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Docteur, c'est ça le populisme ?

Deux couvertures des hebdos de la semaine. Fut un temps, on se serait insurgés.

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A l'époque il y a un siècle, les mots étaient plus rudes qu'aujourd'hui, les caricatures aussi !

On aurait peut être dénoncé la trahison des mots (la langue était beaucoup mieux respectée…) mais pas la vulgarité des accroches ! Il faut savoir ce qu’était la IIIe République : ça flinguait dur dans les journaux (les nôtres sont aujourd’hui des Pom d’Api ! Et pour cause : ils sont tous d’accord !), et on réglait ses comptes à coup de flingue quand les journaux ne suffisaient plus (on devrait peut être se souvenir de Jaurès alors qu'on approche du centième anniversaire de son assassinat...).

Donc on ne peut déjà pas dire qu’on se serait plus insurgés il y a un siècle, alors que le débat politique y était beaucoup plus violent qu’aujourd’hui, et qu’on y avait encore des opinions différentes et surtout beaucoup plus tranchées d’un parti à l’autre.

Sur le fond ce qui compte avec l’affaire Cahuzac, ce n’est pas tant le traitement qui en est fait que ce que cette affaire révèle sur notre personnel politique.

La crise de confiance est totale. Si un ministre du budget, président de la commission des finances à l’Assemblée Nationale pendant plusieurs années, et à qui TOUS les médias ont tressé des louanges pour son action « formidable », se révèle être un vulgaire escroc, cela montre par l’exemple que nos « représentants » ne nous représentent plus et qu’ils ne vivent plus que par eux et pour eux.

Le populisme donc ? Mais qu’est ce que le populisme ?

Le populisme, c’est le nom, devenu péjoratif aujourd’hui, donné par nos « représentants » (qui nous représentent si bien, on le voit !) pour désigner tous ceux qui réclament que le peuple prenne ses affaires en mains lui-même. C’est donc un synonyme du fascisme !

Mais non !
Historiquement et étymologiquement, le populisme, ça signifie prendre en compte les aspirations du peuple quelles qu’elles soient. Ce qui pose la question démocratique.

Or, la démocratie se définissait selon Lincoln comme : « le gouvernement du peuple, par le peuple, et pour le peuple. »

Ca ressemble non ??????

Quand on voit ce qu’on fait d’un vote « non » à chaque referendum, quand on voit que nos représentants sont tels qu’ils sont, etc., on se demande : alors, à quand une démocratie directe ???
c'est vrai que ces unes ne sont pas très reluisantes mais que le ps y goûte, (car comme dit AirOne, sarko en a eu sa part), ne dérange pas

outre mesure.

nous on connais ça et part des journaux qui son sensés être dans notre camp, alors...
Le Point et l'Express constituent une vraie alternative libérale pour nous informer nous les citoyens parfois vicitmes de la propagande véhiculée par des organes qui ont pignon sur rue comme Fakir, le monde diplomatique ou pire encore Siné Hebdo véritables repères d'anarchistes qui passent leur temps à saper le système avec leurs discours visant à démotiver les masses laborieuses qui auraient parfois tendance à se complaire dans une oisiveté de mauvaise aloi, vautrées dans des canapés bien trop confortables.

Ce sont deux news magazines qui nous informent avec impartialité chaque semaine en choississant avec pertinence des angles d'attaques ou des enquêtes approfondies sur des sujets de société passionnants comme l'islamisation de la France, les planqués de la fonction publique , les excès d'un système fiscal qui tue l'initiative individuelle ou le retour en force des comédies musicales.

Nous nous régalons de lire des éditos bien troussés comme ceux de Claude Imbert, un journaliste à la plume acérée qui se renouvelle avec brio chaque semaine, un homme qui sait pointer les dysfonctionnements et dénoncer les tenants d'un état trop maternant envers les profiteurs du système comme les chômeurs en fin de droit ou les enseignants qui refusent d'appliquer des réformes pourtant initiées par l'OCDE, une organisation dont tout le monde connaît le sérieux.

Inutile de dresser ici un panégyrique de C. Barbier ou FOG, les responsables de ces publications, car leur talent et la profondeur de leurs réflexions sur les sujets brûlants qui animent la société françaises sont reconnus par tous les lecteurs et ceci depuis très longtemps.
Non, pas d'accord avec ces couvertures, même horriblement, absolument pas d'accord avec le nauséabond.
Nouvel épisode du feuilleton :
Le chirurgien Cahuzac était déclaré généraliste.
Le praticien est inscrit en secteur 1 alors qu'il pratiquait en honoraires libres. Un gain pour sa retraite complémentaire payé par la Sécurité sociale
(Le Monde.fr).
Je ne trouve pas que "ça" ce soit "le populisme".
Où caresse-t-on le peuple dans le sens du poil? Où a-t-on l'air d'avoir la solution à tout à peu de frais et sans demande de garantie?
S'il fallait inventer un mot pour décrie "ça" ce serait du "communicationnisme".

Hollande fait le dos rond. Il doit sa carrière à cette attitude. Attendre que le temps fasse la peau de ses adversaires. Tomber dans leurs pièges, qu'importe: leurs pièges sont tellement dépendant de la presse que leur caractère éphémère est intrinsèque, gravé dans le processus. Le temps joue.
Quelle révélation d'une chose nouvelle dans ces unes, qui pourrait abattre Hollande? Rien de rien qu'on ne sache déjà dès l'élection de 2012 et même avant.
Qui a pu croire que le président allait se placer au dessus de la mêlée et faire sauter son gouvernement? Qui a pu croire que le mensonge serait partagé équitablement entre tous?, en disant que tel Vidocq en son temps Cahusac était un indic de choix pour déjouer les suissards du bagne de l'exil?

Rien ne bouge dans le bon sens, ni les courbes des salaires, ni les emplois, ni les lois de l'Europe, ni les prix des loyers. Les journaux de droite devraient se réjouir. Je ne suis pas convaincue que le cassage de Hollande soit du populisme. Juste un positionnement pour un futur placement de produit.
Bonjour
Comme l'aurait dit le commissaire Bourrel en son temps : "Bon sang, mais c'est bien sur !"
Tous ces matamores éditocrates faisaient du populisme sans s'en rendre compte, comme monsieur Jourdain faisait de la prose…
C'est vrai qu'à force d'être dans la fangue, on ne s'aperçoit plus que l'on sent mauvais.
Moui.
Effectivement, des Unes de journaux putassières à souhait, comme ces deux journaux en ont la maitrise depuis des années.
C'est d'autant plus consternant que c'est la même politique économique de Sarkozy, en ni mieux ni pire, qu’exécute Hollande; politique qu'ils encensaient alors, et ils se seraient bien gardés de l'appeler "le nabot" ou "monsieur couille molle". Une politique qu'il mène en se défendant lui-même de le faire sous l’austérité, alors que c'est précisément ce qu'il a signé en Europe. De sa main. "Oui je coupe les vivres graduellement et supprime peu à peu le service public, mais c'est pas moi en fait", pourrait-on résumer. J'attends un billet là-dessus à l'occasion.
Bref, le Point et l'Express dans toute leur splendeur: des torchons.

Sinon, Daniel: "Toute la semaine, se sont succédé des enquêtes en folie, sur le thème (...) "
Vous vous êtes fait avoir par le sujet inversé.
En lisant l'édito, je me suis dit "je me suis gouré de favoris, je voulais aller lire @SI et j'ai cliqué sur Fakir".
DS qui dénonce chez les confrères le populisme et les années 30, ça mérite d'être lu et relu comme une gourmandise. Bravo !
Ceci dit, au petit jeu du tapinage sur la voie publique, la Une de Libé "casse-toi riche con" ou celle de Marianne avec ses accroches putassières n'étaient déjà pas en reste au temps de Sarko. On ne change pas les recettes qui marchent : on promeut les deux candidats du système et si le vent tourne, on surfe sur la vague.
Evidemment, le populisme médiatique est autorisé dès lors que ça fait tourner les rotatives. Ça n'est que chez les autres que c'est nauséabond et que ça rappelle les pires zheures de l'Histoire...
"la même Machine qui prenait avec des pincettes l'enquête de Mediapart, et précisément tétanisée par le souvenir de son scepticisme d'alors, tamtamise sans sourciller tous ces délires, les uns derrière les autres"

à quelques choses près on retrouve ici le même mécanisme médiatique que celui survenu avec l'histoire DSK :

silence radio démesuré par servitude aux pouvoirs,
mais alors une fois que la boite de pandore est ouverte, toutes les crasses sont permises, rumeurs infondées, plumes, goudrons et pilori en prime,
histoire de faire oublier l'incompétence des derniers mois, mais surtout attiser la colère populaire pour vendre du papier sur le dos du puissant tombé à terre
OUI C'EST CELA LE POPULISME.
Hurler avec les loups, plus forts que les loups, les mêmes qui avaient hurler dans le sens inverse avec d'autres loups ou les mêmes pour dire : Des preuves, des preuves médiapart.
Il est rare de se reconnaître presque totalement dans un texte.Comme on ne sait plus très bien que penser,on navigue entre dégoùt et scepticisme,convaincu de n'y pouvoir rien changer.
Le tsunami des mauvaises nouvelles ne s'apaise jamais et à moins de condamner tous les tuyaux,on est noyé.La confiance nous fait faux-bond...le printemps aussi d'ailleurs.
Il y a décidément quelque chose de pourri au royaume de Hollande...

Sans parler du royaume de Chypre, ce matin on annonce qu'il faut 6 milliards de plus que la semaine dernière!
Mais c'est pas grave ce sont les chypriotes qui vont payer... une paille... 6000 €uros de plus par habitants. Soit pour un famille
de deux enfants, 24 000 € (en plus du reste, hein, ca c'est le pourboire...)... On peut faire un prêt pour rembourser??

Je comprends mieux pourquoi le cours du Bitcoin flambe, au moins les algorithmes, eux, ils ne trichent pas.
les annéetrente ? Encore 17 ans et nous y serons!
"Au fond de soi, horriblement, on se sent d'accord avec les couvertures de L'Express et du Point."
... ??? je n'ai pas voté pour M.Hollande au premier tour et au second j'ai plutôt voté contre M.Sarkozi... mais de là a être d'accord, pas du tout !

. que les politiciens de café du Commerce tiennent des propos insultants à l'encontre du Président de la République ne me choque pas plus que ça, et je suis capable d'être pireencore envers d'autres.... en privé !
mais moi, je ne suis que moi et pas" Lémédias" ni un maître à penser professionnel, et je n'attends de la presse que des faits et éventuellement des commentaires.... mais la titraille de ces torche-cul ne relèvent ni des uns ni des autres...
On peut réécouter Arfi, qui dit tout en quelques mots:
- Qui savait quoi et depuis quand?
- Cette histoire est "dévastatrice pour la droite comme pour la gauche"

Ma question supplémentaire, c'est: quel intérêt ont-ils de garder sous le coude de telles informations, sinon pour s'en servir au bon (?) moment et à bon (?) escient pour couler un adversaire politique? Et en attendant, pour en faire un moyen de pression? Ils se le disent d'ailleurs l'un l'autre à mots à peine couverts, faites pas les malins, vous êtes aussi escrocs que nous, on le sait bien.

Face à tout ça, la balayette de Mélenchon, qui pourtant les scandalise tant, n'est qu'une amusette.
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