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"Dany Boon est payé au prix du marché"

Les stars de cinéma françaises sont-elles surpayées - avec de l'argent public - au point que ces cachets mettraient en péril l'équilibre économique des films dans lesquels elles se produisent ? En d'autres termes, Dany Boon ou Vincent Cassel sont-ils en train de couler le cinéma français ? C'est le débat qui a surgi de manière fracassante, malgré la trève des confiseurs, dans les médias français à la suite d'une tribune dans Le Monde

Derniers commentaires

ce que j'aimerais c'est des films français d'auteur qui me scotchent
et ça ça fait longtemps que je n'en ai pas vu !
merci d'ouvrir les portes à celles et ceux qui veulent en faire
ce que j'aimerais c'est savoir combien touchent les réalisateurs, les boîtes de prod, les distributeurs etc. sur un film. On ne peut juger le salaires des acteurs si on ne sait pas combien gagnent tous les agents qui participent de haut en bas de la chaîne. Ceci dit je ne verrai plus jamais les films dits de divertissement de la même façon. Quand je vois les sommes mirobolantes que les acteurs demandent, ça ne me fait pas rire du tout. je trouve que c'est tout simplement honteux.
"...Astérix4 a couté beaucoup moins cher que le précédent..."
Les effets spéciaux de ce film ont été fait pour une grande part grace aux crédits d'impôts canadiens.
Je souhaiterais soumettre un sujet:
Les effets spéciaux numériques français (ainsi que d'autres métiers du cinéma) bénéficient des crédits d'impôts Français et étrangers, parfois sans obligation à contre-partie. Résultat: les productions françaises incitent les sociétés de post-productions françaises et par voie de conséquence les graphistes à se délocaliser. Aujourd'hui nombreux sont les projets qui partent à l'étranger et le savoir-faire avec.
Je propose donc d'enquèter sur cette situation.
Véronique.
C'est pas tous les jours que je remercierai Le Figaro, ni même Télérama. Au moins, j'ai suivi avec intérêt cette émission. Bravo à tout le monde et spécial mention pour Rafik.
JMarc
Et mon message, passé à la trappe?
Le Rapport de l’Inspection des finances de 2011 prouverait que le cinéma français est subventionné à auteur de 750 millions d’euros. Il détaille la nature de ces subventions.
Voici la chronique écrite ou audio de Brice Couturier.

[quote=Brice Couturier]le Rapport de l’Inspection des finances de 2011, « resté confidentiel » selon le journaliste spécialisé sur le cinéma, Jamal Henni, de BFM. Mais celui-ci en citait néanmoins quelques phrases et notamment celle-ci : « La présentation qui est parfois faite du système français comme étant le seul en Europe à être parvenu à sauver un cinéma national doit être nuancé, du moins si on se réfère aux parts des recettes en salles, puisqu’en Italie, les films nationaux ont réalisé 29,3 % des entrées » - près de 30 % en Italie, contre environ 40 % selon le CNC pour les films français en France. Selon le même rapport, cité par le même journaliste, Jamal Henni, les aides et subventions publiques dont bénéficie le cinéma français toutes confondues – s’élèveraient à 750 millions d’euros – si l’on y inclut les niches fiscales dont bénéficient les SOFICA, le taux de TVA réduit, les aides financières des régions, etc. Voilà qui lève en partie le voile sur le « sujet tabou par excellence », celui de l’argent…
Les réactions a un évènement est souvent aussi si ce n'est plus intéressant que l'évènement lui-même. C'est le cas de l'affaire Depardieu. Unanimité de droite comme de gauche sur la légimité des sommes exorbitantes gagnées par certains. A droite au nom du fric qui donne tous les droits y compris celui de l'exil fiscal et à gauche au nom du génie qui lui aussi donnerait tous les droits.
Parisot et Deneuve s'effrayaient d'être revenues en 1789. Je pense qu'en effet on est revenu en 1789 lorsque une poignée de nobles s'accrochaient à leur privilège, ne voulant pas en lâcher une miette en regardant le bon peuple crever.
Biloute s'est délocalisé.Ce serait étonnant qu'il fasse rire là-bas.Il reviendra,c'est écrit.
Bonjour,

Je me permets de répondre ici au message détaillé de sleepless concernant Adjani et l'avance sur recettes.

Lorsque, durant le débat, Daniel m'a demandé un exemple précis de scandale, je me suis référé à un article lu il y a vingt cinq ans, et qui portait sur la démission d'Adjani du poste de présidente de la commission et sur le financement de Camille Claudel.

Après avoir découvert le message de sleepless, et réalisant que ma mémoire m'avait probablement trahi, j'ai passé quelques heures de mon week-end à rechercher dans mes archives ce fichu article, mais en vain.

Aussi, sous réserve de trouver des précisions concernant cette affaire, je vous demande de considérer que ma déclaration à ce sujet, dans l'émission, était erronée.

En vous priant de m'excuser.
Rafik
Vous devriez changer le titre ou la phrase d'accroche de l'émission sur la page http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=5494 :

"DANY BOON EST PAYÉ AU PRIX DU MARCHÉ"

car elle est vraiment stupide
J'en suis à "est-ce-que la taxe prélevée sur le prix des billets (et donc ajoutée au prix des billets en vue de son prélèvement) est de l'argent public"?

Je crains bien que, dans leur ardeur à prouver que les acteurs surpayés ne le sont pas avec notre argent, vos deux invités (décevant Férenczi!) ne s'aperçoivent même plus de l'absurdité de leurs arguments: cette taxe est ÉVIDEMMENT de l'argent public, en tous cas elle sort de la poche du public en plus du prix de la marchandise, comme la TVA dont le caractère "public" n'est pas remis en cause à l'heure où je vous parle. Le fait que cette taxe soit prélevée, stockée et distribuée séparément du reste n'y change rien: une taxe est une taxe, point!

Ne me chicanez pas sur l'emploi du mot "marchandise": j'en suis à la moitié de l'émission, et je n'ai rien entendu qui laisse entendre que le cinéma soit autre chose qu'une marchandise (décevant Férenczi, bis)
Marrant avec les journalistes du Figaro (même quand ils sont suédois...) il ya un moment où leur bile doit se répandre sur les gens de gauche : le gouvernement s'apprête à virer le directeur du CNC nommé par Sarkozy / Fillon et qui n'a pourtant pas pas démérité ( vous retrouverez facilement le passage) . Quelle infamie. Est-ce à dire que le prochain sera un incapable, nommé par un gouvernement sectaire et que le précédent lui aussi ne valait pas un clou ?
il faudrait parler de EPIcentre qui defend un autre cinéma Car celui dont vous venez de parler est mort ces grosses séries comme asterix qui a besoin de 40 soit disant vedettes pour produire un navet financé par l'argent public c'est un aveux: 'ils sont au stade terminal l'avance sur recette c'est du soin palliatif pour une agonie qui n'en finit pas.Ces acteurs sont mauvais fainéants et cupides j'éteind la télé quand je les vois quant au ciné je n'y vais plus . Nous avons des armes comme internet pour que plus rien ne s'impose à nous .Ils ne sont plus les maitres la donne a bien changé et c'est tant mieux. Nous sommes redevenus des gens à séduire et ça c'est un défi!!
C'est quand même marrant les désordres cognitifs qu'ont engendré la contre-révolution néolibérale ... Les journalistes ne savent plus ce qu'est de l'argent public ! J'ai vraiment halluciné sur cet instant cruel où Rafik souligne l'absurdité des propos des deux journalistes invités, pour qui l'argent du CNC n'est pas de l'argent public, parce qu'il provient d'une taxe sur le prix du billet (entre autres), et que donc c'est de l'argent ... Privé ?

Ils ne peuvent plus envisager quoi que ce soit qui appartienne vraiment à la sphère publique.
Concernant les films jugés "uniquement sur leur script" pour l'avance sur recette, et le financement en général, il aurait pu être intéressant d'évoquer ce qui pointe ailleurs (USA, Royaume-Uni) : pitch viz et virtual production, deux concepts poussés en particulier par la société The Third Floor (normal, ils vendent le service et sont le leader du marché).

- Pitch viz : l'idée est de faire une bande-annonce du projet avant même le début de la production, en images de synthèse et "brut de décoffrage" (visuellement ça ressemble à un jeu vidéo pas cher) : quelques plans, scènes d'action, etc.
Le but est de donner une idée visuelle de ce que sera le projet, ce qui peut être plus parlant qu'un script. Et le réalisateur peut déjà montrer qu'il a quelques bonnes idées.

- VRP (Virtual Production) : la même chose, mais pour le film complet. On crée donc une version du film qui ressemble à une cinématique de jeu vidéo, le tout est fait par le réalisateur et avec de la motion capture et une "caméra virtuelle" (comme pour les making-of d'Avatar que vous avez forcément vus passer à l'époque de la promo du film).
L'intérêt est de pouvoir faire des projections test du projet avant le début du vrai tournage, cela permettra donc d'avoir une idée des réactions du public à, pour faire plaisir à Rafik, un projet de film d'horreur ou de SF.
On peut s'assurer que le projet global ne fera pas un four, et faire des modifications au besoin. Ca permet aussi d'avoir une "assurance" pour les projets un peu plus inhabituels, et donc de favoriser un renouvellement des idées, moins de suites et remakes (vous avez dit "La vérité si je mens à Astérix numéro 6, le retour de la vengeance" ?)

Le pitch viz est un système éprouvé et apparemment efficace pour obtenir des financements, la virtual production est un concept encore assez nouveau ; les prix des techniques employées chutent ; si autrefois ça servait plutôt pour de la grosse production américaine à effets spéciaux, ça risque à terme d'être utilisé pour une bonne partie des projets aux USA et ailleurs.
D'autant plus que le concept aide à faire des économies pour la suite : on a quelque chose de bien plus précis qu'un storyboard, avec des choix de caméra/objectifs déjà faits, on a un montage proche du montage final, on sait de combien de caméras et de quel matériel on aura besoin le jour du tournage, etc. Et on peut réécrire à loisir des scènes avant le début du "vrai" tournage, qui est du coup plus productif.
Léna Lutaud me parait tout à fait pertinente lorsqu'elle juge débile la comparaison des cachets de Vincent Cassel pour Black Swann et pour Mesrine. Il a pu accepter un cachet relativement modeste dans le film américain parce qu'il pensait faire un investissement à long terme en saisissant une occasion de touner dans un film américain pour se faire connaitre aux Etats-Unis et y faire carrière..
Il me semble qu'il serait plus intéressant de comparer les salaires d'un même acteur dans deux films français.
Par exemple, j'ai la conviction (sans connaitre les chiffres) que le salaire que Depardieu a demandé pour tourner Mammouth, (film réalisé avec des bouts de ficelles par deux pochetrons, que Depardieu a accepté de tourner pour des raisons que j'ignore, mais certainement pas uniquement pour le fric) est très inférieur a ce qu'il a reçu pour tourner le dernier Astérix (et probablement dans d'énormes proportions).
"Non, Vincent Maraval, je ne suis ni un parvenu ni un assisté du cinéma"
Philippe Lioret

http://www.lemonde.fr/culture/article/2013/01/04/non-vincent-maraval-je-ne-suis-ni-un-parvenu-ni-un-assiste-du-cinema-par-philippe-lioret_1812910_3246.html
C'est quoi, le "prix du marché" ? Le zuchte prix ?
J'ai lu une analogie plus haut une analogie entre cinéma et production automobile; on peut parler de créativité en crise pour le cinéma, mais pour ce qui est des chiffres, l'activité reste assez florissante en France, en partie grâce au "système".

En 1992, 116 millions d'entrées en salle sur l'année.
En 2012, 204 millions (après un plus haut de 216 millions l'an dernier à cause notamment d'Intouchables), soit 76% d'augmentation. Sur la même période, la part des films français dans la fréquentation totale est légèrement à la hausse:
En 1992, 35%, soit 40 millions d'entrées.
En 2012, 40%, soit 80 millions d'entrèes.
On explique généralement cette progression spectaculaire par la modernisation du parc de salles, grandement encouragée et subventionnée par le CNC (voir ici par exemple), dont l'action ne se résume pas à filer des sous à des cinéastes nombrilistes-rive gauche-intello-je te raconte ma vie dans un 2 pièces cuisine, contrairement à ce que certains voudraient nous faire croire. Quant à la mort du cinéma français, vu les chiffres, je crois qu'elle n'est pas pour demain. La qualité c'est un autre débat, mais je ne suis pas certain que notre ratio grosse daube/bon film soit beaucoup moins élevé que celui d'autres pays. Après, certains préféreront toujours une bonne merde américaine à son équivalent franchouillard ou européen, question de goût (ou de colonisation culturelle des esprits).

Aux Etats-unis, la fréquentation est globalement orientée à la baisse depuis un plus haut en 2002.
2002: 1575 millions d'entrées.
2012: 1364 millions d'entrées, -13 %. La proportion de films américains ou anglo-saxon dans la fréquentation annuelle doit avoisiner les 95%, je n'ai pas de chiffres, mais voici le classement de 2012. Le premier film non-anglophone est Intouchables, qui pointe à la 133 e place.

Pour l'évolution d'autres pays, voir ICI.
Où l'on constate que la bonne santé du cinéma en France est plutôt une exception dans les économies comparables.

D'autres pays sont en plein boom, comme la Chine ou la Russie.
Rafik Djoumi seul à bord qui semble être capable de bon sens dans cette emission.
L'argumentation commence fort avec Ferenczi qui n'arrive pas à comprendre qu'une taxe (peu importe sur quoi) est de l'argent public.
Ce dernier incarne en suite à merveille l'esprit fermé et réactionnaire qui ressort aussi de son journal Telerama en tentant de nous expliquer qu'il y aurait une recette pour corriger le marcher, sous entendus les dangereux travers du libéralisme Americain (comme si il croyait encore que l'Amerique est libérale) et qu'il aurait une définition claire de l'art et l'essai de qualité. Il se dénigre en suite entrainant son gout pour le cinéma Francais dans sa contradiction ce qui ne fait que souligner l'absurdité de sa ligne de réflexion.
Schneidermann a raison, il devrait refaire ses classes dans un comptoir de bistrot.
Lutaud est, elle bien dans son rôle de comptable, malheureusement on sent Ferenczi plus avec des idées du Figaro qu'avec des idées innovantes comme on peut, peut-être l'espérer d'un journal de sa ligne.
Et si le débat représentait la France d'aujourd'hui avec d'un coté la France vieillissant et dominante représentée par Ferenczi ou Lutaud et de l'autre le France persuasive et minoritaire qui penne à pouvoir s'exprimer représenté ici par Djoumi?
Je reste dubitative devant cette émission.

J'ai l'impression d'avoir appris plein de choses, mais dans un vrac brouillé, difficile à mémoriser. Trop de sujets qui s'embrouillent, et sans réelles données significatives de base et factuelles.

Il me semble avoir quand même compris ce qu'il en est des salaires des acteurs, et des enjeux qui président à l'élaboration de leurs montants.

Reste le problème du CNC, qui mériterait une émission à lui tout seul, avec des explications plus claires. Peut-être un revival épisodique de Dans le Film pour Rafik qui devrait se pencher sérieusement sur le sujet.

Et je pense également que l'argent qui est prélevé sur nos billets de cinéma est de l'argent public, dans le sens où il est commun et en dernier ressort l'objet d'une prise de décision politique, dans le sens large du terme.
Et que les niches fiscales des SOFICA sont aussi de l'argent public.
L'organisation du CNC est évidemment problématique. Voici comment il faudrait nommer les membres:

- 500 citoyens volontaires tirés au sort pour une année non-renouvelable.
- Tout candidat ayant un conflit d'intérêt est exclus.
- Tous les membres sont payés pour l'année.
Festival du cinéma néolibéral de Moscou.

Ours d'or du meilleur interprète masculin :
– Gérard Depardieu pour Ras-Poutine.

Ours d'or du meilleur interprète féminin :
– Brigitte Bardot pour Deux éléphants ça tompe énormement.

Nominé :
Danny Boon pour Les experts Los Angeles et Bienvenue chez les Rich's.
monsieur maraval a le sang chaud, apprend-on dans l'émission, langman aussi apparemment, il est connu comme étant un distributeur de baffes et de coup de boule, la question est, faut-il avoir le sang chaud pour produire des films?
50 minutes de visionnées et j'avoue que je commence à bailler.
Le cinéma français aujourd'hui... Des bouses infâmes calquées sur les blockbusters américains avec les derniers cancres sortis de la maison Canal, ou à l'opposé des trucs parisianistes intellichiants mal filmés, mal montés et mal joués, le tout encensé par des critiques dont la plupart ne font plus leur travail honnêtement...
Alors oui, dans cet océan de médiocrité made in France, on trouve dans l'année quelques perles, rares, mais quand j'entends parler d'exception culturelle française pour le cinoche ou la musique, c'est à se rouler par terre...
Les producteurs de cinoche ont tué le cinéma français comme les majors ont tué la musique, avec la complicité active de tous ceux et celles qui se rendent dans les salles pour voir le dernier naveton de Gad Elmaleh, Omar Sy ou Dany Boon.
"Dany Boon, une superstar européenne", je pense que tout est dit...
A l'inverse, combien de films sublimes venus de Corée ou du Japon par exemple arrivent jusqu'en France (si ce n'est par internet et le téléchargement "illégal") ?
Pour les salaires proprement dit, si les studios se gavent, les acteurs prennent leurs parts, un peu comme les footeux. C'est le système entier qu'il faut revoir. Mais j'avoue que je m'en fous, de ce cinoche franchouillard bas de plafond comme de ses mercenaires...
On attendait que quelqu'un le dise. C'est fait ! Ce matin Thomas Langmann sur europe1 :

" ce n'est pas le moment " !
Je ne sais pas si le film est bien. Il a au moins le mérite d'exister! Il faudra aller le voir s'il trouve un distributeur. Je crois que le titre est resté le même que pendant la prépa: "Un nuage dans un verre d'eau". A suivre.
Etant une "professionnelle de la profession", j'ai été très surprise de ne pas voir quelqu'un faisant partie de cette toute petite famille qu'est le cinéma français sur le plateau. Car si Maraval ne pouvait/voulait pas venir, je pense que beaucoup d'autres producteurs / distributeurs / exploitants / techniciens? / acteurs?? auraient adoré participer. D'où ces journalistes parlent?
Oui, ces salaires sont indécents. Mais le problème peut s'avérer encore plus scandaleux: quand on sait que certains films se faisant sur le nom d'un acteur plus ou moins bankable (qui se prend donc un bon salaire), ne payent leurs techniciens qu'à -20, -30 ou -50% du tarif syndical, c'est absolument insoutenable… Ils me font rire avec leur "prix du marché". Car même si sur ce genre de film, les acteurs ne gagne pas des millions d'euros mais juste 500 000 ou 800 000€ alors que les techniciens font un effort sur leurs salaires, je trouve ça vraiment insupportable. Le fossé se creuse, attention… et personne n'en parle.
Oui, il y a du copinage au CNC (ce serait hypocrite de dire le contraire) mais pas que. Un certain réalisateur de ma connaissance a réussi à avoir l'avance sans production et avec un projet partant du documentaire pour aller à la science-fiction, en passant par le polar. Comme quoi… (maintenant, il a des difficultés pour sortir car aucun distributeur ne veut prendre de risques. Aie).
Bref. Je n'ai pas aimé voir ces gens théoriser et dire des vérités sur quelque chose qu'ils ne peuvent connaître que superficiellement. L'émission aurait mérité un peu plus de temps et un peu plus de voix venant du "cambouis".
Un certain réalisateur de ma connaissance a réussi à avoir l'avance sans production et avec un projet partant du documentaire pour aller à la science-fiction, en passant par le polar. Comme quoi…

Ça a l'air bien ! C'est quoi ? :)
Oui c est alléchant comme idée de film ... On veut en savoir plus lol
Je crois effectivement que vous mettez le doigt sur ce qui me chiffonait au sujet de cette référence insistante à un "prix du marché" par les journalistes, arguant que les semi échecs commerciaux en salle étaient compensés par les diffusions télés... C'est un peu l'illusion du film qui se fabrique avec l'acteur, le producteur et le distributeur, point barre...

De la même façon que l'affirmation de "cinéma qui correspond à la demande du public" demanderait à être sérieusement étayée. Outre le fait que depuis la loi de Say, on a pas mal d'arguments ou d'exemples pour penser que l'offre crée la demande plus que l'inverse, c'est assez symptomatique de la faiblesse argumentative déployée dans l'émission par les protagonistes - à l'exception de Laure Daussy, qui fait son job...

Les imprécisions, approximations, affirmations nébuleuses, racontars et autres ont un peu transformé le "débat" en discussion de comptoir, et c'est un peu dommage pour la première émission de l'année...
C'est vrai que ASI a le don, tout comme les émissions décriptées régulièrement ici, de ne donner la parole qu'à des "experts", et non à ceux qui vivent les situations "expertisées". Sans tomber dans le degré zéro du simple témoignage, on peut gager qu'il y a des gens qui maitrisent bien une réflexion sur la situation vécue et ses rouages du plus trivial au plus complexe, sans n'être qu'un simple observateur à la science made in école universitaire ou autoproclamée.


En l'espèce, ç'aurait été intéressant de souligner que la plupart des films français survendus au grand public sont tournés à l'étranger, le plus souvent en Europe de l'Est, avec des techniciens et des figurants locaux qui sont surexploités et qui coûtent toujours moins cher que ceux qui se retrouvent par force à galérer en France. Dans ce type de film, seul le tryptique producteur-vedette/starlettes/diffuseur est français.

De même, on aurait pu souligner le "personnal-branding" qui régit aujourd'hui le métier d'acteur-vedette (ce que j'entendais précédemment par "starlettes"), qui donne naissance à un népotisme des plus forcenés dans ce qui ressemble aujourd'hui à une corporation. Et qui tombe directement dans le sujets des acteurs surpayés soi-disant nécessaires pour monter (pour vendre) un film. Et qui vivent souvent [s]et payent leurs impôts[/s] dans encore d'autres pays.

On aurait pu faire le parallèle avec le cinéma britannique qui fait plus d'entrée en France qu'en Grande-Bretagne (on dira qu'il s'exporte bien), mais qui se voit imposer par le système de co-production des acteurs américains des plus connus au générique des films les plus vus (ex: Julia Roberts dans Notting Hill ou Renée Zellweger dans le rôle-titre de Bridget Jones au détriment de l'Anglaise oscarisée Kate Winslet), de voir que ce phénomène déteint également désormais sur les comédies télévisées (ex: Matt Leblanc dans Episodes ou Andy Samberg du Saturday Night Live dans Cuckoo).
Et enfin, invoquer l'exception Harry Potter.

Puisqu'on parle aussi d'argent public et de culture, et d'exception culturelle française, on aurait aussi pu aussi ressortir les anciens articles du Monde (déjà!) concernant Thomas Langmann ("nouveau nabab", article payant) et rappeler ce qu'il a fait du legs promis par son papa leproducteurleplusremerciéauxCésars aux musées nationaux.
Avec The Artist, vous savez, lefilmquimontrequelecinémafrançaisseportebien, on tombe d'ailleurs dans tous les travers susmentionnés.
Enfin, au moins, le débat montre bien en revanche qu'il n'y a pas que lui qui fait ce genre de truc.

C'est vrai que ASI a le don, tout comme les émissions décriptées régulièrement ici, de ne donner la parole qu'à des "experts", et non à ceux qui vivent les situations "expertisées". Sans tomber dans le degré zéro du simple témoignage, on peut gager qu'il y a des gens qui maitrisent bien une réflexion sur la situation vécue et ses rouages du plus trivial au plus complexe, sans n'être qu'un simple observateur à la science made in école universitaire ou autoproclamée.

Parlez-vous d'experts ignorés de notre monde?
@si n'a peut-être pas les moyens de les detecter ces gens si bien cachés.
Bonne émission et merci aux deux intervenants extérieurs qui l'ont éclairée de leur savoir.
Une fois n'est pas coutume une émission vraiment décevante, et qui semble très mal préparée (à l'arrache ?). Le plateau manque d'équilibre, vu que personne ne peut parler pour Maraval... Rafik Djoumi, il est toujours aussi agressif, mal informé et expert en rumeurs du milieu ? Il devait bien avoir quelques universitaires qui connaissent sur le bout des doigts la mécanique et l'histoire du système d'aide et qui auraient pu nous éclairer ?
L'origine du système de soutien c'est Vichy, non ? Remanié à la libération avec CNC, taxe sur les entrées, etc ?
Le Marché marchait et les shadocks pompaient ...

Mais quand même au bout du compte, ce sont bien les cons-sommateurs qui paient pour ces obsénités !
Que le Figaro et le Monde et quelques autres en profitent au passage pour vendre leurs feuilles de choux n'est qu'un moindre mal.
Si le désespoir favorise la qualité, alors autant qu'ils, les petits français qui veulent faire du cinéma de genre, ne bénéficient pas de l’avance sur recette, au moins, ils seront vraiment à égalité avec les espagnols. Vous devriez donc remercier le CNC de ne pas leur avoir filé d'argent.

:P yG
Je m'en doutais depuis fort, fort longtemps les acteurs(trices) Français (pas tous heureusement) sont plus des petits malins, hommes d'affaires plus que de bons acteurs.

De fait ils (elles) sont des fonctionnaires millionnaires !

Enfin on en parle mais il ne faudrait pas que ce soit un feu de paille, il faut faire le grand nettoyage pour qu'ont aient un jour des acteurs de qualité qui feront des films de qualité avec des producteurs de qualité
Intéressant le processus de recrutement de la commission d'avance sur recettes.
Nomination et cooptation si j'ai bien compris.
Un peu comme pour la sélection de projets de recherche par l'Agence Nationale de la Recherche.
Pourquoi pas une élection par l'ensemble de la profession ?
Emission qui permet de corriger pas mal des approximations et mensonges de V. Maraval.

En revanche, la liste serait trop longue pour corriger toutes les approximations de Rafik complètement en mode "j'ai lu la fiche wikipédia de l'avances sur recettes avant de venir" et surtout lorsque que l'on connait la rigueur d'ASI et particulièrement sur des sujets assez techniques.
(Danny Boon est très connu à l'export, le premier asterix a cartonné mondialement, Agat Films c'est 7 producteurs, l'avance sur recette c'est "seulement" 25M d'euro, la partie sur adjani c'est du grand n'importe quoi, statuts du CNC etc. etc.

La partie sur argent privé/public de l'émission est en roue libre. Vous auriez probablement dû écouter davantages vos deux confrères qui tentaient de donner des explications plus précises. Dommage.
Merci pour l'émission.
L'argent de l'état au provenant de la TVA n'est pas de l'argent public si j'en crois les intervenants exterieurs ?!
C'est fou cette passion pour le noir, tout le monde est habillé en noir. On est passé à la télé couleur, que diantre.
En voilà une émission pleine de surprises...

- Une chroniqueuse du Figaro absolument charmante et passionnante (même quand elle parle de la façon dont sa chronique a été créée)
- L'alliance objective Figaro / Télérama (!!)
- Où l'on découvre, dans un rebondissement de dernière minute, qu'en fait Aurélien Ferenczi et Rafik sont plutôt d'accord dans le fond, c'est à dire qu'ils font tous les deux le constat que le système actuel défavorise certains projets et certains genres, bien qu'ils allèguent des raisons différents (Rafik invoquant la collusion des installés, et Aurélien Ferenczi un faisceau de raisons un peu plus large)

J'aurais bien regardé une heure de plus sur le débat "les acteurs français bossent-ils ?" : un peu de Florent vs Stanislavski, avec des questions-choc du genre "Faut-il forcer les acteurs français à prendre des accents régionaux comme les acteurs américains, au mépris de l'esprit jacobin ?" "On l'aime bien, mais Juliette Binoche doit-elle réellement être dans tous les films d'auteurs ?" "Les tares des acteurs français sont-elles uniquement dues à un abus du champ-contre-champ ?" "Qu'est ce qui est le plus insupportable : Depp qui cabotine en pirate, ou Lucchini en Beaumarchais ?"
Autre débat : le scénario !! Faut-il mieux payer les scénaristes ou décréter la mort du film de scénario ? Faut-il mieux payer les scénariste ET décréter la mort du film de scénario ??
Dernier débat, le lien entre les deux : "Disent-ils mal leurs lignes ou sont-elles simplement très mal écrites ?"
Vas-y, Aurélien !!
Vague malaise à entendre les deux journalistes lors de la première partie de l'émission... Leurs raisonnements n'arrivent pas à faire taire en moi, la question qu'ils ne peuvent pas poser: qu'est-ce que ça veut dire qu'un travail, quel qu’il soit, puisse avoir en contre partie des sommes comme 3 millions, 7 millions ou que sais-je encore ?
Comment un homme peut trouver légitime de gagner autant par rapport aux autres hommes ? On nous fait gober cette folie depuis les années 70 alors qu'elle présuppose une inégalité ontologique impossible à argumenter. Sauf à dire qu'il y a des hommes et une autre race celle des seigneurs, et que c'est comme ça... et qu'on devrait s'estimer heureux d'en profiter, nous les pauvres humains...qu'ils nous font vivre, nous apportent tellement de bonheur , par leur talent, leur créativité...
Moi celle qui m'apporte un peu de bonheur c'est Laure et son intelligente sobriété.
Petit cadeau quand même dans cette émission: on a échappé à une explication biologisante mais bien sur de la plus haute scientificité de S. Bolher.
Sans parler du reste de ce qui a été dit, le financement par les chaînes télé, les dates, les commissions, les données et chiffres pas mis à jour, etc. (mais on peut le faire, hein, c'est possible...), un truc :

Films ayant obtenu l'avance sur recettes en 1987, année de la présidence d'Isabelle Adjani :

Alouette, je te plumerai Pierre Zucca
Années sandwiches (Les) Pierre Boutron
Au revoir les enfants Louis Malle
Autre nuit (L’) Jean-Pierre Limosin
Bande des quatre (La) Jacques Rivette
Blanc de Chine Denys Granier-Deferre
Caftan d’amour Moumen Smihi
Charlie Dingo Gilles Béhat
Cher frangin Gérard Mordillat
Chocolat Claire Denis
Comédie du travail (La) Luc Moullet
Contretemps Jean-Daniel Pollet
Corentin ou les infortunes conjugales Jean Marboeuf
De sable et de sang Jeanne Labrune
Fréquence meurtre Élisabeth Rappeneau
In extremis Olivier Lorsac
Innocents (Les) André Téchiné
Julie tempête Geoffroy Larcher
Lumière du lac (La) Francesca Comencini
Maladie d’amour Jacques Deray
Milan noir Ronald Chammah
Mon bel amour, ma déchirure José Pinheiro
Mon cher sujet Anne-Marie Miéville
Natalia Bernard Cohn
Nuit de l’océan (La) Antoine Perset
Œuvre au noir (L’) André Delvaux
Passion Béatrice (La) Bertrand Tavernier
Possédés (Les) Andrzej Wajda
Pyramides bleues Arielle Dombasle
Radeau de la Méduse (Le) Iradj Azimi
Saxo Ariel Zeitoun
Table tournante (La) Paul Grimault
Terre sacrée Emilio Pacull
36 fillette Catherine Breillat
Tribulations de Balthazar Kober (Les) Wojciech Has
Un jour dehors Renaud Victor
Vallée fantôme (La) Alain Tanner
Vent de panique Bernard Stora
Vie est un long fleuve tranquille (La) Étienne Chatiliez
Vie platinée (La) Claude Cadiou
Ville étrangère Didier Goldschmidt
(source : [s]des tonnes de documents[/s] plaquette CNC : 45 ans d'avance sur recettes)

Comment ça, Camille Claudel n'est pas dans la liste ? Non ?

En revanche, le film "bénéficie le 1er octobre 1987 de l’aide directe du Ministre pour un montant de 3,5 millions de francs"
(source : [s]des tonnes de documents[/s] Une politique du Cinéma : La sélection française pour Cannes, Frédéric Gimello-Mesplomb et Loredana Datil, Protée)

Allez, si pour le plaisir, l'obligation qu'a Canal + de financer tous les films français, puis d'être obligé de les diffuser après (grand moment, ça, aussi) :

La réglementation suivante s'applique aux éditeurs de services de cinéma diffusés par voie hertzienne en mode analogique faisant appel à une rémunération de la part des usagers (Canal plus).
Ces chaînes ont l'obligation de consacrer à l'acquisition de droits de diffusion d'œuvres cinématographiques européennes et d'expression originale française respectivement au moins 12 % et 9 % de leurs ressources totales.

(source : [s]des tonnes de documents[/s] décret n° 2001-1332 du 28 décembre 2001)

Pfff...
Ciel ! Rafik... On va avoir le droit à l'éternel couplet sur les films d'auteurs...
Réponse de Philippe Lioret, réalisateur de "Welcome" et scénariste, cité dans l'article de Vincent Maraval :

http://www.lemonde.fr/culture/article/2013/01/04/non-vincent-maraval-je-ne-suis-ni-un-parvenu-ni-un-assiste-du-cinema-par-philippe-lioret_1812910_3246.html
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