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Comment "Showgirls" est remonté des enfers

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Bonne émission avec surtout une très bonne postpopeuse qui connaît le cinéma, ce qui change pas mal la qualité de l'échange.

Je me souviens avoir vu Starship Troopers au cinéma, j'étais très (trop) jeune. L'impression de voir un mauvais film, mal joué, sur le fond stupide, mais marrant, divertissant. C'est avec le temps que j'ai compris l'épaisseur du film, la satire qu'il(...)

Étrange que la scène entre les deux actrices dans le bar (coupe de champagne) soit si mal vues( comprise, appréciée?) alors qu'il s'agit d'une simple tentative de drague (homosexuelle) repoussée sans que personne ne perde la face. 

Ho ho ho les g(...)

Derniers commentaires

Paul Verhoeven, cinéaste de gauche...Sieg heil, les mecs!

J'arrive pas à choisir ce que je préfère le plus, chez ce type: ses diatribes hypocrites sur l'abus de la violence et du sexe, ou sa mise en images léchées et, le plus souvent, parfaitement superfétatoires, des mêmes abus...Mais bon,  je vais, moi-même,  sur YouPorn, m'imprégner de la bassesse de la sexploitation: il faut savoir rester informé!

Quoiqu'il nous en coûte: haut les coeurs, les choeurs...Et le reste, pas vrai, Paulo!?

J'aime beaucoup Paul verhoeven surtout ses films à lire

Vous nous avez fait un très beau cadeau de Noël avec cette émission sur Showgirls. Pendant des années, j'ai eu  l'impression d'avoir été le seul à avoir vu ce film et à l'adorer. J'ai enfin compris pourquoi, grâce à vous. Merci.
DB

Je ne peux m'empêcher de faire un lien entre votre émission et celle de Bolchegeek (cf lien ci-dessous) qui traitait dans la sienne d'un autre Verhoeven : Flesh and Blood, évoqué rapidement par Rafik.

https://www.youtube.com/watch?v=JaS8W3HMKY8
("Qu'est-ce qu'un bon film historique ? Une vidéo sur une œuvre médiévale mésestimée, l'anachronisme et la concordance des temps.")

Émission en mode masque et la plume : "c'est un chef d’œuuuvre d'esthétique!" 


Juste une chose à dire , lire ou relire le génie lesbien et se mettre au défi de se passer du male gaze.


 Le viol vu du ciel , de tarantino à Verhoeven, de Blier à Noé en passant par Bertolucci , mais  Fuck quoi!


 Vive le cinéma et vive les réalisatrices aussi!

Je dois vous dire que je suis tombée sur ce film en fin de soirée à la télé, sans doute dans les années 2000.

Et il m'a beaucoup marquée.

Je n'avais pas compris que l'auteur de Robocop et Starship troopers avait aussi mis en scène celui-ci, mais le côté esthétique m'avait bluffée. Les deux films de science fiction, avec leur dimension de provocation contre une droite américaine impériale, sont pour moi parmi les meilleurs films jamais tournés dans un Hollywood incapable de voir la subversion totale du modèle.

Et ce que j'avais vu dans Showgirls, c'était une femme libre, prête à tout, à s'hypersexualiser, à aller au plus haut, et à y renoncer pour des principes et pour sa liberté. J'ai toujours pensé que c'était le pendant féminin du poème de Kipling Tu seras un homme, mon fils. 

Et il est heureux que ce film n'ait pas propulsé sa fabuleuse actrice principale au firmament des stars, même si elle le méritait,  car elle restera à jamais cette Nomi, orgueilleuse et battante, une femme exceptionnelle...


De celles qui émergeaient dans ces années là. Dans la vie et au cinéma...



Merci à vous pour celle belle émission sur un film bien mal compris à sa sortie (comme le fut Starship Troopers). 

Je me souviens avoir vu Starship Troopers au cinéma, j'étais très (trop) jeune. L'impression de voir un mauvais film, mal joué, sur le fond stupide, mais marrant, divertissant. C'est avec le temps que j'ai compris l'épaisseur du film, la satire qu'il porte, et c'est pour moi un des meilleurs films de cinéma.


J'ai vu je crois tous les Verhoeven période américaine sauf Show Girls justement, je ne sais plus pourquoi mais sûrement la critique, bêtement. Ce sera l'occasion de le découvrir. La "fatalité" de la prostitution, et le risque permanent du viol, voilà qui semble bien actuel. Et je suis étonné qu'on n'ait pas parlé du nouvel  éclairage que la période pouvait donner à ce film. A la sortie du film, ce n'étaient pas des sujets, la critique de l'époque semble bien le montrer, on mettait gentiment la poussière sous le tapis en rigolant. Sinon, parlant de séquence de viol qui mettent mal à l'aise, celle de "les Chiens de Paille" de Peckinpah fait très mal.

Aussi, vous auriez pu parler de Black Book, qui met en scène une résistante hollandaise qui se prostitue auprès d'un officier allemand pour des renseignements. Et qui finit tondue pour collaboration. Dans le genre noir et cynique cette fois.

Pour Robocop, vous avez passé un peu vite en parlant uniquement de l'affection de Verhoeven pour l'ultra violence américaine. C'est oublié le sous- propos, qui est la critique de la privatisation de la police, des monstres qu'engendre la concurrence entre les grands groupes privés, et de la perte de contrôle qui s'ensuit, tout cela pour la sécurité des bonnes gens bien sûr. Ça aussi, ça semble terriblement actuel.  








Franchement non ! Une histoire glauque. La femme objet rabaissée à une scène de viol collectif. Merci. Pas besoin de regarder une fiction. La vie de merde on la connaît tous les jours ou presque ou qu'on est témoin.  

Ben et Starship troopers ? A la fois 'camp' et visionnaire (on dirait une soirée électorale du parlement européen) et normalement on ne parle pas de Verhoeven sans parler de ST !

Bonne émission avec surtout une très bonne postpopeuse qui connaît le cinéma, ce qui change pas mal la qualité de l'échange.

Étrange que la scène entre les deux actrices dans le bar (coupe de champagne) soit si mal vues( comprise, appréciée?) alors qu'il s'agit d'une simple tentative de drague (homosexuelle) repoussée sans que personne ne perde la face. 

Ho ho ho les gars...!?

D'ailleurs le petit plan de coupe sur l'expression de Daniel montre bien que l'intellectualisation du truc n'est pas partagée. :-)

"Relativité du regard" ou pauvreté affligeante de la (sur)production cinématographique depuis 15 ans qui fait que même Les Cahiers du cinéma font aujourd'hui l'éloge intellectuello-esthétique de Verhoeven, Dupieux, Weerasethakul ou encore des quelques films ratés de Dumont ?



Enfin bon, là, au-delà de la question des goûts subjectifs (c'est pas que les Cahiers qui trouvent Weerasethakul majeur, le type a quand même un peu reçu une palme d'or...), Verhoeven n'a pas attendu les Cahiers pour être considéré par la cinéphilie (l'anecdote de Rafik se payant un laserdics pour l'occasion le montre bien). Y a rien de spécialement nouveau ici.

Billie August a obtenu 2 palmes d'or et franchement c'est un enfer de regarder ses films. Surtout que la coulisse de ce prix n'est pas glorieuse avec G.Jacob et maintenant T.Frémont qui cherche à placer les films qu'ils veulent au palmarès. Cet argument de fausse autorité n'honore pas vos goûts, très respectables au demeurant.

Je serais curieux de savoir comment les Cahiers ont reçu August, tiens... Certes, la palme d'or n'est pas un passe-droit ; mais au-delà du forcing occasionnel des dirigeants, elle reste l’œuvre d'un jury qui n'a pas grand chose à voir avec la critique (puisque c'était l'argument - en l’occurrence, au vu de leurs déclarations, Burton, Erice ou Del Toro semblaient pas avoir eu la main trop forcée), et ça venait surtout couronner dix ans de sélections dans des festivals divers et variés - on peut imaginer que tout ce petit monde s'influence, mais ça commence à faire beaucoup pour un truc à imputer aux délires des Cahiers.


Après certes, aller prouver les goûts de manière "objective" relève de l'impasse, on est toujours réduit à en appeler aux instances...

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