48
Commentaires

Comment la "moitié de la presse" française a perdu ses abonnés

Une panne technique et pas de sauvegarde : dimanche 19 juin 2016, le prestataire d’abonnements du Figaro, de Libération, des Echos, du Point, de Marianne, de l'Express ou de Valeurs Actuelles, Groupe GLI, a "perdu" les bases contenant les coordonnées de leurs abonnés. Si les causes de cette panne ne sont pas encore connues, ses conséquences le sont : impossibilité pour les titres concernés de facturer les abonnés… ou d’en recruter de nouveaux.

Derniers commentaires

hihi bien fait pour eux :)
Euh je m'égare où tous ces titres sont dans la poche de Drahi ?
Peu importe les abonnés, ils n'ont qu'à aller chez SFR ils auront le paquet.

Au fait Altice, ce ne serait pas aussi à Drahi ?
Et en matière de sous-traitance low cost, c'est quand même son credo, non ?
Hahahahaha. "tous les oeufs dans le même panier", pour les journaux comme pour le prestataire.
Autre point : mauvaise analyse des risques : vous avez une faible probabilité que le prestataire perde vos données, mais les conséquences de cette perte seraient catastrophique. Conclusion : vous payez le prix de la redondance. Difficulté : le faire comprendre à vos supérieurs.
Il est toujours réjouissant de voir les incapables, les feignants et les buses se prendre la porte dans le nez !

De plus la plupart de ces sites pourris interdisent l'accès à ceux qui, comme moi, utilisent un bloqueur de publicité !

Je leur souhaite une mort rapide et sans douleur : ces gens ne servent strictement à rien ni à personne ! Qu'ils aillent travailler pour de vrai à l'usine, ils seront enfin utiles à quelque chose !

PG
On frémit d'impatience de connaitre la cause: disque dur mort? Données chiffrées corrompues? Action humaine malveillante? Fause manip? Ransomware? Je parie pour la dernière option.
abonné à ASI je reste et resterai toujours !
C'est rigolo de lire à la fin de l'article que la boite avait fait l'objet d'une procédure de sauvegarde, non ?

ça aurait pu leur donner des idées ...
C'est une blague ? Ou pas ?

Selon mes sources-augures, nous ne somme pas le 1er avril, même peut-être en calendrier nuirdeboutiste.

Si c'est sérieux, c'est sérieux, tendance grave. Dans ce cas, merci d'approfondir !
Les prestas et sous-traitants low-cost, c'est la peste ET le choléra !
Et pas seulement pour l'informatique ; pour les soins, pour le btp, pour l'industrie, etc
Rigolo. Surtout pour les personnes sensées qui ne lisent aucun de ces torche-culs!
Bien fait.
A force de vouloir externaliser pour des clopinettes auprès du moins-disant, voilà ce qui arrive.
L'informatique n'est pas un boulot d'amateurs, ça a un prix si on veut un service sérieux.
Il y a un billet de blog intéressant de Laurent Chemla sur ce sujet https://blogs.mediapart.fr/laurent-chemla/blog/230616/la-petite-arriere-cuisine-de-la-presse
L'externalisation (toujours pour des questions de moindre coût*) est une maladie du capitalisme moderne, dont les premières victimes sont les salariés externalisés (voir ce qui se passe chez les femmes qui nettoient les wagons de Son Excellence Guillaume Pépy).

Pour une fois qu'elle touche des patrons, on va faire des économies de kle.nex.

* Moindre coût qui conduit des médias comme Libé toujours plus bas, voir cet article :

http://misentrop2.canalblog.com/archives/2016/06/11/33946334.html
" une quatrième copie de sauvegarde, pour être tranquilles."
Quand je pense que toutes les conneries que j'ai pu écrire sur les forums sont "irrémédiablement conservées", ça me fout le noir !
Comme je ne suis pas abonné à ces sites, dois-je en conclure que je n'ais rien perdu ?
Au contraire, on va tous recevoir des invitations à s'abonner avec une surenchère de cadeaux "haute technologie" pour chaque souscription. Pour l'instant, la caméra sport et le sac font encore un peu pingre.
C'est vrai que 110€ (au lieu de 297€), avec en prime une "caméra sport WiFi", juste pour savoir ce que nous veut Macron en 2017, c'est du foutage de gueule. Sinon, pour 6 mois, ça coûte que 59€ avec une montre en prime. Comme la base de donnée déconne, je n'ai pas pu vérifier si c'était une Rolex ou une Breitling. J'suis déçu ! ;-)
Je lis « Notre base à nous [...] est gérée en interne [...] : les données sont sauvegardées quotidiennement à trois endroits différents. Suite à cette affaire, nous devrions même ajouter une quatrième copie de sauvegarde, pour être tranquilles. »

Ancien professionnel du secteur pendant près de 30 ans, je me permet quelques remarques.

Multiplier les sauvegardes ne me semble pas être une bonne solution ... cela peut même être contre productif : le moment venu, on ne sait plus où est la bonne sauvegarde et à quelle version elle correspond.
- 2 sauvegardes à 2 endroits éloignés sont à mon avis suffisantes
- des sauvegardes dont la périodicité est à définir : pas assez fréquentes, on peut perdre beaucoup d'informations ; trop fréquentes on peut ne plus avoir trace d'une version non polluée. Le mieux étant souvent une combinaison : par exmple, un ensemble de sauvegardes mensuelles, doublée d'un ensemble de sauvegardes quotidiennes.
- s'assurer périodiquement qu'on est capable d'exploiter les sauvegardes dans un délai acceptable : pas seulement que les données sont lisibles, mais qu'avec les nouvelles versions des logiciels on peut "repartir" suffisamment rapidement. Il n'est pas aberrant de prévoir des logiciels spécifiques pour faciliter le "re-départ" en caqs de crash.
Faire de temps en temps des simulations de "crash" est une judicieuse prudence : le chef dit toujours que ça coûte cher et ne rapporte rien, ce qui est vrai, jusqu'au jour où le crash se produit : c'est là qu'on s'aperçoit que l'investissemnt est hautement rentable.
Prendre conscience que c'est tout le "Système" qui est dans cet état de complexité et de fragilité.
La redondance, c'est bien, mais il faut savoir aussi que ça augmente la complexité et qu'à la fin c'est un type mal payé (pour la plupart) et surchargé qui met la main dans le cambouis tous les jours pour que le bouzin tienne...

Saluons tous ces Héros inconnus qui tous les jours font que les métros fonctionnent, les trains arrivent à l'heure, les flux financiers et alimentaires s'écoulent et ainsi de suite, pour qu'au final de la nourriture se retrouve au bon moment dans nos assiettes...
Parce qu'au final, tout ça n'est que pour ça!
N'est ce pas?
Mettons « presse » entre guillemets, plutôt que la « moitié de la presse ». Ou alors la « moitié de la « presse » », vu qu'on est quand même loin de la moitié.
Cette perte marque un grand tournant dans l'histoire de la presse libre, dans un pays libre.
Il faudra des années pour tout reconstruire, des passes difficiles pour l'indépendance et la pluralité de la presse se profilent.
Et en attendant ce regain de #ID et de RIB, ils vont devoir se contenter (hihi) de leur audience artificielle de « portail pluri-média météo emploi trafic afp conjugaison programme tv politique shopping ».

Attentions à ne pas perdre maintenant les contacts suggérés, lors de la prochaine migration Outlook, et attention aux mails que vous ouvrez, ils pourraient, avec un peu de chance, crypter vos contrats publicitaires. Si tout disparaissait (c'est le moment où jamais!), les confrères que vous citez pourraient s'unir, fermer leurs portails publicitaires construits autour d'articles « AFPréfectoraux » et d'éditos-réac, et monter un portail unique de dépêches AFP.

Ils peuvent essayer de retrouver leur crédibilité en puisant dans les clichés instantanés des cinquante dernières années. Pour certains du moins.

Pleurons tous ensemble pour la presse bourgeoise qui a perdu ses petits bourgeons!
Ne pas sauvegarder des données sensibles...et les perdre !... Encore un bel exemple de l'incompétence des fonctionnaires et de L’État. Ce n'est pas dans une entreprise privée que ça arriverait !
Chai !
Le Figaro, Libération, Les Échos, L’Express, Le Point, Valeurs Actuelles ou encore Marianne, n'ont tout simplement plus accès à la base de coordonnées de leurs abonnés,


1) Ils n'en n'ont de toute façon rien à [s]foutre[/s] faire. Seul compte le nombre de numéros accrédité par l'OJD et qui fera marcher le moulin à brozoufs de la publicité. On va donc repartir sur ce qui était compté hier.

2) Il s'agit sûrement d'un forfait de la cinquième colonne. Celle qui est frustrée chaque fois qu'un article est sur quatre colonnes.
L'origine du potentiel piratage est un bug, non l'inverse !
Abonnez-vous

En vous abonnant, vous contribuez à une information sur les médias indépendante et sans pub.