles ont été reconnues. Pour celles qui ne sont plus dans les villes et/ou qui ont porté plainte encore ça va. Mais pour les autres c'est potentiellement chaud quand même.

Disons que ça me fait un peu le même effet qu'avec les outings dans les médias. Si la personne veut le faire savoir ok, mais il y en a qui ne le veulent pas par honte, c'est terrible, mais il faut respecter ce choix aussi.
Voilà voilà
C'est drôle comme il y a peu de réactions des @sinautes concernant ce sujet grave, comparé à d'autres plus anecdotiques, disons, où il y a pourtant trois kilomètres de commentaires....
@Laure Daussy : je suis bien content d'avoir lu votre article, mais je crois que vous avez oublié "faites au Femmes" dans la traduction de AVFT.
C'est tout un pan du journalisme qui est en jeu, là, et pas juste pour Causette. C'est aussi le quotidien des faits-divers dans les journaux locaux, souvent très borderlines à ce niveau-là.

Je ne suis pas certain que le red'chef de Causette réalise ce que ça va impliquer pour la victime, en particulier en cette période très polarisée d'élections présidentielles : vexations quotidiennes (pires qu'actuellement, oui c'est possible), difficultés à trouver du travail ou même à être accepté dans une association locale, etc etc... en particulier sur des terrains aussi verrouillés par le PS que Maubeuge ou les villes moyennes du Nord-Pas-de-Calais (et même pas sûr que ça fasse tomber les gars incriminés vu l'état de pourriture du PS dans le coin).

La question est en tout cas très sensible. Mais surtout, Causette n'avait pas l'accord de ceux qui lui ont apporté l'affaire pour publier, et ça ça me semble être un marqueur fort. Parce que Causette, Maubeuge, ils s'en foutent, ils n'y reviendront pas. Les journalistes de la PQR, eux, ils y sont tous les jours, sur le terrain, et franchement, de notre point de vue, quand on t'amène un papier sur un plateau, la première chose que tu fais, c'est d'abord de respecter la volonté de ta source (en particulier associative ou d'une victime). Le droit à l'information est important, mais pas au prix de la vie entière de pauvres gens victimes de bien plus puissants qu'eux.

Causette aurait pu faire un papier sur l'omerta du PS dans le Nord, en gardant masqués les noms des villes (et en expliquant pourquoi). Ils pouvaient faire valoir cet argument de l'information devant l'association... qui aurait alors peut-être décidé de ne pas parler à Causette, ce qui est son droit. Bordel, les lecteurs croient encore (un peu) les journalistes, il faut baser son travail sur cette confiance (c'est d'ailleurs ce que fait le journaliste, d'habitude, il masque volontairement les sources que son papier pourrait mettre en danger) ! Là, on a des journalistes qui ont proprement trompé une source, et surtout une source qui n'est pas une source de pouvoir (genre un politique/communicant, là le jeu se joue à deux et ces règles de respect ne s'appliquent plus AMHA, ou du moins elles redeviennent le choix pro du journaliste, comme le dit le red'chef).

J'aime bien Causette, et je comprends l'idée qui sous-tend la démarche, mais j'ai l'impression qu'eux, de leur côté, ne se rendent pas compte qu'ils ont chié dans les bottes des collègues et des victimes sur ce coup. Et certainement pas libéré l'information, parce que maintenant l'association va être encore moins portée à faire confiance aux médias pour sortir des infos sans mettre en danger les gens qu'ils soutiennent.
La clique à DSK, le modèle, le maître, l'exemple à suivre.............

J'attends d'autres révélations concernant d'autres représentants de tous bords.
Il faut persévérer dans ce sens, peut-être la seule solution pour que les victimes de tels agissements cessent d'être les seules à trinquer dans leur coin, isolées !

Que le PS et ses représentants soit un parti tout en façade et moribond depuis au mois dix bonnes années, pas besoin de Causette ou d'une échéance présidentielle pour le savoir. Juste une confirmation.
Le droit de cuissages, en réalité, était tout autre chose. Mais les hommes qui aiment le pouvoir ont souvent de telles conduites, quelques soient les horizons politiques.
Monsieur Causette aurait mieux fait de s'abstenir, il souhaite vendre du papier, d'abord; car s'il s'était d'abord s'agit de protéger les femmes et faire avancer leurs droits, il aurait mieux 'entendu' le discours de l'AVFT et travaillé dans le sens de l'assoce.

DÉCOUVRIR NOS FORMULES D'ABONNEMENT SANS ENGAGEMENT

(Conditions générales d'utilisation et de vente)
Pourquoi s'abonner ?
  • Accès illimité à tous nos articles, chroniques et émissions
  • Téléchargement des émissions en MP3 ou MP4
  • Partage d'un contenu à ses proches gratuitement chaque semaine
  • Vote pour choisir les contenus en accès gratuit chaque jeudi
  • Sans engagement
Devenir
Asinaute

5 € / mois
ou 50 € / an

Je m'abonne
Asinaute
Généreux

10 € / mois
ou 100 € / an

Je m'abonne
Asinaute
en galère

2 € / mois
ou 22 € / an

Je m'abonne
Abonnement
« cadeau »


50 € / an

J'offre ASI

Professionnels et collectivités, retrouvez vos offres dédiées ici

Abonnez-vous

En vous abonnant, vous contribuez à une information sur les médias indépendante et sans pub.