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Dominique Manotti et le rêve de Madoff, d@ns le texte.

De l’affaire Madoff, tout le monde a retenu la figure du manipulateur magistral, cet ultra-riche qui a escroqué des centaines d’ultra-riches, grâce à la fameuse «chaîne de Ponzi». Ah, cette chaîne de Ponzi, comme on nous l’aura expliquée, démontée, schématisée – et personne, dans les médias, pour dire qu’un montage à la Ponzi, ça ne dure jamais bien longtemps? Ponzi lui-même a tenu six mois. Le fonds Madoff: à peu près vingt ans. Et pas un enquêteur pour se pencher sur le mystère de cette invraisemblable longévité…

Derniers commentaires

Bonjour Judith

Je viens de visionner cette très bonne émission. En parcourant le forum qui lui est consacré, je balaie d'un revers de main les critiques sur "elle parle trop" "pas assez" … Ceux qui en sont à chercher la perfection partout (l'excellence comme on dit aujourd'hui) sont appelés à ne rien apprécier.
En préambule donc : la qualité première de cette émission est de nous faire découvrir ce petit livre et son auteur. Et ce fait justifie et valide à lui seul sa pertinence.

Quant à l'essentiel, soit le contenu, quelques réflexions.

• Pourquoi les médias ne s'intéressent-ils pas à une si pertinente hypothèse ?
Je suis surpris que vous n'énonciez pas vous-même la réponse qui s'impose ; réponse certes douloureuse, et personne n'aime souffrir. ils ne le font pas car dans leur écrasante majorité, ils sont financés (ou au service) de ce qu'il faudrait dénoncer.

• De la confrontation entre intellectuels et rapaces insatiables du dieu Argent qui sont les vainqueurs ?
Désolé de faire le rabat-joie mais là encore la réponse est assez simple : les adorateurs du grand équivalent universel, l'Argent, ont une emprise indiscutable sur l'économie, la société, nos vies ; là où partout les intellectuels reculent. Et on ne parle pas ici de ceux qui n'appartiennent à aucune de ces deux catégories, somme toute l'une et l'autre (un point commun) à l'abri du besoin.

• Quant au silence de Madoff ?
Là encore, et je m'interroge sur tant de naïveté de votre part, ou alors n'est-ce que de la dénégation (principe de survie très satisfaisant jusqu'à un certain point).
Madoff ne veut pas mourir ; ou voir mourir les siens, ce qui est sensiblement la même chose.

Bien à vous
Suite à cette excellente émission, la Compagnie de théâtre Les Uns, les Unes a décidé de porter ce texte sur scène. Avec l'accord de l'auteur et après une rencontre avec elle, c'est bientôt chose faite. En association avec l'équipe de "Polar sur le ville", le texte sera présenté à "La Passerelle" de Florange (57), le 21 février 2014 à 20 h 30. Avec Patrick Roeser. Mise en scène Roland Marcuola.
Merci beaucoup à Judith Bernard de nous avoir fait découvrir ce texte...
Madoff se tait 1-pour sauver sa peau 2-pour la sécurité de ses proches;
Wiképédia ne peut absolumment pas parler d'argent sale car il se ferait illico presto attaquer
pour diffamation car le "plaider coupable" de Madoff empêche de parler d'argent sale de ce que
j'ai compris;
sans doute que les médias "se taisent" car justement il y a de + en + de procès à leur
encontre (?) et c'est la facilité;
et oui, le système est très fort et très pourri !
une des personnes politiques françaises ayant cette culture d'attaque juridique systèmatique
est Valérie T.: trouver l'erreur;

en fait, par l'intermèdiaire d'une fiction comme ce livre, une autre vérité peut sortir: c'est très bien !

l'argent est l'objectif suprême des américains mais ce ne sont pas les seuls ...
Den Xiao Ping a dit « Quand on est pauvre on se fait taper dessus »
+ réaliste rapport à l'économie parallèle: en général dès que vous avez une boîte, si
vous voulez avoir des contrats, des clients il y a souvent des "commissions" ...
Encore, encore !!
Ca c'est du D@ns le texte que j'aime, le D@ns le texte où on APPREND quelque chose (cf un ancien de mes post).
J'ai acheté le livre, c'est un petit bijou.
Merci Judith, vous êtes brillante.
Hélène
Excellente émission, mais par pitié Judith, ne changez rien !
interessant ce retour vers madoff mais le xxI siecle a décidement le talent de faire le ménage A croire que le XX siécle a été la période des grandes turpides. esrt ce qu'un monde plus honnete et transparent nous apportrea plus de bobheur .quand on voit le relais avec l'espionnage la surveillance généralsé des états l'enjeux se déplace come les drones la recherche de l'invisibilité demeure !!
on nous cache quelque chose.
Je ne sais pas si Dominique Manotti le dit dans son livre mais ça n'est mentionné à aucun moment dans l'émission: Madoff et beaucoup de ses clients étaient juifs. Dès lors, présenter Madoff et ses client comme de probables "co-conspirateurs-blanchisseurs" ne revient-il pas à remettre à la mode certains des clichés classiques de l'antisémitisme?
"Je ne sais pas si Dominique Manotti le dit dans son livre mais ça n'est mentionné à aucun moment dans l'émission: Madoff et beaucoup de ses clients étaient juifs. Dès lors, présenter Madoff et ses client comme de probables "co-conspirateurs-blanchisseurs" ne revient-il pas à remettre à la mode certains des clichés classiques de l'antisémitisme?": Revolution

D'une part, pour les connards d'antisémites, le seul fait de spécifier que beaucoup de clients de Madoff étaient juifs alimente déjà ce cliché. D'autre part, il est malvenu pour vous de critiquer en filigrane l'auteur sur ce point, puisque vous êtes le premier et le seul ici à nourrir cette lecture. Manotti ayant eu la délicatesse de ne pas tomber dans ce piège, au moins, dans l'émission.

yG
Et dans le livre itou : pas fait mention une seule fois de cette origine (que je n'ai découverte qu'après lecture, dans la notice wikipedia).
Je me demandais si cela était évoqué dans le livre mais le fait que cela ne le soit pas ne m'étonne finalement pas: si on ajoute cet élément de contexte, la thèse "romanesque" du livre passe tout de suite plus difficilement.
Denoncer les corrompus du PS peut faire le jeu du Front National, mais c'est pas pour ca qu'on va les laisser voler.
Ca n'est ni la faute d'Israel ni de la faute de mon voisin juif si certains juifs sont des salauds, de la meme maniere que certains violoncellistes catholiques du Kasakhstan peuvent etre des salauds sans que tous les violoncellistes catholiques du Kasakhstan soient des salauds.
C'est la faute du gouvernement Israélien si certains israéliens sont des abrutis car c'est ce même gouvernement qui, aidée par sa chaîne de propagande diffuse des tas d'insanités...
Les Juifs ne sont par responsable mais je verrais bien ce gouvernement repondre de ces actes devant un tribunal (Le TPI par exemple)

Maintenant il est vrai que certains auraient besoin d'aller se faire soigner ;-)
Non Judith, le plaider coupable, qui fait l'économie d'un procès n'entraîne pas l'enterrement
de toute une enquête. Plaider coupable, ce n'est qu'une négociation où il faut avouer,
expliquer, donner ses complices, indemniser, etc, etc...
Judith, vous vous étonnez que ce petit roman en dise autant quand la majorité des "spécialistes" polarisent sur la même chose et se gourent.
Le roman n'a-t-il pas été de tout temps le petit bol d'air, l'objet parfois éclatant, parfois déguisé qui dit justement ce qui n'est dit ailleurs ? N'a-t-il pas été le recours dans l'Histoire des dissidences ? Et dans ce cas, ce roman - et combien d'autres ? - n'est-il pas symptomatique d'une époque où la maladie des médias, j'ai nommé le suivisme, gangrène tant l'expression et des faits et des idées ? Le carcan généré par le dirigisme d'une classe dominante assoiffée de contrôle, qui rêve de contrôler la pensée en trustant un maximum les canaux de communication conduit les esprits libres à l'étouffement. De cet étouffement naissent les voies alternatives. Quel beau support qu'un roman ;)
Tres interressant, mais par pitié judith, essayez de laisser la majorité du temps de parole à vos invités...
merci pour cette émission passionnante! En effet le roman est souvent plus instructif (et porte bien son rôle d'éducation populaire comme vous le dites!) que n'importe quel autre média, et Dominique Manotti me fait penser à Zola qui m'a fait comprendre la spéculation immobilière dans la Curée...
C'est épatant comme surgissent de la littérature les fondements de choses qu'apparemment on pourrait penser hors de sa portée.

Aux environs de la minute 30 est évoquée l'utilisation de Madoff comme bouc émissaire, alors qu'il n'a rien à voir avec les subprimes. On évoquait avant que, à moment dans la montée de la violence, on veut un bouc émissaire et que ça participe à expliquer les 150 ans de prison face aux 2 ans des criminels précédents.

Cela m'a fait penser à René Girard qui nous explique que la victime émissaire est choisie non pas alors que elle n'est pas la cause exacte de la crise, mais justement parce que elle n'est pas la cause directe de la crise. En effet choisir comme victime le responsable même de la crise et de la violence ressemble trop à la vengeance pure et simple et risquerait d'éclabousser l'ensemble de la société du sang de la victime coupable, propageant ainsi la violence au lieu de l'expulser.

Le premier lien que je fais est évident, mais le deuxième est que Girard aussi part de la littérature (notamment Shakespeare) pour mener sa réflexion qui s'en va bien au delà.
Bonjour
Merci Judith de nous avoir fait découvrir ce petit bouquin ma fois très intéressant.
Continuez.
Ce que démontre à mes yeux cette émission, c'est que le problème n'est pas in fine économique, comme je me tue à le répéter en vain.
Il est éthique.

D'un point de vue économique, tout cela est excessivement grossier, facile à démonter, pour peu qu'on le souhaite. C'est juste une arnaque à la base qui peut éventuellement servir à blanchir de l'argent, soit potentiellement un double délit criminel (arnaque à la Ponzi + blanchiment d'argent sale).

Or, une telle arnaque ne peut fonctionner, comme il est souligné à propos des subprimes dans l'excellent film (sans explication économique superflue) Margin Call de J.C. Chandor (2012), que parce qu'on ne veut pas regarder, on ne veut pas savoir, comme le disent deux des protagonistes lors d'un parcours en voiture.
Car, savoir implique de changer ses pratiques et probablement ses rêves (on rejoint le parallèle avec la religion évoqué dans l'émission à ce propos).

Or, même les plus petits des acteurs, ceux qu'on traite un peu vite de victimes (qui pratiquent l'évasion fiscale à la petite semaine, le travail au noir), ne veulent pas de ça. Ils veulent, comme les autres, le beurre, l'argent du beurre et gagner au loto.

Aucune règle de droit ne changera cela, car comme le dit pertinemment Dominique Manotti à la 51 minute, "c'est une affaire de pratique, ce n'est pas une affaire de droit".

Le droit aura donc toujours un ou dix métro de retard sur ce qui s'expérimente sans considération éthique ou juridique sur le terrain, tout aussi loin de ce que devrait être l'économie "universitaire".

C'est pourquoi, ici aussi, sur ce terrain plus feutré en apparence que dans celui des drones de l'émission précédente, la guerre ou plus exactement la chasse policière, corolaire indépassable de cette recherche éthique, est également éternelle, sans fin, car aucune structure ne peut garantir que la pratique sera seine sans cela. Et elle commence à notre niveau.

yG
Très nourrissant en effet.
Ce qu'il y manque à présent, c'est le regard d'un économiste. Ne pourrait-on pas imaginer ici, chez @si, un rebond chez l'amie éconaute qui profiterait de ce D@ns le texte pour le prolonger, l'enrichir en interrogeant un (des?) économistes (journalistes économiques ?) ? Ce serait à mes yeux une force du site.
Pour ceux qui ont encore un peu de temps d'y réfléchir, article de Olivier Berruyer : [Hallucinante]audition de Pierre Condamin-Gerbier au sénat sur le site les-crises.fr
Dominique Manotti le dit elle-même (~32'): faut faire léger !
Pas un peu complotiste, l'écrivaine ?
"C'est le pétrole africain qui génère de l'argent noir !"
Intéressant de savoir qu'aux States, des juristes non praticiens (SEC) contrôlent les praticiens (acteurs financiers). En France, on a pléthore de lois mais peu de gens pour les appliquer consciensieusement, ce qui n'est pas plus vertueux.

Pour ma part, j'avais lu 2 romans de Paul-Loup Sulitzer dans les années 1990 et j'ai été vacciné des histoires financières.

D'ailleurs comment penser que Bernard Madoff ait agi seul alors que ses clients étaient des banques d'investissement internationales. Ce serait comme dire qu'un pilote d'avion de ligne avait agi seul en échouant dans une manoeuvre. Il y a des co-équipiers, des tours de contrôle au sol qui participent à la manoeuvre de l'appareil.

Il y a aussi une donnée qui manque dans l'émission car banque + international + investissement (ou spéculation) --> paradis fiscaux
Merci pour toutes vos émissions littéraires en général mais cette semaine quel plaisir et quelles pistes de réflexions...ou de confirmation.
Même si c'est présenté comme une fiction.


A la question sans réponse sur la non-médiatisation de ce genre d'ouvrage, pourtant assez court et explicite pour devenir un emblème d'une indignation qui trouverait enfin un débouché concret, puisque la captation d'argent est la source de tout ce cirque,, .
On peut la justifier ou la diaboliser par les passions humaines mais ce n'est avant tout que le nerf de la guerre en cours.
A qui appartiennent les média en question?

Il est possible que tous ceux qui s'en détournent en consultent d'autres et le fassent savoir, ce qui n'est bien sûr pas très médiatique mais qui bouleverse peu à peu les consciences de tous ceux qui essaient de comprendre comment un tel désastre est possible...
Personnellement j'ai vu des convictions ancrées changer radicalement autour de moi, en un temps record, dans toutes sortes de milieux, que ce soit la peur, chez ceux qui ont tout à perdre d'un changement de système et qui ont humilié leur entourage ou simplement pensent que vivre heureux dans un océan de misère, ce n'est pas possible.
Chez les autres, une certaine lassitude des boucs émissaires dont justement on fait un chiffon rouge sans que ça ne change rien, sauf en pire et que ce pire pourrait bien les atteindre plus tôt que prévu.
Ceux pour qui le pire est en cours trouvent parfois des élans de solidarité.
Un des sujets de conversation censé être sur toutes les lèvres le devient parfois du jour au lendemain, sans autorisation et l'édifice vacille.
Le Brésil, par exemple, met d'un seul coup ici quelques problèmes universels à la surface,
Que les média n'en parlent plus la semaine prochaine n'implique pas forcément que les gens soient assez obtus pour échouer à relier tous ces flash médiatiques sur les turpitudes organisées à nos dépens.
De là à surmonter la peur d'agir... seul l'avenir nous le dira.

Incapable technique je demande aux pro d'avoir l'amabilité de diffuser votre émission sur tous les supports possibles,
. Rien que pour le plaisir de l'écriture littéraire promise c'est tentant et 48 p effraient peu de lecteurs. Pour ceux qui n'y cherchent qu'un symbole à brandir, c'est aussi facile à transporter.
Super émission, bravo Judith! Et merci Dominique Manotti, qui ramène à mon esprit Henri Guillemin, historien, qui parlait beaucoup du fait qu'il plus grave de voler aux riches qu'au pauvres dans ses analyses...
Chouette, Judith se "déchaine" :
2 émissions en 12 jours
hipipi hourra ;-)
gamma
[quote=Judith]je fais une erreur d’attribution : c’est Jeffrey Picower (mort d’un "arrêt cardiaque dans une piscine" en 2009) qui a encore de l’argent placé dans les comptes de la « banque qui dirige le monde ». Si ça ne vous fait ni chaud ni froid, c’est parce que vous n’avez pas encore regardé l’émission… J.B.

Non Judith...

Qu'est-ce qu'une petite coquille comparé aux innombrables auteurs que vous nous faites connaitre sur ce site ?
Petite coquille d'ailleurs vite réparée par votre message sur le site.
il est rare d'avoir ce genre de correction... Dans un journal, elle sont écrite en bas de page, dans un petit encadré que personne ne lit, et à la télé c'est en fin d'émission (et encore) :-)

Vous êtes toute pardonnée ;-)

Encore une belle séance D@ns le texte en perspective...

Merci Judith
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