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Chut ! Les Gilets jaunes sauvent la croissance !

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Il fut un temps ou nous avions de ministres et des gouvernants qui avaient une certaine culture économique, une certaine éthique et vu ce qu'était la vie en général voire meme avaient fait de grandes choses (résistants).

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Parce que sinon, le CICE fait aussi du bien aux boîtes qui le touchent (pour 20 milliards, c'est bien le moins)


Justement non, c'est ce qu'explique Romaric Godin.


Donner de l'argent aux ménages modestes, c'est alimenter à coup sûr la consommation, car (...)

La croissance revient ?

Vite, vite, privatisons : https://www.mediapart.fr/journal/france/070319/electricite-vers-le-transfert-de-la-rente-nucleaire-publique-au-prive-0

Ces salauds de Mediapart, ils ont recruté tous les journalistes économiques de Fran(...)

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Saluton @d_schneidermann,


"Le mystère de l'information économique, ce n'est pas Romaric Godin. C'est qu'il y ait si peu de Romaric Godin."

Ce n'est pas un mystère cher Daniel. La sélection des économistes (universitaires) conduit à cela. Quelle étude quantitative de la part académique des courants Post-keynésien et Marxiste ?

Sans inimitié pour Les Liens qui Libèrent (peut-être un peu pour les auteurs par contre), si nos économistes publics partageaient, entre autres, "À quoi servent les économistes s'ils disent tous la même chose ?", j'y regarderait bien. Pour ceux et celles qui voudraient lire le 'résumé' voici l'archive HAL correspondante.


Bien à vous.

Rudy

Depuis 40 ans, il y a croissance. Les gains de productivité sont prodigieux. Et on nous répète que le seule issue c'est la croissance. Dans le même temps c'est la casse de toutes les solidarités sociales, des outils de production, etc. Seuls les profits croissent. Exponentiellement. Sans aucune considération de fond pour les enjeux écologiques. Chaque printemps ou bien à l'automne des reportages récurrents nous expliquent que la saison touristique n'a pas été très bonne et que donc les commerçants pâtissent. Est ce quelqu'un est en mesure d'évaluer les dons que nous leur avons fait à l'occasion du mouvement des gilets jaunes ? Combien de mairies (Paris), de régions (Occitanie) de départements ont abondés des subventions pour pallier leurs "pertes". ? Bon sang, je me souviens d'une époque où les mairies débloquaient des fonds pour des grévistes luttant pour sauver leur outils de travail. Ils étaient invariablement   invalidés par les préfets.


"Les gilets jaunes sauvent la croissance", mais la croissance va-t-elle sauver la planète ou la tuer plus rapidement?


Toute activité étant plus ou moins polluante, la croissance n'est plus souhaitable au XXI siècle. Produisons moins, travaillons moins, partageons plus.

Le souci de Macron et des multinationales qu'il représente c'est la compétitivité sur le marché mondial. Ce n'est pas la santé de l'économie française, qui n'est que secondaire. Car avec la mondialisation et les traités divers, il y a une déconnexion entre l'intérêt des multinationales et la santé macroéconomique et sociale nationale. Les salaires et les dépenses publiques c'est un marché intérieur tout petit par rapport au marché mondial et un coût du point de vue de la concurrence sur ce marché qui est la plus importante pour ces sociétés.

Groupe Renault: 47000 salarié-e-s en France, 450000 dans le monde. Renault à construit une usine Dacia  à Tanger de 8000 salariés avec des salaires de 250 € qui exporte sa production dans 73 pays: qui dit que le capital ne crée pas d'emplois, n'augmente pas le pouvoir d'achat, mais où ?!  C'est le cas à Tanger et ailleurs.

Donc Macron a raison dans son rôle de représentant du grand capital ; il est vrai auss ique 10 Mds provoquent une relance de la consommation, sous réserve de voir les effets divers sur les prix et les importations.. Rappelons-nous 81 qui a débouché sur des dévaluations (mais ne n'est plus possible) et la rigueur puis les privatisations. Pour l'éviter il faudrait que le rapport des forces se poursuive durablement et que la mobilisation débouche sur des réformes structurelles et une tout autre politique. Pour cela les GJ ne suffiront pas, il faudrait que les salariés entrent dans la danse.

Je rappelle au passage ce que tout bon économiste sait e.i. que plein de choses négatives dopent le PIB (les accidents, les catastrophes, les guerres,...)
Donc pas étonnant que les destructions de vitrine pendant les manifestations aient créé de l'activité et quelques points de croissance ;-))) 

Non, le PIB mesure une activité monétisée, que les gens nettoient les plages, réparent les dégâts d'une tempête ou travaillent à produire des sucettes ou des pyjamas, le résultat sur le PIB est le même. Et il faut bien réparer ce qui est endommagé. La question c'est l'origine des destructions, éruption volcanique  ou marée noire. Quant aux guerres  pas évident qu'elles augmentent le PIB.

Une "activité monétisée", kesako ? l'inflation ? les assignats ?

Vous voulez parler de valeur ajoutée peut-être ?

Peut-être que "activité monétisée" veut dire "activité marchande", les productions et services ne passant pas par l'échange marchand, l'échange d'argent, n'étant pas ou mal comptabilisés, cf les productions omises dans le PIB.

Ce qui reviendrait à confondre argent et monnaie. Et donne l'occasion de regretter Anne-Sophie Jacques.

Pas certain de la différence que vous voulez indiquer entre argent et monnaie mais un lien intéressant : le PIB , expliqué par un spécialiste de comptabilité nationale.

Extrait :

"Un exemple classique présenté comme une démonstration de l'absurdité du PIB est celui de l'homme qui épouse sa cuisinière (le caractère sexiste de cet exemple est d'origine !). En effet, le travail de la cuisinière en tant que salariée est évalué par la comptabilité nationale, le travail de l'épouse qui prépare les repas ne l'est pas, si bien que le mariage de cet homme avec sa cuisinière fait baisser le PIB.


Cet exemple souligne que la comptabilité nationale ne cherche à évaluer que les activités qui peuvent être exprimées en termes monétaires. Lorsque l'épouse prépare les repas ou lorsque le mari donne le biberon au bébé, on est en présence d'activités qui n'entrent pas dans une logique marchande et qui ne pourraient être exprimées en termes monétaires que de manière très conventionnelle. Cela ne veut pas dire qu'elles ne soient pas importantes, elles sont simplement inestimables, aux deux sens du terme. "

Et bien dans le bon exemple que vous citez, quand il parle de ce qui s'exprime "en terme monétaire", il parle d'argent comme unité de compte et non de monnaie. Quelle que soit la devise en question, forte ou faible, convertible ou non, coquillage ou papier-monnaie, c'est vrai. Le lien que je vous ai mis fait partie d'une série sur la dette où @si avait tenté d'en expliquer la différence. 


Quoi qu'il en soit, faire de l'argent et créer de la monnaie n'a pas grand chose à voir. En 2002 l'euro a été monétisé, ce qui n'empêchait pourtant pas de gagner de l'argent avant. A l'opposé, quand on démonétise un billet de banque, il n'a plus que la valeur que lui en donneront les collectionneurs. 

Ainsi, vous conviendrez que vendre des coquillages et en faire une monnaie n'est pas la même opération : les Anglais des XVIIIe et XIXe siècles ont dominé les échanges en Afrique de l'ouest sur ce distingo : les cauris de l'Océan indien qui ne leur servait que de lest dans les cales, avaient valeur monétaire au Nigéria. Et les Anglais se sont bien gardés de les accepter en moyen de paiement... Ce qui était un bien d'échange (une marchandise) pour les uns, était un moyen d'échange (une monnaie) pour les autres.


La confusion vient certainement en partie du fait que quand on monnaye un service, on gagne de l'argent et non de la monnaie. Ce à quoi s'ajoute les mauvaises traductions de l'anglais où money veut dire argent (currency pour monnaie) : ce qui fait dire aux youtubeurs qu'ils "monétisent" leurs vidéos quand ils les rentabilisent. Le jour où ils achèteront leur pain en échange de leurs vidéos, je veux bien manger mon chapeau.

Oui, avec "en terme monétaires" il parle d'argent et tout ça me semble une question de vocabulaire : le "monétisée" de MNM rappelle en effet le vocabulaire du numérique où le "monétiser" doit venir de "To monetize" qui correspond à notre "monnayer".

Comme avec "monnayer", "To monetize" a le sens strict de convertir en monnaie mais aussi le sens dérivé de tirer de l'argent de quelque chose.

Faire de la croissance avec de la dette c'est très bien sauf que quand on injecte des milliards de création monétaire donc de la dette et que depuis 2011 une croissance de  2 % avec de la dette en augmentation de 6 % ça va mal très mal !! Et 2008 à côté c'est de la rigolade car les états ont repris la dette privée et aujourd'hui les états sont à la rue  (vu que notre bon Sarko et ses potes de l'OCDE ont nationalisé la dette) 

Le Big bang est proche et pour arranger le tout nos "amis" allemands veulent  créer une super banque pourrie avec 2 banques pourries la DeutschbaNk et la Commerzbank  2000 milliards d'actifs boiteux c'est à dire le PIB  de la France mais bizarre personne ou presque n'en parle et nos éditocrates économistes eux comme en 2008 sont dans les choux et ces mauvais nous parlent des gilets jaunes nazis , homophobes antisémites et destructeurs de la croissance 

Ils sont pathétiques !!




Chuuuuuuuuuuuuuuuuuuuut ! 

Le Maire est un naze-broke de grande envergure !


N.B Sympa de mettre des lianes vers Mediapart mais quand on est pas abonné, bôahf ...

Une liane corsaire "copier/coller" serait utilement plus utile.

Merci, de rien, bonsoir.

C'est pourtant le bon sens même : une revalorisation des bas revenus revient direct dans l'économie réelle.

Lorsque l'on gagne le SMIC ou un peu plus, on ne thésaurise pas ses gains salariaux.

On consomme ; donc : 20 % dans les caisses de l'Etat, via la TVA et le reste chez les commerçants.

Une supposée embellie économique basée sur des perspectives, c'est du vent. 

Combien de fois ne nous a t-on pas annoncé que la croissance "allait" repartir à la hausse, l'année suivante. 

Pour finalement constater que ce n'était pas le cas en donnant des raisons plus ou moins fumeuses.

Wait and see.

Je m'en voudrais de faire du Jean-Michel Apathie, mais c'ets quand même intéressant de savoir OU on trouve ces 10 milliards. Parce que sinon, le CICE fait aussi du bien aux boîtes qui le touchent (pour 20 milliards, c'est bien le moins), ainsi que toutes les dépenses publiques en général, surtout on ne met pas de recettes en face.

Ce sont les choix à faire et les gains qu'on doit en attendre qui sont intéressants, pas d'ouvrir les vannes. et d'empiler les dépenses.

Si les Gilets Jaunes ont finalement étaient utiles pour l'économie

(doivent faire une drôle de tête les commerçants interviewés ces derniers mois sur les chaînes de radio/télé et qui, faisant entendre des sanglots longs, parlaient - ultime menace - de licencier leurs employés)

on va bientôt voir apparaître dans les vitrines tous les bénéfices du "Blanc Débat"

des idées en pagaille, ça fourmille d'idées tous ces débatteurs en général d'un âge plus que certain, d'où l'appellation millésimée de "Blanc Débat"


Ce matin par contre sur France Inter, on parlait décroissance de France Insoumise et EELV

car les sondages repartent de plus belles

Nos chères petites têtes blanches ont encore quelques cases indécises


* je parle d'autant plus facilement des cheveux blancs que mon panache n'est pas tout à fait dans sa prime jeunesse

Finalement, Daniel, et ça en dit long sur l'époque, un commentaire matinal sur des comportements médiatiques ...des politiques, revient à faire une synthèse, lisible et argumentée, d'économie politique. Un taf en vue à l'OCDE?

PS: c'est pour rire, hein!

PS2: heu, oui, d'accord, mais quand même!

Il fut un temps ou nous avions de ministres et des gouvernants qui avaient une certaine culture économique, une certaine éthique et vu ce qu'était la vie en général voire meme avaient fait de grandes choses (résistants).

Dorénavant nous avons des Le Maire et Darmanin par exemple et il suffit de les entendre pour s'apercevoir que ce sont des incultes complets et ce en quasiment tous domaines et que leur oeuvre a consisté à arriver au pouvoir et basta.

Doublés d'idéologues bornés et confinant quasiment à la corruption, sans un changement radical non seulement d'institutions mais également de valeurs on est mal partis en France avec ces personnes. (et sur la planète engéneral vu la tendance lourde à la décomposition de ce qui fait société).


La croissance revient ?

Vite, vite, privatisons : https://www.mediapart.fr/journal/france/070319/electricite-vers-le-transfert-de-la-rente-nucleaire-publique-au-prive-0

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