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Destruction : et si le langage résistait mieux que le Fouquet's ?

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Je suis bien heureux de lire et d'entendre aujourd'hui les mots de  Frédéric Lordon "Quand Mme Buyzin dit qu'elle supprime des lits pour améliorer la qualité des soins, ...." car il était difficile de retenir sa colère en entendant hier et ce ma(...)

Moi, chaque dimanche, j'aime beaucoup regarder le spectacle offert par Laurent Delahousse, le Monsieur Propagande de la télévision d'état.

Il commence toujours par nous montrer les images les plus violentes de manifestations de Gilets Jaunes. 

Ens(...)

Au Fouquet's, ça été saignant....


D'autres ont trouvé ça  trop cuit...

 


Derniers commentaires

S'étonner de la violence des manifestations ?

Mais en France, elle est structurelle et quasi statutaire.


Il y a quelques années je m'étais intéressé à une analyse comparative, dans les pays de l'Union européenne, des différents symboles nationaux : drapeau, devise, hymne, fête nationale. Le 14 juillet, comparé à nos voisins, c'est pas triste.

Je suis trop feignant pour résumer. Alors , je vous livre le paquet entier. Désolé, c'est un peu long...



Autres 

 

« Des bandes incontrôlées et armées, venues des quartiers, s’en sont pris à un bâtiment public et aux fonctionnaires qui y remplissaient leurs missions. Les exactions se sont poursuivies  par des violences d’une exceptionnelle gravité à l’encontre de ces agents, ainsi que par de sévères dommages causés à l’édifice public et aux biens qui s’y trouvaient. 

Les responsables du maintien de l’ordre ont condamné avec la plus grande fermeté ces comportements inacceptables et ils ont annoncé que leurs auteurs seraient poursuivis, déférés à la justice et sévèrement punis ».


Crise des banlieues ? 

Non, non. C’est ce qu’on pouvait lire dans « L’Almaviva », journal de bon ton, dans son édition du 15 juillet 1789.

Mais, comme chacun sait, l’Histoire est écrite par les vainqueurs. Le terroriste d’hier est le patriote de demain, et vice-versa.


L’ironie de l’Histoire, et notamment celle du 14 juillet, exerce ses effets encore de nos jours.

Et tel qui vitupère, un soir d’hiver, les trublions et les casseurs, se retrouvera, l’été venu, au garde à vous pour honorer leurs ancêtres, manifestants autrement plus violents et dévastateurs.



En effet, que commémore-t-on le 14 juillet ?  Il y a l’imagerie d’Epinal d’une manifestation bon enfant, une sorte de monôme vers le commissariat « Libérez nos camarâ-â-â-des ! »


Et, effectivement, il y avait sept prisonniers à la Bastille. Mais c’est un peu court.


Alors, sinon la quantité, du moins le symbole, et la fin de l’arbitraire et de la lettre de cachet.

Mais est-ce vraiment fini, si l’on songe à un aspect très controversé de la justice actuelle : la détention provisoire ?


La durée moyenne de la détention provisoire est passée, entre 2003 et 2005, de 6,4 à 7,1 mois.

Et il arrive que la France soit condamnée par la Cour Européenne des Droits de l’Homme pour ces détentions provisoires infondées. Le placement en détention provisoire n’apparaît-il pas comme un succédané de l’antique lettre de cachet ?


Submergée de dossiers, manquant des moyens nécessaires à un exercice digne et serein, la justice pénale utilise des recettes de cuisine et laisse la viande à l’ombre, un bon moment. Marinade et faisandage sont les deux mamelles de l’instruction.

Et, parfois, réinventant le lit de Procuste, la structure de jugement, volant au secours de celle de l’instruction, prononce une peine qui, par une sorte de coïncidence, est en relation étroite avec la détention préventive déjà subie.


Si le 14 juillet avait le sens symbolique qu’on lui prête, les citoyens français, de longue date, auraient pris les armes, délivré les détenus en instance de jugement depuis trop longtemps, et détruit les centres d’internement liberticides.

Il n’apparaît pas que ce soit le cas. Par conséquent, le 14 juillet doit avoir un autre sens.


Quant on examine le récit de Marmontel, rapportant le témoignage oculaire d’Elie, officier du régiment de la Reine et acteur important de cette journée révolutionnaire, on ne manque pas d’être frappé par la violence qui la parcourt.


Déjà, dans les jours précédents, le sire de Flesselles, prévôt des marchands, qui tentait de calmer les esprits, fait les frais de sa modération. Il est pendu à une lanterne et sa tête promenée dans les rues au bout d’une pique.

Le 14 juillet, durant le siège de la Bastille, Elie négocie, au nom des assaillants, et confirme par écrit les termes d’une capitulation qui assure la vie sauve aux défenseurs. Mais, dès que la foule pénètre dans la forteresse, elle massacre les 82 vétérans.

Le marquis de Launay, gouverneur du château, a voulu se suicider après sa reddition.

Il en est empêché. La foule l’entraîne vers l’Hôtel de Ville, s’en remet à un boucher pour le débiter (« Il y en a un peu plus. Je vous le laisse ? »), puis exhibe sa tête au bout d’une pique.


On croirait le récit d’un rêve, lorsque les événements se succèdent avec une évidence et une fatalité inexorables, sans aucune mesure, ni censure. Le rêve, ce théâtre des pulsions. 


Tout au long de l’Ancien Régime, il y a eu des jacqueries, des châteaux brûlés et des nobles massacrés. Lorsque l’arbitraire et l’injustice deviennent si pesants que demain ne peut être pire qu’aujourd’hui, il y a ces explosions de violence comme un exutoire ou un exorcisme.

La Révolution n’a pas inventé ces pulsions destructrices et morbides.


Mais la République a choisi de les privilégier. En effet, la IIIe République, près de 100 ans plus tard, était appelée à déterminer une fête nationale.


Quand on lit, dans la séance du Sénat du 29 juin 1880, l’argumentation du rapporteur Henri Martin, on voit que le 14 juillet n’était pas la seule date envisagée.

Certains avaient proposé le 5 mai, ouverture des Etats Généraux, ou encore le 4 août, et l’abolition des privilèges.

La commission écarte ces propositions et retient le 14 juillet : « Paris se leva et, en prenant la vieille citadelle du despotisme, il sauva l’Assemblée nationale et l’avenir ».


Le rapporteur reconnaît que le 14 juillet a pu être sanglant, mais il le justifie par une référence implicite à l’axiome proverbial sur l’omelette et les oeufs cassés, et conclut par un souhait pour l’avenir : « Nous espérons fermement que dans notre chère patrie, au progrès par les Révolutions, succède, enfin, le progrès par les réformes pacifiques. »


Et, s’il demeure des hésitants devant ce 14 juillet 1789 tragique, le rapporteur propose, en prime, un 14 juillet « sans une goutte de sang, ni une larme », celui de 1790 avec la Fête de la Fédération. Mais qui honore encore, aujourd’hui, cette journée de la Grande Fédération ?


Néanmoins, ce rapport emportera la décision et le vote du Sénat confirmera celui de la Chambre des Députés, pour le choix du 14 juillet.


Ce n’est pas le moindre des paradoxes qu’un Parlement ait écarté des propositions symboliques liées aux Etats Généraux ou à l’Assemblée Nationale pour privilégier une action spontanée de la rue.

Il est permis de penser que cet effacement, ce renoncement à la légitimité de la démocratie représentative n’ont pas fini de produire leurs effets.


Le 14 juillet pose l’émeute ou la manif comme étalon de la juste colère.

Si c’est trop policé, trop pacifique, ce n’est pas important. C’est en accord avec cette expression bien française « Ca ne casse rien », pour désigner gens de peu ou œuvres sans intérêt.

Le peuple le plus spirituel de la terre n’est pas dupe et connaît bien que le coût des déprédations viendra, nécessairement, en déduction des libéralités qu’il pourrait obtenir.

Mais, il y a, cependant, une logique au pays de Descartes : puisque toutes les revendications ne pourront être satisfaites, il faut montrer sa légitimité prioritaire par l’éclat de son courroux.


Et la représentation peut commencer. Œuvre convenue du répertoire avec ses masques, ses poses, ses répliques-cultes (« droit dans mes bottes », « c’est pas la rue qui gouverne »).

On peut comprendre qu’un tel spectacle puisse sembler, vu de l’extérieur, aussi exotique et incompréhensible que pourraient paraître, à un esprit non prévenu, les glapissements du théâtre nô.


A la fatigue, l’agitation s’épuise et s’estompe. Et si la question était d’une importance réelle, on reprend tout, depuis le début, comme tout le monde : discussion, négociation, compromis, décision. Et la fable s’achève sur une morale digne de la lessive de Coluche : « C’est plus long, il faut faire les nœuds ».



De toutes les nations de l’Union, la France est la seule qui ait choisi, pour fête nationale, non pas un acte fondateur, mais un acte destructeur.

Puissance souterraine des emblèmes nationaux ?


Les Gilets Jaunes vs La Vidéo du Kiosquier


Des questions, des étrangetés, des soupçons et du suspens....


Qui mais qui, alors ? 

Ou 

Qui a mis du sable dans la vaseline ?


Est-ce Agnès Buzzyn y Bizeness ? Elle désire supprimer des lits et les rallonger pour améliorer les soins.


La population de France s'est donc agrandie tout en diminuant. 



Et puis le kiosquier -sans lui jeter de pavés, son aubette a déjà cramé-, le kiosquier des Champs n'est pas le kiosquier de du fin fond de la rue Lamarck ou de la rue Ordenner.


Être salarié sur les Champs, c'est d'abord un club très fermé. Les places sont chères et de plus on a intérêt à être parrainé. 


Apprenti Projectionniste au Triomphe (fermé en 2007) -oui celui tout en haut des Champs avec "Emmanuelle" à l'affiche non stop de la sortie du film- j'ai pu constater les bidouillages de places.

A l'époc les ouvreuses, les kiosquiers, les garçons de café, etc..., avant même l'embauche, payaient.


Alors, un type qui perd son boulot de kiosquier et retrouve le même boulot juste en face, je n'y crois pas trop !

Ou le proprio des kiosques est de sa famille ou les NMPP font des miracles !!!  



 










Quoi que pensent M. Schneidermann et ses commentateurs éclairés et/ou réjouis de ces manifestations très violentes, les véritables victimes ne sont pas les politiques et/ou autres idéologues mais des kiosquiers, des agents d'entretien, des serveurs ou serveuses, des vendeurs ou vendeuses, des policiers ou policières qui ont peu à voir avec les problématiques qui agitent Gilets Jaunes, personnels politiques, révolutionnaires ou réactionnaires de tout poil et commentateurs en tout genre. Pourquoi ce point aveugle ? Pourquoi pas un regard, pas un mot en faveur de ces personnes modestes qui semaine après semaine pansent les plaies, balaient, nettoient et roulent leur rocher de Sysyphe ?

Tiens ? Moi qui avais pensé que les policiers avaient bien fait leur travail et avaient ramené un T-shirt du PSG à Christophe Castaner et Emmanuel Macron ? Vidéo Rémy Buisine
J'espère que M Nunez ne sera pas trop dur ils ont pas eu le temps de vérifier la taille apparemment.


Espérons que cette manifeste usure signe une prochaine convergence GJ et FDP et pourquoi pas aussi avec la Marche du Siècle ! Qui sait !

Le porte-parole de la chancelière Allemande, Steffen Seibert, a déclaré ce lundi : "L’irruption de violence et de cette rage destructrice à Paris le week-end passé est terrifiante et n’a rien de commun avec des manifestations pacifiques et démocratiques. [...] Le gouvernement fédéral est au côté du gouvernement français dans ses efforts pour assurer l’ordre public".


Outré par cette ingérence d'un pays étranger dans les affaires nationales, le quai d'Orsay à décidé de rappeler son ambassadeur d'Allemagne !


Bon, la seconde info est fausse, mais logiquement c'est ce qui aurait dû se passer après le caca nerveux avec l'Italie non ?!!!


;-))

Jacline Mouraud: "le Fouquet's fait partie du patrimoine français". S'ensuit des bêtises sur les fainéants qui devraient travailler plus à l'école pour avoir plus d'argent. Le niveau zéro de la pensitude, comme dirait Royal. Relayé en bloc par nos chers éditorialistes "tuteurs sur lesquels le peuple grimpe, tel du lierre rampant". La connerie est décidément un puit sans fond.

A lire pour prolonger cette chronique un article paru dans Contretemps à propos de Mark Fisher. Mark Fisher qui pensait, et je crois à juste titre, que le néo-libéralisme était un des facteurs de la dépression nerveuse, il s'est d'ailleurs suicidé il y a deux ans. Peut être que ces "violences" incendiaires sont un signe des temps et que nous sommes comme le titre l'article au début de la fin du réalisme capitaliste! Je ne peux que m'en réjouir. . L'article de Contretemps ici. Et il y aura, évidement, des dommages collatéraux, c'est inévitable, écouter Sophie Tissier gilet jaune, ici

J'ai entendu un commentaire intéressant d'un député LAREM hier sur BFM (je ne sais plus son nom, c'est celui qui me fait penser à Ciotti de par son apparence et sa propension à tout dramatiser politiquement).
Il a dit quelque chose comme : "faites attention après nous c'est vous qu'ils iront chercher" en s'adressant aux journalistes qui lui avaient dit un truc qui ne lui avait pas plu.


J'ai compris ça comme une sorte d'appel à se serrer les coudes entre membres de la même caste. Quand l'inconscient émerge par soubresaut.


Pénible (et toujours inquiétant) aussi de les entendre répéter que l'opposition ne devrait pas s'opposer dans des moments comme Samedi. Mettre cet argument en élément de langage (entendu de la bouche de 2 députés différents), c'est un peu flippant.

"C'est ce que répètent encore plusieurs manifestants interrogés par Le Monde, journal qu'on ne peut soupçonner de complaisance envers les "casseurs""

Et pourtant, allez lire les commentaires des abonnes du Monde, ils hurlent que leur journal de référence est devenu une officine de l'extrême gauche. D’une manière générale la section commentaire du Monde est fascinante pour sa plongée dans la bourgeoisie dénoncée par Begaudau. Je conseille à tout le monde de faire un tour et de lire les commentaires sous les articles des GJ. Des grands democrates qui veulent interdire les manifs



"En fonction du théorème de base, selon lequel il y a toujours davantage d'inefficacité que de complots, la première hypothèse semble la plus probable ".


De quelle incompétence parlez-vous ? 


A réprimer ? Non, les chiffres de victimes et d'arrestations l'attestent, dans ce domaine le gouvernement progresse chaque samedi...


A maintenir l'ordre ? Manifestement depuis quatre mois (on pourrait même dire depuis 2 ans, en comptant tous les cycles de grèves et de manifestations), c'est le dernier soucis du gouvernement. Peu importe que ce soit le bordel pourvu que le rouleau compresseur libéral avance.


A manipuler l'opinion ? C'est vrai que c'est tout un art... et un peu violence, bien mise en images et en commentaires ça peu aider... Mais les casseurs c'est plus facile à laisser venir qu'à modérer... Et quand il y en a trop... ça craint !

Cela dit, pas sûr que la flambée du fouquet's ait choqué d'autres personnes que les riches. Je pense que la plupart des citoyens s'en fichent.

Du Fouquet's peut-être, mais pas des vitrines saccagées, ni des incendies... 


Le commun des mortels a une aversion pour la violence et le désordre ; et c'est avec ce sentiment que joue le pouvoir.


C'est ce qui fonde la stratégie du "pourrissement".


Ce qui a vraiment fait mouche, d'après ce que je vois sur les réseaux sociaux, c'est la vidéo du kiosquier.

Ca c'est le genre d'actions qui nuit vraiment à l'image des gilets jaunes (reste à savoir qui étaient les encagoulés qui ont choisi cette cible).

Et pourquoi c'est justement l’incendie de ce kiosque qui tourne en boucle?


Des videos et des tweets circulent qui expliquent que c'est des lacrymos de la police qui ont declenche l'incendie du Fouquets ? Il y a eu du fact checking la dessus ? (apres, y'a pas que le Fouquet's qui a ete incendie, si ?)

Mais, tous les pouvoirs se protègent avec la manipulation du langage, et pas seulement en politique.


 C’est ainsi que les prestations « en direct » du chef de l’Etat à la TV sont en fait enregistrées. (En direct signifierait qu’il n’y a pas eu de montage. Qui ira vérifier ?).


De même, suite à la suppression de la pub après 20 heures sur les chaines publiques, on a eu la surprise de voir encore de la pub après 20 heures. Ah oui, mais ce n’est pas de la pub, c’est « du partenariat ». Donc, même sur les chaines privées, après l’écran fermant la pub, vous avez encore de la pub…


La manipulation du langage est une des formes de la mainmise des pouvoirs sur les citoyens, qu’on aurait tort de négliger, et pas seulement dans ses formes oratoires. Prenez l’exemple de la justice, qui est tellement incompréhensible dans son jargon, qu’on est obligé de payer – cher!- quelqu’un pour y comprendre quelque chose…

Perso ce qui m'a surtout marqué c'est le passage sous silence de la dimension "Acte Commun" des manifestations du jour (passé le début des manifs en tout cas) pour opposer systématiquement la gentille marche du siècle à la méchante marche des gilets jaunes incontrôlables et violents.


A en croire les réunions préalables évoquées par plusieurs médias et appels à la manifestation, des organisateurs de toutes les marches du jour (du siècle, GJ, contre les violences policières, des forains) s'étaient réunis et avaient prévu des gestes (mettre un genou à terre à la même heure pour protester contre la répression) et d'inviter à des évènements communs (un rendez-vous dans l'après midi et le concert final). 


Pour le geste il me semble l'avoir vu passer en coup de vent sur les chaines d'info, qui évidemment ne l'ont pas ou très peu rediffusé (ou seulement associé à la marche GJ), contrairement à la dizaine d'heures consacrées à passer en boucle les images de vandalisme. Pour les rassemblements communs tout le dispositif policier a visé à les empêcher en bloquant la manif GJ sur les champs (bon, vu les violences dès le matin, avec une justification, mais le dispositif a été prévu dans ce but avant elles).


Le plus amusant étant l'histoire des black blocs. Tout le monde sait que ces groupes violents, visant selon comment on interprète leurs motivations réelles à s'attaquer à des symboles pour montrer la détermination à mettre fin au capitalisme ou à décrédibiliser des mouvements qui ennuient les puissants, sont apparus lors des mouvements alter-mondialistes, largement composés de mouvements écologistes (et plus tard avec les zadistes, autres écologistes). 

Il me semble donc totalement évident que s'il n'y avait pas eu le cortège gilet jaune on les aurait retrouvé dans les cortèges de la Marche du Siècle. 

Utiliser leurs actions pour opposer une manifestation "non violente" et une "violente" c'est ignorer que la "violente" leur offrait surtout le choix d'aller sur les Champs où il y a bien plus de signes extérieurs de richesse à attaquer, et accessoirement la perspective d'agir dans un contexte plus favorable (bon on va pas nier qu'il y a une frange de GJ radicalisés à force de se prendre des coups), mais sans elle ils n'auraient pas cessé d'exister, et c'est la MdS qui serait associée à leurs actions (ce qui est la meilleure justification pour le cortège séparé GJ au final). 

En tout cas, cette violence montre qu'on est la croisée des chemins : on ne peut pas mener une politique aussi inégalitaire et attendre de la population française son assentiment béat. 

Soit le gouvernement change de politique, soit il faudra aller vers plus d'autoritarisme pour faire taire la population. Comme en Chine.

Moi, chaque dimanche, j'aime beaucoup regarder le spectacle offert par Laurent Delahousse, le Monsieur Propagande de la télévision d'état.

Il commence toujours par nous montrer les images les plus violentes de manifestations de Gilets Jaunes. 

Ensuite il nous communique les chiffres officiels de la participation. Attention, toujours en baisse, les chiffres, graphique à l'appui. 

Le show se poursuit par un micro-trottoir de quidams qui condamnent unanimement  les violences, avec quelques nuances, parce qu'il faut être objectif, question de déontologie.

Enfin, le clou du spectacle, gardé au chaud pour la fin : l'impact de tout ce bazar sur le commerce et l'économie.

On sait à présent que Monsieur Propagande, tient à faire savoir à la France qui n'est pas en Jaune que toute protestation, tout acte d'opposition, en plus des coups de matraque se solde par un coût économique. Salauds de pauvres !

Un Boeing se crashe en Éthiopie ? Et ce sont les sous-traitants français de l'avionneur américain qui sont interrogés pour nous expliquer qu'ils vont devoir licencier si l'on interdit le zinc de voler. Salauds d’Éthiopiens !

On veut fermer une centrale nucléaire, combien de personnes risquent de perdre leur emploi ? Combien de commerces vont fermer ? Salauds d'écolos !


Une fois visée par le Conseil Constitutionnel , la loi anti-casseurs  du 12 courant, devra être complétée par  une nouvelle loi anti-casseurs ( qui devra être soumise au Conseil Constitutionnel ).


Au bout de la 12ème  loi anti-casseurs ( toujours visée par le Conseil Constitutionnel) , on aura trouvé le Mouvement Perpétuel , et il sera temps de changer de Régime ...

"Nunez concède ainsi que la colère est authentiquement populaire. "

Voilà.. La volonté du peuple s'exprime donc en foutant le feu ici et là, qui voudrait refuser de l'entendre ?


Peut-être ceux qui manifestent par exemple quand le FN fait de trop gros scores aux élections (certainement pas par une volonté "authentiquement populaire") ?


Tout le monde a des adhésions ou des rejets à géométrie variable, et perso je ne veux ni d'un pays ou 25% des gens votent FN, ni du même ou quelques milliers de casseurs pillent et incendient (ni, je rassure tout le monde, de Macron, ses lois à la con et ses éléments de langage).


J'ai du mal du coup à me réjouir du bordel ambiant....

Je suis bien heureux de lire et d'entendre aujourd'hui les mots de  Frédéric Lordon "Quand Mme Buyzin dit qu'elle supprime des lits pour améliorer la qualité des soins, ...." car il était difficile de retenir sa colère en entendant hier et ce matin la même Buzyn dire en parlant des retraites qu'elle envisage, à titre personnel, un allongement de la durée de travail

D'abord c'est quoi une ministre qui donne son avis personnel ? Ensuite c'est quoi ces manips habituelles de faire "fuiter" une tell idée par un ministre pour mieux aborder le sujet une fois que la sauce à prise par les bons médias interposés (en l'occurence ici Le Figro et RTL).

J'ai d'ailleurs toujours trouvé incroyable l'emploi par les ministres du "Je", du "Mon ministère" etc comme si ces gens avaient hérité d'un domaine ou d'une charge et y avaient tous les droits. Est-cela la démocratie Française, la République Française ?

Bravo Lordon !

Au Fouquet's, ça été saignant....


D'autres ont trouvé ça  trop cuit...

 


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