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Contre Trump le fasciste, un Obama blanc

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Tout ce ramdam autour de Betto (qui porte si bien son prénom) O'Rourke, c'était aussi un moyen d'occulter le renouveau de la gauche américaine proche de Bernie Sanders pour lui préférer un nouveau centriste, un nouveau Clinton, un nouveau Renzi, bref(...)

Un Obama blanc

Un Trump sorti d'asile

Un Macron proche du peuple

Une May européenne

Un Salvini généreux

Un Netanyahou honnête ...


Approuvé 6 fois

"la puissante Floride, à gauche depuis 18 ans, "    c'est pas bien de mentir


Jeb Bush gouverneur de 1998-2007  Républicain

Charlie Crist gouverneur  2007-2011  Républicain

Rick Scott gouverneur depuis 2011    Répu(...)

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"Les contre-pouvoirs traditionnels américains ont tenu, et bien tenu.  " c'est un peu exagéré mais merci de rappeler qu'ils existent, ces contre-pouvoirs, et que de ce point de vue ceux qui renvoient dos à dos USA de Trump et Russie de Poutine se plantent lamentablement.

La France n'est pas un état des Etats-unis. Nous ne votons pas à ces élections.

Si les gens ne s'étaient pas mobilisés autour du fascisme de Trump justement l'issu de ces éléctions auraient été probablement très différent. Le fascisme de Trump (parce que oui le projet de Trump est fasciste, je ne vois pas comment Daniel Schneidermann qui vient d'écrire un livre sur le sujet peut tranquillement affirmer le contraire) sera évité justement parce que les gens se mobilisent, et on ne parle pas là seulement d'aller voter aux éléctions. Les Démocrates ont reconquis la Chambre des representants MALGRE le fait que l'institution entière est conçue pour favoriser l'éléction des républicains, et malgré toutes les manipulations auxquels se seront livrés les cadres républicains pour empecher ça (la preuve en est le maintien du controle du Sénat, malgré un vote populaire très largement démocrate). difficile d'appeler ça une "institution démocratique solide", ça avait au contraire tous les aspects d'une république bananière. De cette élection on retiendra également l'éléction de plusieurs vrais candidats de gauche au sein du parti démocrate, et on aura planté l'idée d'un basculement en profondeur vers la gauche de l'appareil démocrate de base ultra-libéral.

La répétition du mantra "Trump n'est pas vraiment un fasciste", me semble aussi suspecte, dans la catégorie discours visant à tenter de se rassurer, que l'affirmation qu'il en serait absolument un. Enfin je ne sais pas entre diabolisation et banalisation de Trump ce qui est le plus inquiétant.

Quant aux contre-pouvoirs, oui ils tiennent mieux le coup que dans la république de Weimar, après le simple fait d'en être à se poser la question de "tiennent ils le coup" me semble indiquer qu'il y a un problème. 


A part ça, O'Rourke a été mis en valeur parce que c'était un démocrate Clinton/Macron-compatible, contrairement à d'autres qui ont été tout aussi près de créer la surprise. A voir si le parti démocrate rejouera le scénario de 2016 en soutenant ce genre de candidat plutôt que quelqu'un susceptible de disputer le vote ouvrier à Trump avec un vrai programme de gauche.

Maintenant on sait que M Moore ment .. son film sur les cantines Francaises un mensonge heonte surtotu quand on a mangé a la cantine sois meme, et  eu ses momes .  J'ai remarqué que mm les bobos qui nou plaisent comme lui, qui est rebelle, ben eux aussi disent n'importe quoi du moment que ca mouse et qu'ils vendent leur film. Pognon, pognon, comme ses zeduqué qui ceulent pa de patron et monte une association (abondé par l'etat) qui lur permet un job cool ... j'ai de plus en plus de mal avec celles et ceux qui bossent pas trop, ou qui ont un boulot fun ... ils adorent l'ordre qui leur remplis les poches, plus y a de pauvres , de mal bouffe , plus ces gens vivent de nous. 

Mis à part l'édito du "Wall Street Journal" - rigolo et me permettant de savoir à quelle sauce on va être mangé - et le "New York Times",  je suis "branché" sur NPR (National Public Radio site US indépendant infos, musiques, ...)


Désolé, mon traducteur est débile, je lui a donné congé sans solde, le minus habens !!!


A) Voici leur analyse avant l'élection mi-mandat; ils avaient 4 scénarios, le premier fut le bon:


1. Democrats win the House, and Republicans hold the Senate 

   

This is the most likely outcome, based not just on the polls but also on conversations with strategists in both parties. But they urge caution, because the races in the many districts across the country that are up for grabs are still very close.

   

How it would happen: Forget the polls; Democrats are favored to take back the House for more reasons than that. There have been a record number of retirements, reducing the built-in advantage incumbents tend to have; record numbers of candidates, especially Democratic women, have run for public office; Democrats won the off-year elections in Virginia and New Jersey; they won or fared better than expected in special elections across the country; there was high primary turnout for Democrats in many states; and there is very high early voting turnout.


And just look at how wide the playing field is — Democrats need to pick up 23 seats to take back the House, and they are targeting some 80 Republican-held seats. Republicans are competing in just eight held by Democrats. That right there is and has been a huge flashing red light for the GOP. So many of those races are running through the suburbs, where independents and wealthy, college-educated women live, both of which have consistently in polling said they disapproved of the job the president is doing and prefer to vote for a Democrat in their district.


                                       

One other overlooked number from the last NPR/PBS NewsHour/Marist poll: Just 54 percent of Republican women who are registered voters said they were very enthusiastic about voting in this election. Compare that with 78 percent of Republican men who are registered voters. And where do a lot of those women live? The suburbs. If GOP women, an important group that Republicans need to bolster them, stay home, that's one way Democrats clean up in the House.


                                       

In the Senate, on the other hand, Republicans have a very favorable landscape and are competing in conservative states held by Democrats. The fundamentals favor the GOP in these states, and if Republicans win where they should win, they will hold the Senate.

                  

                                       

What it would mean: This would be a huge win for Democrats, as they'd be able to gum up Trump's agenda and begin to investigate his administration, something the GOP has not done very much of. In the Senate, Republicans could still approve federal judges and Trump Supreme Court nominees, but if they want to get any big legislation done they're going to have to negotiate with Democrats in the House, and possibly a Speaker Nancy Pelosi.

   

Democrats feel they need to limit the losses in the Senate. If they can hold Republicans to net even, keeping the Senate at 51-49, or maybe lose a net of one seat, then they will be very happy. They have a much more favorable Senate landscape in 2020 and believe they will be able to take back the Senate then.


B) Voici leur récapitulation après l'élection


(We’re wrapping up our live blog coverage, but you can still follow along at NPR.org for the latest on midterm updates and analysis, and on Morning Edition starting at 5 a.m. ET.)


Here’s a quick recap of what happened in a night with some mixed messages from voters: 

  • - Democrats have won control of the House for the first time in eight years and are on pace to exceed the net gain of 23 seats they needed to flip the chamber. Their victory was driven by female candidates and big wins in the suburbs. 
  • - Republicans have netted at least two Senate seats — knocking off incumbents in North Dakota, Indiana and Missouri but losing a seat in Nevada. Races in Florida, Montana and Arizona remain too close to call. 
  • - Democrats have made gains in governor’s races — most notably knocking off incumbent Wisconsin Gov. Scott Walker and flipping the Kansas governor’s mansion. But they lost high-profile contests in Florida, and the closely watched race in Georgia remains too close to call. 


Le plus gonflant et alarmant vient de l'analyse de Bruno Colmant sur le site de la RTBF.be:

"Trump va être réélu en 2020, car il n'a pas d'opposant sérieux" 


Exit Beto le skateur!

Ce qui s'est passé ne répond pas à mes vœux, j'aurais voulu voir perdre les appuis de cette ordure

ce menteur pathologique

qu'à juste titre Michael Moore compare à Hitler

bien que dans les apparences, il soit plus près de Mussolini


mais ce qui s'est passé est extraordinaire

des femmes ont été élues aux plus hautes fonctions, des femmes de toutes professions mêmes les moins habituelles à la Chambre, de toutes origines, couleurs, religions

des hommes aussi qu'on aurait jamais cru pouvoir voir arriver là


Bien sûr cela ne résout rien d'un coup

mais le pendule qu'ont tenté de retenir les suprémacistes, les extrêmes droites, s'est remis à battre

ils peuvent fêter ici et là quelques victoires qu'on a du mal à concevoir (comment expliquer celle de Ted Cruz, l'homme dont Trumpolini a humilié l'épouse devant tous, a traité le père d'assassin de Kennedy, voteriez-vous pour Jambier?), 


mais l'espoir est permis, Trumpolini n'a pas réussi son pari de déshumaniser les USA,

même si Andrew Gillum a perdu en Floride

Andrew Gillum a montré que c'était possible malgré les pires insultes racistes

Tout ce ramdam autour de Betto (qui porte si bien son prénom) O'Rourke, c'était aussi un moyen d'occulter le renouveau de la gauche américaine proche de Bernie Sanders pour lui préférer un nouveau centriste, un nouveau Clinton, un nouveau Renzi, bref, le très inutile Betto O'Rourke. De plus sur une élection que les démocrates avaient peu de chance d'emporter.


Pendant ce temps-là, on ne parlait pas d'Andrew Gillum, ce candidat noir au gouvernorat de Floride, soutenu par Bernie Sanders, très marqué à gauche, et qui, lui, a failli l'emporter à 50 000  voix près. 

https://www.mediapart.fr/journal/international/011118/south-rising-dans-le-sud-les-africains-americains-se-mobilisent

https://www.lemonde.fr/elections-americaines-mi-mandat-2018/article/2018/11/06/midterms-en-floride-une-victoire-du-democrate-andrew-gillum-serait-un-choc-politique-national_5379755_5353298.html (notez la date de cet article par rapport à ceux célébrant Betto)


Une manière de ne pas trop s'intéresser non plus au renouveau des Democratic Socialists of America (DSA), ce petit parti de la gauche américaine proche de Sanders passé en peu de temps de 5000 à 50 000 membres et qui a bousculé le parti démocrate en propulsant plusieurs de ses membres aux élections, battant aux primaires des figures démocrates trop modérées ou corrompues. On peut penser en particulier à Alexandria Octavio Cortez.

https://www.france24.com/fr/20181027-etats-unis-elections-mi-mandat-socialisme-percee-midterms-dsa-democrates

https://www.mediapart.fr/journal/international/271018/etre-socialiste-aux-etats-unis?page_article=1


En réalité, nos gentils médias mainstream se sont encore une fois gargarisés de figures bien centristes, bien macroniennes, bien clintoniennes, reproduisant les mêmes erreurs que pendant les dernières présidentielles américaines : ignorant les forces capables de renverser les trumpistes (Sanders était montré largement gagnant face à Trump dans les sondages, bien plus que Clinton) pour ne se focaliser que sur les produits marketing progressistes voués à échouer électoralement ou à l'emporter mais sans rien changer (et préparant ainsi la prochaine vague d'extrême-droite comme tous les Renzi du monde).


Vous avez vu, il pleut


   Alain Korkos évoquait hier de façon intelligente et  très efficace ces élections de mi-mandat :


  " une gamine inquiète"

Le fascisme se passe d'élections. Il tabasse dans la rue pour des idées. Je crois que Moore ferait bien de manger sa casquette. Encore que dans nos sociétés modernes et tout-médiatiques  le résultat des élections puissent être grandement influencé par ces nouveaux canaux de propagande verticaux, les dernières fois que j'ai entendu dans ces médias remettre en cause la légitimité de la démocratie, c'était pourtant par ceux qui s'en proclament les plus grands défenseurs. Je ne relèverai même pas ce marronnier révisionniste de gauche qui nous prévient "qu'Hitler a été élu" (Julien Dray sur LCI le 31 octobre par exemple), alors Hitler n'a jamais été élu. Il a perdu aux présidentielles en 1932 face à Hindenburg, et c'est ce dernier qui a nommé Hitler chancelier en 1933, le faisant accéder au pouvoir.


 Comparativement aux 2 midterms de 2010 et de 2014, qui ont été des défaites historiques jamais vues depuis 70 ans pour les démocrates et Obama (les républicains obtenant 242 sièges, puis 247), on peut considérer cette défaite à la chambre comme une victoire relative pour Trump.  

Pire : au sénat en 2010 Obama perd 6 sièges sur les 37 en jeu , et 9 de plus en 2014, perdant le sénat lui-même. Trump lui gagne plusieurs sièges. 

Autre satisfaction pour lui, il a eu le "scalp" (dixit les journalistes français, qui useraient surement d'un autre terme pour un démocrate)  de tous les Démocrates contre lesquels il avait fait personnellement campagne, dont la puissante Floride, à gauche depuis 18 ans, balayant ainsi tous les sondages.


Après comment les journalistes français traitent la chose : je crois que ces élections, en pouvant comparer résultats et traitement avec les midterms précédents,  sont la meilleure preuve de leur monomanie intellectuelle et de leur totale vénalité. Comme l'avait déjà compris Heinrich Von Kleist en 1810 : "Le journalisme français est l'art de faire croire au peuple ce que le gouvernement juge opportun de lui faire admettre."


Trump fait du bien à l'Amérique, et les américains le voient. Nous on ne veut pas nous montrer ce spectacle indécent. C'est ce que redoutait la gauche des bons sentiments avec l'élection de Trump, ce n'était pas qu'il échoue, et qu'il écroule son pays, mais qu'il réussisse. La gauche veut que les idées dictent la réalité, Trump veut que la réalité dicte les actions.

Le fascisme se passe d'élections.


Hitler a été élu. Mussolini aussi. Le fascisme justifie son pouvoir par les élections, il s'arrange juste pour les gagner d'avance.



Quant à Trump, c'est un menteur compulsif qui nie la réalité. C'est un "talent" que vous avez aussi.

Ils sont arrivés légalement au pouvoir, c'est totalement différent.

Et vous nous pouvez pas occulter le climat de terreur que faisait régner les SA dans la rue, ainsi que la peur des "rouges" qui a poussée les élites allemandes à choisir Hitler, pensant pouvoir l'utiliser. Bref, il n'a pas été élu chancellier, il a été nommé.

Quant à Mussolini, il a lui aussi été nommé par le roi après la Marche sur Rome.

Ils sont arrivés légalement au pouvoir après des élections. On peut parler du contexte d'intimidation des SA ou de la marche sur Rome, on peut argumenter que leur majorité n'était que très relative, il n'empêchent que les électeurs ont largement voté pour eux.


NB: ne vous focalisez pas trop sur la "nommination" de Hitler ou de Mussolini, qui n'ont fait qu'officialiser le rapport de force électoral. En France aussi, le premier ministre est nommé par le président, c'est le même processus.



"la puissante Floride, à gauche depuis 18 ans, "    c'est pas bien de mentir


Jeb Bush gouverneur de 1998-2007  Républicain

Charlie Crist gouverneur  2007-2011  Républicain

Rick Scott gouverneur depuis 2011    Républicain


le sénat en Floride, depuis 1994 les deux chambres sont majoritairement républicaines.





Pardon j'ai effectivement très mal formulé : pour le sénat, en Floride, le charismatique  sénateur démocrate sortant, Bill Nelson, en place depuis 2001, affrontait l'actuel gouverneur de Floride et soutien de Trump , le républicain Rick Scott. 

"c'est pas bien de mentir"


Ben non, il a pas menti! pour "le roi", les républicains sont à gauche.

Aux USA je ne sais pas. En France effectivement. D'ailleurs connaissez cette semi-boutade de Michéa : "Toute droite est une ancienne gauche". 

Mais finalement gauche droite, ça ne veut rien dire politiquement. Gauche et droite ça servait juste à ranger proprement les représentant des partis politiques dans les assemblées et les éviter de se battre. (Oui les partis réussissent une chose : à diviser une nation, cf Simone Weil 1er). Ca sert aussi aux bergers pour dire au chien de quel côté faire aller le troupeau, avant la tonte. Pratique. A part ça, faire de la politique pour dire "gauche" et "droite", ce n'est pas faire la politique, c'est faire de l'étiquetage.

Vous n'êtes ni de gauche , ni de droite, bien au contraire....( comme disait l'autre )

"Lorsqu'on me demande si la coupure entre parti de droite et parti de gauche, hommes de droite et hommes de gauche, a encore un sens, la première idée qui me vient est que l'homme qui pose cette question n'est certainement pas un homme de gauche " ( Alain )

Je reformule : la gauche c'est le bien, la droite c'est le mal. Vu comme ça effectivement le clivage est plus que jamais effectif.  Mais bien que n'étant plus purement utilitaire, le problème est qu'il est cette fois d'avantage de nature psychologique que politique.

La genetique entre l'homme et le cochon est tres proche, j'ai lu par ci par la par la 98% d'identite.

Est ce que ca fait de vous pour autant un porc ? 

Trump fait du bien à l'Amérique ? Encore faudrait-il le démontrer. On attend vos arguments.

LES américains le voient!Tous? vous en sûr?

Il tabasse dans la rue pour des idées.

les milices d'extreme-droite qui défilent, qui tuent et qui tabassent en presque en toute impunité,

https://www.buzzfeednews.com/article/juliareinstein/proud-boys-gavin-mcinnes-protest

les services de l'immigration qui arrêtent arbitrairement des detenteurs de green card et même des citoyens americains, qui criminalisent les migrants et créent des camps d'internement pour les enfants en nouveaux nés, ça vous suffit pas? apparement non, ça a l'air de beaucoup vous plaire, que rajouter.

C'est beau de citer Kleist pour embaucher le national-populisme de milliardaire de Trump. 

Quant à la Floride "à gauche depuis 18 ans" je ne vois pas de quoi vous parlez. J'en étais resté à l'entourloupe de Bush en 2000 grâce à son frère gouverneur (bien racontée par Moore, en 2003, dans son 9/11)

Prix de la Laicité Comité Laïcité et République 2018 : Georges Bensoussan, Boualem Sansal, Jean-Pierre Changeux, Jean-Pierre Obin, Tania de Montaigne, Raif Badawi et Ensaf Haidar, les femmes iraniennes.

Récompenses pour des résistant(e)s à une autre forme de fascisme.

Un Obama blanc

Un Trump sorti d'asile

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