88
Commentaires

Décroissance : les yourtes cachent-elles la forêt ?

Devant, le cheval est harnaché à une charrue. Derrière, ils accompagnent la lente entreprise de labourage. Bien emmitouflés, en bonnets, jeans et chaussures de marche. L'image ne provient pas d'une antique gravure ; c'est une photo couleur qui occupe la moitié d'une page du Point du 24 mars. Elle montre les habitants d'un "écovillage" allemand qui "vivent avec un minimum d'énergie". Titre de l'article ? "En route pour la décroissance."

Derniers commentaires

Un cheval ça consomme et ça n'arrête pas de consommer, même si le travail est fini. Quand il devient trop vieux pour travailler, il vaut mieux le manger sinon il consomme toujours !
On estime à 25% la surface agricole utilisée pour la traction animale avant l'arrivée du pétrole pour les tracteurs, les autobus et autres voitures.

On ne peut pas utiliser aujourd'hui 25 % de la surface agricole pour faire des agro-carburants... Ni même pour nourrir des chevaux, ânes ou autres bœufs.
Un cheval de labour c'est pas de la décroissance, le non labour c'est déjà plus de la décroissance...
Le problème c'est que la vertu en écologie ou en décroissance n'est pas chose évidente, car il faut prendre les problèmes globalement avec toutes leurs interactions.

C'est pourquoi je préfère l'approche suivante :
Il faut limiter les différences de revenus intra- et inter- pays, pour limiter la casse sociale (il faut commencer par ça)...
Et il faut que tous les produits soient recyclables au sens stricte, c'est à dire que les composants des produits puissent être indéfiniment réutilisés, ou refabriqués à partir de ses propres déchets. l'énergie doit être renouvelable à 100%.

Y a plus qu'à ...
C'est vraiment n'importe quoi le reportage de France 2 sur les yourtes : comparer des yourtes à 8000€ avec un DomeSpace à 200000€ !
J'aime bien l'idée de décroissance et je m'applique à suivre quelques principes décroissants.
En revanche certaines personnes entendues dans les vidéos me fichent un peu à la trouille.

Je m'explique la décroissance pour papoter autour d'un feu de camp ne m'attire pas du tout, ça me ferait plutôt fuire, décroissance ok, vivre en communauté non merci ! Pour moi c'est ça l'enfer.

Certains pensent que la décroissance c'est consommer moins pour se réunir plus. Ce n'est vraiment pas un besoin pour moi et je ne vois pas ce que la réunion de contemporains "bien pensant tendance bobo qu'il n'y a qu'eux qui savent comment vivre" a à voir avec la décroissance.

Je péfèrererais une décroissance matérielle associée à une croissance intellectuelle,une croissance de la recherche, du savoir, de la créativité, pour un avenir de progrès réfléchi et organisé en société. Le blablatage et le communautarisme me donnent des petits boutons.
En résumé, être décroissants c'est acheter moins de viennoiseries. :-)


En tous cas bravo pour l'initiative globale (double article + émission) c'est bon pour les neurones tout ça !
http://www.dailymotion.com/video/xdwyr1_alain-de-benoist-et-philippe-simonn_news
si on y va tous à la décroissance, on pourra attendre longtemps les avancées sur le photovoltaique, la biomasse, l'éolien.

Euh... Tu peux expliquer pourquoi ?
Parce que moi, ça ne me semble pas aussi évident.

Utiliser l'argent public (les impôts) pour équiper tout le pays en énergies de ce type, et fermer les centrales. Oui, je sais, je rêve...

Finalement, décroître, comme mutualiser (nationaliser...) l'énergie, c'est une décision politique, dans le sens noble du terme, pour le bien public, pour l'intérêt général, pour la planète. Pas pour un quelconque "marché". Oui, je sais, je rêve encore...
Le hic, c' est qu' il y a un lien entre la croissance économique et le développement scientifique.Rejeter la science c' est souvent rejeter les valeurs démocratiques et humanistes.Est-ce que des scientifiques qui dépendent entièrement de l' Etat c' est mieux?
J'espère que vous n'allez pas tomber dans le même panneau, à savoir se focaliser sur quelques hurluberlus aux choix de vie étranges.

Car le problème est souvent que les "acteurs" de la décroissance, même ceux qui se revendiquent comme des "idéologues" du courant (genre Paul Aries ou Serge Latouche), n'ont pas beaucoup de fonds intellectuel pour penser ces pratiques. Quant à Vincent Cheynet, c'est un vrai psychopathe habitué des procès de Moscou.

Pour un peu plus de profondeur, il faut lire André Gorz ou carrément inviter un type comme Patrick Viveret, qui est vraiment très fort, ou encore Jean Gadrey.

Je donne un exemple de gros clivage entre les "décroissants" qui réflechissent et ceux qui ne voient pas plus loin que bout de leur nez : le rapport à l'informatique.

Il y a quelques années, le journal la Décroissance a fait tout un dossier sur le thème "jettez votre ordinateur et abandonnez Internet". C'est d'une stupidité sans nom, car c'est justement l'informatique qui nous permet à la fois d'appréhender la gravité de la crise écologique et qui nous donne les outils pour corriger la société : le fondement de l'écologie politique, c'est l'information. L'argumentaire est un peu complexe, certes, mais si on ne comprend pas ça, on ne comprend rien au sujet.

Autre question que vous pouvez poser aux "décroissants" pour évaluer leur degré de compréhension du monde : qu'est-ce que la croissance ?
S'ils répondent quoi que ce soit d'autre que "le taux d'augmentation du PIB" (genre "c'est l'hubris", ou c'est la "démesure" ou je ne sais quoi d'autre), c'est qu'eux mêmes ne savent pas de quoi ils se revendiquent, ce qui pose quand même un grave problème pour la définition du sujet.

Il y a suffisamment à dire sur le mode de calcul du PIB pour ne pas avoir à en faire un charabia fumeux et mystique.

Autre panneau à éviter : je soupçonne Ater Eco de conserver un vieux fond productiviste de gauche qui leur interdit de penser une baisse du PIB...

Ce message a été supprimé suite à la suppression du compte de son auteur

Génial, une émission sur la décroissance ! Merci ! J'étais au Contre-Grenelle à Lyon la semaine dernière. Je n'y ai personnellement vu aucun grand média (mon compagnon a été interviewé par Radio Pays d'Hérault...).

À propos du dernier paragraphe de votre article, il faut rappeler que Paul Ariès, un des chefs de file du mouvement de la décroissance, soutient le Front de Gauche, même si celui-ci contient les communistes, traditionnellement productivistes. Mélenchon, lui, a plusieurs fois exprimé son opinion sur la décroissance : "J'écoute les décroissants parce qu'ils m'obligent à réfléchir. Je demande à tous les gens de gauche de cesser de regarder de haut un point de vue qui dérange. Le point de vue des décroissants nous dérangent ; nous devons écouter ce qu'ils disent car ils nous obligent à réfléchir. D'ailleurs Paul Ariès lui-même a dit que le mot "décroissance" était un mot obus ; c'est pour faire réfléchir. Je ne suis pas un décroissant radical - je le dis, mais on va peut-être me convaincre du contraire - , je pense que certaines productions doivent décroître et d’autres doivent augmenter. Certains services doivent décroître et d’autres doivent augmenter. Les services qui concernent le progrès humain (tout ce qui permet à la personne de s’épanouir) doivent se développer et les autres régresser."

Voici un entretien avec Mélenchon dans le journal La Décroissance : http://www.gauchemip.org/spip.php?article9156 . Corinne Morel-Darleux, secrétaire national à l'écologie du PG, y est aussi plusieurs fois apparu, et il a été question du lien entre PG et décroissance dans un numéro de Politis : http://www.lespetitspoissontrouges.org/index.php?post/2009/10/01/Politis%2C-le-PG-et-la-d%C3%A9croissance . Enfin, voici une vidéo de Mélenchon qui parle, juste après la création du PG, de la nécessité vitale de remettre en cause nos moyens de production et notre mode de vie, devant l'urgence écologique, les catastrophes déjà amorcées et celles à venir : http://www.dailymotion.com/video/xg435d_melenchon-la-fin-du-capitalisme-ou-la-fin-de-l-humanite_news

Malheureusement, ce qu'il faut savoir aussi, c'est que beaucoup d'objecteurs de croissance - mais pas tous ! - sont extrêmement méfiants à l'égard de tous les politiques, voire adeptes du "tous pourris" ou du slogan "élection, piège à con". Il existe le Parti Pour La Décroissance, mais seul, il ne peut arriver à rien (un candidat aux cantonales dans l'Ariège a fait 14,6% sur une liste unitaire PG-EELV-NPA-PPLD-P Occitant). Beaucoup sont comme Nicolino - qui admire Paul Ariès, mais ne semble pas faire partie du mouvement de la décroissance, et ne "comprend pas" comment Ariès peut écouter et respecter Mélenchon - : ils voient des gens comme Mélenchon - socialistes et communistes - comme des apparatchiks, des "staliniens" (mot de Nicolino), des "maastrichtiens", des criminels ; beaucoup sont anarchistes, et prônent uniquement l'action locale. Ils acceptent que des gens puissent se tromper et apprendre de leurs erreurs, sauf quand ils s'appellent Mélenchon. Il faut dire aussi que celui-ci n'est pas spécialiste d'écologie, et a encore à apprendre, comme il le répète lui-même sans arrêt ; et alors ? Au fait, c'était très bizarre pour moi de voir Nicolino converser avec courtoisie avec une sénatrice fort sympathique d'EÉLV, après avoir lu certains billets de son blog... Bref, certains restent plus ou moins sectaires dans la mesure où ils refusent de considérer et prendre en compte le point de vue de ceux qui, paradoxalement, partagent l'essentiel de leurs diagnostics, mais ne sont pas d'accord avec eux sur la manière d'opérer pour stopper l'hémorragie...
J'ai visité l'installation des Baronnet. Il faut savoir que si aujourd'hui, ce sont des sortes de marathoniens médiatiques, ils se sont astreint au silence pendant 15 ans, le temps de valider le modèle ... et pour être du genrer gratouilleur, je peux vous dire que tous sur les aspects ils ont une réponse, on adhère ou pas, mais ce ne sont pas loin de là des doux rêveurs, ils sont plus proches à la limite d'explorateurs scientifiques.

Sinon on a des amis à quelques kilometres d'ici qui vivent dans la maison "soucoupe volante" en bois, c'est superbe.
On la tient cette émission. Enfin !

Alors, les invités ? Paul Ariès, Serge Latouche, Albert Jacquard, Hervé Kempf, Corinne Morel-Darleux, Jacques Généreux ?
Et Superno, pensez-y. C'est un objecteur de croissance, et aussi un des blogueurs les plus lus. @si devrait peut-être trouver ça digne d'intérêt.

@ Dominique Godin : [quote=Voir ici les raisons pour lesquelles les membres de "La Décroissance" sont remontés contre Isabelle Giordano et leurs interrogations sur le rapport aux médias qu'il convient d'entretenir. Visiblement, Paul Ariès ne s'est même pas posé la question]

Visiblement, vous lisez dans les pensées de Paul Ariès... [ironie]
Pour autant, vous faites (très) bien de rappeler cette divergence, sujet essentiel qu'@si ne saurait manquer de traiter vendredi. [aucune ironie]

Merci, je commençais à avoir les jambes engourdies.

Spawn.
"J'ai choisi de vivre dans un appartement qui marche au chauffage urbain produit par la biomasse, récupérant mes déchets et ceux de mes voisins. J'éteins la lumière quand je quitte durablement une pièce. J'ai des ampoules basse consommation. J'ai divisé par deux ma note énergétique.

Je me sers d'un vélo pour toutes mes courses dans ma petite ville de banlieue, du métro pour aller à Paris, mais le soir on prend la voiture, on n'a pas envie de s'enquiquiner.

J'achète des légumes et fruits frais, Je suis adhérente d'une AMAP, je ne parviens pas à y aller toutes les semaines, dans ces cas-là, ma voisine s'en charge. Je n'achète jamais de plats cuisinés et très peu de produits sur-emballés. Je préfère quand je cuisine un plat, en conserver une partie au congélo, ce qui fait que j'ai toujours de quoi nous réchauffer vite fait un truc. J'ai réduit ma facture de courses.

J'ai choisi des plantes bio sur mon balcon. Je viens de repeindre à la peinture choisie pour son faible contenu de produits toxiques. Quand j'hésite entre deux produits, je me demande en plus de "est-ce qu'il me plaît ?", "est-ce qu'il a été produit en proximité ?", c'est pas compliqué, juste une question.

Je fais beaucoup de voyages d'affaire, j'ai acheté un ordinateur très léger, je voyage en général en train. Mon problème, c'est la voiture de location, quand je vais chez des clients excentrés, c'est difficile de faire sans. Quand je peux, je prends des bus sur place, mais sans me forcer, je tiens à rentrer chez moi à des horaires corrects. Je prend encore l'avion, quand je vais en vacances loin."


Voilà le portrait d'une bobo décroissante. Ce n'est pas spectaculaire. C'est ça que les gens ne voient pas, la décroissance, c'est juste des toutes petites mesures sans grand dérangement. Le problème, c'est que ça, ce n'est pas médiatique.

http://anthropia.blogg.org
" Ils poussent simplement un peu plus loin que le tri sélectif la conscience écologiste. "

Je ne vois pas bien comment un tri pourrait ne pas être " sélectif ". Quand on trie, on sélectionne forcément.

Amicalement.

Dan Israël : Et notre émission de cette semaine sera consacrée au sujet.


Je ne sais pas si ASI a invité pour l'occasion Paul Ariès ? Si c'est le cas, ça pourrait-être l'occasion de l'interroger sur son rapport aux médias.
Son passage chez Isabelle Giordano, le 3 juin 2009, n'a, semble-t-il, pas été particulièrement apprécié par ses amis rédacteurs de "La Décroissance", qui avaient une dent contre l'animatrice (et pour cause !)

Contrairement à Paul Ariès, qui est l'un des responsables de "La Décroissance", les autres rédacteurs de ce journal ont décliné l'invitation lancée en novembre 2008 par "la femme la plus intelligente du monde" : « Quand nous avons appris qu’Isabelle Giordano, figure du monde médiatique pipole et animatrice de l’émission consumériste – mal nommée “Service Public” –, avait décidé de parler de décroissance, nous avons craint le pire. Pas masochistes, nous avons décliné son invitation (on a déjà donné !). Nous reconnaissons bien modestement qu’un certain niveau de bêtise est hors de notre portée ».

Voir ici les raisons pour lesquelles les membres de "La Décroissance" sont remontés contre Isabelle Giordano et leurs interrogations sur le rapport aux médias qu'il convient d'entretenir. Visiblement, Paul Ariès ne s'est même pas posé la question.
Cet article arrive un peu tard. Je préfère les décroissants du matin.
Le sujet de cet article est en fait la simplicité volontaire, autrement dit la décroissance appliquée à l'échelle individuelle. La décroissance est une théorie économique, politique, anthropologique, etc. En aucun cas il s'agit d'un mode de vie. J'attends la suite avec impatience.

Je suppose que l'émission de vendredi parlera un petit peu du 3ème Contre-Grenelle (organisé par le journal La Décroissance) qui s'est tenu à Vaux-en-Velin samedi dernier. On peut savoir qui interviendra ?

En attendant, pour les Lillois et ceux des environs, Stéphane Lavignotte sera en conférence demain jeudi à 18h30 à l'espace Culture de l'Université Lille 1 (à Villeneuve d'Ascq) pour présenter son livre paru l'an dernier La décroissance est-elle souhaitable ?. Le propos devrait être un peu plus intelligent que les reportages télévisuels dont il est question dans l'article de Dan Israël.
L’architecture vernaculaire – dont celle de Patrick Marsilly montrée dans l’extrait de la première vidéo de cet article - est l’un des moyens pour un développement vraiment durable, mais exigeant dans le changement de nos modes de vie. Quant aux vers de terre de l’autre extrait, j’ignore s’ils jouent le rôle des poissons rouges dans leur bocal.
Bonjour,

Etre décroissant ne veut pas forcément dire être extrémiste, ou intégriste... On peut littéralement dé-croître en choisissant de passer à 80% au boulot plutôt que de faire un temps plein: il est possible d'y aller petit à petit. La décroissance est un voyage, pas une fin en soi.

Le journal "La Décroissance" est assez libérateur à lire, pour comprendre comment la société de consommation, via la Pub, nous manipule tous à tout bout de champ...

Sinon, une petite animation sympa --> "Story of Stuff" qui explique le système capitaliste de façon très simple!
[quote=article]Mais au fait, où sont donc les penseurs, et les politiques, sur ce sujet ? Comme nous l'expliquerons dans un second article, même s'ils existent, ils ont du mal à se mettre d'accord entre eux, et donc à porter un discours commun solide, qui pourrait percer dans les médias. Et notre émission de cette semaine sera consacrée au sujet.

Connaissant peu le sujet, je suis curieux de voir votre démonstration des désaccords entre les objecteurs de croissance...

Cela dit, côté penseurs, il faut noter que Paul Ariès a déjà fait quelques percées dans les médias ( au monis une invitation sur Arte (pour parler du travail) et deux chez Taddeï ). Serge Latouche est aussi connu pour ses idées sur le sujet, mais semble beaucoup moins médiatisé. Apparemment, il passe beaucoup de temps à exposer ses idées en Italie ces derniers temps.

Du côté politique, Yves Cochet a expliqué publiquement qu'il est plutôt "proche" des idées des objecteurs de croissance. Il y en a sûrement d'autres, moins connus.
« Difficile de dépasser le folklore pour présenter les réfractaires à la croissance à tout crin »

Oh, beaucoup de gens n’ont aucune envie de dépasser ce folklore. Surtout que ce folklore n’existe pas. Ce que font les décroissants n’est en aucun cas le folklore tel que conçu par et pour les touristes : une exhibition de rites vidés de leur contenu originel prostitués à des fins d’exhibition marchande. Plus aucun Breton ne s’habille en breton sauf pour faire tourner les caméscopes des descendants de la Marquise Grand Air aux Filets Bleus de Concarneau. C'est uniquement leur vraie vie.

Ces gens ont tout intérêt à ridiculiser les décroissants (et, à l’époque du 4x4, de l’Ipod et de la Playstation, c’est facile). Car les décroissants, bien que très majoritairement non-violents, font peur. Car ils prêchent entre autres pour une consommation moindre. Et qu’ils ne sont pas tous aussi « extrêmes » que ceux montés en épingle à chapeau old style par lémédias. Pas besoin d’avoir des toilettes sèches pour consommer moins d’eau, pas besoin d’avoir son éolienne pour consommer moins d’électricité, pas besoin de pédaler ou marcher pour avoir un usage raisonné de sa voiture, ou d’une voiture moins suréquipée, moins vorace, et ne pas renouveler sa garde-robe tous les six mois ne signifie pas vivre en moine.

Et si la consommation est moindre, que vont devenir les familles les plus riches de France, réfugiées dans le commerce supermarchand et en Belgique ? Et les banques vendeuses de crédits faciles seulement quand on les signe ? Et les inventeurs de produits aussi séduisants qu’inutiles ?

PS1 Il doit me rester quelque part des numéros de la Gueule Ouverte. Cette revue était irriguée par deux sources : l’humour, et un goût du bien-vivre pas vraiment monacal.

PS2 Je serais un mauvais sujet (d’attendrissement voyeur) pour ces reportages genre Tintin chez les Décroissants : j’ai une voiture (mais elle consomme peu), je suis au tout électrique mais je me chauffe entre 16 et 18°, j’achète comme tout un chacun mais surtout en vide-grenier ou magasin genre Emmaüs (ex un super ensemble costume-chemise-cravate quasi-neuf pour 7 euros) et j’ai pratiqué tant que j’ai pu la récup’ en déchetterie. C’est malheureusement devenu très difficile : les communauté de communes délèguent la gestion de leurs déchetteries à des forbans genre Veolia qui refusent de céder la moindre miette de leur festin aux pauvres. Chez moi, cette comcom est de gauche. Sans douté préfère-t-elle voir ces pauvres à faire la manche dans ses différents services d’aide sociale. C'est tellement gratifiant pour leur bonne conscience degauche.
Z'inquiétez pas, la décroissance est déjà là. Observez la variété des produits dans vos rayons de supermarché... :-)
J'aime bien la vidéo, la richesse de la décroissance.

C'est certain que la "décroissance", comme elle est présentée habituellement par les medias, fait peur, nous pouvons nous demander s'il ne faudra pas réinventer le feu entre deux silex.

J'espère que l'émission sera plus subtile. (J'en suis sûre, hum ....)
C'est bon les yourtes.

Les écologistes sont toujours passés pour de gentils illuminés ou de doux originaux. Puis au bout de 20 ans, ceux qui ricanaient finissent par reprendre leur idées en disant qu'ils ont toujours cautionné, blablabla... et que les écolos n'ont pas le monopole de blablabla...
Abonnez-vous

En vous abonnant, vous contribuez à une information sur les médias indépendante et sans pub.