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Collusion Trump - Russie : la revanche de Greenwald

Le procureur spécial Robert Mueller a rendu son rapport : il n'a pas de preuves d'une collusion entre l'équipe Trump et la Russie, destinée à faire échouer Hillary Clinton à la dernière élection présidentielle. La presse américaine progressiste, qui y a cru dur comme fer pendant deux ans et demi, est sous le choc. Le journaliste indépendant Glenn Greenwald, qui n'a eu de cesse de critiquer cet unanimisme, triomphe... sans nuances.

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juste au passage, même l'influence des Russes - hors toute collusion avec Trump - est très probablement très largement surestimée. La base de tout ceci est le très friable dossier Steele - dans lequel on retrouve le MI6 et son lot de barbouzes y comp(...)

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Deuxième article qui reprend la fausse équivalence "pas de preuve d'une conspiration pour truquer la campagne où Trump aurait été informé des actions contre Clinton" = "pas de collusion".

Pour rappel "collusion" est un élément de langage martelé par T(...)

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Tout ça, ça doit être un complot russe pour empêcher qu'on découvre le complot russe qui consistait à faire élire le candidat russe à Washington... si si...

Je vais me repeter; mais quand le procureur général Barr; nommé par Trump pour le couvrir sur l'affaire Mueller (en remplacement de Sessions qui refusait de le faire); reconnu pour ses talents pour couvrir les affaires d'état de tous les présidents républicains; décrète "qu'il n'y a pas de collusion"; sur la base d'un rapport que personne n'as lu; tout le monde le reprend sans se poser de question et la bouche en coeur, medias mainstream compris. Le terme "collusion" fait partie du story-telling de Trump; ce n'est pas un terme juridique. Il est dit dans ce résumé en clair "il n'y a pas eu de coordinations entre le comité de campagne de Trump et le gouvernement Russe"; ce qui est crédible; mais c'est une manière de jouer sur les mots puisqu'il y a eu en effet coordination entre des oligarques russes et des proches de Trump.  Le fin mot de l'arnaque est là puisque les pouvoirs accordés à Mueller lui permettent expressement d'enquêter seulement sur les liens entre le comité de campagne de Trump et des membres officiels du gouvernement Russe. ah et l'interference Russe dans les éléctions a été aussi confirmé par le résumé de Barr (qu'on peut lire ici).


en substance:

The Special Counsel’s investigation determined that there were two main Russian efforts to influence the 2016 election.


(je résume en gros ici ce billet de blog qui explique très bien tout ça)

Donc une opération de noyage de poisson politique et institutionnelle très bien menée; une presse toujours aussi paresseuse qui reprend en coeur le story-telling Trumpien évidemment mensonger "je suis blanc comme une collombe; ces vilains démocrates se sont acharnés sur moi; c'est Mueller qui le dit lui même"; et là dessus la maison blanche en rajoute une couche et adresse un courrier aux rédactions de tous les grands médias leur demandant de virer les journalistes qui ont dit du mal de Trump. et en plus l'areopage pro-Poutine et/ou Pro-Trump d'ici et de là bas dee réclamer à cor et à cri la tête de ces méchants journalistes qui ont colporté des vilaines calomnies sur Trump. changez rien.


Je ne sais pas pour les autres médias américains progressistes, mais perso je l'ai vu très régulièrement invité sur Democracy Now! Donc, on n'était quand même pas obligé d'aller sur Fox News pour le voir.

Petit rappel des chiffres pour remettre en perspective la "catastrophique" defaite democrate

Trump : 62 984 828 de voix

Hillary : 65 853 514 de voix


Le systeme Americain est ce qu'il est mais dans presque tous les systemes democratiques du monde Hillary aurait gagne.


Ce système ne gênait pas grand monde jusque-là. Et puis le scrutin majoritaire français aux législatives provoquent les mêmes distorsions...

"faillait pas" truquer les primaires démocrates (cf emails DNC / wikileaks), et laisser Bernie exploser Trump

Pour ce qui est de Greenwald, il a certainement raison sur l'état du parti démocrate, et la manière dont les médias en profitent pour passer sous silence d'autres affaires, qui dérangeraient d'avantage le "deep state".


Après j'ai un peu l'impression que sa colère, à mon avis surtout relative au traitement de Wikileaks, désormais régulièrement présenté comme une "officine russe" par la presse démocrate, qui s'est mise suite à l'affaire des mails à reprendre à 100% le discours de la CIA sur Assange, l'aveugle.


Quant à son envie de rendre une journaliste particulière coupable de ce qui relève (au pire) d'un montage de bourrichon et aveuglement collectif de centaines de journalistes, si ce n'est juste d'une foi excessive en la capacité de Mueller à trouver des preuves d'une entente réelle, ça me semble assez méprisable. 

Deuxième article qui reprend la fausse équivalence "pas de preuve d'une conspiration pour truquer la campagne où Trump aurait été informé des actions contre Clinton" = "pas de collusion".

Pour rappel "collusion" est un élément de langage martelé par Trump lui même et destiné à brouiller la signification de l'enquête, avant d'être maladroitement repris par ses critiques.

La collusion des forces de l'argent avec Macron n'a laissé aucune preuve puisque les comptes de campagne ont été validés

Où est le Greenwald qui se moquera des Ruffin, Plénel, ...

juste au passage, même l'influence des Russes - hors toute collusion avec Trump - est très probablement très largement surestimée. La base de tout ceci est le très friable dossier Steele - dans lequel on retrouve le MI6 et son lot de barbouzes y compris Serguey Skripal qui as maintenant effectivement disparu.
Les rapports sur "les efforts Russes pour influencer la campagne" fait par Google, Twitter et Facebook sont pour le moins risible par les sommes ridiculement faibles investies (quelques milliers de dollars dans une campagne qui se chiffre en milliards). Au total même sur l'influence Russe tout court, c'est plus que maigre !


Mais bon, il fallait absolument aux démocrates une raison autre que leur choix catastrophique d'une candidate qui as cru que la seule présence d'un épouvantail comme Trump en face suffirait à lui assurer une élection.

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