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Déontologie, cartons, et week-ends prolongés

Une charte de déontologie, maintenant !

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VILLA DE 700m2 AU MAROC : CORRUPTION ?

A propos de deontologie , ca ne gene personne que notre ancien president se fasse bronser
actuellement dans une villa offerte fin 2011 par un homme d affaire.
Pourquoi ce "cadeau" ? Plus precisement en echange de quoi ?
Pourquoi aucun journaliste n y trouve a redire ?
Tu me dits ça, c'est comme si tu pissais dans la mer...
gamma
Les abonnés d'@si étant à environ 70 % des enseignants, il ne semble pas illogique que les 30 % restants s'adaptent à leur langage et à leurs codes.
Le retour à la semaine de cinq jours peut-être, mais alors pas le mercredi ! Cinq jours non stop ce serait insupportable pour les enfants et les enseignants. De plus, on va nous demander comme d'habitude d'accompagner ces nouveaux horaires par un nouveau projet d'école, de nouvelles évaluations, je ne sais quoi encore, et ainsi remplir de la paperasse, qui va légitimer le travail des gratte-papier réformateurs.

Avec ce changement de rythme scolaire on aura aussi droit à une belle réforme. Encore une fois ça n'allégera pas le travail. On va nous demander d'apprendre un autre vocabulaire pédagogique qui voudra dire la même chose que l'ancien. On nous demandera de refaire tous les projets, toutes les progressions avec les terminologies à la mode. On va nous inonder de conférences pour expliquer qu'avant c'était pas bien et que maintenant c'est mieux. Et pendant ce temps on ne s'occupera pas de notre classe et de nos élèves.

Alors, même si mon avis n'a aucune importance, je vais formuler un souhait : j'aimerais une réforme anti-stress cette fois :

- supprimer des évaluations (4 évaluations +3 livrets scolaires en maternelle) pour entrer à nouveau dans les vrais apprentissages. À quoi sert d'évaluer si on n'a pas le temps d'enseigner ? À part avoir des CHIFFRES ça ne sert à rien.

- Assez des projets, des fiches, des livrets, des carnets, des ..... Les enseignants ne trouvent plus aucun intérêt dans ce qu'ils font. Ils n'ont plus le temps de mettre en place de vraies situations d'apprentissage, plus le temps d'innover, plus de temps à consacrer aux enfants. Il faut toujours courir pour rendre les copies à l'heure, copies qui ne seront jamais lues, jamais utilisées. Elles sont là, encore une fois, pour remplir des cases et avoir des chiffres.

- Il serait bon de développer les TICE (Technologies de l'Information et de la Communication pour l'Enseignement), fournir du matériel informatique aux écoles, former les enseignants. Il est temps de penser à l'enseignement numérique. Dans la vraie vie, les professionnels ont des ordinateurs i7. En primaire, le plus souvent, nos ordinateurs sont de vieux coucous de 1995 qui n'ont même pas de carte graphique 3D. Presque toujours, les dangers d'internet et des jeux vidéos sont les seuls projets informatiques d'une école. Internet, c'est le mal, l'informatique équivaut à jouer. La réforme de l'éducation devrait en priorité se faire dans ce domaine.

- On pourrait aussi penser aux enseignants dans cette réforme idéale. Parler d'argent c'est mal, je sais, surtout quand on ne travaille pas et qu'on a un passe-temps avec plein de vacances. Mais les enseignants français sont très mal payés et mal considérés. Ce serait bien de reconnaître enfin le travail hors temps scolaire et la pénibilité du métier. Il n'est pas rare de travailler plus de 50 heures par semaine, c'est loin des seules 27 heures de classe (si quelqu'un en doute c'est très facile à prouver). Et si on pensait également aux conditions matérielles du travail d'enseignant. En effet il n'est pas normal de fournir gracieusement à l'Éducation Nationale, une pièce (chauffée et taxée), des placards pour entreposer de la documentation, du matériel informatique et de l'électricité pour préparer des cours ou aller lire son courrier électronique professionnel, une voiture et de l'essence pour aller faire des achats. L'enseignement n'est pas une profession libérale. Parfois, j'imagine travailler 39 heures par semaine à l'école avec 5 semaines de congés payés. Je pense que je ferais des économies de temps, d'argent et d'espace. Mais, dans ce conditions, on s'apercevrait très vite qu'il faudrait consacrer beaucoup plus de moyens à l'Éducation : locaux, chauffage, entretien, véhicules de service, matériel informatique et de bureau, et surtout temps de préparation des cours donc, du personnel enseignant.

Voilà la réforme dont je rêve, pour commencer,... on peut toujours rêver. Tous les cinq ans, les choses s'aggravent et ne s'améliorent jamais. Donc quand j'entends les mots réforme et changement de rythmes scolaires, alors que l'école est au bord de l'implosion, j'ai très peur, même avec un gouvernement de gauche, même avec une charte de déontologie.
"Cinq jours non stop ce serait insupportable pour les enfants et les enseignants."

C'est pourtant comme ça dans la plupart des pays civilisés, notamment ceux dont on vante le système éducatif. Le nombre de jours est un aspect réducteur ; il faut voir l'amplitude horaire : en France, on aime que les enfants soient à l'école de très tôt le matin à tard le soir. Ailleurs, la journée commence plus tard et/ou finit plus tôt.
Votre message m'interpelle et m'intéresse beaucoup, comme ceux des autres enseignants qui font part de leur expérience dans ce forum.

Le problème, avec cette histoire de rythmes scolaires, c'est que j'ai l'impression que ce qui est "scientifiquement" souhaitable pour les enfants (du point de vue de la chronobiologie et de la chronobiologie, donc, in fine, de la qualité des conditions d'apprentissage) est connu depuis assez longtemps -détrompez-moi si je déraille, mais c'est un sujet sur lequel j'ai fait quelques recherches: des journées de "travail" plus courtes qu'actuellement, une pause méridienne plus longue et une plus grande régularité [utopiquement, il faudrait que les enfants étudient activement entre 9h30 du matin et 13 heures, sept jours sur sept... ce qui ne veut pas dire que ce soit faisable ou souhaitable du point de vue de la vie familiale].
Pour les conditions de travail des enseignants, il y a quelques idées fortes qui se dégagent aussi, me semblent-il, sur ce qu'il faudrait améliorer: les effectifs des classes (cela vaut aussi pour la qualité des conditions d'apprentissage côté élève, c'est évident), donner un véritable espace de travail et de stockage à l'enseignant sur son lieu d'enseignement, et, cela va sans dire, procéder à une revalorisation salariale. Par parenthèse, je suis au PS depuis fort longtemps et Vincent Peillon, quel que soient ses défauts par ailleurs, est un des rares que j'ai entendu marteler -je choisis le mot- dans des réunions internes qu'il fallait ouvrir une plateforme de négociation salariale avec les enseignants dès notre retour au pouvoir. Je ne dis pas du tout qu'il va le faire -le précédent Allègre me rend encline au plus grand pessimisme concernant ce que peut faire mon parti en matière d'Education- mais au moins le nouveau ministre est-il parfaitement conscient du problème.

Maintenant, voici ce qui me chagrine: quand on lit les messages des profs dans ce forum ou qu'on parle avec eux dans la vraie vie (tous ceux que je fréquente sont de gauche, à divers degrés), on entend une très vaste gamme d'opinions sur ce qu'il faudrait faire, le seul point commun étant la critique virulente de l'aire sarkozy et le constat que cela va de mal en pis, périodes de gouvernement de gauche comprises. Que les avis sur ce qu'il faudrait faire ne soient pas univoques, je le comprends parfaitement, sauf qu'en l'occurence cela ne concerne pas des points de détail: semaine de 4 ou 5 jours, réduire ou pas les vacances, travailler plus sur place et moins chez soi (il y a des enseignants du secondaire, notamment, qui y sont très fermement opposés, je présume que je ne vous apprends rien), faire du soutien scolaire ou non et comment. Il y a des poinst d'accord évidemment (il faudrait reconstruire les Rased), mais les divergences sont profondes et sur les questions qui vont justement occuper le nouveau gouvernement... Juste un exemple, un message plus haut (peut-être dans la discussion d'à-côté, pardon si je me trompe) suggère que l'on arrête d'investir dans du matériel -informatique notamment- pour consacrer le maximum de moyens dans l'humain. Je crois comprendre que vous proposez que l'on mette le paquet sur les TICE. Alors, ok, dans l'idéal faut faire les deux. Mais s'il faut arbitrer, vous choisissez quoi ?
Alors, comment qu'on fait ?

Je ne plaide pas pour ma paroisse de parent d'élève, j'ai les moyens matériels et financiers de m'arranger, en gros, même si le rythme adopté au final n'est pas commode pour moi... A mon humble avis, il faudrait d'ailleurs organiser une concertation uniquement avec les enseignants, avant de demander leur avis aux parents d'élèves (que savons-nous, nous, des meilleurs conditions d'enseignement et d'apprentissage ? je ne dis pas qu'on ne peut pas avoir un avis, mais pour moi, il ne peut qu'être périphérique puisque nous ne sommes pas dans la classe...), aux conducteurs de trains et à ma boulangère...

PS: pour votre paperasserie, y'a quand même un "mieux" annoncé, puisque, si j'ai bien compris, les évaluations ne sont plus destinées à être remontées (donc j'imagine que les enseignants pourront les faire à leur sauce et en fonction de ce qu'ils ont, eux, besoin d'évaluer ou pas).
"l'aire sarkozy"

Il s'est toujours pris pour un aigle.
Tiens, oui, amusant fourchage de doigts sur le clavier, je ne sais pas bien de quel méandre inconscient cette chose est sortie et le pire c'est que je me suis relue... Dodo !
Faut toujours en glisser une au beau milieu d'un long message pour s'assurer qu'y en a au moins un qui suit ... :o)
Certes, il n'y a pas unanimité entre les profs pour ce qu'il faudrait changer. Mais cela dépend de la façon d'aborder les problèmes.

Concernant les horaires des profs et le lieu de travail : Après 19 ans d'expérience, je suis redevenue TZR (titulaire de zone de remplacement) parce que j'ai changé d'académie. Je suis sur deux postes éloignés de 11 km l'un de l'autre, à 32 km de chez moi en moyenne. Je n'ai pas de salle attitrée dans aucun des deux établissements, ni, bien entendu, de bureau. Les deux établissements n'ont pas le même système horaire (la 1ère heure de l'un est 8h, celle de l'autre est 8h45). Cela implique que pour une journée de 5 heures de cours, je passe 9 heures sur les deux établissements. On pourrait penser que j'ai donc 4 heures, 3avec le repas, pour préparer mes cours ou corriger. En fait, je passe du temps sur la route, j'arrive un quart d'heure avant un cours : je ne peux pas faire gd chose à part éventuellement des photocopies. Quand il arrive que j'ai une ou deux heures d'affilée, je m'installe dans un coin de la salle des profs où c'est le défilé, où je n'ai pas mes bouquins, mon ordi, ni surtout le calme et le silence dont j'ai besoin. Je pars de chez moi à 7 h cinq fois par semaine, je rentre à 17h30 fois trois par semaine, j'ai deux journées donc de 10h30 hors de chez moi (et je ne parle pas des réunions, conseils etc...). Et quand je rentre, il me reste mon boulot parce que je n'ai pas eu les conditions nécessaires pour le faire efficacement dans la journée. Quand j'ai râlé en début d'année, on m'a répondu que je n'avais qu'à utiliser tous les creux pour préparer. Je rejoins entièrement Acryline : d'accord pour 35h sur place, avec un bureau à moi, un ordi à moi, des placards. Et rentrer chez moi libre. Ce qui se passe est une énorme escroquerie qui alimente une tout aussi énorme méfiance des profs quand on aborde le sujet.
Concernant les TICE, Acryline a entièrement raison là aussi. Les investissements massifs en outils informatiques (on est mieux lotis en collège qu'en primaire, je pense) sont destinés à créer des marchés commerciaux, i.e. créer des dépendances dans les établissements et équiper les familles (cours en ligne en cas d'absence, de neige... cahier de texte). Par exemple, ils servent à gérer les notes, les absences et le cahier de texte. On oublie de préciser que les licences (chères) d'utilisation de ces logiciels sont annuelles et pèsent lourdement sur le budget de l'établissement (alors que les fonds d'une seule année alloués au développement de logiciels similaires internes à l'Education Nationale feraient des économies colossales et permettraient un redéploiement de cet argent). Ajoutons que, encore très souvent, le cahier de texte numérique ne remplace pas le cahier classique : deux fois plus de paperasse.
Quant aux contenus TICE, la formation des profs est une vraie mascarade, j'ai suivi deux "stages" à dix ans d'intervalle sur l'académie de Rouen: le contenu avait à peine changé, je savais tout ce qu'on m'a dit, c'est à dire pas grand chose : catalogues de site, de logiciels gratuits, pas un quart d'heure d'utilisation ou de mise en situation de cours ! Bref, il s'agit surtout d'outils administratifs, très peu pédagogiques, cela dépend beaucoup des hobbies des profs. On est loin d'en avoir fait un véritable outil de travail. Là aussi, les profs sont très méfiants parce qu'ils se sont faits avoir. Si la question est abordée honnêtement (sans arrière pensée commerciale ou d'intensification de principe du travail de ces fainéants de profs), nombreux sont ceux qui sont demandeurs.
Merci pour votre réponse J-net.
Je vous avais répondu et j'ai perdu tout mon texte. :(
Je voulais simplement dire que je suis pour la semaine de 5 jours si ce n'est pas un surcoût de travail pour les enseignants. Pour chaque réforme on nous ajoute du travail souvent inutile mais on ne nous en enlève jamais.

Pour le désaccords entre collègues, je pense que c'est parce qu'on veut nous mettre dans des boîtes avec de belles étiquettes et que nous n'avons plus notre liberté pédagogique. Les belles boîtes sont plus pratiques pour faire de belles statistiques.

Pour ce qui est des TICE je vais redévelopper, j'y tiens. En France, l'enseignement numérique est en retard sur celui des USA par exemple. Certains enseignants pensent qu'ils ne faut pas investir dans ce domaine, je crois qu'il y a deux raisons à cela. Premièrement, la pédagogie numérique est à ses débuts, elle reste à inventer. L'informatique peut parfois laisser une impression d'inutilité ou de "gadget" aux enseignants informaticiens néophytes. Et, effectivement, tout ce qui se fait aujourd'hui dans le domaine n'est peut-être pas toujours utile, il y a sans doute des "gadgets". On tâtonne, mais c'est pour inventer la pédagogie d'un futur proche et inévitable. On doit passer par là. Deuxièmement, pour se rendre compte de l'utilité d'un outil il faut souvent savoir l'utiliser, et beaucoup d'enseignants n'ont pas les connaissances nécessaires par manque de formation et de pratique donc de moyens. Ainsi, l'impression d'inutilité des TICE à l'école vient souvent d'un manque d'expérience de l'informatique, et même si parfois certains pionniers se trompent, il faut développer le numérique dans les écoles et à l'heure actuelle nous n'avons pas encore les moyens nécessaires. Rejeter les TICE aujourd'hui c'est rejeter le livre au temps de Gutenberg.

Un exemple d'utilisation des TICE en maternelle.
Sophie, Acryline et J-net : si vous voulez que le commun des @sinautes compatisse à vos malheurs, il faudrait traduire en français votre jargon de profs.
Tout le monde n'est pas censé savoir ce que signifie le sigle TICE, par exemple.
TICE : Technologies de l'Information et de la Communication pour l'Enseignement
Bien sûr, c'est du jargon. Force m'est d'admettre que j'ai fini par l'ingurgiter puisque je le régurgite aussi aisément. Désolée.

Je ne pense pas qu'il y ait d'autres gros mots.
Je ne cherche pas du tout la compassion, juste l'honnêteté de jugement pour le bien de l'école, des enfants et des profs.
"Je ne pense pas qu'il y ait d'autres gros mots. "
Si : vous écrivez "les licences (chères) d'utilisation de ces logiciels sont annuelles et pèsent lourdement sur le budget de l'établissement". Vous vous souciez des finances de votre employeur, alors que vous devriez vous préoccuper des vôtres : vous, qui êtes des cadres, devez payer vous-mêmes votre équipement informatique, alors que dans n'importe quelle autre administration - et a fortiori dans les entreprises - un employeur prévenant vous fournirait des PC, voire des iPhones et mettrait à votre disposition un véhicule de service s'il vous imposait des lieux de travail multiples.

Ce n'est pas de compassion qu'il s'agit, mais de dignité. Aucune administration n'est aussi méprisante envers son personnel que l'Éducation Nationale, et vous vous souciez en plus de lui faire économiser de l'argent !

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Le budget de l'établissement me concerne. De lui dépend le budget de chaque discipline. Quand on en est à tirer à la courte paille quelle discipline aura le droit d'acheter un projecteur ou une télé dans l'année, ça compte beaucoup. De même pour les séries de livres si on veut donner aux enfants un peu de nouveauté.
Justement, l'école n'est pas une entreprise même si les gouvernements successifs contribuent à la transformer en ce sens. Ce qui revient à y faire régner l'inégalité.
Ma dignité ne consiste pas à attendre un véhicule de service ou un i-phone, ma dignité de prof consiste à sauvegarder l'école républicaine. Cette ambiguité des gouvernements qui exigent notre conscience professionnelle de fonctionnaires de la République tout en soumettant progressivement l'école et les profs aux critères de l'entreprise expliquent que nous soyons si mal payés, assez exploités, et très déconsidérés. Mais céder aux chimères de l'entreprise privée pour un i-phone, pour du fric avec les heures sup, revient à abandonner l'école républicaine au sort que les libéraux lui réservent.
J'en ai rien à faire d'un i-phone, en revanche il m'est très précieux de sauver l'école de la République du marasme dans lequel l'a plongée la gabegie du nabot. L'argent, il y a moyen d'en trouver sans compromettre le fonctionnement "normal" de l'école (postes, effectifs, moyens pédagogiques), en stoppant les dérives commerciales, les cadeaux quasi annuels aux éditeurs etc.
Je sais que j'ai été provoquant et votre réaction est admirable. Les enseignants sont à ma connaissance les seuls travailleurs à réagir de la sorte, en plaçant l'intérêt général avant leurs intérêts catégoriels.

Mais leur en a-t-on été reconnaissant ? En ont-ils tiré la moindre considération, le moindre avantage ? S'est-on au moins appuyé sur ce dévouement pour améliorer l'institution ?

Si vous pouvez répondre "oui" à une seule de ces questions, vous aurez raison de persister à vous dévouer.

Sinon, il faudra regarder comment procèdent d'autres corps de métier pour préserver leurs intérêts.
Mais leur en a-t-on été reconnaissant ? Non, au contraire, nous passons pour de gros fainéants corporatistes depuis des lustres de droite.
En ont-ils tiré la moindre considération, le moindre avantage ? Non, l'esprit républicain des profs les rend très manipulables. Les revendications salariales alors qu'ils ont deux mois de vacances! la sécurité de l'emploi! Voilà quelques points qui ont réussi à les convaincre qu'ils sont des privilégiés (qui tirent la langue à la fin du mois pour pas mal, sans yacht, sans compte en Suisse, mais si on dit cela, c'est qu'on est des envieux de ceux qui réussissent). Donc manipulables, "loosers", assez méprisables en somme, pour un adepte de naboléon Ier.
S'est-on au moins appuyé sur ce dévouement pour améliorer l'institution ? OUI, OUI, OUI leur bonne volonté sert de variable d'ajustement pour amortir les dégâts des réformes successives, vaille que vaille. Mais, la corde s'effiloche dangereusement.

Pour moi, ce n'est pas du dévouement, c'est vraiment politique : le principe républicain d'une école garante (en boîtant, comme elle peut, de moins en moins) de l'égalité.
"OUI, OUI, OUI leur bonne volonté sert de variable d'ajustement pour amortir les dégâts des réformes successives, vaille que vaille."
En effet, notre conscience professionnelle permet aux pontes des cabinets qui n'ont jamais mis un pied dans une classe, ou quasi, de savoir que, quelle que soit leur invention du moment, les enseignant·e·s feront en sorte de limiter la casse auprès de leurs élèves.
Parce que quand on fait prof ou instit, c'est clairement pas pour le fric ou les vacances - non, elles sont nécessaires pour ne pas crever d'épuisement- mais bien parce qu'on croit en qqchose qui n'est vraiment plus à l'ordre du jour du monde où nous vivons.
Nous avons charge d'âme, en quelque sorte.

"...la corde s'effiloche dangereusement."
La mienne ne tient plus qu'à un fil.Et encore.
C'était expliqué dans mon premier message ;)
Vous pensez que "Technologies de l'Information et de la Communication pour l'Enseignement" signifie quelque chose pour le commun des mortels ?
Bon, je vais tenter une explication : alors que n'importe quel employé de bureau niveau CAP dira qu'il utilise un ordinateur ou un logiciel de facturation quand il établit un facture, le prof qui tape un bulletin dit, lui, qu'il pratique les TICE.
En gros : tout ce que tout le monde fait tous les jours avec un ordinateur, partout dans le monde, s'appelle, dans le cercle de l'Éducation nationale française, des "TICE".

J'ai juste ?
Je n'aime pas la jargonite, vous avez raison mais ce n'est pas pire que de parler de hedge funds en économie :) Je vous prie d'être indulgent.:)

Aussi, TIC n'est pas réservé à l'éducation, c'est générique. On ajoute un E à la fin pour "enseignement".
Et pour finir je voulais dire que les Technologies de l'Information et de la Communication ne se résument pas aux ordinateurs. Les caméras, les téléphones, la télévision, les réseaux, etc... font partie des TIC.
Voilà. :)
"TIC n'est pas réservé à l'éducation, c'est générique"

C'est ce qu'on vous dit, mais c'est faux ; je n'ai jamais vu utiliser le sigle TIC ailleurs que d'ans l'Éducation nationale. Ce n'est pas seulement un détail de langage : dans tous les autres secteurs d'activité, on a incorporé progressivement les nouvelles technologies (de l'information ou autres) sans se prendre le chou.
Dans l'Éducation nationale, il faut une terminologie spécifique, des milliers de colloques et de publications, des tas de chargés de mission pour qu'au bout de 30 ans on ait un cahier de textes en ligne.

Il me semble que c'est révélateur.
Oui c'est bien résumé et je pense la même chose mais je suis un peu marquée ... quand même. :D
Et les tableaux numériques interactifs! C'est ça les TICE.
Là le prof doit tout inventer... Un peu comme si on avait demandé aux instituteurs du 20ème siècle d'écrire eux même tous les manuels.
Ça peut être formidable. Pour mutualiser, corriger avec des exemples de copies et d'erreurs sous les yeux plus ou moins anonymes, reprendre le schéma réalisé 10 mn avant qui n'est pas effacé. Faire participer les élèves avec une tablette chacun.
Ça peut être formidable quand il n'y a pas de problème de discipline. Ou quand c'est nouveau et donc magique.
Comme ça peut être gadget, à faire des glissés, du surligné fluo, etc. et finir par servir de diaporama, machine à endormir l'auditoire.
Il y a plusieurs marques pour ne pas que l'EN soit soupçonnée de favoritisme, comme un certain ministre. Ce qui fait que le boulot d'un prof qui s'est investi dans le TNI n'est pas toujours transposable si il change d'établissement (en plus qu'il change de classe, de niveau, qu'il y a des nouveaux programmes, et des nouveaux livrets de compétences, des projets assénés pour ressembler au modèle qui a fait fureur dans les magazines, trop chouette!, parfois le prof change d'établissement),
"Pour chaque réforme on nous ajoute du travail souvent inutile mais on ne nous en enlève jamais. "
Voilà.


Alain Gérard ,TICE: GIYF, non ? :-)

Mouais, je trouve que les gamin·e·s de préélem ont autre chose à apprendre AVANT de se servir de l'ordi.
Commencer en élem suffirait bien.
"TICE: GIYF, non ?"

Ah bon, voilà ce que ça donne (première occurrence sur Google).
Chaipa, utilisez ixquick et 'TICE' ecole, déjà...
Bref, passons.
Acryline, je vous plussoie.Y compris sur les projets pédas et autres zévalz dont on se passerait volontiers, excepté à certains points particuliers du cursus, ou bien régulières mais si et seulement si elles sont autrement pratiquées et utilisées.

Le non-stop sur la semaine est épuisant pour nous enseignant·e·s, quand bien même l'amplitude horaire des journées serait raccourcie, quand bien même les élèves ont effectivement besoin de régularité.
Perso si j'ai pas le mercredi au milieu, à partir du jeudi je ne suis plus étanche.Parce que vos charmant·e·s et rejeton·ne·s sont tout sauf calmes, voyez vous, braves gens, et rien dans notre société ne leur apprend désormais la tolérance à la frustration et le délai de satisfaction.
Déjà donnez nous des classes moins chargées, en termes de fatigue et d'attention à porter aux élèves, ça changerait la donne du tout au tout.Mais là je rêve bien sûr.
Et penser seulement à une demie journée ici ou là, c'est pas suffisant. Parce qu'il faudrait repenser TOUT le système.
Les vacances d'été font environ (mais de moins en moins) 2 mois.
OK mais 2 mois non payés, on va bien voir si en les raccourcissant, cela va aussi changer, je penche pour non comme dit plus haut.

Enfin les TICE mouais.. soit on veut nous faire travailler avec (et non dessus, c'est dépassé ça) et on nous file du matos et de l'espace dédié, soit on oublie, parce qu'en l'état c'est juste du colmatage pour faire joli.

Bon de toute façon, si on nous remet la retraite à une date à peu près normale (oui je suis entrée à l'EN à 18 ans, et zenpeuplu) j'ai espoir de pouvoir la prendre avant d'être complètement ravagée par les conditions de travail de ce métier. Ou bien, j'ai illusion je sais pas.
Mais je voudrais juste que nos sinistres nous foutent un peu la paix... je vois arriver une n-ième 'réforme' de je sais pas quoi, encore...

#épuisementprofessionnel
Wauquiez renonce aux six mois de salaire des ex-ministres !

Il va se faire tuer par ses potes ex-ministres !

Sans parler de l'ex-petit roi dont tout le monde, parait-il, a loué la dignité après qu'il ait cessé d’être président.

S'il peut pousser la dignité jusqu'à cesser de nous pomper l'artiche, c'est quand il veut !
CARPE DIEM ! parce que demain il faudra affronter le plan de bataille des financiers, à écouter absolument l'interview d'un financier du CA par Ruffin (dans Fakir ou à écouter chez Mermet), ça fait froid dans le dos et ça met très très en colère. On va vite voir qui est réellement F. Hollande.
Couacs ou couics ?
Vincent Peillon a annoncé précipitamment le retour à une semaine scolaire de cinq jours avant qu’une concertation entre les différents partenaires n’intervienne et que le Premier Ministre ne rende son arbitrage. Ségolène Royal a publiquement émis des réserves sur cette méthode, tandis que Jack Lang a pris parti en faveur de l’actuel Ministre de l’Education. Cela ressemble à un cafouillage. Mais il n’est qu’apparent. En fait, la maladresse de Vincent Peillon s’est révélé une aubaine pour Ségolène Royal. Tous deux appartenaient autrefois au même courant. Puis, Peillon a pris ses distances jusqu’à affirmer que certains comportements de Royal relevaient « de la psychiatrie lourde ». Il se pourrait que la Présidente du Conseil Régional de Poitou- Charentes règle ainsi quelques vieux comptes. Quant à Jack Lang, l’omni-candidat ondoyant, il serait dit-on en concurrence avec Ségolène Royal pour le perchoir de l’Assemblée Nationale. Il se confirme qu’en politique, il faut surtout se méfier de ses amis.
René Robert
On respire mieux en effet.
Sur le sujet de la semaine de 5 jours et de la concertation, méfiance méfiance.

1ère méfiance: Méfiance d'abord à l'égard du ministère, non par principe, Peillon étant un homme intègre et ayant vraiment réfléchi à l'école, mais méfiance à l'égard de certaines logiques budgétaires. Il faut se souvenir d'où on vient: avant le passage de la semaine à 4 jours, l'écrasante majorité des écoles travaillait 4 jours et demi, soit 26 h 00 au total. La semaine de 4 jours a fait passer les heures enfants à 24 h00 tout en maintenant les obligations des enseignants à 26 h00, soit un différentiel de 2 h00. Les instits sont censés utiliser ces 2 h 00 pour prendre en plus, en général sur le temps de midi, les élèves en difficulté. Du coup le gouvernement passé pouvait dire: vous voyez, on s'occupe des élèves en difficulté, d'où plus besoin des RASED (réseau d'aide scolaire aux élèves en difficulté), d'où possibilité de suppression de poste, d'ou vive la RGPP et non remplacement d'un fonctinnaire sur deux. Le tout est une aberration, puisque cela revient à la fois à faire que les élèves qui suivent ne travaillent que 4 jours à raison de 6 h 00 par jours (contre 4 fois 6 heures avant + 2 heures le samedi matin) alors que ceux repérés comme étant en difficulté travaillent 6 h 30 par jours, pour souvent faire du rabachage, ce qui est d'une logique confondante. De plus, cela revient à retirer 2 h00 par semaine à tous les élèves, permettant aux enfants des classes moyennes supérieures de partir tranquillement en wee-end les samedis et dimanches. Pour acheter certains enseignants, on leur a donné leur samedi (sachant que cela ne fait pas l'unanimité chez le corps enseignant, surtout en banlieue où nombreux sont ceux qui constatent les ravages de cette mesure); Au final, les enfants des classes populaires, les plus éloignées socialement de la culture scolaire et ayant le plus besoin d'école se retrouvent à être 3 jours sur 7 sans écoles, à trainer: même s'ils ne sont pas en difficulté, on leur crèe un contexte favorable à la détérioration de leur niveau scolaire. De plus, le samedi matin avait une autre vertu: le temps de l'échange entre adultes: les parents travaillant moins le samedi que les autres jours de la semaine, pouvaient s'investir dans la vie de l'école le samedi, participer à des activités, discuter avec les enseignants, bref, créer du lien: avoir tout ramener à 4 jours a eu pour conséquence d'éloigner un peu plus les enseignants des parents. Donc oui, 100 fois oui à la semaine de 5 jours, mais à condition que cela veuille dire un retour aux 26 h00 hebdomadaires (voir 27 comme du temps de mon enfance, car avec 26 h00, ce n'était qu'un samedi sur deux). Car Chatel avait évoqué un retour à la semaine de 5 jours, mais en gardant les 24 h 00. Dans ce cadre nouveau pensé par le DRH de l'oréal, tentant de concilier rythmes scoalires et contraintes budgétéro-idéologiques, les enfants auraient commencés à 9 h00 et non plus à 8 h30 et auraient fini plus tôt, genre 15 h 30 plutôt que 16 h 30. Et là encore, logique sociale implacable: qui pour s'occuper des enfants dans ces nouvelles heures libérées? Des animateurs? Payés par qui? Par les communes? Par le privé? Les riches peuvent financer, les autres non, ou alors se condamner à voir trainer les enfants encore plus souvent. Donc si la logique budgétaire l'emportait, avec 5 jours sur 24 h00, on règlerait peut-être le problème des rythmes scolaires, mais pas de la justice sociale.

2ème méfiance: méfiance à l'égard de la concertation. Si la semaine de 5 jours à 26 h00 est une promesse de campagne, elle ne doit pas être négociable car les fédérations de parents d'élèves ne sont pas représentatives pour tout un facteur de raison. Elle sont monopolisées par les classes moyennes supérieures qui peuvent avoir le goût de privilégier leurs week-end et qui n'ont pas le même besoin de plus de temps scolaire que les classes populaires, le bagage culturel des familles de ces représentants les favorisant. A n'écouter que les associations constitutées (FCPE comme PEEP), on peut craindre de mettre en avant des logiques sociales au nom du principe démocratique de la concertation. Mais de quelle démocratie parle-t-on? Si l'on parle de démocratie sociale, de réduction des inégalités, l'une des mesures est de ne pas chercher à convaincre des associations favorables au sort des élèves des classes sociales scolairement favorisées.

3ème méfiance: on respire mieux, c'est l'évidence, et donc on n'a pas besoin du coup d'éclat permanent et du tout-à-l'ego, comme on en a eu droit pendant 5 ans. Or il faudra continuer à compter hélas avec Ségolène Royale, qui a râté une belle occasion de se taire (comme à l'époque où elle défendait "c'est mon choix" alors qu'elle était ministre, ou comme à l'époque du procès d'Outreau où elle nous expliquait doctement que les enfants ne mentent jamais)
La déontologie, l'éthique, la morale, c'est du flan.
http://etienne.chouard.free.fr/Europe/forum/
Ecoutez le, invitez le, merde alors, on tourne en rond sans permettre à celui qui propose un truc différent de diffuser la solution qui peut nous débarrasser de ces anomalies...
On apprend dans un vite dit que Laurent Fabius est intervenu sur Europe 1 pour démentir toute querelle à propos de sa nomination au Quai d'Orsay.
L'argument qui tue : François Hollande "a eu la gentillesse dès son élection de me confirmer que j'irai au Quai d'Orsay".

Ah bon, mais alors, quand Ayrault s'évertue à nous convaincre que c'est lui, tout seul comme un grand, qui choisit les ministres et que le président se contente d'entériner, c'est du flan ? Et quand pendant plus d'une semaine après l'élection, le président et les ministrables nous juraient que rien n'était décidé, il se fichaient de nous ?

C'est vrai qu'ils n'avaient pas encore signé la charte...
Vous pourriez aussi dire que le vote des citoyens pour le programme valide l'aspect concertatif de cette mesure de l'éducation, que même Luc Ferry approuve.

Car in fine, ce que Ferry révèle, c'est que quand Chirac et Sarkozy parlent de la semaine de 4 jours, c'est pour supprimer des emplois dans l'éduc nat. Et après on s'étonne que notre classement international baisse.

Et pour fini, la semaine de 4 jours était aussi un pensum pour les femmes qui travaillent le samedi, les caissières et les autres.

Alors, la fougue de Peillon va se calmer, mais il a raison sur le fond.
Je ne sais pas pour vous, mais je m'y perds dans les différents forums. J'ai l'impression qu'ils traitent tous de la même question : la NLE de @si et de l'opportunité ou non de taper sur le nouveau gouvernement.
Je commence à me lasser de lire partout les mêmes posts pour ou contre.

J'ai plutôt envie de parler de "l'allongement de l'espérance de vie" qu'on nous a fait entrer dans la tête à coup de butoir à l'automne 2010 et qui nous a valu de bosser deux ans de plus au minimum, bientôt cinq, puis sept. Pourquoi donc reparler de cela?
Parce que j'ai été particulièrement outrée d'apprendre ce que l'ex-toujours-nabot coûterait à la République pour l'avoir malmenée pendant 5 ans (un à trois millions d'euros / an).
Si "l'allongement de l'espérance de vie" justifie des modifications si importantes de la vie des salariés, pourquoi ne justifierait-elle pas de revenir sur les privilèges accordés à vie aux anciens présidents ? Leur espérance de vie est supérieure à celle du travailleur lambda. Outre le risque de sénilité, ce parasitisme institutionnalisé me file de l'urticaire. Je prône non pas une mise à la retraite de fait, mais un retrait total de la vie politique, au moins au bout d'un certain temps assez rapide, et encore : c'est une loi d'exception parfaitement inégalitaire et difficilement justifiable. Pourquoi auraient-ils leur place d'office au conseil constitutionnel ? Pourquoi la République devrait-elle, entre autres, leur octroyer du personnel, dont deux employés de maison?
J'aimerais bien qu'@si se penche sur la question et sur le traitement de cette question dans les médias qui la répercutent comme quelque chose allant de soi plutôt que d'offenser les diptères (j'adore l'expression que j'ai lu quelque part sur un forum).
N'était-ce pas une promesse de campagne du candidat Hollande? Peut-on lui reprocher d'appliquer un programme pour lequel les français ont voté?
Cdt,
Je trouve que l'expression "sous-ministre" n'est pas tres heureuse...ca fait un peu condescendant cher Daniel, non?
A part ca, jolie chronique matinale en ce weekend ascensionnel.
Faudrait surtout arrêter de soumettre les rythmes de vie de nos gosses aux exigences des industriels du tourisme. C'est quand même problématique de les considérer comme partenaires incontournables dans cette "concertation". On leur doit déjà l'étalement des vacances d'hiver et de printemps, avec ces demi trimestres à durée irrégulière, ils bloquent depuis des lustres tout raccourcissement des vacances d'été, même maintenant qu'ils ont réussi à fourguer au troisième âge juin et septembre.

D'où tiennent-ils un tel pouvoir? De notre renoncement.
on se félcite ici bas de vos engagements dans cette chartre !!bravo
Il y a quelque chose d'obscène dans les réclamations des voyagistes mettant en concurence l'intérêt des enfants et leur chiffre d'affaire,non ?La semaine de 4 jours en primaire est selon beaucoup une absurdité et si le gouvernement précédent rendait les enseignants responsables de la baisse de niveau des élèves,ce n'est pas une raison pour ne pas en imaginer d'autres causes comme la répartition des jours d'école.La France est dans ce domaine une exception en Europe.On dit que le sujet a été discuté depuis longtemps entre Peillon et ses possibles interlocuteurs.Quant à la charte de déontologie,bravo.
A ce propos,est-ce que l'avion de l'ex a repris du service ?
Si vous voulez vous rappeler comment c'était le sarkozysme, faites une petite piqûre de rappel avec le roi du vide, Alain Minc, l'ancien libéral de gauche.

Rappelez-vous comment c'était il y a encore 15 jours, tout se justifiait, les choses les plus hallucinantes. Ils voyaient bien le problème mais ils étaient incapables de se remettre en question Et évidemment, c'est la faute des autres. La gauche est revenue par effraction.

Ces gens nous ont précipités dans le mur en klaxonnant, Et le pire, c'est qu'ils ne peuvent pas s'empêcher de la ramener. Leur ancien nul en chef, le leur, n'est plus là, mais ils continuent. Ils sont devenus inaudibles, mais il y a encore quelque chose contre laquelle on peut désirer les enfoncer définitivement, c'est pour qu'ils se taisent enfin.

Ce qu'il nous restera bientôt, à nous occidentaux, dans ce basculement du monde qui va sans doute être terrible pour tout le monde, y compris pour les émergents, c'est seulement notre dignité. Alors ce serait bien que nos classes dominantes donnent l'exemple. Non ?
"Mais enfin, disputer de ces questions est tout de même moins dégradant que de contempler le président bronzant sur le yacht d'un milliardaire."
Je constate avec plaisir que DS a compris pourquoi certains de ses lecteurs trouvaient ses billets récents moins pertinents que d'habitude.
Une charte de déontologie ça ne coûte pas cher. Je rappelle que quand Sarkozy s'est augmenté en 2008 de 172% (passant ainsi de 7 084 euros à 19 331 euros nets mensuels) les sociaux-démocrates ont hurlé (à juste titre) au scandale, mais depuis que Hollande a pris le pouvoir, la baisse de rémunération est de 30% pour revenir "seulement" à 15 000 euros (soit un peu plus de 100% d'augmentation en 5 ans) !
Y aurait pas comme un léger foutage de gueule ?
Où l'on voit que DS se fait un devoir de bien écouter les lecteurs d'@SI : on ne tape pas trop sur Hollande mais on ne met pas la Hollandie au même niveau que le Sarkozistan ;)

Ceci dit, je suis d'accord sur un point : on sent bien une amélioration car on discute aujourd'hui de ce qui est abus de pouvoir et de ce qui ne l'est pas (pardon ? On dit "déontologie" ici ? Oh ben comme vous voulez hein !) plutôt que de s'indigner sur ce qui ressemble furieusement à de la corruption au niveau de la présidence de la république (mais qui n'en était pas bien entendu puisque c'était juste un copain qui prêtait son jouet...) !

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Vous n'êtes pas obligé de vous moquer et de taper systématiquement sur Hollande pour montrer votre indépendance et votre objectivité ...
La concertation concernant la semaine de quatre ou cinq jours, est faussée dès le départ. En effet, la semaine de quatre jours a été décidée exclusivement dans un but démagogique, pour faire plaisir aux parents qui peuvent ainsi pour beaucoup d'entre eux profiter de leurs week-ends, pour certains partir dès le vendredi, pour d'autres n'être pas obligés de se lever pour préparer leurs enfants à partir à l'école, mais aussi pour d'autres, permettre aux enfants de visiter l'ex-conjoint.
Il est bien évident que l'intérêt des enfants est la semaine de cinq jours, le cinquième jour étant le samedi matin, concertation ou pas !
Je ne vois nulle part ce qui se passe en cas de manquement à cette charte. Le ministre commettant une incartade est-il condamné à une tournée générale ? On lui inflige un gage ? On lui prélève une amende sur son traitement ? Doit-il porter une marque d'infamie ?

Parce que si la sanction est une éviction du gouvernement, c'était pas la peine de faire signer une charte : par définition, un ministre est révocable à tout moment, sans qu'il y ait besoin de motif.

A moins que ce ne soit ça, la charte : désormais un ministre honnête ne peut plus être viré. Il peut être glandeur, incompétent et inefficace ; du moment qu'il respecte la charte, il est indéboulonnable. D'ailleurs c'est tout à fait mon profil, ça ; je pourrais être ministre !
A droite, on se les imagine aisément :

« Ah ! Les cons ! Attendons qu’ils redressent le pays et à la prochaine alternance on se double les traitements ! »

Elle n’est pas belle la vie politique à droite...et surtout maintenant ?
semaine de 5 jours, cela ne veut pas obligatoirement dire "samedi matin"...
Lundi , mardi, mercredi, jeudi , vendredi = 5 jours
L'épisode "semaine de 5 jours dans l'enseignement" est la parfaite démonstration de la concertation que ce nouveau gouvernement voudrait mettre en oeuvre. La déclaration de Peillon était un peu trop rapide. Ses confrères le lui font remarquer et sans tarder, le nouveau ministre de l'Education revient sur l'aspect "urgence" de son décret. Moi, personnellement, je trouve cela extrêmement positif. Si la spontanéité n'est pas heureuse dans un sujet précis, les collègues du ministre incriminé le lui disent et le principe de "concertation" entre en jeu. Que rêver de plus ?
Bon, un peu d'humour vachard mais la chute du billet est sympa ! Il était temps.
Vous faites de la publicité maintenant sur @si?
En fait, tout est préparé en amont avec les parties prenantes et les accords conclus y compris avec les syndicats d'enseignants et les fédés de parents d'élèves; cela correspond de toute façon à une revendication ancienne et unanime validée par les experts de tout poil. Donc...

Peut-être, cher Daniel, à prpos de déontologie, eût-il été plus à propos, plus judicieux et...délicieusement pervers, de nous conter la dernière saloperie de cet immonde traitre de Besson (Eric), cette engeance réactionnaire qui, manquant à toute obligation républicaine, n'a même pas eu les 'cojones' d'affronter A. Montebourg, sans parler de lui serrer la main, à la passation de pouvoirs ministériels; dommage, le dit Montebourg aurait certainement été 'excellent' à cette occasion; quant à serrer la main de cet individu...
"Que vont devenir le Canard Enchaîné, Mediapart, et nous-même, ici ?" ... j'ajouterai et Madame Royal.


Mais précisément, cette charte tombe à pic et je compte sur le coin-coin, ASI, Médiapart et... Royal aussi, pour continuer, en partant de cette base simple, de mettre en lumière le double langage, les errances ou parfois simplement des erreurs humaines qui non relevées deviennent des boulets démocratiques vis-à-vis de ce gouvernement du changement.

Attention: Il ne faudra pas quitter des yeux les agissements de la nouvelle opposition qui elle fonctionne sans charte, sans foi ni loi!
Il y aura bien une concertation avec les enseignants, les parents d'élèves et les professionnels à l'issue de laquelle Ayrault arbitrera.
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