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Comment Google se paie les médias, et les menace

Il s'appelle "Azerty", comme les premières lettres d'un clavier d'ordinateur, et c'est un publi-magazine de Google inséré dans "l'Obs", "Télérama", "M le Mag", le "Figaro Magazine", le "Parisien" ou le "JDD"... Bien que sur la sellette pour son rôle dans la propagation des fake news, Google consacre ce numéro 5 d'"Azerty"... à la "bonne information", avec la complicité de spécialistes de la désinformation. Contexte : la bataille rangée sur les droits voisins et la régulation des fake news. Décryptage d'une gigantesque opération de com'.

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On peut, comme Rudy Reichstadt, contester l’analogie avec une asso écologiste qui ferait de la pub pour une revue faisant la promotion de Total. Non pas parce Google ferait « partie de la solution », comme le pense Rudy Reichstadt, mais parce qu’on c(...)

La presse et son modèle économique basé sur la pub au détriment des lecteurs est en train d'en payer le prix.

La presse est confrontée à de super-prédateurs qui ne sont même pas dans la réflexion mais dans la conquête du pouvoir à tout prix.

Il n'y a q(...)

C'est dit noir sur blanc dans l'article, mais ça vaut le coup de le répéter et de le souligner : Google est en train de tuer le journalisme. Pas seule, certes, mais cette entreprise est une immense menace sur l'information. 

Et si des vidéastes n(...)

Derniers commentaires

Me voilà d’accord avec l’éditorial de Le Point… soit je vire à droite en vieillissant, soit il se passe quelque chose de grave, [Godwin Alert], qui rappelle les heures les plus sombres de notre histoire (ou plutôt les prédictions les plus sombres du CyberPunk, cf https://www.arretsurimages.net/chroniques/clic-gauche/matrix-resurrections-pour-en-finir-avec-le-cyberpunk)


Ces médias monétisent leur crédibilité. Mais une fois qu'on a vendu sa crédibilité, on ne l'a plus.

Donc il faut être "Un lecteur attentif" pour voir que c'est une pub?


Et bien espéronsque toutes les personnes qui tombent dessus soient attentives alors...

"Débunker des étoiles" a encore une belle marge de progression côté esprit critique. Et on n'est qu'en janvier...

J'adore la fin de l'article :


Conflit d'intérêts : Arrêt sur images est membre fondateur du Spiil, le syndicat des éditeurs de presse numérique, lui-même engagé dans des négociations avec Google à propos des droits voisins.


A quoi sert ce syndicat. Il s'inspire de la Fifa ou du CIO ? Vous partez vaincus si vous vous mettez à négocier.


Sinon, pour celles et ceux qui veulent s'émanciper de Google, il existe des solutions - ce qu'oublie d'évoquer l'article. Comme d'habitude. A@I évoque les problèmes, jamais les alternatives.


Vous trouverez des idées sur le site Framasoft, par exemple : https://framasoft.org/fr/


Dégooglisez votre Internet
trouvez des outils conviviaux

 

Des alternatives éthiques sont possibles.
Démonstration en 5 exemples
.

Je suis abonnée à Télérama, mais quand je reçois avec ce magazine des encarts publicitaires, que ce soit annoncé ou pas, tout part immédiatement dans ma poubelle recyclage ! Pas question de me polluer l'esprit avec !

Google et les médias c’est un peu comme l’écrivait Eva Joly à propos de Juncker, c’est laisser entrer « le loup dans la bergerie »

Quelques remarques un peu dans le désordre après votre riche enquête :

« Au sein des magazines du groupe Le Monde, par exemple, ce supplément pub made in Google a fait l'objet d'un (tout petit) avertissement aux lecteurs dans le sommaire : "Un encart publicitaire est distribué avec votre numéro […]. Il a été intégralement réalisé par les équipes de Google. La rédaction n'a pas participé à cet encart." »

Mais ils ont quand même bien encaissé le pognon

figurent aussi, de manière plus étonnante, les "interviews" de deux fondateurs de médias anti-complot, Conspiracy Watch

On s’étonne que vous soyez encore étonné à propos de Conspiracy watch

Vous auriez pu lire une des chroniques d’O Berruyer sur les crises.fr

https://www.les-crises.fr/rudy-reichstadt-ou-la-denonciation-calomnieuse-de-complotisme-pour-combattre-la-liberte-dexpression/

https://www.les-crises.fr/les-methodes-de-rudy-reichstadt-conspiracy-watch/

 

Là où  on a de quoi s’inquiéter c’est ici :

Ou avec un partenariat de fact-checking de la campagne présidentielle passant par l'AFP, "Objectif désinfox", que Google finance (ni l'AFP ni Google n'ont souhaité communiquer les montants). 

Finalement c’est dans le Point (journal bien à droite) qu’on trouve cet éclair de lucidité

« Google qui "se pique d'expliquer ce qu'est l'information" alors "qu'il est en train de tuer les médias et le journalisme par abus de position dominante". »

 

On peut, comme Rudy Reichstadt, contester l’analogie avec une asso écologiste qui ferait de la pub pour une revue faisant la promotion de Total. Non pas parce Google ferait « partie de la solution », comme le pense Rudy Reichstadt, mais parce qu’on considère que Conspiracy watch fait partie du même problème et mériterait, pour le coup, d’être rebaptisée « complicity watch ».
Que penser de cette association, soutenue par Pierre-André Taguieff, Caroline Fourest et Bernard-Henr Lévy, qui voit du conspirationnisme dès lors que l'on critique les médias. Et que penser de son animateur, qui voit de l'antisémitisme (caché derrière le complotisme) chez tout critique de la politique israélienne vis à vis des Palestiniens ?
L'Observatoire des sondages s'est penché sur une "enquête" de Conspiracy watch.

La presse et son modèle économique basé sur la pub au détriment des lecteurs est en train d'en payer le prix.

La presse est confrontée à de super-prédateurs qui ne sont même pas dans la réflexion mais dans la conquête du pouvoir à tout prix.

Il n'y a que les États qui pourraient agir et limiter leur pouvoir, la puissance publique est faite pour ça, mais ils sont eux-mêmes affaiblis par des décennies de soumission aux prédateurs capitalistes..

Quand les super-prédateurs fondent sur nous, nous avons perdu toute possibilité de les combattre.

Et pour eux, tous les moyens sont bons, récupération, mensonges, manipulations, déversement de leur argent pour brouiller les cartes : ils payent des gens au prix fort pour nous entuber.


Et leur idée de base est que le fait pour un seul de s'enrichir, profite à toute la société. Donc plus les GAFAM seront puissants, plus nous serons tous heureux.

C'est pas beau, ça ?


C'est évidemment un abus, mais tant qu'ils ont l'argent et le pouvoir, pourquoi se poser des questions ?



C'est dit noir sur blanc dans l'article, mais ça vaut le coup de le répéter et de le souligner : Google est en train de tuer le journalisme. Pas seule, certes, mais cette entreprise est une immense menace sur l'information. 

Et si des vidéastes ne sont pas capables de le voir, j'ai des gros doutes sur la réalité de leur esprit critique...

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