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Darmanin, et le policier en feu

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son prédécesseur s'était indigné que les méchants Gilets Jaunes avaient envahis les Urgences de l'APHP, mettant ainsi en danger la vie des français innocents ( comme aurait dit Raymond Barre ); alors que les Gilets Jaunes fuyaient juste les char(...)

Y'a pas photo ;  qu'un ministre dise une connerie : c'est un cliché !

Bonjour et merci pour la chronique.


Je sens que tout le monde va me détester ici mais tant pis. Même si la récupération par G. Darmanin ou les syndicats de policiers me dégoute, la petite musique qui vise à dire : "ô pas si grave, le policier n'était (...)

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J'ai du mal à comprendre cet acharnement à défiler loin des véritables lieux de pouvoir.

A Paris, cela m'étonnerait que beaucoup de ministres et leurs potes du CAC 40 habitent entre Porte des Lilas et République. !

Perturber la tranquillité des nantis me paraît plus efficaces.

Et, dans ce contexte, casser des vitrines Avenue Montaigne, Place Vendôme, sur le Bd Saint-Germain ou dans le triangle N-A-P, aurait plus de panache, une tout autre portée symbolique et remporterait probablement l'assentiment d'une partie de la population. La lutte des classes ne se pratique pas dans l'horizontalité, mais dans la verticalité.

En fait la droite est vent debout pour reconquerir ce qu'elle considere qui lui appartient. Que Darmanin ou Ciotti soient en permanence sous les projecteurs montrent combien la presse n'a rien ä se mettre se mettre sous la dent.

Ciotti a fait 2 fake news la semaine dernier.

Normalement avec deux tenors de cet acabit, tout parti devrait etre perdu dans les meandres de l'histoire?

Ben non parce que les machins d'environ de gauche : les verts, fosse commune, les soces et les cocos se cherchent ideologiquement. Donc meme un poids plume comme Ciotti qu'une Christine Taubira applatissait d'un revers de la main n'a pas d'opposition. Meluche s'est perdu dans les strategies de billard à 5 bandes. Il ne fait plus guere peur à Darmanin.

On a l'epoque qu'on merite.

Tiens, je lui ai trouvé un surnom : "Darmanin le distorsionnaire "... un concentré d'esprit tordu !

Certes ,  je reconnais que le problème des violences lors des manifestations est très préoccupant.


Mais  il me semble relativement  mineur par  rapport à  un évènement  national et international , exceptionnel,  que avez  volontairement négligé.


Quelle honte !


Vous n'avez consacré aucun article, aucune analyse sur la réélection  triomphale de F. Bayrou à la tête du Modem.


96 %, 96 % , 96 % !!


Aucune ligne sur l'évènement le plus extraordinaire du 3eme millénaire.


Je suis désespéré par ce dédain, par ce mépris.

C'est devenu officiel: chaque fois que des violences policières (pardon, des violences de policiers sont montrées sur Le Média, même de façon très rapide et édulcorée, c'est censuré par Youtube. Sur le mode déconseillé aux mineurs plus recueil d'informations identifiantes concernant le courageux obstiné, puis sur le mode re-déconseillé aux personnes sensibles (vous êtes sûr que vous acceptez d'être gravement et durablement traumatisé par ces visions infâmes? Vous l'aurez voulu!). 


Le gag, c'est que ce sont des images qu'on voit partout, en pire. 


Je vous recommande chaudement le dernier numéro du "Vrai Média", classé et pour cause dans la rubrique "inclassable" et intitulé, cette fois "Giscard+matraque+partouze". Ah... c'est peut être à cause du mot partouze...

Ce message a été supprimé suite à la suppression du compte de son auteur

Dans un pays réellement  démocratique, non seulement on ne nasserait et on ne gazerait pas, mais on interviendrait contre les black blocks , afin que les manitestants puissent s'exprimer,  conformément aux Droits garantis par notre Constitution.

Donc aujourd'hui ça parle d'une image de flamme devant un policier.
Et personne ne dit rien du manifestant qui a perdu une main à République ?

"Une fois de plus, des milliers de manifestants ont défilé à Strasbourg contre la loi dite de “sécurité globale”, un véritable oxymores qui donnerait encore plus de pouvoir à la police: nous filmer sans réciproque, nous survoler avec des drones, ce qui a été réalisé tout au long de la manifestation, de République à Étoile, en toute illégalité, puisque la loi n’est de loin pas votée; elle est passée à l’Assemblée nationale, doit aller au Sénat puis revenir à l’Assemblée, en janvier "

La vérité d'une image est dans l’œil de celui qui regarde, comme diraient nos amis les British.


Au-delà de cette image, d'une extrême violence visuelle,  une hélas parmi  des milliers d'autres, on perçoit de plus en plus que le gouvernement est débordé par la stratégie qu'il s'est choisi en espérant toucher les dividendes électoraux du chaos ; dont l'Histoire montre qu'il profite généralement à la droite la plus dure. 


C'est le cycle infernal bien connu. Peu importe le point de départ - fait divers, "bavure" policière, débordements dans une manif... - la suite est toujours la même : répression,  violence en retour, hystérisation du débat, lois liberticides, protestations encore plus violentes, intensification de la répression, etc.


Aujourd'hui, aux grenades et tirs de LDB, répondent  des bombes de pacotille. Mais demain, si un policier est vraiment victime d'un cocktail Molotov, on comptera sans doute les morts...


Plus on escalade les degrés de la violence et plus l'espoir d'une solution pacifique s'éloigne. Le point de non-retour est proche, celui où chaque camp aurait le sentiment de tout perdre s'il acceptait un compromis : pour les uns, le pouvoir, pour les autres, la liberté et, plus encore, la fierté d'appartenir au peuple des Lumières et des Droits de l'Homme.

Le rôle de Darmanin est clair, au service de Macron : capter l'électorat du RN. Peu de ministre de l'intérieur en France furent républicains dans l'âme: Joxe peut-être, Vaillant sans doute. Tous les autres furent tordus. Et, hélas servirent de modèle.


Darmamachi-machin lui  nous parle des ses ouailles. Vous savez, ces bipèdes sans plumes. (habile mon ellipse, non?). A croire qu'il a un gigot à la place de la fesse ..droite, ce monsieur. Il attend, les yeux de Darmamachin attendent l'image, attendent  des siècles s'il le faut.  Au besoin,  il rafistolera, rabibochera n'importe quel cliché, , et hop, tout neuf, il en fera un tableau, exposé en boucle par les faiseurs d'illusion de nos  chaines prodigues: 15 ou 16 ou 26 même 27.; Il est droit le mec , salué par les bêlements de ses troupes. 

Bon j'arrête, peine perdue ..


Si encore Un,  sorti d'une grotte ce matin:  chaîne 16, un habitué de la déformation, (journaleux de service au service de....) le visage tendu, lance à un invité : "à ce rythme là on ne trouvera plus personne pour "rentrer" dans la police.." On est tenté de répondre, tant mieux, tant mieux. 


On peut même se dire autre chose, du haut de notre hautaine citoyenneté : mais dites-donc mesdames et messieurs les policiers ... imaginons que ... plus aucun délit, ni crime, ni rien de rien n'arrive, hein? alors? chômage les amis.. que les nuages à compter, et la météo à commenter.. 

Ah ce qu'ils auraient l'air godillot encore à commenter la météo.. seraient bien capables de confondre un magnifique Delacroix avec une carte des isobares..et Darmamachin en gardien de musée!!

Là je rêve, c'est vrai.



A cela s'ajoute, et c'est nouveau, Macron interviewé par Brut, résumé par les télés en gros comme "Macron parle à un journaliste indépendant victime de violences policières" :
avec plus ou moins sous-entendu "il écoute et va au chevet de ses opposants".

Début de récupération partielle des nouveaux reporters de manif ?

Voilà, si on remet dans le contexte, ce qui s'est passé juste avant :



Et là on a la suite en temps réel :


Après avoir exprimé une nuance sur les propos du taulier je voudrais aussi aller dans l'autre sens et contextualiser ce moment sous un jour plutôt défavorable au policiers, sous la forme de questions. 


Une des vidéos qui montre que l'engin incendiaire a explosé à côté est celle-ci.  Elle permet de déconstruire la fake news du policier en feu, mais donne l'impression d'une agression spontanée des policiers par un manifestant. 

Or une autre vidéo prise au même endroit (même voiture garée), avec vraisemblablement le même groupe de policiers, les montre comme envoyant ce qui serait des grenades (désencerclement ? lacrymo? ) dans un groupe à distance. 


Est-ce avant ? après ? si c'est juste avant, alors il y a a minima une provocation de ces policiers voltigeurs, il me semble. Si c'est juste après, c'est aussi un problème mais d'un autre ordre : c'est quoi la légitimité de lancer ça en réaction ? 


Une chronologie serait intéressante. 

Un bon gros poncif : La violence -d'Etat- entraine la violence - du peuple-.


Une seule et unique photo, c'est comme une histoire sans parole. 


Que DarmaNain se serve de ce cliché pour sa Propanda, nul n'est ou ne sera plus dupe. 


NB Il m'est souvent arrivé de regarder mes planches contact et de comprendre à postériori ce que j'avais photographié à chaud. A l'oeil collé au viseur, il manquera un autre point de vue.

Certains aiment "mettre l'histoire en scène, comme des tragédies" 

Aguirre la colère de Dieu 

Voilà j'étais samedi à la manifestation contre cette fascisation de la République Française sous l'égide du doucereux et fourbe Emmanuel, même Brut de décoffrage, et avec l'aide de ses ministres de l'intérieur successifs dont les qualités morales le disputent au manque sérieux d'intelligence

mais j'étais à la manifestation

et il y avait du monde et de tous les âges dans ce Strasbourg immobilisé par la pandémie


Nous étions bien encadrés devant, derrière, sur les côtés tout au long du parcours par les tortues ninjas qui osent encore paraître sans honte de faire ce métier servile avec un armement reconnu par les grandes instances internationales comme la preuve que notre pays se distingue et se place juste après la police du pays de Trump. Nous étions aussi encadrés par dessus par un ou des drones preuve que la France est à la pointe de la technologie made in Israël


Mais voilà, je dois avouer avoir été énervé par un groupe de manifestants car nous nous étions malencontreusement placés à côté d'eux. J'ai appris que c'était des trucs du genre black block : dans cette manif anti fasciste ils avaient l'allure, les slogans, les cadences, les goûts effrénés pour la fumée, les pétards assourdissants et le feu et surtout la gesticulation (deux bras dressés en l'air) qui ont provoqué chez moi un mouvement de révolte à la manière de Frank Zappa (Anecdote : au cours de cette tournée, Zappa s'amuse avec son public comme à l'accoutumée. Un soir, il fait le salut Hitlérien et attend la réaction du public. Celle-ci ne se fait pas attendre avec une reproduction du geste. Zappa reste ahuri, débranche sa guitare et quitte la scène. )


A un moment de la manifestation, ces black block sont partis en courant dans le sens inverse armés de bâtons car une rumeur (paraît-il) avait indiqué que apparemment comme le samedi précédent des fachos étaient venus et qu'il y avait eu des incidents suite à la technique inepte des policiers qui consiste à encercler les manifestants (ça a perdu la guerre en 40 et ça ose encore faire de la stratégie d'armée romaine!!!)


Plus aimable et beaucoup plus effectif pour manifester notre haine de ce régime dictatorial qui se loukoumise pour mieux nous asservir, il y avait une chorale de femmes de tout âge chantant des hymnes à la grandeur de notre police nationale, des hymnes chantés devant les tortues ninjas et qu'elles ont dû reprendre dans leur tête jusqu'aux ablutions du soir


Résultat : une manifestation qui perdait sa raison première en se calquant sur ce qu'elle était sensée dénoncer. Un viel ami Alsacien a quitté la manif avant l'arrivée Place de la Bourse, nous n'avons pas attendu plus longtemps la mort dans l'âme




C'est une chose entendue : la réalité n'a aucune importance pour tous les Darmanin de la terre ; elle n'a strictement aucune chance face à cet impératif absolu : conserver le pouvoir.

S'il faut faire usage de toutes les violences possibles alors il en sera fait usage.

S'il faut mentir pour couvrir ces violences (et bien entendu, ce faisant rejeter l'entièreté de ce dont on est coupable sur le camp d'en face) alors on mentira, même face aux simples faits, aux preuves irréfutables et aux évidences absolues.

Et il faudra bien que le peuple comprenne (en lui enfonçant ça dans son crâne collectif à coups de matraque) : il n'est pas légitime à décider de son propre sort ; seule cette élite auto-proclamée, seulement sanctionnée par une quelconque mascarade élective plus ou moins régulière (et encore il faut que les électeurs-trices votent "bien" sinon on trouvera bien un moyen d'escamoter le choix qui ne convient pas), est légitime, par définition, tautologiquement.

Elle est légitime à nous diriger, à nous dominer, à nous exploiter et à nous contraindre.

Voire à nous "neutraliser"... euphémisme de plus en plus transparent pour "nous faire souffrir" ou "nous blesser" jusqu'à ce que nous nous sommettions voire en dernière extrémité (de moins en moins extrème...) "nous tuer".

Portrait d'un jeune flic en feu - un film de Gerald Darmanin



Résumé: (Basé sur une histoire fausse) Lorsqu'il a commencé son service, Gégé le CRS  ne se doutait pas qu'il serait grièvement traumatisé par un feu brûlant à 1m de lui. La répression de la manifestation gauchiste avait pourtant bien commencé. Les collègues vêtus de noirs avaient bien réussis leur infiltration, donnant un prétexte à la police pour balancer lacrymo et coup de matraque. "La gauchiasse fait bien d'en profiter, car quand Marine sera au pouvoir, on tirera à balle réelle et ils feront moins les malins" murmurait Gégé en prêtant un coup de main à quelques collègues de la BAC qui filaient quelques coups de pieds à un manifestant à terre avant de l'arrêter pour outrage et rébellion.


Et soudain c'est le drame: un cocktail Molotov explose à 1m de Gégé. La scène est filmée par un journaliste de l'AFP aux intentions malveillantes (la preuve: il photographie la police) et sans sympathiser avec la détresse psychologique de Gégé. Gégé obtiendra 6 jours d'ITT et sera comptabilisé parmi les 453 policiers blessés ce jour là selon les dires du Ministre. 


Avis de la critique: Le réalisateur semble plus préoccupé à faire passer un message politique et à mettre en valeur le Ministre qu'à faire un film ayant un quelconque intérêt artistique. Les acteurs jouent mal, le scénario tient en cette phrase: "Le gouvernement a raison!". A éviter.

Ismael Emelien avouait de lui-même avoir fait fuiter des fakes depuis l'Elysée dans la cadre de l'affaire Benalla afin de dédouaner ce dernier. Quand un gouvernement est l'instigateur de ce style de méthode, que voulez-vous espérer ?Notre gouvernement n'a rien à envier à Trump. On est dedans depuis un bon moment déjà.

A quand une enquête sur les chiffres des policiers blessés, souvent mis en avant ? 


Si le temps des décomptes de manifestants par les syndicats et associations semble révolu (maintenant on ne voit plus que les chiffres de l'intérieur ou des médias, peut-être car le nombre est plus fait de nombreux collectifs que de grands syndicats ?), celui de l'affichage du nombre de policiers blessés semble bien être là.


J'aimerais bien une analyse sur ce glissement, et savoir si mon ressenti est juste.

Bonjour et merci pour la chronique.


Je sens que tout le monde va me détester ici mais tant pis. Même si la récupération par G. Darmanin ou les syndicats de policiers me dégoute, la petite musique qui vise à dire : "ô pas si grave, le policier n'était pas en feu en fait", voilà qui est quand même étrange. La vidéo montre bien que le groupe de policiers est visé par un engin incendiaire qui leur est projeté dessus à grande vitesse. Et vous écrivez "ce policier n'a jamais été menacé". Pourquoi, parce qu'il a fait le bon geste avec son bouclier ? parce que ça a explosé juste à côté ? Tant qu'on ne brûle pas, c'est OK, on n'est "pas menacé" ?


(pas la peine de me tomber dessus, je connais mes gammes : dénonçant cette violence là, non, je n'oublie ni ne masque ni ne minore les violences policières. Je commente l'image du jour. Ni plus ni moins)


J'aurais préféré une chronique (je sais, c'est un début de phrase de forumeur à la con) sur la manière dont les idiots utiles du mouvement actuel le pourrissent et donnent toutes les armes au pouvoir pour le discréditer. Ca aurait été un arrêt sur image aussi et cela aurait peut-être été plus courageux que de sous entendre que les policiers sont en sécurité dans les manifs. 


J'aurais bien aussi aimé une chronique sur la vidéo, qui montre  littéralement la vague de dizaines de journalistes (qui font leur métier) interposée entre les quelques policiers et les nombreux manifestants, journalistes qui sont pris dans l'impossibilité de raconter le réel sans contribuer à le façonner eux même, en étant physiquement des éléments de l'action, non plus individualisés, mais en pack. Ce n'est pas une critique, juste un besoin de réflexion collective sur la manière dont on rend compte de ces moments tendus sans y contribuer soi même au delà de son rôle, a priori, d'observateur. 


Et sinon tout mon soutien au combat pour que cette loi disparaisse. 

"la récupération par G. Darmanin ou les syndicats de policiers me dégoute, la petite musique qui vise à dire : "ô pas si grave, le policier n'était pas en feu en fait","


Voilà précisément le piège de cette photo manipulée et de toutes les tentatives de mettre en valeur les (rares) exemples de policiers blessés. C'est qu'on ne peut pas discuter de leur caractère manipulatoire sans avoir l'air de minimiser les blessures infligées à des policiers qui sont aussi des êtres humains. 


Quand même: combien de gilets jaunes éborgnés ou mutilés? Et combien de policiers? N'y en aurait-il qu'un seul, on le verrait en continu sur tous "nos" écrans, et on se ferait traiter de barbare si on avait l'audace de pointer la manipulation. 


"la manière dont les idiots utiles du mouvement actuel le pourrissent"


Second piège, dont ne se privent pas "nos" médias, mettre en "bandeau" (sur nos yeux) quelques casseurs (de matériel). Nous pouvons certes désapprouver ou pas, comprendre ou pas, mais nous, citoyens honnêtes et sincères, ne devrions pas accepter que ces quelques arbres "violents" nous cachent la forêt des manifestants. Qui restent très nombreux et dans toute la France, alors que les raisons de rester chez soi, Covid ou matraques ou gardes à vue, sont nombreuses. 


"l'impossibilité de raconter le réel sans contribuer à le façonner"


Ce n'est pas une impossibilité fortuite dans laquelle les journalistes seraient "pris" comme vous dites. C'est ce qui se passe quand on raconte vraiment quoi que ce soit. 


Je veux bien qu'un journaliste s'y colle, à faire le travail de David Dufresne avec les témoignages concernant des policiers malmenés, frappés, tués. Peut être qu'alors on découvrirait, en plus, la manière dont "nos" dirigeants mettent en danger leur propre police.

Là, Cultive, vous en avez un qui témoigne :


https://www.franceculture.fr/emissions/les-pieds-sur-terre/les-forces-du-desordre-crs-et-manifestants


Par contre n'écoutez pas les autres témoignages, c'est un tissus d'affabulations de dangereux criminels multi récidivistes !


;-)

Bonjour et merci, notamment de me donner l'opportunité de préciser un point ou deux


"on se ferait traiter de barbare si on avait l'audace de pointer la manipulation."


Il y manipulation si on dit que le policier était en feu (ce qu'au passage, maladroitement, D. Schneidermann "dit" sans guillemets dans le titre de sa chronique qui dit l'inverse". Dans une économie médiatique où souvent seuls les titres sont lus, cela n'aide pas à la clarté). Il n'y a pas manipulation si on dit que le policier était menacé. Pour moi, il l'était. Peut-être pas gravement, mais si on envoie un engin incendiaire dans ma direction, même avec un bouclier, je suis "menacé".  Le pouvoir et les syndicats de policiers allaient se priver de l'occasion ? Personne ne s'en priverait. Un manifestant menacé par une matraque prise en photo s'abattant vers lui, mais à laquelle il échapperait in extremis aurait, avec une légitimité symétrique le droit de se dire "menacé" et d'en jouer. Guerilla des images. 


"Ce n'est pas une impossibilité fortuite dans laquelle les journalistes seraient "pris" comme vous dites. C'est ce qui se passe quand on raconte vraiment quoi que ce soit".


Je comprends mais je vais tenter de préciser, parce que je ne suis pas tout à fait d'accord. Bien sûr, l'observateur n'est jamais neutre. Il est un corps, dans le réel, et modifie toujours un peu le réel. Mais quand une grappe de plusieurs (dizaines de) journalistes encercle par exemple un groupe de quelques policiers (ou de manifestants, d'ailleurs, là tout est symétrique), braquant tous leurs objectifs dans l'attente de l'événement, du projectile, du mauvais geste, ils me rappellent ces photographes de tapis rouges, agglutinés, qui bombardent de flash les célébrités à la recherche de la moindre moue fatale. Et là, je les sens loin de la captation du réel (même si par définition, un bout de réel est attrapé) que dans ce que je pourrais nommer maladroitement une production d'un effet de réel. Et cette production peut-être, paradoxalement, tout à fait artificielle. Ce groupe d'observateur est vu, identifié par les parties en présence, peut stimuler, déclencher, aggraver des actions. Il devient de facto un partenaire d'une économie de l'échange : lance maintenant ton projectile, l'un d'entre nous va forcément faire un belle image (intéressant pour nous), et elle va marque les esprit en gravant ton action fugace dans la durée (intéressant pour toi). Par sa présence collective visible, ce groupes d'observateurs propose en permanence ce pacte de co-production aux parties en présences. Et en cela il diffère d'un observateur isolé. Ce n'est pas une différence de nature, plutôt de curseur. Evidemment qu'une caméra isolé avec un logo d'une grande chaîne peut à elle toute seule parfois produire ce genre d'effet. Mais oui, étant dans un groupe, je pense vraiment qu'ils sont "pris" dans quelque chose (volontairement ou pas) de différent. Et il me semble que c'est un impensé de la couverture de ces manifs, car on en reste souvent à "laissez nous faire notre job". Bien sûr ! mais lequel. La description ou la coproduction ? 

"Il y manipulation si on dit que le policier était en feu" 


Eh non, la manipulation par l'image est bien plus efficace, bien plus difficile à démontrer, et même la démonstration est inefficace devant la force de l'image. Moi même, j'ai beau savoir que le policier n'est pas vraiment en train de brûler, j'ai mal pour lui, je sens la chaleur des flammes. 


"Bien sûr, l'observateur n'est jamais neutre. Il est un corps, dans le réel, et modifie toujours un peu le réel." 


On fait souvent référence à Albert Londres, ya même un prix qui porte son nom. Albert Londres était il neutre? N'avait-il pas l'ambition de modifier le réel... et pas qu'un peu? Mais cette position est bien loin de la manipulation.


Oui, bien sûr, on peut "dire" avec des images, là je suis d'accord (et c'est ce que je voulais dire d'ailleurs)


"Albert Londres était il neutre? N'avait-il pas l'ambition de modifier le réel... et pas qu'un peu?". Là vous jouez un peu avec les mots, non ? Il voulait modifier le réel au sens de redresser des injustices, pas de s'accommoder avec les faits, ou de donner des coups de pouce au réel. Mais c'est peut être ce que vous voulez dire par "Mais cette position est bien loin de la manipulation", et dans ce cas, nous serions d'accord.

Ça me fait penser aux attentats ratés, les attentats qu'on oublie. Comme s'ils n'étaient pas graves en soi. 

On ne disculpe pas les terroristes qui loupent leur coup, alors pourquoi dédramatiser les attaques contre les flics ? Parce qu'on les déteste ?

* C'était une réponse à Thomas. Toujours pas possible de supprimer/déplacer son message ?

les idiots utiles du mouvement actuel 


Vous voulez dire les policiers infiltrés parmi les manifestants ? (ohlala gomette rouge la théorie du complot)

Tout à fait ok pour dire que ça peut exister puisqu'on sait que ça a existé. Du coup, ça veut dire qu'on est d'accord pour dire que ce qu'ils font est dingue, et que ceux qui les imitent naïvement font aussi des trucs dingues ? 

Il y a, il y a toujours eu des policiers infiltrés dans les manifs. Et ailleurs. Mais pas seulement. Les gens qui cassent les vitrines et brûlent des voitures ne sont pas tous policiers. Ils sont, eux aussi, la manifestation de quelque chose que nous devrions analyser. 


Je pense d'ailleurs que des sociologues le font. Il suffirait de leur donner la parole. Mais le seul fait de ne pas condamner d'emblée les rend inaudibles. Il y a aussi des militants capables de refuser cette condamnation qu'on essaie de leur extorquer: souvenez vous de Xavier Matthieu, face à PPDA.

D'accord. Bien d'accord même. Mon premier message ce matin n'était pas une injonction à "condamner d'emblée" (qui serais-je pour ça?), si c'était ambigu. C'était une réaction à "ce policier n'a jamais été menacé". Je m'intéresse juste, sur @si, à la précision de notre description du monde qui nous entoure (et aux conséquences que le flou peut avoir). 

D'ailleurs, ma réaction initiale valait pour tout lanceur du projectile, qu'il soit black bloc ou infiltré. 

Qu'est ce que vous appelez policiers infiltres parmi les manifestants ?

- ceux qui sont en civil et qui sont observateurs pour donner les cibles a capturer ? pratique legale et je n'ai aucun probleme avec.

- Ceux qui cassent du materiel pour decridibiliser les manifestants. Pratique illegale et contre laquelle je serai scandalise. En tous cas en France je n'ai aucun exemple de celle-ci mais allez y fournissez moi des preuves et je reverrai ma position.

Renseignez-vous un peu !!! Il y a déjà plus de 40 ans, le service d'ordre de la CGT (qui chargeait les casseurs à cette époque) avait "mis la main" sur l'un d'eux et retrouvé dans son porte-feuille sa carte de police.

C'est vieux comme le monde et a déjà été prouvé à maintes reprises. Mais à chaque fois, il suffit au policier de nier qu'il ait cassé quoi que ce soit pour que sa parole vaille mieux que ses accusateurs syndicaux ou manifestants, malgré les sonores et les visuels produits...

l'histoire avait fait un beau sujet au journal de TF1, chaine alors encore publique et qui faisait du journalisme dans ses JT !

Un policier en civil juste observateur ?

"- Ceux qui cassent du matériel pour decrédibiliser les manifestants." 


Plus généralement, ils ne cassent pas, ils se contentent, dans un petit groupe pas bien protégé, de chauffer les mecs pour qu'ils fassent des conneries et de leur fournir le matériel qu'ils n'auraient pas. Ils en ont même le droit, légalement, si je me souviens de la fameuse loi (je sais plus laquelle, mais elle date...)... Perben, non? 2004?


"De plus, elle (la loi)  légalise les missions d'infiltration menées par le SIAT (Service interministériel d'assistance technique). Les informations tirées d'une telle mission peuvent désormais être incluses dans le dossier d'instruction et le policier chargé de l'infiltration n'est plus considéré comme un hors-la-loi par les juges."


Ben non, les vidéos montrent un truc qui a déflagré à plus de deux mètres des miliciens et qui, vu la vitesse de sa propre combustion n'aurait même pas été capable de leur griller le moindre poil s'ils y avaient été,  parler ici d'un engin incendiaire c'est être à-peu-près autant de mauvaise foi que le violeur de l'Intérieur.

Oui ! En fait c'était un gâteau avec des bougies, je l'ai vu au ralenti sur youtube. D'ailleurs envoyé par un policier infiltré, qui avait oublié de souhaiter l'anniversaire au destinataire. 

Je plaisante, hein, en tout cas merci de la comparaison très proportionnée (et c'est vrai qu'en disant "truc", vous ne prenez pas trop de risques !), et quelle chance on a d'avoir des spécialistes de chimie balistico-capillaire sur ce forum, qui permettent de balayer toutes les questions. La vie est si simple grâce à vous, quel imbécile je fais avec mes questions crypto-darmaniennes, parce qu'évidemment vous m'avez démasqué :D

Est-ce qu'il y une tierce position possible entre cette accusation démente de la part du ministre de "relativiser" et cette chronique ? Evidemment, ne pas diffuser d'images non légendées, hors contexte, il faut le faire même si c'est presque cause perdue lorsque la photo a fait le tour du monde. 

Mais vu d'où je suis, petite ville de province, ayant manifesté samedi, je n'imaginais pas l'ambiance à Paris. Il faudrait aussi commenter la vidéo, ne pas faire de raccourci. Il y a agression, violence, projectile enflammé. Ce n'est pas rien et ce n'est pas le sujet de cette chronique sans doute. Mais c'est là quand même. Oui, Darmanin trumpettiste nous fait peur, mais n'évitons pas les autres vrais sujets.

Je ne sais pas...

Je me souviens avoir écrit de nombreux commentaires avec en substance la poutre française face à la paille américaine, la paille russe, la paille chinoise (en raison du traitement des Gilets jaunes entre autres). Et bien sûr, traité de suppôt de Trump, de Poutine, de Xi, etc.


Et maintenant, on est bien aise de voir que tous en conviennent. Bizarre. Comme si ça n'était pas clair dès le début de la présidence Macron.

son prédécesseur s'était indigné que les méchants Gilets Jaunes avaient envahis les Urgences de l'APHP, mettant ainsi en danger la vie des français innocents ( comme aurait dit Raymond Barre ); alors que les Gilets Jaunes fuyaient juste les charges et les gaz des hommes du ministre; et cherchaient simplement à se mettre à l'abri


Y'a pas photo ;  qu'un ministre dise une connerie : c'est un cliché !

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