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Changement climatique : Trudeau-Trump, même combat ?

Le premier ministre canadien Justin Trudeau est-il, comme Donald Trump, le fossoyeur de l’Accord de Paris sur le climat ? C’est le point de vue d’un édito du militant écolo américain Bill McKibben paru mi-avril dans le journal britannique The Guardian et repris la semaine dernière par le site spécialisé dans les contenus viraux Konbini, lequel assure que Trudeau a décidé d’augmenter la production des sables bitumineux de 53%. Or, à en croire Libération, cette augmentation est, pour l’heure, annoncée par l’industrie pétrolière et non par le premier ministre qui demeure silencieux sur la question.

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Merci !
Je propose aux intéressés une riche interview d'Alain Deneault, spécialiste canadien des paradis fiscaux, parue dans Libération en 2013.

Morceaux choisis :

"Ce pays a été l’instrument de l’empire britannique pour faire main basse sur les ressources naturelles du territoire au détriment des Amérindiens. C’est sa vocation historique. Dès le XIXe siècle, il a aménagé sa législation pour favoriser l’essor de grands monopoles d’exploitation."

"Aujourd’hui, il mondialise son modèle, «canadianise» la façon d’exploiter les mines sur le mode colonial qui était le sien."

"Nous sommes tous, au Canada, actionnaires d’une société minière. Même comme contribuables, car les fonds souverains publics investissent également dans le domaine minier"

"Du primaire à l’université, impossible d’y échapper. Le lobby minier a, par exemple, créé un concours demandant aux écoliers ontariens de créer une œuvre allégorique représentant l’industrie minière. Les gagnants recevaient des actions"

"Les sociétés canadiennes sont impliquées dans des cas de corruption, de pollutions massives, d’atteinte à la santé publique, dans des trafics d’armes, des collusions avec des seigneurs de guerre ou des partenariats avec des dictatures, dans des affaires d’évasion fiscale, de tensions avec les populations et des meurtres…
Dans ces cas, la diplomatie canadienne est là. Celle-ci est devenue officieusement le lobby mondial des mines"
La question est plutôt : que votent les canadiens sur la question ? Objectivement l'intérête de la population - semble coté exploitation. Les retombées économiques sont concrètes et nécessaires (le pays souffre économiquement), l'impact écologique dans un pays immense par rapport à son nombre d'habitant semble indolore au jour le jour, et quant au réchauffement... il a de bonnes chances d'améliorer nettement la vie là où ils sont. Bien sûr, ça risque d'être différent au niveau national mais le profil du pays est le même que les russes. Au minimum, il faut être réaliste: si on veut faire pression à la baisse, c'est au consommateurs qu'il faut s'adresser. Sur ce plan même si les deux pays sont en progrès, les USA semblent en 2013 avoir toujours plus d'efforts à faire, à fortiori en considérant que les efforts de chauffages à fournir sont moindre aux USA. Mais évidemment, pour les accros de la clim...

https://www.google.com/publicdata/explore?ds=d5bncppjof8f9_&hl=fr&dl=fr#!ctype=l&strail=false&bcs=d&nselm=h&met_y=en_atm_co2e_pc&scale_y=lin&ind_y=false&rdim=region&idim=country:CAN:USA&ifdim=region&tstart=-300592800000&tend=1371938400000&hl=fr&dl=fr&ind=false
Merci, Anne-Sophie.
Pour complément : http://www.spiegel.de/international/germany/angela-merkel-s-anti-trump-alliance-crumbling-ahead-of-g-20-a-1151439.html
Le nobélisé Obama a fait des émules : il faut bien parler avant tout.
Décliner, lui aussi, le "mais en même temps" cher à Emmanuel Macron

Bravo pour la clairvoyance (bravo itou à Bill McKibben et au Guardian*).

On tient des discours enflammés écologistes et décarbonnés et en même temps, on déroule le tapis rouge aux pollueurs de tout poil.

Une nouvelle conception de la dialectique ?

(*) qui n'a pas toujours fait preuve de claivoyance envers J. Corbyn.
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