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Comment Raquel Garrido s'est incrustée à Matignon sans carte de presse

Jamais les frontières n'ont semblé aussi floues entre mondes politique et médiatique. Il y a d'abord eu Jean-Pierre Raffarin, Aurélie Filippetti, Henri Guaino, Julien Dray, tous reconvertis en chroniqueurs radio ou télé. Puis un éditorialiste de Challenges pro-Macron, Bruno Roger-Petit, nommé porte-parole de l'Elysée. Il y a désormais Raquel Garrido, porte-parole de la France Insoumise, recrutée cet été par C8, et qui s'est muée en journaliste, lors d'une conférence de presse à Matignon où le premier ministre présentait les ordonnances pour réformer le code du travail. Sans carte de presse, et à la fureur des "vrais" journalistes.

Derniers commentaires

Dialogue avec mon épouse à midi, les poules m'avaient fait la tête toute la matinée et, comme c'était l'ouverture de la chasse, tirs et aboiements dérangeaient le silence dominical

-Mais qu'as-tu à toujours parler à ce chien?
-A ce chien, a ce chien? je croyais que je parlais à mon cheval!
-Ben non.
-Tu as raison, il faut que je lui sorte la selle. On a parfois de ces distractions. Que mange-t-on, s'il te plaît?
-Des croquettes.
-Encore! Je n'en prendrai qu'à peine, je frise l'indigestion...8 jours!
[quote=JLM]Raquel Garrido concentre leur haine de caste. D’abord parce que c’est une femme, donc les messieurs se lâchent plus facilement. Ensuite parce qu’elle a du talent. Ce qui risque de faire s’étioler quelques pots de fleurs des deux genres. De plus elle est cultivée. Elle parle aussi quatre langues, ce qui lui permet de boire d’autres potages informatifs que la seule soupe nationale. En outre, elle a une longue expérience de l’engagement intellectuel. Elle sait ordonner et exprimer un point de vue sans jargonner ou être pédante. Enfin elle est libre. En effet j’ai lu qu’on faisait des parallèles entre la situation de Bruno Roger-Petit et celle de Raquel Garrido. C’est tout à fait inapproprié. Lui est le porte-parole du gouvernement. Sa parole est soumise. Raquel Garrido est insoumise. Elle exprime son propre point de vue, comme elle l’entend. Elle n’est pas mandatée. Ni par moi ni par personne.

Plus haut, JLM fait, à juste titre, remarquer que les autres "politiques" chargés de chroniques journalistiques (il y en a pas mal) n'ont pas fait l'objet d'un tel acharnement. On comprend bien pourquoi.

Pas mal de commentaires ici laissent entendre que ce serait un choix alimentaire, ça m'étonnerait, elle doit avoir bien d'autres moyens de gagner sa croûte. C'est évidemment un choix politique. Je le trouve judicieux, l'avenir nous dira s'il l'était.
J'en viens à faire une fixation sur le mot "incrustée".

Ce mot est excessif et insultant.
Pour un site qui se réclame de la déconstruction du discours des média, c'est comme se tirer une balle dans le pied.

Ou reconnaître tout simplement que l'on a changé de camp.
Dans ce cas, il faut l'annoncer clairement.Il y a quelques abonnements à la clef.
mal placé
C'est marrant que vous parliez de préjugés parce-que si on vous écoute bien, footeux = incompétents !

Si vous étiez musicien par exemple, vous sauriez qu'à une famille d'instrument correspond certaines qualités, certains comportements, et certaines visions de la musique. Parce-que le répertoire, parce-que la courbe d'apprentissage de l'instrument, parce-que la place dans l'orchestre, parce-que les parties dévolues à cet instrument dans les oeuvres, parce-que les tonalités faciles à jouer avec cet instrument ou non, parce-qu'il est facile à transporter ou non, parce-que les formations musicales sont nombreuses et variées en taille et en mixité d'instruments ou au contraire très restreintes à un répertoire très particulier, etc.

Il en est de même pour le sport. La compétition et les entraînements pour un judoka ne représentent pas la même chose que pour un patineur artistique pour mille raisons: sur le tatami on lutte directement contre son adversaire en l'empoignant, sur la glace on se bat avant tout contre soi et pour solliciter une décision d'un jury. Sur la piste d'un stade on se bat contre un chronomètre, et en montagne ou à la mer, on se frotte aux éléments naturels. Le sport, comme la musique ou les arts est d'une richesse incroyable... en terme de mixité sociale par exemple. Et c'est ainsi pour mille raisons, sans que ce ne soit une fatalité: il y a aujourd'hui plus de mixité sociale sur un terrain de foot que sur un parcours de golf.

Un gars qui sort d'une grande école peut parfois avoir l'impression d'être sorti de la cuisse de Jupiter. Mais s'il a fait du foot ou du judo, plus que de l'escrime et du golf, il y a des chances qu'il ait gardé un minimum les pieds sur terre.

Faut-il que je fasse un pitch sur le déterminisme ? Quand on pratique une activité de manière soutenue, même sans forcément être le champion de France, ou premier prix de Conservatoire, cette activité vous façonne. Et oui, vos passions en racontent long sur vous; sans toutefois vous propulser, vous condamner, ni vous enfermer dans une case bien hermétique.

Je suis d'accord avec vous: les gens compétents n'ont pas peur de la compétence des autres personnes. Bien au contraire. Mais dans la constitution d'une équipe, et parce-qu'il s'agit de cohésion et de professionnalisme, les compétences techniques ne sont pas les seuls critères pris en compte.

Encore une fois, ne jouez pas de mauvaise volonté en caricaturant mes propos: il ne s'agit pas de prendre des incompétents, ou de rechercher expressément un footeux pour un poste d'ingénieur cadre. On s'assure évidement que les compétences sont au rendez-vous. Mais ce que je vous explique et que manifestement vous ne savez pas, ni ne voulez entendre, c'est qu'un profil particulièrement brillant techniquement mais n'ayant pas intégré la dynamique d'équipe sera écarté au profit d'un collègue juste compétent, mais qui est un moteur pour ses collègues.

Typiquement, et c'est une illustration caricaturale: le petit génie asocial qui ne dit bonjour à personne, est désagréable avec tout le monde, s'enferme dans son bureau toute la journée, et ne vient jamais discuter à la machine à café sera écarté à la faveur d'un ingénieur pas particulièrement brillant et pas mauvais non plus, mais par contre, qui est sympa avec tout le monde, partage facilement ses infos, se montre disponible, ouvert, pas méprisant, apporte une bonne ambiance, encourage tous ses collègues, quelque soit leur place dans la hiérarchie, etc.

Le foot n'est évidemment pas l'alpha et l'oméga du DRH. Mais si j'en parle c'est pour vous faire comprendre que depuis longtemps le travail en entreprise ne se joue pas uniquement sur les compétences techniques. Tout simplement parce-que la mise en oeuvre d'une stratégie ne repose pas uniquement sur les compétences techniques et individuelles des salariés. Une entreprise est un système qui peut vite devenir complexe selon sa taille et son activité, et comme tout système, il est plus que la somme de ses composantes. C'est à dire que vous pouvez aligner les plus talentueuses individualités dans votre service, si personne ne s'y réalise, s'il n'y a aucune cohésion d'équipe, aucun plaisir à bosser, si aucune info ne circule, aucune fierté du boulot accompli et à faire, aucun sentiment d'appartenance... l'entreprise perd en efficacité, tout brillant que soient ses salariés.

Ce n'est pas une vocation philanthropique de l'entreprise que de se soucier du bien-être de ses salariés. C'est un moyen par lequel on améliore les performances de l'entreprise.
@caton l'Ancien
https://www.arretsurimages.net/forum/read.php?3,1573247,1574381#msg-1574381

je ne suis pas d'accord avec Le chien (sur les intentions de Garrido) mais la manière dont vous saucissonnez ses propos
est absolument incroyable.

de plus vos message sont très insultant, les siens non.
Être par nature déontologiquement indépendant ; avec son pendant soumis consistant à obéir à une déontologie pour contenir ses trépidations ; et on s'étonne que l'avocat ramasse des tomates :-)

Être à la dèche avec un mari député ; à ne pas confondre avec aller à la crèche avec un copain réputé :-)

Permettre à un capitaliste de distribuer des dividendes à ses actionnaires via des billets visés par un insoumis ; qui se distingue de ruiner une audience au travers de chroniques militantes :-o

Sinon, pour les affidés, derrière les fagots, une petite société où faire de la politique dans un contexte divertissant ne serait pas confondu avec divertir en maniant des insoumissions conceptuelles ?

Un petit dernier, car je ne résiste pas, rapport à France Gall.

Raquel Garrido sidère ; qui diverge de Capucine Truong déconcentre.

Vous êtes surs que les capitalistes ne sont que des Picsou ?
Ouaou faut pas toucher à FI a ASI! les chiens de garde sont de sortie!
Pour moi cette femme perds totalement sa crédibilité, perdu sur l'hôtel de la prétention. Je vais suivre plutôt F. Ruffin.
Et pour y revenir une dernière fois.
Constant Gardener l'a déjà souligné.Le mot "incrustée" est totalement inapproprié, voire insultant.
Ce qui confirme le sentiment que j’ai que sur certains sujets la déconstruction des narrations médiatiques n’est pas de la déconstruction mais le bizness as usual de la presse.

Un peu triste, je suis.
Bonjour Robin,

Vous ne démontrez pas que Raquel Garrido se soit "incrustée" à cette conférence de presse. Les témoignages que vous citez affirment affirment même le contraire, puisqu'ils font état d'un usage habituel : une attestation signée d'une prod' peut être acceptée à défaut de disposer d'une carte de presse :"On demande généralement aux journalistes une carte de presse. Mais il arrive, parfois, pour des sociétés de production, ou des petits reportages, qu'une attestation suffise". Rien d'irrégulier donc dans la présence de Raquel Garrido, de l'aveu-même des autorités en charge de déterminer la liste des participants à cet événement.

Vous affirmez vous-même dans cet article : "Dans l'univers ultra-verrouillé de la Macronie, on ne s'invite pas, en effet, à une conférence de presse sans avoir donné nom, prénom, numéro de carte de presse, et numéro de téléphone portable." Cependant, vous n'indiquez pas ce qui vous permet d'écrire cela. Expérience personnelle, témoignages recueillis, documents ?

En outre, vous ne mettez pas à disposition du lecteur les preuves de la rareté d'un tel événement. Disposez-vous de statistiques permettant de conclure que la présence à d'un journaliste sans carte de presse est unique ou rare ? Question subsidiaire : quelle est votre définition de la fonction de journaliste ? La détention d'une carte de presse représente-t-elle selon vous une condition nécessaire est suffisante pour qualifier une personne de journaliste ? Vous insinuez en utilisant l'expression ""vrais" journalistes" mais vous n'affirmez rien de clair en ce sens.

Vous concluez par une question lourde de sous-entendus : "Sous Macron, la communication est verrouillée à double tour. Sauf quand ça les arrange ?" Vous répétez ce que vous ne démontrez pas dans l'article, à savoir que la communication est verrouillée, et vous insinuez par dessus le marché que le gouvernement aurait autorisé Raquel Garrido à participer à cette conférence de presse afin de lui tendre un piège.

Votre hypothèse finale tendrait donc à contredire votre titre sur le plan logique. Pourtant, vous choisissez de titrer comme cela, mettant en valeur un énoncé dont votre article ne fait pas état. L'emploi du verbe "incruster" tendrait à signifier que Raquel Garrido aurait fait des pieds et des mains pour participer à cette conférence de presse. Votre article ne le démontre pas et, finalement, suppose le contraire.

Tous ces éléments portent à considérer votre article comme un éditorial, un billet d'opinion et non comme un reportage.

@si a une position spécifique dans le champ médiatique. En tant que média critique des médias, vous ne pouvez pas vous permettre de tels procédés.
Vous évacuez un peu vite la question. Je ne trouve pas du tout qu'elle soit sans importance, et j'aurais bien aimé connaitre la réponse. Mais évidement ce qui vous choque, les grands journalistes, c'est que quelqu'un d'autre fasse (mieux ?) votre boulot ...
Ca me fait penser aux pompistes devant les 1eres stations self-service.
Robin Andraca,
J'ai relu votre article, mais je n'ai pas bien compris en quoi "ça les arrange" ?
Merci !!
J'ai bon souvenir du donneur de leçons Demorand, affalé dans un fauteuil, en training et sweat à capuche, interviewant Mélenchon chez Europe 1, .
Un grand professionnel de l'info, bouffeur à tous les rateliers, grand rateur de chez libé,
Nicolas Demorand
"Si l'on peut suggérer que journaliste, ça n'est pas un métier, et bien il faudrait être stupide pour ne pas le faire ! Même feutrés, bien élevés, on n'est pas Trump quand même !""
Donc, Demorand va arrêter de servir la soupe ? Parce que le faire de sa part, c'est déshonoré les serveurs.
Ce procès contre R.Garrido me rappelle furieusement la haine anti-Charlie des " grandes gueules de RMC" quand furent publiés les gains astronomiques de l'hebdo. On clame à longueur d'antenne que sorti du fric point de salut, mais quand les méchants en gagnent...
Demorand, depuis que je l'ai entendu pleurnicher à Canal sur l'emploi du verbe "enculer" prononcé par Didier Porte et qui aurait traumatisé le fils de 8 ans d'un auditeur - ils sont combien au juste, les auditeurs qui ont des fils de 8 ans traumatisés ? - dans le cadre de "sa" matinale, je me tape complètement de ce qu'il peut bien raconter (tiens, au fait, que pensait-il, ce gordito pontifiant, des chroniques de Pierre-Emmanuel Barré ? À l'heure du déjeuner, nos chères têtes blondes entendaient "enculer", "dans le cul", "trou de balle tellement élargi que y'a la place pour un fauteuil", "sucer", "les brigittes/couilles"...), tout comme Aphatie et tous les autres. Et la question était effectivement intéressante. Pour la réponse, on repassera...

En revanche il me semble que c'est une grave erreur de fricoter avec ce royaliste d'Ardisson. C'est pas comme si Raquel Garrido était chômeuse ou qu'elle n'ait pas d'autre choix. Elle est avocate, merde, qu'est-ce qu'elle va foutre chez Ardisson/Bolloré ? Dissonance cognitive, toussa, elle connaît ? Ça ne présage rien de bon.

Prenons pour simple exemple le cas d'Audrey Pulvar qui passait pour une journaliste sérieuse et de gauche (y compris aux yeux de Pierre Carles qui a rapidement déchanté en 2002 ou 2003), qui s'est ridiculisée en plusieurs étapes : 1) je pose déguisée en fermière à moitié à oilp dans Paris-Match. 2) je chronique chez Ruquier. 3) Je chronique avec Bachelot sur des sujets passionnants genre cul, bronzage, lissage des cheveux, etc... Passage pitoyable aux Inrocks. Elle est complètement décrédibilisée (mais elle gagne sans doute un max de fric, elle va pouvoir s'en payer, des lunettes à double-foyer !), et son appel à manifester contre le FN avant le 2ème tour a été un epic fail. Et on a vu ici le niveau face à Christine Delphy. C'était pas ce genre de soutien qui allait aider Hamon.
heu c'est quoi se déballage de jalousie, de petit truc de collèges, @SI vous en êtes là ? votre jalousie a vous face a la FI est aussi grande ? c'est fou, un article sans fond , sans aucune analyse intéressante. Comme l'interview e Picon-Charlot sur Hor erie, vous essayez de remettre en selle les faux gaucho , pour que rien ne change. Meme Todd a avoué avoir voté JLM.... il sou reste plus que les vieux sclérosé dans leur reseau de traitre .
Je vous l'a fait l'analyse, les journaleux sont outrés que leur champion se moque d'eux, eux qui se sont rangés derrière Macron des le premier jour, ils n'ont pas compris qu'un aréopage de serpillière c'était mauvais pour l'image de démocratie que veut donner ce gouvernement, et ils pensent , qu'une seule question/ intervention de l'opposition ne suffira pas pour changer l'opinion qui est saturé de propos pro Macron et contre la FI . De l'autregauche (PC/CGT, NPA..) il ne sortira rien , par contre la FI est prête a pousser TOUT les mouvements contre ce gouvernement, nous seront a la manif du 12, j'ai tracté tout le mois d'aout (avec la caravane insoumise) un tract faisant la pub pour les DEUX dates , c'est ça la FI, c'est pas de traitres qui ne pensent qu'a leur pouvoir comme Martinez , Laurent Pincon Charlot, les bobos qui eux n'ont pas a penser a payer leur loyer. Mon loyer d'aout n'est encore provisionné sur mon compte en banque , et moi je bosse pas assez visiblement, et pourtant cet été j'ai milité pour nous toutes, alors la dévalorisation venant des mâles blancs et des bourgeoises est mal venu, voir ridicule .
je ne comprends pas trop ce que Garrido est allée faire dans la galère Ardisson ?!...
pour moi,elle se décrédibilise...
maintenant je comprends que l'on ait envie d'avoir une tribune....mais pourquoi Ardisson ??!!
personne ne peut assimiler son émission à une tribune politique ?!!
de la séquence de Garrido, il va en faire du Ardisson : de la découpe à la hache, du divertissement, de la grosse blague foireuse !..
à suivre....
pour le reste et les réunions politico-journalistico-propagandistes, bof pas plus !
l'avenir des citoyens ne se jouent plus à la TV, les temps de cerveau disponible restent bien calés dans leurs fauteuils et n'en bougent pas ! alors Ardisson ou pas Ardisson ça change pas grand chose pour le pays !..
les autres ont décroché depuis longtemps non ?!....
pour moi,elle se décrédibilise...

Elle, la FI, et la gauche. Au moment même ou Méluche réussit le tour de force de hisser sa chaîne Youtube au delà de tous les records, en répétant à l'envie (et en le prouvant) que la FI n'a pas besoin des médias traditionnels pour se faire entendre... l'anticapitaliste Garrido accepte un chèque de papa Bolloré ! Même Valls est plus crédible en "socialiste" !
Le pragmatisme macronien n'a de meilleur ambassadeur que le cynisme garridien.
"l'anticapitaliste Garrido accepte un chèque de papa Bolloré !"

c'est un argument plutôt inutile à mes yeux !
dans le monde actuel nous sommes tous soumis à un moment ou à un autre aux boîtes du système capitaliste !!
on ne peut pas tout boycotter ! si vous êtes abonné FREE parce que c'est le moins cher, vous soutenez Xavier Niel et le système de dividendes !!.... (alors qu'avec tout le pognon que se font les opérateurs, l'internet devrait couter bien moins cher aux utilisateurs !!!!)
si vous bossez chez LECLERC (ou autres), vous êtes payés par le CAC 40 et pourtant vous touchez un salaire de misère !
etc etc...
non pour moi, Garrido n'a pas choisi la bonne émission !
si elle voulait une tribune elle pouvait choisir d'autres émissions plus politique, c'est à dire plus proches de son domaine !
c'est en ça qu'elle se décrédibilise selon moi !...
Bachelot, quand elle est allée se ridiculiser sur C8 avait fini son temps en politique !
Garrido et la FI n'en sont qu'à leur début !..
attendons la réaction d'un Ardisson mais il est probable qu'il ne puisse faire autre chose que du Ardisson, et pour Bolloré elle deviendra la caution démago !!!!
..... par contre, pour nous utilisateurs il est facile de boycotter !...
"Quand on pense qu’il suffirait que les gens n’achètent plus pour que ça ne se vende pas ! » Coluche"
Etes-vous sérieusement en train d'insinuer que Garrido se trouvait dans une précarité comparable aux caissiers de Leclerc, et que c'est en désespoir de cause et la mort dans l'âme qu'elle s'est résolue à "accepter" une chronique chez Bolloré ?

Mais c'est l'histoire de la "tribune" qui de mon point de vue bat tous les records de mauvaise foi. Encore une fois, y'a pas deux mois, les insoumis estimaient que les 5 heures sur Youtube du chiffrage du programme de Mélenchon était ce qui se faisait de mieux au monde ! Que la FI était indépendante des médias corrompus et malhonnêtes, qu'ils étaient libres du format, du ton, des sujets, de l'angle... Que les journalistes de TF1 étaient des sbires de Bouygues, ceux du Monde, des vendus à Niel, ceux du Figaro à la botte de Dassault, et j'en passe. Et du jour au lendemain, c'est magique, de louer le courage et l'abnégation de Garrido de faire passer le message là où il serait le mieux entendu !

Les grandes idées immaculées et les grands principes philosophiques de la "vraie gauche", c'est comme les marionnettes: "Trois petits tours et puis s'en vont !". Déjà les vestes des insoumis commencent à être lâches sous les aisselles à force d'être retournées; et à sentir le fennec en épongeant les sueurs angoissées face au risque de ne plus avoir sa place à la cantine politico-médiatique.

Lâcher un billet de 500€ ou même 1000 balles par chronique, c'est par cher payé pour démontrer à la France entière que la FI, c'est juste des politiques comme les autres: opportunistes, vénaux, cyniques, et corporatistes. Et pour le même prix, vous vous payer les militants prêts à avaler n'importe quelle couleuvre, et prêts à n'importe quelle circonvolutions paradoxales pour justifier l'injustifiable comportement de ses icônes. C'est même plutôt une excellente affaire.

Et soyez assurés que Garrido a déjà un discours sous le coude prêt à l'emploi et pétris de bonnes intentions de "vraie gauche", quand elle n'aura, pour une raison ou pour une autre, plus sa chronique chez Ardisson.
Etes-vous sérieusement en train d'insinuer que Garrido se trouvait dans une précarité comparable aux caissiers de Leclerc, et que c'est en désespoir de cause et la mort dans l'âme qu'elle s'est résolue à "accepter" une chronique chez Bolloré ?

Etes vous sérieusement en train de me poser cette question ?
Lisez ce que j'ai écrit, et dites moi à quel moment je compare Garrido à la "précarité" d'une caissière ?
Ou si au contraire, je ne suis pas clair en disant que les deux sont payées par le CAC 40 et qu'elles peuvent mener les mêmes combats !...
Ça me fait penser à une personne d'@si , qui défend en permanence des idées de gauche, et qui un jour a critiqué le fait que je travaille et gagne de l'argent ! (elle a d'ailleurs conclu qu'elle me remerciait d'aller bosser parce que grâce à moi elle peut profiter de ce système et passer ses après midi sur sa chaise longue !...sic !)
C'est pas parce que vous gagnez de l'argent que vous êtes forcément du côté du capital !....
Mais ceci est un autre débat !..

Ce qui décrédibilise Garrido à mes yeux est qu'elle passe chez Ardisson !
Est-ce plus clair pour vous ? J'ai fait concis pour vous, je ne veux plus vous perdre dans les méandres de mon argumentation !..
mais qui est cette personne d'@si ?
elle a disparu et sévit ailleurs :)
Lisez ce que j'ai écrit, et dites moi à quel moment je compare Garrido à la "précarité" d'une caissière ?

1° je dis que l'anticapitaliste Garrido accepte un chèque de papa Bolloré

2° vous dites "on est tous soumis à une boîte capitaliste" et en particulier, "si vous bossez pour Leclerc, vous avez un salaire de misère payé par le CAC40".

C'est à dire que vivement, vous dressez une liste de personnes susceptibles d'être anticapitalistes mais bossant pour une boîte du CAC40. C'est à dire que vous regroupez implicitement dans le même ensemble de personnes, Garrido et le caissier de chez Leclerc, comme pour mieux excuser la première. Ben désolé, mais je trouve cette association malhonnête, car je subodore que l'une et l'autre ne bénéficient ni du même poste, ni du même salaire, ni des mêmes choix professionnels.
Anticapitaliste Garrido ? Pas juste anti-libéralisme, favorable à une politique keynésienne etc. ?
Mais bon, l'important n'est-il pas de voir au final ce qu'elle arrivera à faire en faveur des idées défendues, serait-ce en acceptant d'être prise comme tête de gondole touchant 20% de part de marché pour de la pub enrichissant Bolloré ?
Je ne sais pas si au passage elle va renflouer ses caisses et payer sa part à la France Insoumise, style PCF ou LO, mais à moins d'attendre que des médias publics ne lui laisse un espace régulier d'expression, on se retrouve forcément sur du média de milliardaire.
Le sacerdoce de Garrido, j'achète pas. Il y a qq semaines la FI ne jurait que par Youtube et sa communication "alternative". Aujourd'hui, Garrido c'est une martyre stratège en croisade sur les terres hostiles du grand capital ! Le ridicule ne tue pas, sauf peut-être l'opposition.
Ou c'est juste une avocate qui n'a pas pu concilier son métier avec le bénévolat politique et qui se réoriente vers de quoi avoir un (bon) salaire et un boulot d'intérêt politique. Elle fait sa vie, quoi.
J'ai le vague souvenir de l'avoir entendu dire qu'elle faisait des visites régulière au RSI (Régime Social des Indépendants) et de mon expérience, ce n'est pas bon signe pour la santé d'une entreprise (personnelle ou pas).

Tiens, j'ai cherché pour savoir combien ça gagnait d'habitude un avocat, et d'après ce site :
"Le salaire moyen d'un avocat est de 81 300 euros bruts annuels, soit 6 775 euros bruts par mois. Mais cette moyenne est tirée vers le haut par les avocats les plus rémunérés. Moins d'1% des avocats perçoivent une rémunération annuelle inférieure à 20 000 euros bruts. 10,25% des avocats gagnent entre 40 et 45 000 euros. Et 25,45% des avocats sont rémunérés à plus de 100 000 euros. Les avocats observent une progression très forte de leur salaire au cours de leur carrière. Un avocat qui débute dans la vie professionnelle gagne généralement autour de 20 000 euros bruts annuels. Mais cette rémunération augmente très vite : un avocat âgé de 25 à 29 ans gagne 42 000 euros bruts par an, alors qu'un avocat en fin de carrière (50 ans et plus) perçoit un salaire de 108 000 euros bruts en moyenne, soit 9 000 euros par mois."
Ouais qui ne touche pas d'argent d'une boîte dirigée par un capitaliste ici ?
Fonctionnaires, travailleurs sociaux, chômeurs, retraités...
Fonctionnaires,travailleurs sociaux : Je ne savais pas que les boites dirigées par un capitaliste ne payaient pas d'impôts.
chômeurs, retraités
: Je ne savaient pas que les boites dirigées par un capitaliste ne payainet pas de cotisations sociales
Je ne savais pas que les fonctionnaires, travailleurs sociaux, chômeurs et retraités ne remplissaient pas les caisses de boîtes capitalistes (qui ont le bon goût d'ailleurs de siéger en Irlande, au Luxembourg, et d'avoir des avocats fiscalistes pour ne payer que 9% d'impôts, quand leurs consommateurs (parfois par obligation) cotisent environ à 20-25%).
Comme quoi, je vous le dis: c'est "magique". Garrido chez Bolloré, et sandy et Pierre38330 ressortent le discours bien digéré du medef comme quoi, "ce sont les entreprises qui créent de la richesse". Garrido sur C8 et deux insoumis défendent le grand capital ! Magique je vous dis !
Tu ne sais plus comment t'en sortir tellement tes propos étaient stupides alors tu en est réduit à déformer les nôtres ? ....
La réponse diversion qui fait semblant de ne pas comprendre...

Sandy pose une question rhétorique dont la signification n'aura échappé qu'à ceux qui le voulaient et vous y répondez comme à une demande d'information.

Dans le doute, explicitons : Sandy indique que reprocher à une personne d'être employé par un capitaliste n'est pas un reproche que l'on fait normalement aux gens. Vous vous demandez pourquoi Rachel Garrido bosse chez Ardisson ? Parce que, comme le commun des mortels, elle n'est pas rentière et doit don louer sa force de travail pour obtenir un salaire qui lui permettra d'acheter sa bouffe et payer ses factures. C'est pas comme si il fallait un niveau BAC+15 pour comprendre ce raisonnement.


La différence entre une raison pour reprocher et un prétexte pour reprocher, c'est l'ordre du raisonnement. "Je constate la raison donc je reproche" plutôt que "Je veux reprocher donc je cherche un prétexte pour un reproche". La conséquence c'est qu'une raison suscitera un reproche à chaque fois qu'il est constaté alors qu'un prétexte s'appliquera lorsqu'il y aura volonté de reprocher et pas quand cette volonté est absente. Autrement dit, celui qui applique une "raison de reprocher" de façon variable prouve, par là même, que son reproche n'est qu'un prétexte.
Rachel Garrido bosse chez Ardisson ? Parce que, comme le commun des mortels, elle n'est pas rentière et doit don louer sa force de travail pour obtenir un salaire qui lui permettra d'acheter sa [s]bouffe[/s] et payer ses [s]factures[/s].

J'ai rayé les mentions sur lesquelles nous sommes en désaccord.
Qu'est-ce que ça veut dire "En désaccord ?" : cette dame n'aurait ni besoin de bouffer ni de payer ces factures ?

Où seriez-vous en train de vous rattraper aux branches en suggérant que bosser pour une entreprise capitaliste, c'est OK si on vit comme un ascète (ce que Mme Garrido n'est visiblement pas) et qu'on s'en sert pour assouvir les stricts besoin vitaux mais si ça finance des dépenses superflues, c'est une preuve de corruption ?

Est-ce que vous avez déjà fait ce reproche dans une situation où vous ne seriez pas soupçonnable d'avoir des motifs politiques cachés ?
Par exemple, vous avez déjà fait le piquet entre 18h et 20h devant la Société Générale pour crier "Shame ! Shame !" devant les traders juste parce que c'est des traders ? Remarquons que même Mélenchon a d'autres motivations quand il fait ça.
Vous avez l'habitude, parmi vos amis, de ne considérer comme source d'info fiable uniquement ceux qui ont réussi à trouver un emploi en dehors des entreprises capitalistes ?
N'avez-vous jamais regardé TF1 ou écouté Europe1 ou lu Le Figaro ou l'Obs ?


Permettez-moi d'en douter. Ca ressemble surtout à une façon de gloser sur l'apparence de l'ombre de quelque chose qui ressemble vaguement à un paradoxe.
Alors permettez-moi de vous ajouter de quoi dénigrer les gauchistes :

* Arlette Laguiller a bossé toute sa vie pour une banque.
* Olivier Besancenot fait parfois ses courses au supermarché, alors qu'un Vrai irait se fournir dans des fermes coopératives.
* Nathalie Artaud, quand elle enseigne l'économie ne se restreint pas à la vision de Marx et donc enseigne le capitalisme.
* François Ruffin est un oligarque qui se vautre dans le conflit d'intérêt.
* Frédéric Lordon, chercheur au CNRS, a donc passé des concours de la fonction publique. Or, les concours, c'est la concurrence, c'est donc de droite.
* Alain Badiou possède un porte-feuille, ce qui prouve qu'il utilise de l'argent et pas seulement des pièces de 20 centimes. Il paraîtrait même qu'il a un compte bancaire. Comme quoi, c'est un vendu.
Il y a deux arguments qui nous sont servis pour défendre la position de Garrido. Le premier (offrir une tribune à FI sur C8) est en contradiction avec la stratégie, et même, le programme de la FI. Le deuxième (payer ses factures) est confondant de ridicule.

Il y a des métiers que l'on fait, effectivement, pour remplir son frigo et payer son loyer. Ca s'appelle le travail alimentaire. En général, ça tourne autour de 9€50 de l'heure. Soyons larges et comptons même 20€. Quand Bolloré payera "la force de travail" de ses chroniqueurs à 20€ de l'heure, on pourra reparler des factures de Garrido. Je m'engage même à les payer si ça peut l'aider à se sortir de la misère.

Garrido a toute liberté d'apprécier le confort et les dépenses superflues. Et je me réjouis pour elle qu'elle ait signé un contrat à 500 ou 1000€ de l'heure. Par contre, si vous voulez garder un minimum de dignité, arrêtez de faire croire que c'est pour "payer sa bouffe et ses factures" !
Monsieur Le Chien,

Vous nous dites:

" Il y a deux arguments qui nous sont servis pour défendre la position de Garrido. Le premier (offrir une tribune à FI sur C8) est en contradiction avec la stratégie, et même, le programme de la FI..."

Je parle du premier argument: stratégie et programme

Il ne m'a pas échappé que vous êtes le biographe attitré de la France Insoumise et que votre connaissance des arcanes et votre parfaite maîtrise des écrits, contributions, blogs, vidéos... de la France Insoumise avec laquelle vous jonglez, presque les yeux fermés, va me permettre de comprendre mieux et dans le détail les points que vous soulevez:

1- la stratégie de celle-ci,
2- le programme de celle-ci

Je vous remercie de votre réponse qui ne pourra que me satisfaire. (pouvez-vous, pour la clarté et pour la nécessaire honnêteté de l'argumentation, citer les sources? merci)
[quote=FI]Nos médias sont bien malades : de l'argent, de la recherche du sensationnalisme et de la tyrannie du buzz.
La "révolution citoyenne dans les médias" de la FI par Garrido, ça donne:
- aider Bolloré à avoir plus de pognon et d'influence avec ses médias
- au passage, prendre sa part en espèces sonnantes et trébuchantes
- rejoindre l'équipe de monsieur "est-ce que sucer c'est tromper".

[quote=FI]Adopter une loi anti-concentration des médias, protégeant le secteur des intérêts financiers, favorisant la transformation des médias en coopératives de salariés et de lecteurs, auditeurs, téléspectateurs et attribuer des fréquences aux médias locaux et associatifs
[quote=FI]Protéger les sources et l'indépendance des rédactions à l'égard des pouvoirs économiques et politiques par le renforcement du statut juridique des rédactions et une charte déontologique dans la convention collective
La "révolution citoyenne dans les médias" de la FI par Garrido, ça donne:
- des grandes idées solubles dans un poste de chroniqueuse sur C8.

On a déjà eu le tweet séguélo-macronnien:
[quote=Garrido]Pas la première fois dans ma vie que certains se permettent de me dire de "rester à ma place". Impossible. J'avance. J'invente. #DealWithIt

On attend avec impatience le cohenno-demorandesque cri du coeur:
- "Bolloré et Ardisson me laissent faire ce que je veux. J'ai une liberté totale #DealWithIt"

https://laec.fr/section/8/la-revolution-citoyenne-dans-les-medias
Merci pour ce travail de recherche.
Mais je ne vois toujours pas l'incohérence présence de Garrido et Stratégie & Programme de FI.

J'étais bien Pédagogue Freinet (avec mes outils et mes techniques hors programme E.N) dans mon Ecole au sein d'une Institution (E.N) qui ne les reconnaissait pas ( mais qui en avait besoin, surtout entre 1970 et 1981 pour m'envoyer leurs stagiaires).

L'Education Nationale: un Bolloré, en somme.
Mais je ne vois toujours pas l'incohérence présence de Garrido et Stratégie & Programme de FI.

La FI condamne le contrôle oligarchique des médias. Garrido y participe.
La FI condamne la tyrannie du buzz. Garrido y participe.
La FI se dit solidaire des journalistes de iTélé contre Bolloré. C'est à l'une de ses chaînes que Garrido participe...

Vous avez raison, il n'est vraiment pas évident de voir "l'incohérence". Caton l'Ancien arrive néanmoins à y voir "l'apparence de l'ombre de quelque chose qui ressemble vaguement à un paradoxe". Moi-même, je n'y vois pas "d'incohérence" non plus.

Non, moi je vois du foutage de gueule d'une cynique opportuniste prête à tout pour ne pas perdre sa place à la cantine politico-médiatique.
Mais attendez de voir comment ça se passe, si elle perturbe vraiment quelque chose, chose qui doit être l'objectif.
Ardisson est, lui, un vrai cynique qui peut à l'occasion placer des gens qui dérangent y compris ses patrons : Pourquoi Bolloré a eu la peau de Stéphane Guillon.
Bolloré pourrait-il forcer à virer Garrido ? Ce serait risqué pour lui et elle va peut-être pousser le bouchon au maximum.
Contradiction?
Incohérence?

Wait and see...
Le Chien condamne les os.
Mais il les ronge avec frénésie.

Caton l'Ancien arrive néanmoins à y voir "l'apparence de l'ombre de quelque chose qui ressemble vaguement à un paradoxe".


Caton l'Ancien trouve surtout absurde que vous fassiez à quelqu'un le reproche de s'être trouvé un employeur. Et de travailler pour lui selon les termes dictés par lui une fois que l'on a été recruté.

Bref, Caton l'Ancien trouve absurde que vous reprochiez à quelqu'un qui vit dans une société capitaliste de vivre comme dans une société capitaliste.
je suis d'accord avec vous sur l'histoire de "payer sa bouffe et ses factures" .
mais en quoi le fait d’être visible sur C8 est il en contradiction avec la ligne FI?
Mélenchon n'y va t-il pas lui même?

je suis d'accord avec vous sur l'histoire de "payer sa bouffe et ses factures" .

mais en quoi le fait d’être visible sur C8 est il en contradiction avec la ligne FI?

Mélenchon n'y va t-il pas lui même?

Vous ne faites pas la différence entre invité et salariée ?
Si l'un des objectifs de fi est de faire entendre d'avantage leurs idées vous pensez qu'elle devrai refuser de tchatcher sur c8 pour rester respectable selon un principe pour le moins discutable ?

Et selon vous, tout les salarier de toutes les entreprises doivent soit adhérer a l'idéologie du big boss soit aller pointer au chômage ?

Vous travailler dans quoi ?

Les enseignants qui ne sont pas d'accord avec la politique éducative du gouvernement doivent ils démissionner ?
"Et selon vous, tout les salarier de toutes les entreprises doivent soit adhérer a l'idéologie du big boss soit aller pointer au chômage ?3
Non, mais Bolloré n'est pas* une entreprise comme les autres. Elle fait dans la communication et pas n'importe laquelle.
Il se pourrait que Rachel Garrido soit prise au piège de Yann Moix en Corée du Nord: les chroniqueurs d'Ardisson sont sympas et humains et on se tait sur certains sujets par une forme ("surprenante"selon Moix) de loyauté.

*et ça c'est vu pour les Guignols**
** par contre, jusqu'à présent on a rarement vu un prof viré pour désaccord sue la politique éducative.

ll se pourrait


ou pas.
ce qu'il veulent c'est faire le buzz et c'est pour ça qu'ils l'ont recruté.

si elle fait le buzz "par la gauche " là ou Zemmour le fit "par la droite extreme" ça peut rapporter des électeurs.

c'est de la politique de poubelle, certes,mais ça colle bien à notre époque...
.. comment parlera-t-elle de la Côte d'Ivoire dont le port d'Abidjan est géré monopolistiquement par Bolloré.
Admettons, tout simplement, qu'elle n'en parle pas. So what ?

Pendant mes heures de travail (je suis prof de maths), ma parole est serve : je dois respecter les programmes scolaires et je ne peux pas faire de la propagande politique. Raquel Garrido pareil.

Donc, posons une question : Raquel Garrido ne serait pas employée par Bolloré mais serait l'avocate d'un syndicat (ou travaillerait à la chaîne dans une usine quelconque ou ...) : elle ne parlerait pas plus de la Côte d'Ivoire.


Pourquoi donc serait-elle tenue de faire du journalisme de qualité alors qu'elle bosse dans les mêmes circonstances que les autres journalistes, circonstances dont on sait qu'elles empêchent de faire du journalisme de qualité ? Les gauchistes n'ont-ils pas assez dit que ce sont les conditions de travail qui sont en cause et non pas les hommes (remarque qui vaut pour tous les corps de métier : si la police est violente, ce n'est pas parce que les policiers sont méchants mais parce qu'ils reçoivent des ordres ; si l'école est inégalitaire, c'est pas parce que les profs sont corrompus mais parce que l'EN est mal gérée ...) ?


Une dernière remarque : quand bien même elle n'en parlerait pas à l'antenne , il lui est tout à fait possible de transmettre discretos les informations à un camarade insoumis qui, lui, évoquera le sujet ; par exemple elle peut transmettre à Mélenchon pour qu'il en parle lors de son prochain passage chez Bourdin. D'ailleurs vous n'avez aucun moyen de savoir qu'elle ne le fait pas déjà.
" ma parole est serve....Raquel Garrido pareil. "
On pourrait imaginer meilleure défense.
Meilleure défense que de dire que l'on ne comprend pas pourquoi vous reprochez à Mme Garrido de se comporter comme une salariée alors qu'elle est une salariée ?

Je comprends que vous auriez préféré que je produise une autre défense...
Vous vous obstinez à croire et à faire croire que ce poste de chroniqueuse est son seul horizon professionnel. Vous articulez votre argumentaire sur une fausse prémisse.
Non, je ne crois pas qu'elle n'avait que cela comme horizon professionnel.

Et pourtant, je persiste et signe.
Vous persistez en signant le verbe avoir à l'imparfait...
Et de toute façon, je soupçonne que le fait qu'elle ait plusieurs options professionnelles a surtout la conséquence suivante : si elle choisit l'option 1 vous lui reprochez de n'avoir pas choisi l'option 2 et si elle choisit l'option 2, vous lui reprochez de ne pas choisir l'option 1.

On en revient donc à ce que je disais initialement : vous reprochez à cette dame de s'être trouvé un employeur privé. C'est là tout le fond de votre reproche.


Du coup, pour faire à croire que vous avez plus à dire, vous multipliez les micro constats (au besoin, vous les inventez : que savez-vous précisément des offres professionnelles qu'on a fait à Mme Garrido ? Passons...) qui ne changent strictement rien au débat (elle est pas payée au SMIC, elle avait plusieurs possibiltés... so what ?).

Laissez moi prolonger votre liste de futilités que vous transformerez en argument : c'est pas pareil parce qu'elle a les cheveux noirs ; c'est pas pareil parce que ses initiales sont RG ; c'est pas pareil parce que son employeur est la Nè fortune de France, c'est pas pareil parce que son employeur est un grand média ; c'est pas pareil parce Ardisson ; c'est pas pareil parce que la belle-soeur du voisin de sa mère est la secrétaire du N-3 de Canal+ ...
Et pour ne pas qu'on voit la vacuité de ces pseudos arguments, présentez-les comme des évidences et faites passer pour un con celui qui exprimerait un doute.
"Raquel Garrido pareil"

ils l'ont choisi pour que les idéologies s'affrontent sur le plateau et que ça fasse du Buzz sinon pourquoi elle?
Au hasard... Pour noyer la FI avant qu'elle ne devienne vraiment crédible ?
donner de la visibilité pour noyer...

montrer pour cacher...
montrer pour cacher...

Pas pour cacher. Au contraire: pour montrer au grand jour que la France Insoumise s'achète, et que la seule vérité qui vaille dans ce bas monde, c'est l'argent.

Et si l'on me demande pourquoi Garrido en particulier, je répondrais que sa profession d'avocate -notoirement connue pour être sans foi ni loi, et pour être exercée par des "bourgeois"- est le point sensible de la démonstration par lequel on chatouille les intuitions du français moyen ayant accessoirement voté Méluche à hauteur de 20%.

Et le job est déjà à moitié fait alors que la première émission n'a même pas encore été diffusée. Après, c'est que du bonus:
- soit Garrido devient pour Ardisson ce que Favier était à Dechavane, ou encore Malagré pour Hanouna (alors Bolloré engrange les recettes publicitaires),
- soit elle est virée sous 8 semaines.

Quoiqu'il en soit, le cynisme de la FI aura été consommé, démontré, et payé rubis sur ongle ! Mon petit doigt me dit d'ailleurs qu'il y aura des "fuites" sur son "salaire".
Le chien est parti en roule libre.
écoutez, laissons passer quelques émissions et nous verrons bien si l'effet Garrido sert ou dessert la FI.

le reste n'est que proces d'intention.
Quelles métriques proposez-vous ?
On peut faire le même genre de choses qui se fait en pub/com' pour évaluer l'efficacité d'une campagne, d'un plan média :
1. nombre d'adhésions à la France Insoumise
2. veille sur l'image (commentaires des vidéos d'émissions pour du qualitatif, sondages etc.)
3. réaction des concurrents, p.e. voir si Bolloré fait pression pour la virer comme Guillon, si le gouvernement se met à critiquer le mélange des genres plutôt que de laisser Garrido intervenir à une conférence de presse, si d'autres partis essaient la même chose.
Etc.

Chez Macron, ils font ça comme des pros, avec sans doute des amis dans les instituts de sondage (j'ai vu dans les Macronleaks qu'ils recevaient un résultat d'Elabe sous embargo, pas encore publié).
Mon petit doigt me dit d'ailleurs qu'il y aura des "fuites" sur son "salaire".
Bon ben à priori la crédibilité de la FI, ça vaut 1800€ par émission.
Allez, soyons généreux, argumentaire Robin des Bois pour Raquel : c'est moins ce qu'on prend qui compte que l'usage qu'on en fait, une bonne militante devrait chercher à prendre le plus possible pour redistribuer.
Elle est petite joueuse à ce tarif : si on compte une quarantaine d'émission par an, ça lui fait dans les 72000 €, alors que 25,45% des avocats sont à plus de 100 000 €.
Va falloir qu'elle fasse un effort pour valoriser son image, Nabilla disait gagner 100 000 € par mois en 2015.
Elle est petite joueuse à ce tarif : si on compte une quarantaine d'émission par an, ça lui fait dans les 72000 €, alors que 25,45% des avocats sont à plus de 100 000 €.

Il conviendrait de rapporter cela au temps de travail effectif qu'elle consacre à préparer ses interventions télévisées.

Je suppose que l'argent de Bolloré lui laisse pas mal de temps libre pour faire la porte-parole de Mélenchon.

Il conviendrait de rapporter cela au temps de travail effectif qu'elle consacre à préparer ses interventions télévisées.


Ou arrêter de donner crédit à cet argumentaire idiot selon lequel un vrai gauchiste aurait le devoir d'être mal payé sinon, ça prouve que c'est un traître, un bobo, un membre de la gauche caviar.

Ca me fait marrer de voir des gens de droite (en tout cas, d'anti-gauche) reprocher à quelqu'un d'être trop payé.
A croire que dans leur tête, il est impossible qu'une femme de gauche soit suffisamment talentueuse pour que sa valeur, mesurée en termes capitalistes, soit élevée. C'est bien connu, les gauchistes, c'est des feignasses incompétants (en plus, ils ne jouent pas au foot), donc la seule explication imaginable pour justifier un gros salaire, c'est que ce salaire soit une corruption cachée.

Je croyais que c'était pas bien d'être à ce point suspicieux de l'argent, que c'était archaïque de ne voir dans l'argent qu'un vecteur de corruption alors que ce n'est que le fluide de l'économie...

Sérieux, les droiteux, vous voulez pas faire un effort minimal pour les contradictions béantes et les variations géométriques de vos principes ne soient pas visibles par une taupe située de l'autre coté de l'Atlantique ?
Vous êtes un peu à côté de la question, là.
Le problème n'est pas vraiment "combien elle est payée", mais plutôt "d'où vient l'argent qui rémunère ses services".
En l’occurrence, l'argent vient de Bolloré.
Mais on peut considérer (c'est peut-être votre cas ?) que l'argent n'a pas d'odeur et qu'il n'y a pas d'argent sale...
Dire que certains utilisent l'argent de Vilgrain.
Vous vous rendez compte Tigi?

A qui, mais à qui donc peut-on se fier?

La semaine fut-elle bonne, cher Tigi?

La Catalogne sera-t-elle républicaine...avec l'argent odieux et presque sale de ces touristes venant profiter du climat? Ces rouges ne seront jamais fréquentables.
Etes-vous allé à Barcelone?
Dire que certains utilisent l'argent de Vilgrain.
Vous vous rendez compte Tigi?

Oui, très bien.
Ce sont d'ailleurs les mêmes.

http://survie.org/billets-d-afrique/2011/198-janvier-2011/article/bollore-vilgrain-la-terre-la-sueur

Le problème n'est pas vraiment "combien elle est payée",



ça lui fait dans les 72000 €, alors que 25,45% des avocats sont à plus de 100 000 €


Euh... Comment dire ?

Mais on peut considérer (c'est peut-être votre cas ?) que l'argent n'a pas d'odeur et qu'il n'y a pas d'argent sale...


Sinon, sur le fond, j'ai déjà expliqué mon opinion :

1) L'argumentaire " Dans l'Entreprise, le patronat exige une soumission intellectuelle totale des subordonnés, donc le fait que Rachel Garrido bosse indirectement chez Bolloré suffit à prouver qu'elle est corrompue" n'est pas convaincant. Il n'est pas convaincant parce que la prémisse est délirante, elle n'est qu'une idéologie de la servilité diffusée par des DRH qui ont intérêt à ce que les gens croient ça, par des serviles qui veulent donner des gages et par des dupes.

2) L'argument de l'incohérence ne me paraît pas plus convaincant. En fait, surtout, ça me paraît être un non-argument : quand bien même c'est une bizarrerie, tant que ça n'a pas d'impact réel ou raisonnablement soupçonnable sur son activité politique, ça me paraît être une bizarrerie isolée. On verra bien si une vraie situation de conflit d'intérêts ou semblablement gênante émerge : j'ai pas plus que ça foi en sa sincérité politique, juste j'estime qu'il en faut plus pour semer le doute.


3) Connaître les intérêts financiers des gens peut être une certaine boussole. Mais là, à ce que je comprends, c'est plutôt mineur dans ses revenus. Mais j'en sais rien, en fait.
Il me semble simplement que lui reprocher de toucher de " l'argent de Bolloré " comme s'il s'agissait d'argent presque criminel est excessif : à ce compte là, je vois pas très bien où est l'argent propre.
surement de la même façon que Mélenchon parle de la politique libérale de Mitterand..
1. Les profs, du moins les profs de l'éducation nationale, payent leur bouffe et leurs factures avec leur métier de prof. Donc déjà, c'est une raison suffisante pour ne pas faire de comparaison entre Garrido sur C8 et un prof à l'EN. Ca n'a strictement rien à voir.

2. Même remarque pour les salariés en désaccord avec la direction. Quand les salariés sont là pour payer leur bouffe et leur facture, la direction se fout royalement des opinions du petit personnel. Par contre, oui, quand le salarié est payé plus de 20€ par heure, la direction attend de celui-ci qu'il embrasse pleinement et avec zèle la stratégie de l'entreprise. Je vous souhaite bienvenue dans le réel du monde de l'entreprise :-)

3. Etre invité, c'est rester étranger. Au mieux on pose des exigences, au pire on cautionne le dispositif. Un invité n'a pas toujours le choix de son invitation, ni même parfois la liberté de la refuser. Etre chroniqueur, c'est faire partie intégrante du système. Y participer volontairement et sans nécessité. Si Méluche candidate à Nouvelle Star, Garrido, elle, perçoit un salaire pour y être jury. Elle est là, entre autre, la différence entre invité et salarié.

Dans l'absolu, ça peut tout à fait se comprendre de vouloir porter haut les idées de la FI. En pratique, parce-qu'il s'agit de C8, de Bolloré, et d'Ardisson, c'est aller exactement dans le sens inverse des idées de la FI sur les médias. Et offrir aux détracteurs de la FI une excellente raison de se marrer en pointant du doigt l'hypocrisie des contestataires.

FI: "Non à Bolloré"
Garrido: "Par ici la bonne soupe !".

Par contre, oui, quand le salarié est payé plus de 20€ par heure, la direction attend de celui-ci qu'il embrasse pleinement et avec zèle la stratégie de l'entreprise.


J'ai déjà été payé 50e de l'heure et on ne m'a pas du tout demandé d'«embrasse(r) pleinement et avec zèle la stratégie de l'entreprise». On exigeait de moi la loyauté qui est exigée de tout salarié, on ne m'a jamais demandé plus.


Et offrir aux détracteurs de la FI une excellente raison de se marrer en pointant du doigt l'hypocrisie des contestataires.


Donc vous reprochez à Mme Garrido le fait que VOUS persifliez. Elle porterait la responsabilité de VOS actes.

On dirait le discours d'une brute qui frappe sa femme et explique qu'elle l'a bien cherché, qu'elle devait bien savoir qu'avec tel comportement, elle susciterait de la violence.
On exigeait de moi la loyauté qui est exigée de tout salarié.

C'est la même chose vue d'un angle différent.
Non, ce n'est pas la même chose. On me demandait d'accepter de travailler (en l'occurrence enseigner) et, implicitement, de ne pas faire fuir les clients en les insultant...

La seule différence avec la femme de ménage est la nature de la tâche que je devais effectuer et la rétribution que je touchais.


Vous prétendiez qu'on exige forcément beaucoup plus de loyauté à une personne relativement bien payée qu'à un SMICARD.
Et bien ce n'est pas vrai, c'est tout.

Saviez-vous qu'Arlette Laguiller, à la fin de sa carrière, n'était pas une simple guichetière de banque avait avait un poste de cadre au Crédit Lyonnais (je ne le savais pas avant de le lire hier dans wikipedia) ? Et bien ça ne l'a pas empêchée de rester la figure de LO, ni de faire de l'action syndicale.
Avec un poste de cadre, elle était probablement pas au SMIC (et accessoirement, Mme Laguiller avait probablement d'autres options de carrière aussi).
Vous le dites vous-même: Laguiller au Crédit Lyonnais c'est une carrière professionnelle. Garrido sur C8, c'est un extra. Votre raisonnement part du principe que cette activité rémunérée constitue son métier.

Garrido sur C8, c'est un extra.


Vous focalisez l'attention sur un détail pour faire croire que ce que vous dites est subtil mais vous vous contentez de constats triviaux en sous-entendant fortement qu'ils ont une valeur argumentative que seul un débile ne percevrait pas.

Comme je ne suis pas impressionné, je vous réponds : ce constat ne change absolument rien à notre débat.

Au passage, je trouve que vous êtes particulièrement bien renseigné sur les finances personnelles de Mme Garrido. Pouvez-vous nous communiquez vos sources d'informations ?
Ou alors c'est juste du pifomètre et, quand vous affirmez quelque chose, on peut aussi bien se contenter d'affirmer le contraire...

Donc allons-y, affirmons gratuitement : non ce n'est pas un extra et Mme Garrido a un besoin impérieux de cet argent pour des raisons personnelles que je ne peux pas dévoiler sans porter atteinte à sa vie privée.



Votre raisonnement part du principe que cette activité rémunérée constitue son métier.


Non. Mon raisonnement ne part pas de ce principe.
Elle est avocate, a publié un bouquin, son mari est député, et ils sont logés en HLM (mais rien d'illégal, vous pensez...). Ca va, les factures ne sont pas trop difficiles à payer :-)
Patience, bientôt la déclaration d’intérêts et d’activités de Corbières sera en ligne, de quoi spéculer sur son patrimoine et ses revenus, et peut-être même déposer un recours si ils sont vraiment en HLM et que ceux-ci ne respecteraient pas la loi (ah, la jouissance du justicier...).

D'ailleurs, j'ai jeté un oeil aux exigences : surloyer si on a des revenus dépassant de 20% un plafond et possibilité de perdre le droit de rester si, à partir de 2018, on dépasse de 150% le plafond pendant 2 ans puis 18 mois de délai ensuite pour partir avec interruption de la procédure si les revenus baissent durant cette période. Ca s'est durci, avant c'était 2 fois le plafond et délai de 3 ans mais ouf ! pas jetés dans un ghetto de riche du jour au lendemain.
D'après cette page, si j'ai bien compris, le plafond est à 34 593 €/an pour 2 personnes, ça fait du revenu à 5765,5 €/mois pour faire les 200% et 4324,12 € pour les 150%.
Allez, pour qui veuille s'en réjouir, si ils sont vraiment en HLM, ils n'y resteront pas semble-t-il. Par contre, va peut-être falloir capitaliser pour anticiper l'éventuel retour à des revenus d'avant.

Elle est avocate, a publié un bouquin, son mari est député, et ils sont logés en HLM (mais rien d'illégal, vous pensez...). Ca va, les factures ne sont pas trop difficiles à payer :-)


Vous confirmez que vous n'en savez rien puisque, si vous aviez des éléments plus précis que ceux-là, vous n'en feriez pas rétention. Vous auriez mieux fait de ne pas répondre, on aurait pu croire que vous aviez des infos maintenant, on sait que vous n'en avez pas.

Donc primo : vous ne savez pas combien sa profession d'avocat lui rapporte, je rappelle que c'est une profession dans laquelle les inégalités sont prononcées. Vous ne savez pas si le bouquin qu'elle a publié lui a rapporté plutôt que coûté de l'argent.
Son mari est certes député mais ce n'est pas elle. Elle n'est pas son mari. Mais bon, c'est une bonne femme, elle pourrait avoir la décence se faire entretenir... Etre logé en HLM justifie que le loyer est plutôt bas mais n'annule pas les autres factures.

Et deuxio: vous ne savez rien de sa biographie alors que la vie est pleine de mauvaises surprises. Vous ne savez pas si, par exemple, son cousin est en grande détresse financière et lui demande telle quantité de pognon tous les mois, ou si elle ne serait pas endettée jusqu'au cou ou ...


Ce qui est affirmé sans preuve peut être contesté sans preuve : vous prétendez que Mme Garrido a déjà couvert toutes ses dépenses et que bosser chez Ardisson ne peut servir qu'à acheter du caviar de meilleure qualité.
Je vous retorque qu'elle est dans la dèche alors que personne ne le sait et qu'elle ne souhaite pas partager son infortune et que bosser chez Ardisson lui permet de sortir de cette dèche.

Voilà, affirmation gratuite contre affirmation gratuite.
Elle est avocate en exercice, et notamment pour Méluche. Si vous dites qu'elle est dans la dèche, alors vous insinuez que Méluche ne la paye pas comme il se doit.
Je vois surtout que vous n'en savez rien puisque vous en êtes réduit à poser une fausse alternative conçue pour pouvoir vous permettre de dauber la FI quelque soit l'issue choisie.

Maintenant, voyons : Mélenchon n'a quand même des procès quotidien, donc même son avocate attitrée, si elle n'a pas d'autre activité, devrait être dans la dèche.
vous "savez" qu'elle est à la dèche?
vous connaissez ses revenus?

non, donc vous n'en savez pas plus.
Non, je n'en sais rien. Si la chose est flagrante, c'est parce que j'ai fait exprès de parler sans rien savoir et fait exprès que cela soit visible. Afin de dénoncer la même chose chez mon interlocuteur.
Je pensais que c'était compréhensible, je l'ai même dit explicitement deux messages plus haut.

Parce que bon, un dialogue avec une personne qui peut raconter n'imp sans avoir à se justifier et une autre personne qui s'impose de la rigueur intellectuelle est un dialogue inégal qui tournera au profit du malhonnête. En effet, les idiots et les feignasses intellectuelles, quand ils voient un désaccord, ils coupent la poire en deux et donc ces idiots, devant un désaccord entre un malhonnête et un honnête, optent pour une demi injustice.
Donc moi, face à un malhonnête, je préfère adopter la malhonnêteté symétrique mais avec un effort d'honnêteté dans la malhonnêteté, effort consistant à montrer que je ne pense pas ce que je dis.


En l'occurence, c'est "Le Chien" qui prétend que, de son activité chez Ardisson, Mme Garrido ne retirera que du luxe, du caviar plus noir, plus de voyages aux Bahamas et des bijoux plus brillants (si vous me pardonnez ma reformulation). La vérité est que nous n'en savons rien.

Mais comme je veux pas que le bilan d'une personne qui prétend "on sait que oui", et d'une personne qui dit "on ne sait pas" soit "on sait pas trop mais ça penche vers le oui" ; et bien je fais semblant de savoir que non, histoire que le barycentre soit déplacé à sa vraie place à savoir "On ne sait pas".
Mais Jeanbat se fout de ce type d'explications.
Jeanbat a des sentiments.
c'est méchant.
Ben ouais.
Mais le sus-cité Jeanbat vous expliquera en long en large et en travers que je sue la haine de mon prochain par tous les pores de ma peau.

Il faut bien que je reste à la hauteur de ma réputation.
que vous me prêtiez des sentiment me va tout à fait.
mais ce qui me fait dire que la haine guide vos écrits, ce n'est pas mes sentiments, ce sont certain de vos écrits.
"Vous me rappelez septembre 1973 au Chili. "

si ce n'est pas un message haineux, qu'est ce d'autre?

no coment?
si, comment;
il y a deux "m" à comment
Bonne soirée.
et voila, toujours le même mépris..
Le mépris , monsieur Jeanbat, c'est comme le respect, ça se mérite.
Je dois rendre hommage à tous les efforts que vous avez faits pour le mériter, ce mépris.
En fait, plus que du mépris, c'est de l'irritation que j'ai envers vous.

Mais comme vous semblez incapable d'essayer de comprendre ce qui ne va pas dans le sens de vos idées, comme je suis moi-même tout à fait inapte à essayer de convaincre un sourd, je crois que nous devrions en rester là.

Libre à vous de me considérer comme un sale con.
Sachez que j'ai à votre endroit plus de compassion que de mépris.

So long.
je ne vois dans votre post que des insultes .

Surtout votre pseudo compassion(jeanbat incapable de comprendre etc etc, oh le pauvre, soyons compatissant devant tant d'inaptitude) pue la haine.
On attend demain que vous soyez plus "calme" ?
Non, je n'en sais rien. Si la chose est flagrante, c'est parce que j'ai fait exprès de parler sans rien savoir et fait exprès que cela soit visible. Afin de dénoncer la même chose chez mon interlocuteur.
Je pensais que c'était compréhensible, je l'ai même dit explicitement deux messages plus haut.


oui oui, c'est sure
c'est limpide c'est flagrant:

Dans le doute, explicitons : Sandy indique que reprocher à une personne d'être employé par un capitaliste n'est pas un reproche que l'on fait normalement aux gens. Vous vous demandez pourquoi Rachel Garrido bosse chez Ardisson ? Parce que, comme le commun des mortels, elle n'est pas rentière et doit don louer sa force de travail pour obtenir un salaire qui lui permettra d'acheter sa bouffe et payer ses factures. C'est pas comme si il fallait un niveau BAC+15 pour comprendre ce raisonnement.


moi j'appelle ça une affirmation péremptoire.

moi j'appelle ça une affirmation péremptoire.



Si vous le dites...
Au passage, vous avez affirmé pas mal de choses qui ont été contestées et, pour dissimuler ce fait, vous passez onctueusement à la suite, quitte à répéter plus tard les éléments qui ont été réfutés.


Alors reprenons :

* contrairement à ce que vous dites, on n'a pas un devoir de forte allégeance dès lors qu'on est payé plus que deux fois le SMIC.
* contrairement à ce que vous dites, Mme Garrido n'est pas responsable de la pluie de sophismes qui lui tombe dessus. Les sophistes sont responsables de cette pluie de sophismes.
* contrairement à ce que vous dites, mon argumentation ne repose pas sur l'hypothèse que Mme Garrido est mue par la stricte nécessité alimentaire.
* contrairement à ce que vous dites, Mme Garrido n'est pas responsable du règne du buzz et des autres turpitudes de son employeur (ou alors les femmes de ménages de chez Total sont responsables de l'effet de serre... ah oui, j'oubliais, la limite est à deux SMICs... donc tous les employés de Total dont la rémunération horaire dépasse 19.52 par heure sont des salauds de pollueurs). Son employeur en est responsable.
* Contrairement à ce que vous dites, accepter d'être embauché par un employeur qui a déjà été en conflit avec certains de ses salariés n'est pas une façon de cautionner cet employeur. Même si le salaire que vous acceptez est de 19,53 euros de l'heure.
Si accepter un emploi (rémunéré plus que 2 SMICs) est une caution absolue de son employeur alors les fonctionnaires cautionnent la colonisation passée et même Vichy. Ou alors vous allez sortir de votre chapeau que l'on cautionne ce qui a été fait mais seulement dans les N dernières années ?
* contrairement à ce que vous dites, on n'a pas un devoir de forte allégeance dès lors qu'on est payé plus que deux fois le SMIC.

Adhérer aux valeurs et à la stratégie de l'entreprise c'est précisément l'un des critères, si ce n'est le critère le plus important du recrutement. Les compétences sèches sont moins importantes que d'incarner l'esprit de la boîte et la faculté d'intégrer et mener les équipes. Corporatisme ou loyauté, appelez ça comme bon vous semble. On n'est pas cadre chez Danone en amenant ses petites faisselles de producteur local à la cantoche. Que les choses soient claires: c'est pas écrit dans le règlement intérieur, mais c'est comme ça.

* contrairement à ce que vous dites, Mme Garrido n'est pas responsable de la pluie de sophismes qui lui tombe dessus. Les sophistes sont responsables de cette pluie de sophismes.

Garrido est responsable de ses actes. Et ses actes sont en totale contradiction avec l'Avenir en commun et son livret thématique La révolution citoyenne dans les médias dont elle est porte-parole.

* contrairement à ce que vous dites, mon argumentation ne repose pas sur l'hypothèse que Mme Garrido est mue par la stricte nécessité alimentaire.

Vous répétez à l'envie que cette activité rémunérée par Bolloré est un travail comme un autre, ne cessant de faire des parallèles ici avec les profs de l'EN, là avec la carrière pleine et entière de Laguiller au Crédit Lyonnais, et en dessous vous allez jusqu'à évoquer les femmes de ménage chez Total. Les exemples que vous citez, les illustrations dont vous vous servez sont des jobs à plein temps qui servent de gagne-pain au quotidien. Reprenez votre argumentation en faisant le parallèle plutôt avec les conférences de Sarkozy, ou les ménages de Christine Ockrent, et vous vous rapprocherez un peu plus justement de la réalité de ces chroniques.

* contrairement à ce que vous dites, Mme Garrido n'est pas responsable du règne du buzz et des autres turpitudes de son employeur (ou alors les femmes de ménages de chez Total sont responsables de l'effet de serre... ah oui, j'oubliais, la limite est à deux SMICs... donc tous les employés de Total dont la rémunération horaire dépasse 19.52 par heure sont des salauds de pollueurs). Son employeur en est responsable.

Et son employeur est une cible nominative du mouvement dont elle est la porte-parole. Non, Garrido n'est pas une salariée comme une autre: elle est porte-parole de la FI. Non Bolloré n'est pas un employeur comme un autre: il est explicitement mis en cause par les publications de la FI. Encore une fois, Garrido est responsable de ses actes: elle n'est pas mue par l'impérieuse nécessité alimentaire. En d'autres mots, non, elle n'est pas victime de sa situation, et non, elle ne la subit pas. C'est un choix volontaire et personnel de sa part que d'aller servir les intérêts de Bolloré alors même qu'il est désigné comme adversaire idéologique par le mouvement politique dont elle le porte-parole.


* Contrairement à ce que vous dites, accepter d'être embauché par un employeur qui a déjà été en conflit avec certains de ses salariés n'est pas une façon de cautionner cet employeur. Même si le salaire que vous acceptez est de 19,53 euros de l'heure.

Il ne s'agit pas d'un simple petit conflit entre Bolloré et "certains de ses salariés". Il s'agissait de la plus longue grève dans l'histoire des chaînes privées. Les revendications portaient d'une part sur les conditions de travail, et d'autre part sur la ligne éditoriale de Bolloré. Ca parlait d'indépendance des journalistes, d'éthique, et de déontologie. Ce sont en ces termes que la FI relate dans son livret thématique ce petit "conflit avec certains de ses salariés". Un tiers des salariés se sont barrés et précisons que pour eux il s'agissait véritablement de leur gagne-pain, de leur métier à temps plein, pas d'une chronique en extra le WE. Et précisons également qu'ils se sont barrés alors qu'ils sont loin d'êtres des insoumis de "la vraie gauche" qui donnent des leçons de morale faites ce que je dis mais pas ce que je fais...

Adhérer aux valeurs et à la stratégie de l'entreprise c'est précisément l'un des critères, si ce n'est le critère le plus important du recrutement.





Non. Juste non.

Je pourrais développer pour la 50è fois mais au bout d'un moment, j'en ai marre donc je renvoie à mes messages précédents.

Donc voilà, je me contente de dire que non, il n'est pas vrai qu'une telle exigence est posée pour 100% des recrutements.
Maintenant, si vous concédez qu'au moins 5% des recrutements échappent à cette règle, vous n'avez pas d'autre choix que de reconnaître que vous ne savez pas si Mme Garrido fait partie de ces 5% (et non, ça ne rend pas la chose probable à 5% parce qu'on peut postuler que Mme Garrido a activement cherché à faire partie de ce 5%).



Et son employeur est une cible nominative du mouvement dont elle est la porte-parole. Non, Garrido n'est pas une salariée comme une autre: elle est porte-parole de la FI.


Il n'y a aucune espèce de contradiction entre vos deux phrases. Je ne vois pas où est la contradiction entre être un salarié comme les autres et être, en dehors de sa vie professionnelle, porte-parole de la FI.


Accessoirement, je ne sais pas ce que c'est qu'un "employé comme les autres". Genre moi, je suis un employé comme les autres ou pas ? De quelles informations auriez-vous besoin pour savoir si oui ou non je suis un employé "comme les autres" ? Mon salaire ? Pour qui je vote ? Quels sont mes loisirs ?


Non Bolloré n'est pas un employeur comme un autre: il est explicitement mis en cause par les publications de la FI.


On voit mal en quoi ça en ferait un employeur "pas comme les autres". Au mieux, ça en fait un employeur qu'on aurait pas deviné a priori.



Garrido est responsable de ses actes. Et ses actes sont en totale contradiction avec l'Avenir en commun et son livret thématique La révolution citoyenne dans les médias dont elle est porte-parole.


Non : ses actes ne sont pas en contradiction avec 'Avenir en commun et son livret thématique La révolution citoyenne dans les médias dont elle est porte-parole.

Parce que se faire recruter ne signifie pas adhérer aux valeurs idéologiques de son employeur. Ca signifie recevoir un salaire en contrepartie d'une tâche bien précise.


Vous répétez à l'envie que cette activité rémunérée par Bolloré est un travail comme un autre,


Non : ne serait-ce que parce que je ne sais pas quelle est la définition de "travail comme les autres". Mon travail est-il un travail "comme un autre" ? A quoi le reconnaitriez-vous ?


C'est vous qui prétendez de façon péremptoire que les choses seraient de nature différente, en appuyant vos propos sur les fantasmes que vous vous faites quant à sa rémunération.

Donc non seulement vous n'en savez rien mais en plus, vous échouez à nous dire en quoi le fait que vous prétendiez que Mme Garrido pourrait se nourrir avec ses autres activités serait un motif pour critiquer ce qu'elle fait.


Plus exactement, je dis que ce que fait Mme Garrido est normal dans une société capitaliste (même si on a des opinions anticapitalistes &) et vous faites semblant de croire que je dis qu'elle n'a pas le choix, parce que ça vous offre une contradiction facile en expliquant que sisi, elle a le choix.

&: au même titre qu'il n'y a pas de contradiction à être député royaliste (il y en a très longtemps eu) ; qu'il n'y a pas de contradiction à être pro FrExit (ou pro Brexit, ou pro Grexit...) et député européen (il y en a) ; qu'il n'y a pas de contradiction entre être un patron (d'une PME par exemple) et communiste (Jean Jaurès était le patron d'une entreprise de presse appelée l'Humanité) ; être favorable aux 32h et faire des heures sup (ça vaut ce que ça vaut mais c'est mon cas)...

Non, mon argument n'est pas que Mme Garrido n'a pas le choix, je dis que ce qu'elle fait est normal dans une société capitaliste (qu'elle ait le choix ou non) et qu'on reconnaît l'hypocrisie de ceux qui critiquent aux variations géométriques de leurs principes.
Je répète alors une question que je vous ai posée : parmi vos amis, est-ce que vous faites le tri entre ceux qui bossent pour le grand Kapital et ceux qui bossent pour l'Etat ? Avez-vous coupé tout contact avec ceux des membres de votre famille qui ne sont pas ou fonctionnaires ou SMICards ? Si on regarde l'historique de vos messages, observera-t-on que vous avez déjà porté une critique similaire à un membre éminent du PS, de LR ou de LREM ?
Si la réponse est non, cela prouve que vous avez d'abord décidé que Mme Garrido était méprisable et que, seulement ensuite, vous avez cherché de la boue à remuer. Si vous croyiez vraiment en les principes que vous feignez d'avoir aujourd'hui, ces principes auraient d'autres conséquences que l'on pourrait observer.

Ou alors vous allez dire que c'est pas pareil parce que êtes pas anticapitaliste. Du coup, votre argument revient à dire que les gauchistes devraient tous élever des chèvres dans le Larzac s'ils ne veulent pas être taxés d'inconsistance.

Je propose moi aux anticapitalistes de faire ce qu'ils peuvent dans ce monde pourri et de crier "Mort aux cons" à ceux qui les tancent : c'est pas comme s'ils se situaient dans le cadre d'un débat intellectuel allant dans le fond des choses, ils sont en train de surinterprêter un événement complètement mineur dans le but de diffamer.



Il ne s'agit pas d'un simple petit conflit entre Bolloré et "certains de ses salariés".


Ca tombe bien, je n'ai pas prétendu qu'il s'agissait d'un petit conflit.

Je répète alors ce que j'en disais : accepter d'être recruté par un employeur ne signifie que l'on cautionne tout ce qu'il a pu faire par le passé. Ou alors les fonctionnaires d'aujourd'hui cautionnent le colonialisme et Vichy ; précisons, à ceux qui auraient du mal que Vichy, c'est pas vraiment un "petit conflit" (ou un détail de l'Histoire).
Remarque : je crois comprendre pourquoi vous dites "C'est pas un travail/employeur/raton laveur comme les autres".

Il s'agit de rejeter sans les examiner les arguments comparatifs : on vous fait une comparaison et hop "c'est pas comme les autres" et ça repart.

C'est commode.
La base de la base d'une lettre de candidature pour un poste à 10€ de l'heure, c'est 3 parties: je, vous, nous. Le but du jeu est de trouver des intérêts communs. Au pire, ça s'apprend à Pôle Emploi même si on n'a plus de dents.

Dans le privé, aujourd'hui, à partir de 20€ de l'heure, ce qui est attendu dans 100% des recrutements, c'est que le candidat montre sa compréhension de la mission, de la stratégie, et des objectifs de l'entreprise. Ce qui est attendu dans 100% des cas, c'est qu'il présente son projet, propose son concours, définisse le cadre de sa propre mission et en quoi, où, quand et comment son travail va permettre à l'entreprise et à l'équipe qu'il compte rejoindre, de concrétiser leurs objectifs.

Un patron qui palpe 2 millions d'euros et qui cherche un ingénieur, se fout royalement que vous soyez un petit génie de l'identité d'Euler. Une des premières choses qu'il va regarder dans votre CV, c'est votre pratique du sport co', avec une préférence prononcée pour le foot et le rugby. Bonne santé, bronzé, et modérément souriant. Il s'assure évidemment que vous connaissez vos identités remarquables, mais plus que les compétences sèches, c'est avant tout la faculté de ramer synchro qui est déterminante.

Il n'est pas là pour soigner vos états d'âme de diva talentueuse, votre syndrome d'asperger, et encore moins pour faire de vous son pote. D'ailleurs, les lécheurs de botte sont généralement aussi vite écartés que les excentriques. Il ne compte certainement pas non plus sur votre "loyauté": il anticipe vos intérêts. Je vous concède tout ce que vous voulez: vos 5%, votre vote, vos loisirs. Mais je suis catégorique sur un point: si Bolloré a pris Garrido c'est qu'il pense, à tort ou à raison, être plus intelligent qu'elle.

Ou plus exactement, puisqu'il n'y a aucune raison qu'il prenne des risques par vanité, avoir un coup d'avance. Parce-qu'en effet, l'état de l'art de la science capitaliste n'est depuis longtemps plus l'apanage des rusés et des sournois, mais plus efficacement de ceux qui contrôlent le domaine des possibles. Et concrètement, Garrido a rejoint l'équipe de JeremStar...

Dans le privé, aujourd'hui, à partir de 20€ de l'heure, ce qui est attendu dans 100% des recrutements, c'est que le candidat montre sa compréhension de la mission, de la stratégie, et des objectifs de l'entreprise


Non. Juste non. Vous dites une contre-vérité. Ce n'est pas vraiment que 100% des recrutements se passent comme ça.

Accessoirement, je constate que vous vous contentez d'affirmer. A aucun moment, vous ne donnez la moindre preuve que cela se passerait comme ça dans 100% des cas.

Oh, bien sûr que cela se passe comme ça quand l'employeur est un requin (c'est souvent le cas, c'est le cas pour Bolloré) et que l'employé est servile comme un clébard (sans vous offenser) pour accepter sans broncher (c'est souvent le cas mais il est permis de douter que ce soit le cas de Mme Garrido). Autrement dit, je vous concède que ça se passe comme ça dans, selon mon pifomètre, 75% des cas.

Mais vous prétendez que la chose serait incontournable : personnellement, je sais que c'est faux parce que j'ai réussi à le contourner (sans particulièrement essayer, qui plus est). Alors, certes, mon cas n'est pas glorieux parce qu'il y avait du piston (aurais-je été recruté sinon ? je n'en sais rien) mais je n'ai certainement pas dû prêter un serment à la gloire de mon patron et de mon entreprise. Il ne m'a pas été demandé de cotiser à l'UMP, de faire un don au MEDEF, d'écrire une ode au libéralisme économique, de jeter des fléchettes sur un portrait de Mélenchon...
Il m'a seulement été demandé d'enseigner des mathématiques de telle heure à telle heure auprès des personnes qui se présenteraient dans ma salle ; ni plus ni moins.
La seule "compromission" que j'ai dû accepter était de tolérer que mon enseignement bénéficie à ceux qui en avaient les moyens ; mais personne ne m'a demandé que cet état de fait me rende jovial.


Alors certes, c'est un témoignage, donc vous ne pouvez pas vérifier que je ne mens pas. Mais à mon avis, des mecs comme moi, on en trouve : c'est d'ailleurs assez facile, allez chercher les syndicalistes (non jaunes) d'une grande entreprise, il est probable qu'ils n'aient pas accepté de complètement laver leur cerveau. Par exemple, prenez les mecs de la CGT-Total ; de FO-Véolia ... je pense que vous trouverez facilement une personne qui ne vouera pas un culte au très saint patronnat et qui serait payée plus que 20euros de l'heure ie 2300 euros net par mois.
Ou reprenez le cas d'Arlette Laguiller : lui a-t-on demandé, quand elle devenue cadre, de renoncer à son engagement politique ? Peut-être, allez savoir ! Mais en tout cas, si demande il y a eu, elle n'a pas été d'une redoutable efficacité, c'est le moins que l'on puisse dire.


Tiens, mieux : @si avait interrogé un syndicaliste de chez Orange lors de l'époque noire (révolue ?) des suicides.
Le syndicaliste en question ne se sentait nullement obligé de faire de la rétention des informations qui donnent une mauvaise image d'Orange.




En plus, c'est complètement débile quand on voit les changements de carrière des personnes concernées : alors telle année, l'employé X a les valeurs de Danone (kézako les valeurs de Danone ?) et deux ans plus tard, il se retrouve avec les valeurs de Total (kézako ?), 6 mois plus tard celles de Paris-Ouest Construction, 1 an plus tard celle du Crédit Lyonnais et 2 ans plus tard, à nouveau celles de Total.
Ca n'a aucune espèce de cohérence.



Et quand bien même les patrons "exigeraient" ça : qu'est-ce qui vous prouve que Garrido n'a pas arnaqué Bolloré en toute beauté en lui faisant croire qu'elle avait les valeurs Bolloré alors qu'en fait non.
Racontez-nous donc pourquoi, selon vous, vous ne palpez plus 50€ de l'heure :-)
Non en fait, tout le monde s'en fout.
Parce que j'ai décidé d'arrêter.
En tout cas, rien à voir avec ce que vous tenter de suggérer à savoir que je serais fait virer parce que je n'aurais pas été assez corporate.

Non, juste parce que j'ai décidé d'arrêter.

Désolé mais non, les "lois" du monde professionnel telles que vous les concevez n'ont cours que dans votre tête.


Au bout d'un moment, il existe des métiers dans lesquels une réelle compétence est nécessaire, et le patron qui jouerait à prendre des lèche-boules à la place des compétents finirait par faire faillite ou pire, causer une catastrophe.

Tentons une liste pas du tout exhaustive, dans la finance : analyse quantitative de risque (un lèche boule perdrait le fric) ; dans l'industrie : ingénieur nucléaire (un lèche boule et BOOOM); dans la médecine : chirurgien neurologue (un lèche boule et Gagagagagaaaaaaaaaa); dans la pharmacie : pharmaco-chimiste (un lèche boule et vous fabriquez du poison) ; dans pas mal de secteurs : informaticien (un lèche boule qui fabrique une ordinateur de vol buggé dans un avion et scraaaaaaacccccccccccchhh) ; dans la haute technologie : chercheur (un lèche-boule ne trouvera rien) ; dans le juridique : avocat (prenez un lèche boule et vous allez perdre vos procès, même ceux où vous aviez raison sur le fond) ; dans tous les domaines : comptable (prenez un lèche boule et, faute de savoir ou vous en êtes dans vos comptes, vous engagez des dépenses que vous ne pouvez pas couvrir et vous faites faillite)...


A vrai dire, j'aimerais bien savoir quel peut être votre métier pour que votre patron préfère les lèche-boules aux compétents. Inspecteur des travaux finis et achevés ? Concepteur de pub ? Directeur de la comm' ?

Seriez-vous un de ces cadres qui, quelque soit l'heure à laquelle on leur rend visite, ont toujours un bureau parfaitement nickel, pas un papier qui traine, et un ordi dont le seul programme allumé est le navigateur internet ?
mais on parle de journalisme.

lisez "la fabrique du consentement"
regardez "les nouveaux chiens de garde"
"pas vu pas pris"
lisez Lordon et le capitalisme wahou http://www.dailymotion.com/video/xm1k86_frederic-lordon-capitalisme-desir-et-servitude-marx-et-spinoza-part-3_webcam
le phénomène que vous appelez "lèche boule" est expliqué en long en large et en travers.

je pense qu'il n'en est pas question ici .
la seule idéologie de Bolloré, c'est le fric.
si Garrido fait le buzz, Bolloré se frotte les mains et la FI aussi.
Bien qu'idéologiquement opposé, leurs interet ici convergent.

mais on parle de journalisme.


Certes. Il n'en reste pas que dire que Mme Garrido a dû promettre explicitement ou implicitement de prêter allégeance au système Bolloré relève de la spéculation.
[quote=Le Chien]les lécheurs de botte sont généralement aussi vite écartés que les excentriques.
Faites au moins l'effort de faire croire que vous essayez de comprendre ce que j'explique.
Sauf que ce que vous décrivez à coté, c'est aussi un profil de lèche boule.

Je fais avec ce que vous me servez.
Ce que je décris c'est comment on s'inscrit dans un projet professionnel. Et ce n'est pas par flagornerie.
Votre vision du salariat relève de l'esclavagisme (rassurez vous, vous n'êtes pas seul). Il apparait en effet que dans votre tete, etre employé signifie obéir, faire allégeance, se soumettre jusque dans ses propres pensées à celles du maître, du patron. Consciemment ou inconsciemment. C'est en effet ce à quoi rêvent les patrons. C'est malheureusement contradictoire avec les valeurs pronées pour justifier fallacieusement tout et n'importe quoi (et surtout, n'importe quoi) : la liberté, la justice, l'égalité, etc.

Alors, si vous avez raison, allez jusqu'au bout: il faut abolir le salariat pour libérer les gens. Il faut donc partager les richesses et les moyens de produire la richesse. Il faut donc laisser la parole à ceux qui luttent pour cela ((meme s'ils doivent subvertir le système en utilisant le système). Dans le cas contraire (les gens sont libres malgré leur employeur), alors vous ne pouvez le reprocher à Garrido. Dans tous les cas, votre reproche est donc infondé. CQFD
Vous avez déjà vu quelqu'un réussir à "subvertir le système en utilisant le système" ?
Vous avez des exemples ?
Vous avez déjà vu quelqu'un subvertir le système sans utiliser le système ?
Vous avez des exemples ?

(à question stupide, réponse stupide, je me mets à votre niveau)
vous avez déjà vu quelqu'un réussir?
Je vous invite à vous plonger dans ce que j'écris plutôt que dans ma tête. Vous éviteriez de vous faire de fausses idées, d'écrire n'importe quoi à mon égard, et de vous faire des noeuds au cerveau.

Le salariat est une relation de subordination contractuelle régie par le code du travail. Pour un job alimentaire, ce qui importe ce sont les compétences sèches et les qualités telles que ponctualité, et fiabilité.

On demande au raboteur de raboter, au professeur de professer, et d'être à leur poste de travail quand on leur demande, et ce, dans le respect du code du travail.

Pour les postes plus haut dans la hiérarchie (et je n'ai pas dit plus "importants") où, concrètement, vous êtes amené à prendre des décisions, il est expressément demandé de comprendre la stratégie et les objectifs de l'entreprise. Précisément parce-que vos décisions doivent concourir à la réalisation de ces objectifs et s'inscrire dans cette stratégie.

Prenons deux menuiseries pour exemple. La première affiche des valeurs d'authenticité et de qualité, sort du meuble de luxe, est distribuée dans 3 capitales européennes. Elle se veut la référence du meuble design. La deuxième affiche des valeurs de proximité et d'accessibilité, sort du meuble facile à monter, pas cher, est distribuée dans toutes les villes de France de plus de 30000 habitants, et se veut leader français en volume et en valeur du tiroir fonctionnel.

Un candidat raboteur se pointe. Il se targue d'être perfectionniste et d'avoir passé 72 heures sur un barreau de chaise. Un autre se vante d'en faire 72 en une heure. Vous les envoyez chacun vers quelle menuiserie ?

Bravo, [s] vous êtes un esclavagiste, vendu, avant prêté allégeance[/s] vous vous êtes approprié la stratégie et les objectifs de ces entreprises.
Dans votre historiette remplacer candidat raboteur par candidat professeur, remplacer barreau de chaise par élève, remplacer menuiserie par école.

Qu'en pensez vous?

Et repenser à cette autre historiette de Péguy bien connue concernant la fabrication d'un barreau de chaise.(Ch. Peguy, La mystique républicaine; Edition de l'Herne, 2015, p66)
J'ai écrit professeur, à côté de raboteur, pour vous aider à faire le parallèle. Pourquoi dès lors m'interpeler là-dessus, et non sur infirmier, policier, postier, cheminot, secrétaire, journaliste ?

Péguy est une source d'inspiration précieuse pour les équipes marketing et les managers des entreprises de menuiserie et du BTP.
Le monde de l'entreprise se nourrit tant et tant d'allégories et de paraboles au sujet des bâtisseurs de cathédrale.

Travail pénible, difficile, et long des tailleurs de pierre oeuvrant collectivement vers un idéal, et mus par le goût du travail bien fait et la foi en l'oeuvre collective, avec des techniques avancées pour l'époque: vous avez là tous les ingrédients du management social: motivation, qualité, réalisation de soi, courage, travail d'équipe, grande réalisation, résultats tangibles, etc.
"Pour les postes plus haut dans la hiérarchie"

parce que chroniqueur 5min chez ardisson c'est un poste "plus haut dans la hierarchie" ... ?

En l'occurrence, la boite qui emploie garrido (qui n'est pas bolloré, au passage) a sa stratégie -certainement liée au fait que les insoumis sont bankable mediatiquement parlant - grace à leur propre stratégie. Garrido a sa stratégie, et les insoumis ont leur stratégie. Il se trouve qu'il y a une convergence d'interet: La boite fera de l'audience, donc de l'argent, Garrido fera de l'argent et pourra passer un message politique, les insoumis seront mediatiquement présents. Donc ça se fait. En l'occurrence, il n'y a pas meilleure possibilité pour Garrido. Donc elle a raison de le faire.

Non, en fait, tout ce blabla parce que ça vous emmerde qu'une voix dissonante (voire dissidente) puisse se faire entendre. Une voix qui pourrait aller à l'encontre de vos interets (de classe), et éveiller des consciences, voila ce contre quoi vous essayez de vous débattre. La mauvaise foi aidant, n'importe quel argument foireux serait employé. Si elle écrivait un livre, elle serait accusée de se soumettre au monde capitaliste de l'édition, en plus en utilisant de l'encre qui est très polluante - scandale, en fait les insoumis ne sont pas contre la pollution ! Mais bon, des livres yen a trop pour que ça ne soit pas insignifiant. Par contre, des éditocrates de gauche, voila une rareté, une anomalie qu'il faut à tout prix éviter !

Car que voulez vous, la politique actuelle (de masse) ça passe par les médias (de masse),qui sont contrôlés par les capitalistes. Il n'y a donc pas le choix. Mais tout est bon pour cracher sur la france insoumise. Quoi qu'ils fassent, la mauvaise foi est sans limites. On trouvera toujours un truc à leur reprocher. L'important est juste de salir, pour noyer le message sous un torrent de boue. Minable.
Vous mettez le doigt dessus: la porte-parole d'un mouvement politique a une stratégie qui n'est pas celle du mouvement qu'elle représente.
Ou alors, sur le fait que la porte parole de la FI a une vie personnelle et n'est pas une ascète.
Si sa vie personnelle n'est pas compatible avec sa fonction, elle démissionne.