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Chamoiseau, le foufou et Obama, d@ns le texte

Soyons francs : nous attendions Patrick Chamoiseau sur le colonialisme, ou le récent mouvement social aux Antilles. Là-dessus, voilà que son dernier livre, "les neuf consciences du malfini" (Gallimard) raconte la rencontre improbable d'un aigle majestueux et dominateur, et d'un petit colibri. Tout au moins Chamoiseau va-t-il débusquer le colonisateur sous le prédateur, ou le colonisé sous le petit oiseau virevoltant ?

Derniers commentaires

Pour info: le livre est paru en poche chez folio en décembre 2010. Je viens de l'acheter (oui, je sais, je prends mon temps... et je suis radin.)
« Prochain invité : Pierre Michon, pour son livre "Les onze" (Ed. Verdier). Mise en ligne, mardi 16 juin. »

En 2015 donc, prochaine fois que le 16 juin tombera un mardi.

Ouf, ça nous fera des vacances de cette émission pénible.
Bravo à votre invité, je suis d'accord avec lui sur plusieurs points, notamment :
- notre rapport avec le vivant et plus particulièrement les animaux
- sa vision du monde en tant que système (vers 37' / 38' je crois)

Malgré ses critiques sur notre époque, son discours est optimisme. Chamoiseau observe le monde, le critique avec pertinence, mais n'en reste pas là : il propose une issue, une porte de sortie qui me donne courage et confiance face aux 60 prochaines années qu'il me reste à vivre si tout se passe bien.

Pour répondre à la critique de LuckyLucke faite plus haut, je trouve que Chamoiseau s'exprime globalement très bien et de manière très fluide. Je n'étudie ni la philo ni la littérature, et pourtant j'ai compris. Le problème ne réside peut-être pas dans l'orateur, mais dans celui qui écoute.

J'ai trouvé l'attitude d'Aude enfantine. Sa question sur le "trip" frise le mépris. C'est niveau fin collège. Pas à la hauteur.

Bravo à Chamoiseau. Merci Judith.
Pour l'instant, j'ai ai suivi dix minutes, qui valent le coup. Chamoiseau est bon dans la pédagogie de la " diversalité ", un peu rapide sur la première question d'Aude, mais de haute tenue toujours. Il sait quand il a de véritables intervieweurs (euses). Ce qui est bien c'est d'alterner les questions de curieux comme celle de contradicteurs. Du beau travail !
Ca me rend malade tout ce forum ! Comment trouvez-vous assez de temps pour y aller (même si vos discussions sont intéressantes) ?
Je suis en cure de désintoxication des écrans, même si je fais encore des rechutes comme par exemple pour regarder cette excellente dernière émission qui donne pas mal à penser, même s'il y a toujours quelques outrances de part et d'autre, des expressions ampoulées (de part et d'autre aussi, mais c'est le genre "Emission littéraire", il n'y a rien de dramatique là-dessus).
Judith s'énerve un peu, peut être son côté "intello citadine" ne lui permet pas d'appréhender "la plénitude horizontale" telle que la conçoit Patrick Chamoiseau, au demeurant fort convainquant dans son argumentation anti-capitaliste. Demain j'achète son bouquin.
Dans ce cas nous sommes parfaitement d'accord, la position du respect du vivant n'est pas cohérente pour les raisons que vous avez évoqué. C'est d'ailleurs pour ça que Chamoiseau ne peut pas être végétarien, son raisonnement est trop lacunaire. Cependant il pose le problème avec justesse : la verticalité méprisante, incapable de concevoir l'altérité nous pousse à un massacre aveugle, quotidien et massif.
Par ailleurs, toujours sans revêtir la position qui respecte la vie simplement parce qu'elle est vie, je note que l'on interdit encore la recherche sur des cellules souches alors qu'on peut étriper les animaux ("biens mobiliers" selon notre droit) en toute légalité et bonne conscience.

Merci d'avoir pris le temps de répondre, et veuillez m'excuser si j'ai pu paraître agressif.


En espérant qu'ASI évoque peut-être un jour le sort des activistes antispécistes en Autriche (http://www.l214.com/solidarite-autriche) voire se penche sur les "reportage" glorifiant le foi gras qu'on nous assène souvent à l'approche des fêtes ou encore sur nos bonnes vieilles usines à lait, nos élevages de porc ou notre glorieux salon de l'Agriculture.
Judith a trouvé plus bavard qu'elle! Elle m' a semblé s' ennuyer par moment..
Je suis fascinée par Chamoiseau , je l' écouterais pendant des heures.
Très bien Aude Lancelin! Son ton tranche agréablement sur celui de Judith parfois péremptoire- on est prof,on le reste, on m' en a souvent fait le reproche.
Tant pis pour Naulleau, et qu'importe les chroniqueurs s'ils sont bons et sympathiques!
Chère Judith,

J'ai trouvé cette émission et les réponses de Chamoiseau à vos questions- son regard sur le monde, sur ses mécanismes et notre avenir absolument jubilatoires, malgré un certain pessimisme- qui n'est cependant, si on l'écoute bien et si on entre vraiment dans sa pensée- qu'appel à l'espérance dans une vraie remise en question de chacun et de ses valeurs, de son rôle et de sa place, individuellement et en société...
Bref, une bouffée d'air frais, d'intelligence et de sagesse, d'humanité et d'humanisme- cette notion n'étant pas du tout, malgré ce que vous avez essayé de lui faire dire (coquine)- inconciliable avec la "plénitude horizontale du vivant".

J'ai été saisie par l'aisance avec laquelle il répondait à vos questions en les précisant, en les recadrant, et j'ai pensé plusieurs fois à l'idée que "ce qui se conçoit bien s'énonce clairement". Si Chamoiseau a un don, c'est bien celui d'exprimer simplement et joyeusement ce qu'il pense, ce qu'il a découvert et a envie de partager...

On sent qu'au contraire de ce que prétendent certains ici, Chamoiseau a et poursuit une profonde réflexion qui l'engage dans tout son être et qui aboutit à vision très riche, lucide et aimante de la réalité et des hommes, même si elle peut paraître parfois quelque peu caricaturale, les mots étant toujours impuissants à exprimer pleinement et absolument, justement une pensée. Il dit que la littérature ne peut être engagée. Dans son cas, elle n'a pas besoin de prétendre l'être. Il engage apparemment tout son être- sa réflexion, sa culture, son histoire propre, une certaine intelligence de l'Histoire, son langage métissé etc. dans ce qu'il écrit. Par conséquent sans militer explicitement pour quoi que ce soit il nous interpelle cependant et nous ouvre des horizons nouveaux, existentiels, poétiques et philosophiques: anthropologiques et sociologiques même dirais-je.

Je suis choquée et à vrai dire même consternée par le contenu de la plupart des interventions sur ce forum. J'ai commencé à les lire, puis y ai renoncé. Il y a vraiment de quoi désespérer de trouver encore quelque part si ce n'est un peu de poésie, de philosophie et d'ouverture à la diversité, du moins une certaine ouverture au poétique, au philosophique, à l'autre en tant qu'étant et s'exprimant autrement.

Merci Judith de ce que vous faites. Je dois vous avouer que souvent je suis heurtée par votre ton quelque peu agressif, même revendicatif- ou "comment absolument faire comprendre à votre interlocuteur"- l'auteur invité- "que votre analyse de son livre est juste... ?!" Il y a une sorte d'intransigeance (un désir, un devoir de "vérité", de "justesse" à la base?- et on est presque quelquefois au tribunal?) qui à la fois me séduit chez vous mais souvent aussi m'exaspère... une sorte de totalitarisme de l'analyse? Pour moi les écrivains sont aussi des artistes, et de même que l'on ne peut réduire un tableau de peintre à toutes sortes de critères "objectifs" établis par des historiens de l'art, on ne peut réduire une oeuvre littéraire à sa propre, personnelle analyse. Par conséquent recevoir un auteur, mettre en lumière son oeuvre, c'est avant tout écouter ce qu'il a à dire, le laisser mettre en relief des touches de couleur qui n'ont peut-être pas été perçues au premier abord, dans une première lecture peut-être réductrice de son oeuvre.

En cela Chamoiseau a été, à mon sens, durant cette émission, ad-mi-ra-ble. Il ne s'est pas laissé enfermer dans vos analyses et parfois même jugements, qui même s'ils sont souvent pertinents sont inévitablement quelque peu réducteurs.
Il a gardé son cap, sa vision des choses, son point de mire, l'axe central et le sens essentiel de son oeuvre (son grand-Oeuvre, pas seulement littéraire mais vital) à l'esprit et les a exprimés tout naturellement, en toute simplicité.

Merci Judith, donc, de l'avoir invité. De ce moment jubilatoire-
et des efforts que, je le vois, vous faites- grand combat- pour être de plus en plus à l'écoute des écrivains... Ne sais pas ce qui s'est passé pour Naulleau... etc. Peu importe.

J'aime votre intelligence et votre pertinence. Parfois même votre arrogance, pas pour elle-même, mais quand elle pousse les auteurs à livrer ce qu'ils ont au fond de leurs tripes. Vous souhaite en plus : simplicité, humilité, écoute attentive, empathie, une certaine retenue pour mettre davantage "l'autre" et ses pensées en lumière. Egalement pour laisser davantage de place à votre partenaire-critique-littéraire sur le plateau.

Bon courage et bonne continuation. Vous embrasse
Pauvre Judith qui nous ressort l'argument anti-végétarien idiot n°1 : "et les plantes, elles sont vivantes". J'aimerais qu'elle ait honte de cette phrase, car comme chacun sait, les plantes n'ont pas de système nerveux, ne ressentent ni la douleur ni l'angoisse. C'est réellement décevant de la part d'une personne qui par ailleurs est brillante.
De plus elle semble complètement outrée que l'on puisse ne pas manger de la viande, comme si c'était le crime absolu, l'extrémisme le plus sommaire. Le crime serait plutôt de cautionner l'élevage et donc la viande etc. Là aussi, il est étonnant de constater cette réaction de la part d'une personne qui se dit "de gauche".
Je comprends que l'idée puisse paraître étrange au premier abord, mais de là à avoir une réaction aussi bassement réactionnaire...

Quand au débat futile sur le "gentil" élevage de papa ou le "méchant" élevage industriel, on croit rêver. Les abattoirs restent les mêmes, pour une vache bio ou non. La finalité reste la même : le massacre d'un être sensible, pour un plaisir douteux et passager. Il n'y a pas de gentille façon de tuer.
Message 4/5max du 07/06/09.

@ Julien Dumesnil et quelques autres ci-dessous

vous êtes contre la sacralisation du génétique, "ce qui n'a aucune valeur en soi" (1). C'est donc que vous considérez que la filiation est au moins en partie liée à la femme qui porte et accouche de l'enfant (2). Donc ces enfants sont les enfants des mères porteuses. Donc ce que vendent ces femmes, c'est bien leurs enfants. Yannick, c'est à cette conclusion qu'on arrive si on est conséquent avec vos postulats moraux sur la génétique.

Sauf qu’encore une fois, vous tirez vos conclusions de ce que je n’ai dis qu’à moitié, en me faisant tenir une autre moitié qui ne m’est pas propre et surtout, contrairement à ce que vous affirmez, aucunement la conséquence logique de la première prémisse.

Je dis que le génétique n’a pas de valeur en soi, je ne dis pas que le fait de porter l’enfant en a plus.
Je les renvoie, pour vous évitez de me faire parler, dos-à-dos.

Ce qui fait qu’un enfant est le vôtre ne tient pas plus du génétique que du développement intra-utérin.
A l’époque des familles recomposées, des adoptions et abandons légalisé, il est surprenant de voir encore certains comme vous attaché exclusivement le fait d’avoir un enfant comme étant lié au corporel, qu’il soit génétique et/ou développemental, peu importe, dans les deux cas, c’est donner le prima au biologique sur le sociétal et vous dites parler d'éthique...

le problème, c'est qu'il n'y a que ça, des opinions, des valeurs. Aucune démonstration mathématique ne permet d'asseoir la morale. Les tenants de cette mathématisation de la morale, qui rejettent avec force (et pour cause) toutes les références affectives, se retrouvent dans une position délicate et ils ne leurs restent que deux solutions :
1) le relativisme absolu = tout se vaut moralement = ça dépend de l'avis de chacun = vider l'éthique de sa substance puisqu'on ne peut rien en dire.
2) la tautologie = ça existe donc ça existe = si vous êtes contre, vous niez la réalité = avaliser la réalité, c'est à dire les valeurs que certains ont défendues jusqu'à en faire une incontestable réalité de terrain.


Tout à fait faux, car, la morale rationnelle que je défends ici permet bien d’établir des jugements de valeurs, ne serait-ce qu’en niant les jugements de valeurs indus que vous faites, ce n’est donc ni un relativisme, ni une validation des faits (d’ailleurs, votre opinion existe et pourtant, je ne la valide aucunement), mais bon, je comprends en même temps que vous vous attachiez aveuglement à cela, c’est tout ce que vous avez à nous présenter, votre opinion et votre indignation, la belle affaire.


Une fois admis que les questions morales ne sont que des opinions, je tente pour ma part de faire en sorte que la mienne soit cohérente et conséquente.

Vous pouvez tourner longtemps, car, soit c’est cohérent et conséquent, est dans ce cas ce n’est pas que votre bête opinion, c’est intersubjectif, soit c’est votre opinion est dans ce cas, cela ne relève aucunement de la cohérence et de la conséquence.


La finalité est dans la tête de l'homme, elle n'est pas un attribut de l'animal.


Outre que je ne m’avancerai pas à faire de telle distinction entre homme et animal, ne serait-ce que parce que l’homme est un animal, je vous signale qu’on parle d’un concept éminemment humain, la barbarie. Un concept que les hyènes mangeant vivant le petit d’un buffle en train de sortir du ventre de sa mère (voir les photos de Yann Arthus-Bertrand, lorsqu’ils montraient la nature sans aucun angélisme, il y a plus de 20 ans,) ne s’encombrent pas.

Le problème n’est pas l’anthropomorphisme, c’est qu’il soit employé de façon très variable pour ne pas dire aussi peu conséquente. Si l’on parle de barbarie pour nos animaux de batterie, il faut alors intégrer aussi la finalité sans laquelle la barbarie ne se distingue pas de la violence. De quel côté de la baïonnette était les barbares, il y a tout juste 65 ans, sur les plages normandes ?
Il faut intégrer la finalité pour le savoir.


@ Dzonkha

Vous, yannick G, semblez trancher toute question de ce type (prostitution, mère porteuse, etc.) comme une question mathématique, mais il me semble que c'est un peu plus compliqué que cela et que la frontière de la "dignité humaine" est une frontière floue qui évolue selon la conviction de chacun

Mathématique non, rationnel oui, la morale n’est aucunement affaire de goût personnel, il faut appliquer les mêmes règles concernant ce qui nous paraît évident, autant que pour ce qui ne nous le semble aucunement de prime abord.

je pense (et c'est une profonde conviction) que le sexe est un organe différent dans notre corps humain d'un bras ou un dos (utilisé par le déménageur).

Libre à vous de le penser, tant que vous n’en faites pas un argument moral, je ne vois pas pourquoi nous devrions en discuter, le tout, c’est que vous laissiez libre les autres de ne pas voir comme vous et donc d’agir différemment.

Donc, non, la prostitution ne peut être "une profession comme une autre qu'il suffirait de cadrer", pas plus que le sexe serait une partie de notre anatomie comme une autre

Oups, là vous allez trop loin, vous sortez de votre ressenti ou vous en donnez tout au moins l’impression, je ne peux donc vous suivre.

@ Djinneo

Mais quand vous dites que c'est aux animaux de nous prouver qu'ils ont une forme de conscience et qu'ils ont à trouver les moyens de nous les communiquer, c'est avoir une vision du monde à sens unique et centrée sur l'humain qui n'est pas la mienne. D'autre part, les sciences expérimentales ont déjà prouver qu'au moins certains animaux ont conscience de leur existence (ne serait-ce qu'une expérience avec un mirroir)

Euh, j’ai dis « certains me diront », pas « je dis ». Donc, oui, je suis d’accord certains animaux ont une conscience d’eux-mêmes et pas seulement de leur environnement. D’une manière générale, je suis opposé à toute approche philosophique traditionnelle visant à détacher l’homme de la nature par une caractéristique propre à ce dernier… L’anthropomorphisme ne vise pas tant à mettre l’animal au niveau de l’homme et inversement (ce qui ne me dérangerait pas) qu’à mettre l’homme au centre, lorsque cela l’arrange, lui, en tant qu’espèce (la distinction lapin-carotte par exemple).

@Lorie

Pensez que si ce "métier"est légalisé,on pourra demander à votre fille ou femme de l'exercer sinon ce sera considéré comme un refus de travailler si elles sont détentrices fameux RSA à un Euro de l'heure!

C’est déjà à mes yeux une connerie de cette politique gouvernementale pour laquelle je n’ai aucun respect que d’instaurer un refus de travailler, y adjoindre la prostitution n’y changerait rien.

Si une prostituée se trouve face à un malade,à un tordu,malabar qui plus est,elle ne pourra se défendre et sera obligée de subir!C'est du viol légalisé,je vous dis!

Un peu de mesure, personne ne parle de légaliser le viol, donc si une prostituée est violée, du fait qu’elle est un être humain, elle peut déjà porter plainte et son violeur finir en tôle. C’est déjà le cas actuellement, même si cela ne reste qu’un principe trop souvent, hélas.
Faisons en sorte que le droit de tout homme et femme à disposer librement de son corps soit respecté.

Enfin, juste pour le plaisir de rire :

Par PJLSM Re: Ethique en Toc. 12:13 le 07/06/2009
Vous perdez votre temps. Quoi que vous direz, il vous contredira. C'est son rôle sur ce forum.

Venant de vous, c’est hilarant.

yG
Oups, mauvaise place....
Bonjour, et @ Judith Bernard,
Je me suis encore une fois régalée et loin de trouver l'émission ennuyeuse, j'ai retrouvé un peu l'ambiance qu'il y avait avec Agnés Desarthe, cette jubilation de l'écrivain(e) quand il(elle) parle de son écriture. Encore une fois, un vrai moment de bonheur avec cette émission passionnante.

J'ai trouvé que ce d@ns le texte faisait un écho intéressant (au niveau idéologique) à celui avec Eric Hazan en lui faisant "une contreproposition" : avec Patrick Chamoiseau on parle de "la part du colibri" alors qu'avec "l'insurrection qui vient" c'est la révolution imposée à tou(te)s. Par ma façon de vivre et de penser, je me sens infiniment plus proche du colibri, c'est sans doute plus discret, moins "efficace", moins radical qu'une révolution mais il n'y a rien à faire, j'ai du mal avec cette idée que certain(e)s détiendraient "la" vérité qu'il faudrait imposer aux autres, y compris en utilisant la violence. Le fameux "la fin justifie les moyens" que je trouve odieux.

J'ai trouvé Aude Lancelin très bien, c'est vrai qu'elle a peu parlé mais ses questions étaient pertinentes même si Patrick Chamoiseau ne lui a pas toujours répondu (notamment à sa première question !).

L'idée que l'être humain est une espèce menacée par elle-même et pourrait bien disparaître m'a fait penser à un livre très intéressant de Théodore Monod (un de ses derniers je crois) : "Et si l'aventure humaine devait échouer ?"

Pour ce qui est de l'élevage en batterie, j'ai trouvé, Judith, que vous sembliez prendre ce sujet un peu à la légère (et cela m'a étonné de votre part). Je me suis souvent demandé ce qui, pour les générations futures, semblerait pour elles des comportements inadmissibles pourtant tolérés en ce moment sur notre planète (un peu comme nous aujourd'hui lorsque l'on regarde en arrière la pratique de l'esclavagisme ou la question des droits des femmes qui, même si elles ne sont toujours pas "réglées", sont clairement condamnées). Et bien il me semble que la réponse à ma question est dans notre comportement vis à vis des animaux. En effet, à titre "universel" l'être humain a établi des droits de l'homme, de la femme et de l'enfant, quelle que soit leur condition, religion, etc. Je pense que le prochain sur la liste est l'animal (et aujourd'hui, l'espèce humaine n'est pas encore mûre pour l'admettre).
Et oui, le problème de l'élevage en batterie soulevé par Patrick Chamoiseau est une vraie et importante question concernant notre société actuelle. Et non, il me semble que tout n'est pas dans la finalité ( mais aussi dans la manière d'élever le poulet) : il reste quand même une différence entre manger pour le repas du Dimanche le poulet qui a gambadé dans la cour et réifier l'animal en le produisant en masse. Et pourtant c'est une végétarienne qui écrit !
Et, il y a aussi une différence entre une carotte et un lapin, le nier c'est faire preuve de mauvaise foi. Cela me rappelle les remarques stupides du type : "la salade, elle pleure aussi quand on la ramasse!" quand certain(e)s constatent que je suis végétarienne (et pourtant je ne fais jamais de prosélytisme).
Cette question d'élevage en batterie me semble une vraie question de société car elle renvoie à de nombreux sujet d'actualité humaine : elle interroge sur notre rapport à l'animal bien sûr et essentielement, mais aussi sur l'écologie (car se nourrir de viande a un impact écologique beaucoup plus important que de se nourrir des produits de la terre), sur notre rapport avec ce que l'on mange (quand on voit des gosses qui ne savent même pas si c'est du poulet ou de la dinde qu'ils avaient dans leur assiette à la cantine, cela pose question), etc.

En tous cas, cela m'a donné envie de lire Patrick Chamoiseau (que je ne connaissais pas).
Si le critère d'une émission littéraire est d'être profondément ennuyeuse, alors c'est une réussite complète!

Dieu sait pourtant que Chamoiseau est un écrivain qui compte! Il méritait infiniment mieux.
Magnifique moment, malgré les hésitations du questionnement. La littérature, avec Chamoiseau, a fait enfin son entrée dans votre émission.
Peut-être l'émission la plus difficile à suivre pour moi depuis le début.

Sans doute aurait-il fallu expliquer certain concept comme "poétique" ou "individuation". Heureusement que Judith a demandé à l'auteur d'expliquer le sens qu'il donnait à Ecocide !

Peut-être aurait-il fallu dans l'accroche de l'émission préciser quelques termes pour une bonne compréhension.

Autrement, de très bon moments comme par exemple lorsqu'il décrit sa façon de créer son texte, d'entrer dans la peau (si j'ose dire) de l'oiseau. Sublime.

J'ai été très étonné lorsque Judith nous a parlé de viol pour les néologismes de cet écrivain, comme si le vocabulaire devait être sacralisé. Au contraire, c'est ce qui fait la richesse et la jubilation d'une écriture.
Je n'ai pas trouvé le lien pour ecrire directement à l'equipe,mais l'harmonie systemique faisant bien les choses ,(au risque de deranger ce forum),c'est ici que je retrouve asi.Mon histoire comme beaucoup,je suppose à commencé avec asi sur la 5 episodiquement,puis sur le web par militantisme,et ensuite par interet des sujets dans la formule.
Puis un Intermede prolonge par un demenagement pour realisé une esperance partagée depuis 15 ans avec mon epouse.Et j'ai suivi + que par pointillé.
Et ce soir le sujet d'asi au milieu du crash ,c'est une emmission litteraire que je decouvre(eh oui ) BRAVO, avec un auteur qui depuis 15 ans fait partie de notre histoire.
NOUS AVONS REUSSI A PRENDRE NOTRE RETRAITE EN MARTINIQUE.
MERCI a vous tous et a bientot au gres des vents et des connections dans la Caraibe.
PS:J'espere toujours rencontrer l'oiseau de chame au DIAM. JPR
en réponse au premier commentaire, il y a des différences énormes dans la façon de considéré un animal et de le consommer, il est vrai que depuis la disparition de nos petites fermes nous avons tendance à penser que la bidoche ça se trouve dans une barquette chez leclerc, que c' est côté en bourse, et que les questions sur le sujet sont navrantes, d' ailleurs ça va pas me gâcher mon week-end chez mickey et le barbecue sauce piquante.
Apprentis, je suis allé chercher des truites au vivier d' un établissement gastronomique, le bassin se trouvait dans les jardins, ça glisse un poisson, pas facile à vaincre, des bourgeois en promenade se sont arrêté pour observer ma technique très curieuse, je tentais d' assommer l' ennemi sans toutefois abîmer la chaire, bref je n' y parvenais pas. Retour en cuisine, je dois châtrer des écrevisses, opération délicate qui consiste à leur retirer vivantes l' intestin en pinçant les deux écailles du milieu, dès le massacre de la première toutes les autres se sont agité et m' ont tendus leur pince, comment? Cet animal n' est donc pas muet ou bien n' ai je pas l' oreille assez fine? Je passe sur la préparation des anguilles..et puis non.. leur résistance est incroyable, épiaucés, crânes fracassés et congelés durant une nuit, elle se sont remise à nager dans l' évier du matin.
Accident de travail durant ces journées interminables, mauvaise opération à l' hôpital, le proprio ne renouvelle pas le bail, je me retrouve à la rue, je calcule mes billes, j' atterri à Kathmandou.
Trek en hivers, ça ouvre l' appétit, les restaurateurs proposent le plus souvent des menus végétariens. En altitude, il est parfois proposé du yack séché, réhydraté et sauté accompagné de quelques herbes, c' est délicieux. Il n' y a que quelques morceaux de viandes et il est mal vu d' en recommander, d'ailleurs c' est beaucoup moins bon. Après trois semaines de marche, j' atteint une vallée et retrouve dans une guesthouse un couple de treckers allemands, ici il y a de la bière et du poulet sur la carte, quelle joie! Une demi heure après la commande le propriétaire de l' établissement réapparaît avec une poule entre les mains, il s' accroupit devant la porte et tout en caressant l' animal lui coupe une veine, elle est morte en toute tranquillité sans avoir à aucun moment paniqué, c' était pas la technique de mon grand père. Le soir il y eu chicken pour toute la famille.
Durant un autre voyage en Inde, j' ai réalisé des travaux dans une école de musique, les menus sont exclusivement végétariens sauf parfois un repas pour marquer le départ de volontaires occidentaux. Les enfants magnifiques, nous regardaient manger avec dégoût.
Connaissant mon ancien métier, le cuisinier troublé me confit que c' est la première fois qu' il prépare de la viande, je pense qu' il attendait de moi un geste de compassion ou de solidarité, quelques choses que nous les cuisiniers occidentaux maîtriserions et qui protège des sentences du crime, malheureusement, j' ai simplement pu lui dire que c' était bon, je ne l' ai pas revu, il s' est brisé un pied durant son congé.
Merci à vous Mr Chamoiseau.
je le dis tout net : je me suis régalé ! Une intelligence brillante sur le fond servie par un langage riche et précis dans la forme... Merci à Judith Bernard d'avoir invité Patrick Chamoiseau.
Judith, vous recevez les messages envoyés par le lien "contact", en bas de page??
Au début la référence à l'humanisme par lequel l'humain se pose au-dessus de la création rappelle le commandement chrétien de domination de la nature, d'ailleurs vite évoqué ensuite sur un autre plan.

Le Foufou rappelle le hors-la-loi dont traite Pirsig (dans "Lila", je crois) qui enfreint les règles/tabous de sa tribu, ce qui le rapproche des « prédateurs » (colons) et fait de lui un pont entre les deux civilisations, donc un des pontes de son groupe.

En ce qui concerne la préservation à long terme d'espèce je suppose qu'il pensait à Svalbard

Le topo sur l'écocide de l'Île de Pâques et sur l'incapacité des grands systèmes à réagir (« les civilisations meurent de suicide, pas d'assassinat ») est celui de Collapse (gare: je ne sais si cet article WP est ou non distordu). Tout cela rappelle nombre de propos de Léopold Kohr.

Sur le plan politique tout cela relève à mon sens de La Terre sinon rien, qui reprend d'ailleurs le mot de Rhabi (colibri faisant sa part)
J'avoue avoir trouvé la première partie de l'émission un peu longuette. Judith Bernard et Aude Lancelin avaient l'air de vouloir à tout prix qu' une horizontalité entre l'homme et la nature que prônerait l'auteur ferait que celui-ci serait devant une contradiction dès que l'homme outrepasse celle-ci (il mange les animaux qui lui sont égaux) alors que l'auteur répond qu'il s'agit d'un besoin d'équilibre écologique (qui n'est pas contradictoire avec l'idée de ponction sur le vivant ou d'homme faisant tout simplement partie de la chaine alimentaire). Mais J'ai trouvé la deuxième partie passionnante. On revient vraiment au texte et aux questions, aux motivations de l'auteur devant son propre texte, à son processus de création (questions qui ont été particulièrement développées avec Agnès Desarthe et Chloé Delaume). On se sent vraiment plongé "dans le texte".
Sinon, je pense que ça serait très intéressant de pouvoir un fois de temps en temps parler d'un texte d'un auteur d'une autre époque qu'il soit grand (Gustave Flaubert avait été évoqué plusieurs fois) ou mineur, par exemple avec un spécialiste du sujet. Mais c'est juste une petite suggestion au cas où : )
Tiens, je vous signale que Culture Pub a mis en image quelques cris de conjuration d'Obama.
A mon avis, c'est mort pour le colibri.
J'ai bien aimé l'émission, avec un Chamoiseau très patriarche New Age.
J'avais lu Texaco quand il avait eu le prix, et j'avais découvert à travers ce livre, qui compte parmi mes ouvrages préférés, à quel point la langue française pouvait être propice aux néologismes. Et un ami antillais m'avait expliqué que ce vocabulaire nouveau consistait en fait en mots créoles francisés. Et avec talent.
Le "viol de la langue", ça me me paraît pas du tout approprié.

J'étais impatiente de le voir dans l'émission, et j'ai été étonnée par la façon dont Chamoiseau maîtrise le langage, cette espèce de transcendance de patriarche qui a beaucoup vécu et ressenti, et a intellectualisé.

C'est un plaisir de l'écouter parler. Le début de l'émission était un peu étrange, parce que plusieurs fois, la caméra s'est attardée sur vous, Judith et Aude , avec des échanges de regards qui ne nous concernaient pas du tout, ce qui faisait de nous des espèces de voyeurs. C'était juste une question de montage, mais nous détachait de la conversation. François Rose, je suis désolée de le dire, n'a pas trop assuré sur ce coup-là.

Et ensuite, il était étrange de reprocher à Patrick Chamoiseau la pensée de son aigle prédateur en l'assimilant à celle de l'auteur, tout en s'étonnant de la façon dont il avait pu pénétrer son être et ses sensations animales. Pourquoi ne pas avoir accepté dès le départ qu'une des qualités de l'auteur, et ce qui en fait un grand écrivain, c'est de savoir se mettre dans la peau et la tête d'un personnage inventé ? Ce n'était que littérature et non un étalage d'idées politiques ou "poétiques".

Quant à Obama, cette idée selon laquelle il serait né un seul Américain avec une vision de la vie nouvelle et très conciliante, et que celui-ci serait devenu -par miracle- président des USA, n'est pas très appropriée. Il me semble que s'il a été élu, c'est parce qu'il correspondait aux idées du nouvel air du temps. Et pas parce qu'il serait noir ou démocrate.....

Ou sinon, nous avons la recette pour le PS pour 2012.... Mais j'ai un doute.

Et à propos d'Obama, j'ai lu ses deux bouquins,et je lui tire mon chapeau. "L'audace d'espérer" est un programme politique un peu coincé et très américain, qu'au bout du compte, je ne trouve pas si intéressant, même si je ne regrette pas de l'avoir lu.

Mais par contre, "Le rêve de mon père" est le récit de sa vie jusqu'à ce qu'il s'engage en politique, et sa recherche d'identité à travers entre autres ce qu'il appelle le "Nationalisme Noir", les interrogations sur le racisme, enfin toutes les questions que peut se poser un noir élevé par des blancs, sont magnifiques. Mais pas que ça.
C'est un témoignage étonnant, de l'intérieur, sur les USA entre les années 60 et 1990. Qui m'a d'autant plu que je suis de la même génération que lui.
Ce n'est pas de la littérature pure, c'est vraiment, très bien écrit, le récit de sa vie et de ses questionnements.
C'est un livre que je conseille pour comprendre ce qu'est l'Amérique aujourd'hui. J'ai percuté sur des tas de choses.....

Et je lirai le bouquin de Chamoiseau sur Obama. Et peut-être ce livre-là sur Mal Fini.
Pierre Michon pour la prochaine ! Quelle riche idée !
Patrick Chamoiseau est maintenant accompli, plein, et peut donc paraître un peu arrogant (la "malice dans son sourire" nous dit qu'il attend votre contestation et, de son point de vue, la maitrise). Alors, il est bien que vous alliez un peu "le chercher".
Mais, je suis sûr que pour vous tout de même la barbarie est aussi et peut-être même
surtout dans le traitement que nous faisons subir au reste du vivant.
En tout état de cause, vos émissions ne m'ont jamais laissé indifférent. Continuez à nous faire continuer d'aimer la littérature.
C'est la première fois qu'une émission m'insupporte. Je n'ai pas dépassé la moitié...

Les questions/réponses concernant la « barbarie » alimentaire n'étaient vraiment pas à la hauteur de ce qu'@si nous sert d'habitude... ou alors je n’ai vraiment pas compris où les hôtes voulaient en venir.

Pourquoi dès que vous abordez ces questions j'ai comme l'impression de regarder une mauvaise émissions téloche qui cherche la sensation... comme s'il fallait choisir absolument son camp entre le "végétalien despotique" et celui qui ne bouffe que du hamburger à longueur de journée.

Dans cette première partie de l'émission..., je n'ai pas entendu parler de littérature... ce qui me semblait être le sujet de l'émission.

La sujet lui-même est assez intéressant... mais vous semblez traiter votre convive avec une insupportable condescendance... (Excusez-moi, mais c'est ce que j'ai ressenti).

Si le débat écologique se pose en ces termes..., je comprends pourquoi on se retrouve dans cette désastreuse situation : personne ne parle le même langage.
Judith, je veux vous dire que c'est la première fois que j'écoute et vois une émission littéraire dont l'unité liée à la chroniqueuse principale et à sa méthode me satisfait autant, et dont la diversité des invités me réjouit particulièrement.
Au delà de ma satisfaction, je veux souligner deux points.
1) Même si c'est vous la chroniqueuse principale, la présence d'un autre chroniqueur, quel qu'il soit, me semble essentielle pour faire entendre une "autre musique" qui valide vos lectures approfondies des textes.
2) Au cours de cette rencontre avec P. Chamoiseau, lequel semble bien porter son nom face à sa "fable" animalière, j'ai regretté que la question de l'expression de l'animalité en l'homme (et en l'écrivain) ait pris si peu de place : quelques mots en début d'émission et quelques minutes à la fin quand enfin le vécu sensoriel de l'auteur a été approché à travers la "sensorialité" de son écriture. Là je pense que l'auteur avait encore des choses à révéler, plus personnelles, moins intellectuelles, même si cet aspect résonne en lui de façon sensible, il est tellement maîtrisé qu'il semble sortir de sa bouche comme "Minerve sort toute armée de la tête de. Jupiter"..
Il me semble impossible à croire que les mots qu'en particulier vous avez lu aient suivi le même chemin que ses thèses: Chamoiseau dit lui-même que pour cela il se met en situation... J'aurai bien aimé en savoir plus là-dessus.
Cela dit, merci pour votre émission et, pour moi, la découverte de ce texte et de cet auteur
J'ai été atterrée par l'incompréhension de Judith Bernard quant aux propos de Chamoiseau sur la condition animale. Et aussi par son sourire et par sa volonté de le "piéger" quant à ses menus végétariens ou non.
L'élevage de masse animal est une barbarie, pour les animaux qui souffrent et pour les hommes qui mangent une viande de qualité médiocre bourrée de médicaments et de stress.
Je vous conseille le livre incontournable sur le sujet de la philosophe derridienne Elizabeth de Fontenay, Le Silence des bêtes, ainsi que de nombreuses pages de Jacques Derrida, notamment dans Spectres de Marx.
Ceux qui associent le traitement réservé à la condition animale dans nos sociétés à la condition humaine dans ces mêmes sociétés ont malheureusement l'habitude de cette ironie des "humanistes" aveuglés.
Du "ce n'est qu'un animal", on passe vite comme l'ont écrit chacun à leur manière Walter Benjamin, Primo Levi, Vassili Grossman, Levi-Strauss, Lévinas, Derrida, et tant d'autres auteurs (dont beaucoup ont lié cette question à l'expérience concentrationnaire) au méprisant "ce n'est qu'un homme" !
Et la liberté des femmes n'a rien à voir avec ce sujet, Judith Bernard a commis là un amalgame intellectuellement déprimant et déplacé.

Enée Manzoni, féministe et socialiste.
Pas vu pour le moment, mais pour info le lien donné pour l'itw de Judith vers le site de Bruno Colombari (tiens tiens... le bonjour au passage) ne fonctionne pas.
Encore une très bonne emission. Je m'apperçois que je préfère votre émission Judith à celle de @si. ( quoi comment ça je veux créer la zizanie ? :)
j'ai aimé toute vos émissions mais c'est la première fois que j'ai vraiment envie de lire l'invité. (c'est vrai que je ne suis pas un grand lecteur en

ce moment)

pour la question des chroniqueurs aucune importance, jusqu'à présent, ils ont tous fait correctement leur taf, même Naulleau.

merci Judith.
Message 4/5max du 02/06/09.

@ Sanchez Raoul

"Pas sûr que la barbarie...." Vous faites dans la provoc scabreuse YG!! C'est bien déplaisant.

Cela n'a rien d'une provocation scabreuse, revoyez donc ce chef d'œuvre de l'animation en pâte à modeler, Chicken Run de Nick Park, vous comprendrez peut-être en quoi ce rapprochement est au contraire approprié.

@ Mary Bazire

"Massacrer une carotte ou un poulet c'est du pareil au même" Quelle mauvaise foi ! Jusqu'à preuve du contraire, l'un des 2 a un système nerveux et peut donc ressentir, souffrir, angoisser, ... pas l'autre.

Oh, cela veut donc dire a contrario que si on transforme les animaux de batterie, d'une manière ou d'une autre, en animaux décérébrés, bourrés d'anti-antidépresseurs, ma foi, nous pouvons donc continuer à nous bâfrer ?

Rassurez-vous, c'est déjà ce que tente de faire les élevages les plus soucieux de ne pas augmenter le stress animal, non pas tant pas souci éthique, mais parce que c'est mauvais pour l'image de la marque et accessoirement pour la qualité de la viande.

@ Pierre Demeestere

Pour ce qui est de l'écocide sur l'ile de Paques, cette théorie séduisante semble contestée ...

Moi, je préfère la théorie selon laquelle les habitants de l'ile ont chopé un beau jour la grosse tête. :)

yG
Pour moi, mettre en deux messages, sur le même niveau en les comparant, la mort d'une carotte, celle d'un poulet puis celle des exterminés des camps est une provocation scabreuse, je crains que mon avis n'évolue guère même si vous y mettiez tout votre coeur, ou tous les liens du monde.

@ Mary Bazire

"Massacrer une carotte ou un poulet c'est du pareil au même" Quelle mauvaise foi ! Jusqu'à preuve du contraire, l'un des 2 a un système nerveux et peut donc ressentir, souffrir, angoisser, ... pas l'autre.

Oh, cela veut donc dire a contrario que si on transforme les animaux de batterie, d'une manière ou d'une autre, en animaux décérébrés, bourrés d'anti-antidépresseurs, ma foi, nous pouvons donc continuer à nous bâfrer ?

Rassurez-vous, c'est déjà ce que tente de faire les élevages les plus soucieux de ne pas augmenter le stress animal, non pas tant pas souci éthique, mais parce que c'est mauvais pour l'image de la marque et accessoirement pour la qualité de la viande.

yG


Votre animal décérébré et bourré d'anti-dépresseurs (à tel point qu'il a la conscience d'une carotte) est théorique. Il ne s'agit pas de celui qui était votre steack.
Vous modifiez donc votre argument en Massacrer une carotte ou un poulet à condition que celui-ci bla bla bla et bla bla bla...
Mais un poulet d'élevage aujourd'hui n'est pas encore une carotte et donc votre argument ne tient pas ici et maintenant.
Ceci dit, je suis d'accord avec ce qu'il me semble que vous vouliez dire dans votre premier message : mieux vaut s'abstenir de manger de la viande (ce que je fais, d'ailleurs), puisque des conditions d'élevage, de transports et d'abattages idylliques sont également purement théoriques.
Bref c'est la forme de votre propos qui m'a fait bondir.
[quote=Moi, je préfère la théorie selon laquelle les habitants de l'ile ont chopé un beau jour la grosse tête. :)]
Vous seriez-donc insulaire ?
Retraité, sans enfant, sectaire convaincu et insulaire.
Au fond, ce n'est pas si difficile que ça de vous cerner.
Personnage très intéressant ce monsieur Chamoiseau et encore une bien belle émission, merci.

Le cœur du débat se situe selon moi autour de sa conception du monde et cette question des "valeurs" de la vie qu'il faudrait défendre (barbarie de l'abattage, de l'élevage, rapport aux animaux, aux plantes...etc).

Mais si aujourd'hui, tout le monde a bien conscience qu'il nous faut réinventer un rapport à la nature (même en étant cynique, tant il y va de notre survie) il y a parfois dans l'amour de la nature, des idées effrayantes. Par exemple quand on aime trop son chien, n'est ce pas, peut-être, qu'on n'aime déjà plus vraiment les hommes ?
Le romantisme du XIX ème a eu un indéniable côté mortifère avec son gout immodéré pour la solitude, les forêts profondes, les grottes pleines de mousse et la passion violente qui conduisait généralement au suicide.
L'amour libertin du XVIII ème siècle était plus léger, moins sérieux, moins grave. Les romantiques aimaient la nature mais n'avaient pas d'humour (Cf. Chateaubriand, sur la chaise duquel on a envie de mettre un coussin péteur) et il y a parfois dans le retour à la nature, une volonté de fuir la culture, le rejet de la civilisation et de l'homme qui va avec. Ce qui nous ramène bien vite à la barbarie car l'homme est irrémédiablement un animal culturel.

D'un autre côté, la manière dont notre civilisation traite les animaux d'élevage, enfermés dans des cases comme des objets témoigne d'une industrialisation froide et inquiétante du vivant dont l'homme peut être lui-même la victime. Dans son récent livre "Corps en miette", Sylviane Agacinski pointe très bien les abominations qui vont avec la "gestation pour autrui", où le corps des femmes est transformé en "four à pain".

Et concernant le caractère parfois inhumain de la condition ouvrière, il suffit de lire Taylor (le Taylor du taylorisme), qui écrivait déjà en 1911 :

« This work is so crude and elementary in its nature that the writer firmly believes that it would be possible to train an intelligent,
gorilla so as to become a more efficient pig-iron handler than any man can be. »


Bref, loin d'être pour ou contre la nature, il nous faut inventer avec elle un rapport qui soit autre que celui du monde économico-industriel ou des romantiques. Je crois que Patrick Chamoiseau parle un peu de cela et il est fort sympathique.
MERCI et merci encore, je n'en suis qu'à la 17' mais je savoure ce delicieux nectar pour l'esprit. Je ne connaissais pas ce Chamoiseau je le regrette.

Je suis pour l'instant parfaitement d'accord avec lui. Ce sont des reflexions que je me suis faites avec à peu près les mêmes conclusions... enfin, évidemment je ne saurais parler et écrire aussi bien que lui mais notre conception de l'homme et de sa place dans la nature (dans le truc qui nous englobe, vous savez?) est la même, il me semble.

Et alors ça rejoint les idées développée dans "Ishmael" un excellent bouquin que je vous conseille vivement (et que j'ai lu il y a un certain temps, donc je ne me souviens plus des details) : il s'agit là d'un gorille qui a la faculté de parler et qui souhaite sauver le monde
. Alors il nous explique beacoup de choses, et notamment que l'homme a l'énorme défaut de se croire au dessus de la nature (alors qu'il en fait entièrement parti, c'est évident). Il nous dit même que c'est cela la parabole du 'péché originel' : l'homme a mangé le fruit de l'arbre de la connaissance ; c'est à dire qu'il a cru avoir accès a la connaissance, au savoir conscient, à la faculté de pouvoir penser des causes et des conséquences complexes. L'homme croit qu'il peut tout savoir, connaitre (et dominer) la nature, ce qui s'exprime pour d'autre par Dieu n'existe pas (car Dieu est inconcevable, comme la nature toute entière en fait). Il croit que sa pensée lui permet de détenir La Vérité, mais ce faisant il a été exclu du paradis par Dieu : autrement dit à cause de sa croyance en sa supériorité il est sorti de son état paradisiaque d'Homme de la nature, pour entrer dans l'état infernal d'homme de la société humaine - soi disant au dessus de la nature.
Car l'homme restera toujours une partie de la nature, alors vouloir dominer la nature d'abord c'est une chimère (bien qu'on puisse utiliser la nature gracieusement), et secundo c'est suicidaire : si nous agissons mal, nous risquons de nous auto détruire. Or nous agissons toujours mal (surtout à grande échelle), puisque nous ne pouvons pas connaitre toutes les causes et toutes les conséquences de toutes nos actions. Sachons donc rester humbles.

Bref, je trouve ça interessant, pour ceux qui ont pu suivre mon laborieux raisonnement. Et il me semble que cela rejoint un peu ce que dit Chamoiseau, dans le fond.

Bref, j'y retourne.
Pour ce qui est de l'écocide sur l'ile de Paques, cette théorie séduisante semble contestée ...
Message 3/5max du 02/06/09.

J'ai également apprécié l'allégorie du colibri et du chacun sa part. Il ne s'agit pas tant d'avoir un ou plusieurs disciples, pas même de se donner en exemple, que de faire ce qu'on a à faire, que les autres suivent ou pas. Cette posture n'éteindra peut-être pas l'incendie qui ravage notre 'tite planète, mais au moins on ne participera pas à sa progression.

Cette méthodologie, pour ne pas dire philosophie existentielle, peut s'appliquer à plus d'un problème. C'est d'ailleurs, cette approche que j'opposerai à celle des partisans du grand soir style Coupat et l'IQV.

Une approche du faite comme vous voulez, par exemple, restez les égoïstes que vous êtes, je ne participerai pas pour autant à votre gabegie. Il ne s'agit pas alors de changer le monde sans son accord, les armes à la main pour obliger ceux qui ne veulent pas donner à le faire, que de ne pas participer à ceux des mondes qui ne nous correspondent pas.

Cette logique, individualiste dans son essence, n'en reste pas moins à ma connaissance celle qui est le plus à notre portée. Dès à présent, sans que nous ayons la moindre autorisation à solliciter, elle est déjà opérationnelle, et permet, le cas échéant de créer des comportements, des structures, des flux qui auront toute l'apparence et même plus de celle développé par des systèmes collectifs plus traditionnels, mais historiquement datés et, hélas, en plein effondrement.

yG
J'ai pas encore regardé l'émission mais je salive d'entendre la voix et l'accent de CHAMOISEAU... Merci d'avance...
Il faudra que je regarde une deuxième fois cette émission : Chamoiseau est une si vaste mine de points de vue, réflexions et commentaires, que je frôle l'indigestion. Le temps de digérer...

Le dessin de mon message était surtout de vous féliciter, que dis-je, de vous sauter au cou, après avoir lu le nom de votre prochain invité : Michon ! Les deux semaines qui viennent vont être longues...
Bon sang, pour une fois que je fais un long message, le voila qu'il disparait dans les abimes de l'internet...

Tant pis...

Super émission !

-_-
T comme "Traite négrière" suivi de : De la France métropolitaine aux Antilles

_____________


Extrait du titre inédit : "Des apôtres, des anges et des démons"

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Dialogue entre Luc et Matthieu

.

"Si ce sont les victimes qui jugent leurs bourreaux, il n’y a plus de justice. On règle des comptes. Mais alors, qui nous rendra justice ? La justice d’un raisonnement juste dans la justesse d’un affranchissement courageux et altruiste ?

- Comment ça Matthieu ?

- Quand on juge un crime, c’est la victime que l'on juge en premier. Alors, dites-moi quel regard vont porter sur cette victime ceux qui sont chargés de lui rendre justice et je vous dirai quelle sera la peine prononcée. Oui ! C’est bien la victime qu’on juge en premier. Toujours ! Et plus la victime nous est culturellement étrangère et géographiquement éloignée, plus magnanimes nous sommes quand il s’agit de punir et d’entretenir dans la mémoire collective toute l’horreur du crime. En d’autres termes : dites-moi, pauvres victimes que vous êtes, où et comment vous viviez avant qu’on ne vous asservisse, qu’on ne vous déporte et qu’on ne vous massacre... dites-moi aussi qui sont vos bourreaux et les juges de ces mêmes bourreaux - sans parler de leurs avocats -, et je vous dirai quelle sera la sentence prononcée et quelle place le crime perpétré occupera dans l'Histoire. Prenez la traite des noirs.

- La quoi ?

- La traite négrière Luc. Si cette Traite a dû faire des pieds et des mains pour se faire entendre et reconnaître, c’est bien pour la raison suivante : dans l’imaginaire d‘un monde civilisé et arrogant, les victimes ont quitté une condition jugée peu enviable pour une condition jugée guère plus avilissante. On leur a fait quitter une existence jugée primitive et précaire, aux mœurs d‘un goût douteux et leur déportation puis leur exploitation les ont plongés dans une condition jugée ni pire ni meilleure. On peut légitimement affirmer que le crime n’a pas remis fondamentalement en question leur condition de vie.

- Oui Matthieu. Vu comme ça.

- Comprenez bien une chose : ce qui était en cause, ce n’est pas la couleur de leur peau. Leur seul tort à eux tous, c’était d’être primitifs et éloignés culturellement et géographiquement de leurs bourreaux, dans un premier temps et puis, des juges et des historiens, dans un deuxième temps car, plus les bourreaux nous sont proches et plus leurs victimes nous sont culturellement éloignées, plus il nous est difficile de compatir et moins on compatit, plus légère est la peine et plus courte est la mémoire. Si on ne prête qu’aux riches, sachez qu’on ne prête qu’aux victimes civilisées toute l’attention que mérite le crime commis contre elles. Faites d’un peuple civilisé, un peuple d’esclaves et plus grand sera votre crime. Réservez le même sort à un peuple jugé primitif et votre crime sera vite oublié ou bien, minimisé.

- T'as fini ? Bien Matthieu. On peut peut-être y aller maintenant.

- Y aller ? Mais où donc ?

- Loin des victimes, des bourreaux et des juges ; que je n'aie plus à t'entendre."



_______________________




De la France métropolitaine aux Antilles



A en juger par les revendications du LKP - revendications-miroir d'une société qui semble si peu concernée par la recherche d'un équilibre entre ses différentes composantes civile, politique et économique -, il semblerait bien qu'il y ait quelque chose de pourri dans le "royaume" des Antilles.



Demande (entre autres) de baisse des prix des produits alimentaires de base...



Doit-on parler d’émeutes de la faim ?



Peut-on imaginer en France métropolitaine une réunion entre les patrons d'Auchan et des représentants des petits salariés et des foyers populaires autour de la baisse du prix du lait, du riz et des pommes de terre ?



On n'y distingue plus qu'un tout petit bout de France, de République et d'Europe (Etat de droit, relations adultes et contractuelles entre les différents représentants de la société politique et civile), dans ces Départements d'outre-mer !




***



Aux Antilles, un mouvement de révolte a lieu tous les 40 ans. Les dernières émeutes datent de mai 67 ; elles ont fait une centaine de morts parmi les manifestants.



Mais alors... qui, entre deux émeutes, "tient" cette population-otage livrée à tous les arbitraires possibles et imaginables, à un paternalisme infantilisant proche du mépris, aux salaires obscènes versés par des porcs et au racket alimentaire exercé par des "enseignes géantes" dirigées par des truands en col blanc ?



Qui donc ?



Les Békés, les continentaux de l'administration de l'Etat et du secteur privé et des afro-antillais complices - métisses ou pas ; eux tous prospérant sur le dos d'une population le plus souvent hébétée sous le poids d'un quotidien dans lequel rien, jamais rien ! n'est acquis - un quotidien à la Sisyphe ?



***



Les événements des Antilles, c'est encore un autre miroir qui nous est tendu - un de plus -, et devant lequel, encore une fois, on ne pourra que baisser les yeux, converts de honte mais... la rage au ventre.

___________

Mon blog littérature et écriture - actualité et société : http://sergeuleski.blogs.nouvelobs.com
Message 1/5max du 02/06/09.

Il est parfaitement rôdé, cohérent, Chat-M-Oiseau, Chamane-Zoo, il peut dérouler sa rhétorique sans hésitation, rapide et sur la distance. C'est d'ailleurs la limite, on se demande toujours, méfiant devant une telle aisance, si le discours n'est justement pas trop appris (ce n'est pas le mystique qui fait alors peur, c'est le prédicateur), et en fait, non, les questions posées sont suffisamment surprenantes pour l'obliger à retisser sa toile, démontrant ainsi qu'il ne perd pas le fil quand bien même on arrive, ce qui est très difficile, à le couper.

Je suis particulièrement sensible à la thématique qu'il défend de la créolisation, ce mélange ouvert au quatre vents, toujours en brassage qui dépasse les vieux clivages, raciaux, nationaux, linguistiques, culturels.

Toutefois, comme Judith, j'ai du mal avec la notion de "mort respectueuse" qu'il associe à une nouvelle forme d'élevage pour l'agro-alimentaire. Que cela soit en batterie ou dans un prés bio labelle rouge, les poules finissent la gorge tranchée et dans nos assiettes.
Pas sûr que la barbarie ne soit qu'une affaire d'agencement et qu'avec des pelouses vertes et des bungalows individuels, la solution finale aurait été plus respec-tueuse.

Il y a là une idéalisation de la nature comme référent ultime, qui sonne très new-age écolobobo, la mort naturelle étant estimée plus acceptable que la mort artificielle, qui me gène. Nous sommes des êtres naturels, mais jamais je ne considèrerai que la nature doivent nous donner le la, nous servir de modèle. On peut toujours respecter la nature, sans avoir à la copier. N'est-ce pas Madame Parisot... N'est-ce pas...

C'est d'ailleurs étrange, chez quelqu'un qui critique tant le capitalisme... de la jungle, de la savanne, du débordement des équilibres que de s'en inspirer. Il y a chez les écologistes, cette vision déformée de la nature comme équilibre, alors que d'équilibre, ce n'est qu'un équilibre dynamique, une course, sans aucune règle ni respect.

yG
Nos deux chroniqueuses du jour avaient-elles envie vraiment de nous donner envie de lire ce dernier livre de Chamoiseau ? Leurs questions et leurs remarques (leurs rires aussi parfois) semblaient tellement formulées souvent comme des réticences que je me pose la question. Et puis j'ai regretté l'absence d'Hubert. J'ai eu la désagréable impression qu'Aude n'était pas au niveau, sur ce coup-là en tout cas.

Un regard sans doute plus franchement positif sur l'oeuvre par ici.
Deux présentatrices accusatrices, presque hargneuses, ne tenant aucun compte des réponses de l'auteur.

Un invité qui parle beaucoup et comme un livre, tellement rébarbatif qu'il ferait passer un monologue de l'inspecteur Derrick pour un moment palpitant. Sans compter que Chamoiseau est arc-bouté sur ses positions baroques - "trippesques", dirait Aude Lancelin - sortant souvent du raisonnable pour entrer dans des considérations audacieuses mais hasardeuses (6'43 : "l'individu choisit sa sexualité"... heu vous êtes sûr ?)

Bef, lorsqu'il ne part pas dans ses délires, l'écrivain oppose aux doutes de ses questionneuses des réponses préformatées et n'ayant pas grand rapport, ce qui donne au plateau le désagréable arrière-goût d'un long dialogue de sourds.
Il serait peut-être temps d"éclaircir ces allers et venues de chroniqueurs....qui part, qui reste, qui est de passage....Je ne suis pas mécontente que Naulleau ne repointe pas son nez (surtout depuis que j'ai vu ça. Certes. Mais une certaine transparence sur les chroniqueurs peut avoir du bon non? (surtout que celui de la semaine dernière était vraiment une bonne recrue: intelligent, pertinent, heureux d'être là et surtout dépourvu de toute pédance et mysogynie chères à Naulleau....).
Bien évidemment, je n'ai pas eu le temps de voir encore l'émission, mais c'est juste pour vous signaler que vous devez avoir un problème de boucle de masse quelque part ou un truc du même genre, car il y a un beau 50 Hz qui traîne dans quasiment toutes vos émissions...
Particulièrement audible sur le générique, mais présent aussi pendant l'émission.
Bon, allez hop, j'y retourne.
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