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Commentaires

Cette étrange culpabilité

D'abord, autour des tables du petit déjeuner

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" cette étrange culpabilité " Quels sont ceux qui s'en veulent aujourd'hui et se sentent complices ? M. Daniel Schneidermannn , n'est-ce pas vous qui vous sentez coupable de ne pas avoir fait assez entendre le voix de ceux qui n'ont pas la parole ? Car enfin, vous faites partie de ces personnes très consacrées, très reconnues mais en même temps, n'avez-vous pas été consacré parce que vous avez été plutôt tranquille et silencieux quand il s'agissait de combattre le système capitaliste, de combattre efficacement le discours dominant ?

Pourquoi Bourdieu vous agaçait tellement ? Pourtant il lançait un appel désespéré aux journalistes , lui qui était vraiment du coté des perdants, de ceux qui sont en marge, des exclus de la société.

Voici ce qu'il disait : " Pour combattre efficacement le discours dominant qui se donne des allures d'unanimité, il faut pouvoir diffuser, rendre public le discours critique. Nous sommes sans arrêt envahis et assaillis par le discours dominant... " Bourdieu déplorait que ces personnes "consacrées" n'utilisent pas cette opportunité pour critiquer la système capitaliste.

Je cite encore Bourdieu, désolée Daniel, " Je crois, qu'il faut " OUVRIR SA GUEULE", pour essayer de restaurer l'utopie, parce qu'une des forces de ces gouvernements néo-libéraux, c'est qu'ils tuent l'utopie "

Cette étrange culpabilité que vous ressentez, ne serait-ce pas de ne pas avoir assez "ouvert votre bouche" ? (concernant le système capitaliste).

Je ne pense pas avoir l'honneur d'avoir une réponse, d'autant que je suis très dure avec vous.
Un mal qui répand la terreur,
Mal que le Ciel en sa fureur (1)
Inventa pour punir les crimes de la terre,
L'argent (puisqu'il faut l'appeler par son nom),
Capable d'enrichir en un jour Le quidam, (2)
Faisait aux etres humains la guerre.
Tous n'était point ruinés, mais tous étaient frappés :
On n'en voyait point d'occupés
A chercher le soutien d'une mourante action; (3)
Nul placements n'excitait leur envie ;
Ni spéculateurs ni traders n'épiaient
Le doux et rentable placement.
Les banquiers se fuyaient ;
Plus d'argent, partant (4) plus de joie. ....


" Les animaux malades de la peste " livre VII, fable l , Mr Jean de la fontaine
J'ai lu avec intérêt sur le site le très bon 'article compilant les informations explicatives par ordre de complexité sur la crise des subprimes. Je crains que ces informations n'aient pas trouvé un aussi large public que leurs auteurs respectifs auraient souhaité. C'est bien là que le bât blesse.
On peut juste espérer que le plus grand nombre retienne de ces évènements l'essentiel , l'iniquité absolue de l'économie capitaliste et l'impéritie abyssale des acteurs de la crise financière.
Quand à notre culpabilité à assister (impuissants) à la valse des capitaux , le terme est peut être juste pour ceux qui auraient participé plus ou moins directement à ce petit jeux destructeur mais pour les autres...
Je suis partagé quant à moi entre jouir à la vue du spectacle de l'angoisse bien réelle des banquiers et des traders et encore plus , espérer de voir tout ce système se casser la gueule avec fracas au motif que , de toute façon , nous les productifs consommateurs étant toujours perdant perdant (la répétition est voulue) serions au moins entrainé dans la catastrophe avec ceux qui l'auraient provoqué. Pour une fois...
Alors , enfin, on arrêterait les discours indécents que nous servent les Fillon et consort sur la nécessité du pacte républicain et les justifications , à l'avance, des douloureuses-réformes-nécessaires à venir qui ne seront rien d'autre que le moyen de nous faire payer, encore et toujours, la facture.
Ah mais si, en fait oui c'est vrai, j'ai quand même la sensation d'une étrange culpabilité à évoquer le pire :) mais je m'en fous.
Vous vous en tirez à bon compte en vous adossant au silence des sans argent. C'est le propre du sentiment de culpabilité: un inaccompli dans le dire et la disponibilité; un repoussoir, soi ou des autres, pour le légitimer.

Les pauvres sont victimes de la pauvreté, et d'une culpabilité féroce d'être légitimée par l'amplificateur politico- médiatique: coupable d'être chômeur, coupable de ne pas boucler les fins de mois, coupable de payer des gadgets aux enfants mais pas des études, etc. Je ne sais pas s'il y aura jamais un grand soir. Mais il y aura peut-être un de ces quatres matins, où une petite remise à l'heure des pendules permettra que le tic-tac du temps soit supportable par davantage de gens.
Bien fait si certains culpabilisent. Z'avaient qu'à écouter régulièrement "Là-bas si j'y suis", l'après-midi, sur France Inter.
Daniel Mermet et ses invités nous expliquent depuis des lustres ce que le Capitalisme engendre et nous réserve (ce mardi 30/09, Frédéric Lordon vient d'en remettre une couche).

Dernière nouvelle:
Les comploteurs réunis ce matin à 5 heures autour de "l'homme aux rats" (dixit Badiou) ont envisagé de siphonner le pactole du Livret A pour venir au secours des escrocs.
http://www.lefigaro.fr/economie/2008/09/30/04001-20080930ARTFIG00742-crise-financiere-la-piste-du-livret-a-.php
Mais rien ne change aujourd'hui, car lorsque la banque franco belge Dexia est recapitalisée dans l'urgence, son action fait un bond de 10%, et les petits malins qui avaient acheté à la baisse viennent d'engranger 10% de bonus en 24 heures, le profit continue et les rapaces vont se repaître des scories d'un capitalisme multicéphale et pas moribond.
Et soudain, "L'Etat" trouve 3 milliards dans un tiroir pour renflouer Dexia.

Perso, je suis nul en économie. Je suis un peu un gauchiste bas du front, un peu neuneu, mais quand même sympathique dans mon délire. Alors, juste :

Est-ce que quelqu'un peut m'expliquer où était ces 3 milliards d'euros quand on parlait remboursement des frais de santé ou avenir des retraites ?



TO BE OR NOT TO BE ........
moi aussi je suis un peu neuneu bas du front, j'aimerais qu' on m'explique aussi , et surtout qu'on ne me propose les mêmes solutions pour sauver la sécu que pour sauver les banquiers.....
Pourriez-vous citer et/ ou qualifier le système que vous reprouvez?
est-ce le système capitaliste
la bourse
les placements à haut-risques
...
personnellement je ne le lis pas dans votre article et un soupçon de précision m'intéresserait.
Quand les assureurs et les banquiers annonçaient des profits exorbitants, et qu'on soumettait l'idée de taxer ces profits, on passait pour un gauchiste bas du front, un peu neuneu, mais quand même sympathique dans son délire. Mais pas sérieux quoi.

De même, quand on disait qu'il devait bien y avoir moyen en France de financer les retraites et la sécurité sociale sans travailler plus, plus longtemps, en étant moins payé, on passait pour un gauchiste bas du front, un peu neuneu, mais quand même sympathique dans son délire. Mais pas sérieux quoi.

Quand on s'indignait des stocks-options, des goldens parachutes, des paradis fiscaux, pour quoi on passait, hein ?

Et soudain, "L'Etat" trouve 3 milliards dans un tiroir pour renflouer Dexia.

Perso, je suis nul en économie. Je suis un peu un gauchiste bas du front, un peu neuneu, mais quand même sympathique dans mon délire. Alors, juste :

Est-ce que quelqu'un peut m'expliquer où était ces 3 milliards d'euros quand on parlait remboursement des frais de santé ou avenir des retraites ?

Non parce que je ne doute pas qu'il y ait une explication logique. Mais j'aimerais bien comprendre, juste...
1- Je ne ressens aucune jouissance et ça ne me fais pas du tout rire.
2- Je ne me sens pas du tout coupable. Et si quelqu'un connait un moyen à la portée d'une simple citoyenne comme moi pour empêcher tout ça, je suis prête à écouter.
3- Je ne crois pas que le problème soit le capitalisme, mais plutôt le libéralisme qui est un capitalisme sans règles, voire une idéologie manipulatrice, encouragée et protégée par les gouvernants. Et si quelqu'un connait un meilleur système économique, qu'il propose.....
4- je suis bien d'accord avec marcel verplaetse : il faudrait réhabiliter la valeur du travail. Non pas la fumisterie sarkozienne, mais le fait de permettre de faire du bon travail payé à sa juste valeur.

Et au final, comme Lulu70, une grosse colère.
Elle monte sourdement depuis plus d'un an et me mine de plus en plus tellement je me sens impuissante devant ses spoliateurs et ces voleurs...... (tiens, justement, en fond sonore, j'entends une émission sur les travailleurs pauvres) donc, non vraiment, ça ne me fait pas rire........
J'ai regardé le journal de France 2 ce midi, à propos du rejet du plan Paulson. Dégueulasse, de la propagande à peine voilée: alors vas-y que je te dise que les opposants sont des fous qui mettent l'avenir de la nation en danger, que ce sont des idéologues étriqués, des opportunistes, etc.

Rappel: 150 économistes américaines de divers disciplines et horizons politiques (droite gauche libertaire) ont condamné ce plan dans les termes les plus forts. Personnellement, je suis accro à la politique américaine depuis 2003, et je me suis accumulé au fil des ans une petite flopée de blogs de diverses tendances, anars, cocos, libertaires, collectivistes, libéraux. Partout où je vais, tous les bloggers/auteurs que je connais s'opposent férocement à ce pseudo-plan de secours, qui ne fera que retarder l'inévitable. Avec la différence que plus tard, ce sera encore pire, puisque la dette aura très fortement augmenté.

La crise actuelle n'est pas un problème de liquidité, c'est un problème de faillite. Alors donner tout plein de fric, ça changera rien.
De la culpabilité, même sourde ? Que non, Daniel, mais plutôt une grosse colère contre tous ceux, au pouvoir ou ailleurs dans les banques et les salles de marché, qui savaient bien que vivre à crédit comme le fait l'Amérique depuis des décennies aurait une fin. Et quand tous ceux qui ont marché dans la combine et ont financé cette folie présenteront la note, par exemple les bons du Trésor US pour remboursement - la Chine par exemple - alors ce sera encore plus saignant, et c'est "l'économie réelle" qui dérouillera, avec, au bout, toujours les mêmes....
Peut-on résoudre la crise expliqué au vulgaire contribuable ?
A écouter, La-bas si j'y suis d'aujourd'hui 30 septembre.
Comme quoi, il n'y a pas que les cheminots qui prendraient les usagers en otage, mais aussi les banquiers.
Conclusion: on ne peut pas faire autrement que sauver les banques … mais avec des contre-parties à la clef … ce que ne prévoit aujourd'hui aucun plan de sauvetage et qui pourtant rassurerait les futurs électeurs (et contribuables) américains … et bientôt français.
Sur libé, je lis :

http://www.liberation.fr/economie/0101119559-on-pourrait-nationaliser-le-systeme-bancaire
«On pourrait nationaliser le système bancaire» INTERVIEW Jean-Paul Fitoussi, directeur de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), estime que l'intervention de l'Etat permettrait de sortir de la crise actuelle


Arf arf arf, m'est avis qu'on aurait jamais lu ça dans le quotidien de Joffrin il y a encore quelques semaines....

D'ailleurs, si une personne l'avait proposé, que n'aurait-on pas dit... retour au communisme (forcément nazi, hein..) utopiste mais rendez-vous compte, ce monde là est fini, il faut réformer, s'adapter bla bla bla bla bla...
" que le dernier américain qui quitte le pays éteigne la lumière"
on en vient à faire les plaisanteries des pays de l'Est à l'époque communiste. la boucle est bouclée
rue89
Puisque vous allez sur le terrain de l'irrationnel ( "l'étrange culpabilité" ), jettez un coup d'oeil là-dessus, les terreurs de l'An Mil qui parle de la " peur panique suscitée par la prolifération de signes et de prophéties annonciateurs de la fin des temps", cela vous permettra de relativiser.

Pour les flemmards, voici la conclusion:

"Et sans doute est-il plus facile de se moquer des superstitions de nos ancêtres que de regarder les nôtres en face. "
C'était à prévoir !!! Ils n'en ont jamais assez ces "Goldens Boys" et tout
ces crétins "qui travaille tout comme les castors ni avec leurs mains ...."
(Ca c'est Jacques Dutronc) . Finiront ils par comprendre que le seul
vrai revenu "Honnête" c'est le travail payé d'un salaire et non pas le
pari sur le travail et les entreprises !!!
A force de fonctionner dans le virtuel (et il n'y a pas que la spéculation
dans ce cas là) le déclin de Wall Street (et des autres) a aujourd'hui
besoin de "vrai argent" gagné par de vrais travailleurs !!!!!
Mais qu'ils se demerdent seuls cette bande d'ordures cette même
économie parallèle qui n'hésite pas sans états d'âmes , a anéantir
des entreprises , des travaileurs , des familles , des villes et des régions
entières et ceux au nom de quoi ????
Au nom du profit toujours plus exacerber des nantis retrancher dans leurs
châteaux fort dont les murs vont bientôt s'effondrer et seront anéantis
par l'armée des "esclaves du système" avides de sang et de revanche !!!
D'ailleurs, vous avez remarqué comment depuis qques jours, les pseudo économistes stars passent moins dans les médias, au profit d'autres économistes (genre conseil scientifique d'Attac...) qui eux avaient prévu la crise depuis longtemps ?
Tout d'un coup, on se rend compte que nos oracles n'y comprenaient rien, et on découvre ceux qui prêchaient dans le désert depuis des années.
Le retournement médiatique est saisissant.
Il est résolument contre le plan Paulson, et pourtant il n'est pas Républicain.
Ici un commentaire en français du papier en anglais.

http://anthropia.blogg.org
Tous les gens qui vivent du et par le crédit, qui sont tombés dans le panneau de bonimenteurs en croyant spéculer sur l'immobilier en achetant n'importe quoi à n'importe quel prix sont coupables.
Entretenir ce système fait de vous des coupables ou des complices. Alors, vous m'excuserez de ne pas plus pleurer sur le sort des banquiers que sur le sort de ceux et celles qui tiennent l'autre boût de la corde.

Au fait, qu'en pense notre Caliméro-Ségolinotte nationale? Des solutions?
Et Bayrou? Il se cache où? Il compte ses Euros?
Et l'Europe elle en pense quoi? Elle sert à quoi? Ah oui, c'est vrai, ce n'est qu'une annexe du système Américain.
Sûr que l'université d'été du MoDem n'était pas l'endroit le plus approprié pour entendre "tonner les voix de la dénonciation".
Et qu'après avoir côtoyé ses caciques ultralibéraux, on peut légitimement ressentir le poids d'une "sourde culpabilité".
Pourquoi faudrait-il se sentir coupable ? C'est bien une attitude de curé ! Que ceux qui n'ont jamais participé à des luttes collectives (je me demande si Schneidermann a jamais été syndiqué au Monde ou à Libération?) se disent "j'aurais peut-être dû me bouger", ça peut se comprendre. Mais les autres, ceux qui ont dénoncé sans relâche ce système profondément inégalitaire, qui se sont battus contre, pourquoi devraient-ils se sentir coupable ?
qui se sent coupable ??? pas moi
et aucun petit épargnant ne peut se sentir coupable : ça fait des années qu'on fait tous nos prêts dans nos banques à des taux qui il y a 20 ans atteignaient les 10 % d'intérêt et aujourd'hui sont encore à 5 % en moyenne !!!
ce qui veut dire en clair qu'ils se sont mis un paquet d'argent dans leurs poches, perso ou institutionnelles, peu m'importe car en 20 ans j'ai déjà remboursé un paquet de prêts !!!!!!!
à eux de ressortir cette cagnotte qu'on leur a constitué depuis toutes ses années pour s'en sortir ; ou encore revendre les gros immeubles qu'ils se sont achetés avec nos intérêts ;
en tous les cas il serait très injuste qu'après leur avoir "donné" tous ces intérêts je sois encore obligée de "payer" pour leurs pertes colossales dues à leur manque de prévision et de sagesse et surtout à leur avidité (ce qui s'est passé dans l'affaire KERVIEL en est le symptôme) !!!!!!!!
mais ça n'est pas la population de clients des banques qui peut ou qui doit se sentir coupables, certainement pas !!!!!!!
et que le système de la bourse, qui n'est que virtuel ce qui signifie bien que ça "n'existe pas", s'effondre j'en suis ravie ; que l'on revienne à des sytèmes plus concrêts d'économie car
qui crééent les richesses ? = les gens qui produisent ; alors qu'il en bénéficient aussi car...
qui touchent les richesses ? = des actionnaires véreux ou bedonnant qui passent leur temps le c.. vissé sur des chaises à faire du gras !
c'est un peu lapidaire comme vision mais c'est ainsi que je vois nos systèmes économiques au moins pour ces 20 dernières années avec comme emblême caricatural : le "golden boy"
Allez, les commissaires politiques, vous avez du boulot ! A quand l'ouverture du chantier "Baltique-Mer Blanche" pour punir les ennemis du genre humain ?
[quote=Daniel dit]Même eux, s'en veulent aujourd'hui, et se sentent complices. Mais de quoi donc ? De l'avoir tolérée, peut-être, cette folie, alors que les tonnaient sans relâche les voix de la dénonciation, et qu'il n'était besoin que de tendre l'oreille.

Lesquelles Daniel ? (vous permettez que je vous appelle daniel?)

Des voix comme celles de Bourdieu? Chomsky? Et qui ne les entendait pas? Vous? ;)
Merci pour cet excellent papier.

Mais ne devons-nous pas tous nous sentir coupables ?

Vous et moi participons au système, d'une manière ou d'une autre. Frénésie de la consommation, désir de s'équiper du tout dernier mobile... nous nourrissons et nous nourrissons du capitalisme tels des enfants gâtés ; et ce au point de profiter des peuples les plus soumis à la loi du marché : regarder les étiquettes sur les jouets de vos enfants.
Il n'y a plus aucun lien entre travail et argent, entre éthique et politique... notre société est posée sur un lit de sable mouvant... et nous acceptons avec fatalité le discours ambiant qui nous martèle sans cesse qu'il n'y a pas d'autre voie possible.
Je jubile... et pourtant je sais bien que ce sont toujours les mêmes qui payeront l'addition.

Anthony [blog à part]
M. Schneidermann,

Ce questionnement va-t-il vous inciter à écouter plus attentivement et avec moins de mépris/suffisance ceux qui émettent des avis/opinions/raisonnements vraiment dissonants, voir remettant profondément en cause le conformisme ambiant ? J'ai quelques doutes à ce sujet.
il n'y a pas de " crise" dans le système, le système " est " la crise, cela a commencé il y a 10 ou 20 000 ans , ou plus...lorsque un quelqu'un a eu l'idée d'avoir plus que l'autre( entre autre), en utilisant l'autre justement. Tout humain observateur en profondeur ( de la société et de lui même) non seulement n'a aucune surprise quand arrive les événements actuels, mais encore sait que çà ne peut que continuer.
j'aime bien j.krishnamuti qui lors d'un entretien avec le prof.bohm( physicien) se demandait: " quand avons nous pris le mauvais tournant?"
peut-être dès le début, comme la petite graine contient le grand chêne majestueux qu'elle peut devenir. Et si à ce moment là on se pose la question: alors quoi faire? on est encore comme dans ces cauchemards de fuite ou l'on ne peut pas fuir, mais l'on fuit quand même. Il est temps, peut-être de s'arrêter, d'arréter la fuite, et de regarder, regarder nous mêmes qui ne sommes pas si différents du monde que nous détestons ,momentanément ,parce que on menace de nous enlever notre hochet qui satisfaisait notre vie endormie , depuis toujours.
j'ai du mal à comprendre le titre " l'étrange culpabilité" de qui ? de nous ? des autres ? de ceux qui participent au "système", alimentent la machine économique malgré eux, en allant bosser le matin, parce qu'il y a un loyer à payer, des traites à rembourser ?
quoi qu'il en soit, je n'en ressens aucune pour ma part, mais de la jouissance et de la réjouissance , oui !!! de regarder courir avec leur seaux troués tous ces grands décideurs qui tentent d'éteindre l'incendie qu'ils ont contribué à allumer, désolé , ça me fait marrer.
Je faisais partie de ceux qui écoutaient ces voix "désertifiées", mais je ne me sens satisfaite en rien. Au bout du compte, si la crise dure plus de deux ans, personne ne sera épargné. C'est déjà une crise européenne, ne croyez pas que cela ne concerne que les USA et Wall Street. Les coupes budgétaires vont se faire décomplexées, justifiées par la situation, et j'en passe et des meilleures. On ne peut raisonnablement pas se réjouir de ce qui nous menace directement, à présent.
Je ne participais en rien à cette folie ; je faisais partie des voix qui prêchaient en plein désert... Et je ne me sens coupable en rien.
Juste une pure jouissance, rassurez-vous pour moi !
Je dirais plutot qu'il s'agit d'une victoire a la Pyrus. Le systeme est en crise ce qui prouve que le systeme est a revoir malheureusement ce sont les petites gens qui vont en subir les conséquences, comme d'habitude, dirais-je.
Une cynique satisfaction: cela ramenera peut etre les francais a gauche. Finalement, il fallait davantage user de la démonstration plutot que de l'explication.
Bravo Daniel, ça vient enfin... Depuis le temps que ça traîne. Devant l'urgence, dites-moi où se trouve la fenêtre ? C'est pour mon banquier...
Pour le reste, je m'en fous. Ayant toujours été à découvert et puni pour cela, je n'ai aucune culpabilité et j'emmerde les petits et les gros épargnants
qui, je l'espère seront quand même épargnés. Il ne faut vouloir de mal à personne, pas même aux radins.
heureux de vous entendre dire que cela fait bien longtemps que certaines personnes avaient averti que ce système était une absurdité. Cela fait peut être 150 ans déjà...
Mais je ne crois pas en sa fin : l'argent coule à flot chez les très riches. Seules les institutions, les organismes privés, les entreprises et finallement les gens ordinaires (surtout eux) peuvent y perdre.
Ceux qui possèdent des milliards ou des centanes de millions dans les paradis fiscaux ne perdront quasiment rien, et leur hégémonie n'en sera que renforcée : vive la démocrature ploutocrate !
Le capitalisme libéral est une hydre qui s'auto dévore : ça a toujours été comme ça, et ça continuera un bon moment encore.

En attendant, profitons de cette crise pour limiter la propriété dans notre pays (par un ISF importat au delà de quelque dizaines de millions de patrimoine, et avec un revenu maximum à 50 000 euro mensuel, par exemple), mettons des frontières douanières intelligentes (pour éviter l'évasion fiscale, le dumping et/ou l'exploitation des pays pauvres, la concurrence déloyale entre pays). Revenons à une économie où l'agriculture raisonnée, extensive et l'auto suffisance alimentaire sont au centre du système (avec bien sûr l'éducation, la santé et le logement pour tous...). Taxons les échanges financiers (taxe Tobin, toussa)
Piqure de rappel : chaque année transitent 1 million de milliard d'actifs dans la finance internationale, quand 40 milliards par an seraient suffisant pour résoudre la faim dans le monde, qui concerne 1 milliard de personnes - 2 milliards pour l'eau.

La possibilité de prendre ces mesures, induite par la crise, est la seule chose réjouissante, je trouve.

Mais je ne suis pas encore bien réveillé, je rêve encore...

Le problème c'est que quand le géant américain vacille, ce sont des millions d'américains qui souffrent, mais pas ceux qui les ont conduit vers cette impasse. Ceux qui souffrent sont peu ou prou toujours les mêmes : faison trinquer les [s]pauvres[/s] tous-sauf-les-hyper-riches !
Ce qui est donc fou, c'est que le système -capitaliste libéral- ne profite (et n'a jamais profité sur terre) qu'à une infime minorité, mais ça on le sait depuis longtemps. Mais les gens acceptent, en râlant un peu, certes.
Culpabiliser, moi, nous, "eux", mais pourquoi donc?? Moi, je suis bien contente que l'eau ait coule sur les pieds d'argile du geant americain au point qu'il en vacille. Wall Street, moi j'irai danser sur ta tombe avec plaisir!

Petrole dont les prix s'envolent a mesure que les stocks diminuent (enfin!); systeme financier qui s'ecroule; croissance occidentale en berne et j'en passe: ca sent la fin d'un systeme et moi..... je m'en rejouis!
Je ne suis pas tellement sûr que beaucoup de monde se sente coupable. Même les pires profiteurs de ce système l'excusent déjà et restent dans leur idéologie (il n'y a qu'à voir tous les républicains qui s'opposent toujours farouchement à toute intervention de l'Etat).
Quant aux employés de multinationales pas très propres, ça fait longtemps qu'ils se sont abandonnés au cynisme adulte pour satisfaire leur instinct de survie et pensent que tout le monde se doit de faire de même.
Reste ceux qui s'opposent régulièrement et doivent plus se sentir désemparés que coupables.
Qui disait donc que le communisme avait vécu, parce qu'il était un système
incompatible avec le monde moderne
et que le capitalisme était la seule doxa sûre.

Si seulement nous assistions à la fin du capitalisme,
malheureusement les politiques sont pris dans un nouvel ordre mondial,
où les Hedge Funds dictent leurs lois de spéculateurs,
derrière lesquels se trouvent les Chinois, les Indiens et les émirats,
où sont-ils donc ceux-là dans les médias,
ceux qui financent et spéculent à la baisse,
nous allons endetter les pays occidentaux pour plusieurs générations,
l'ordre mondial change, mais pour un capitalisme encore plus débridé,
situé dans l'hémisphère sud.
http://anthropia.blogg.org
Ce n'est pas de la culpabilité, c'est la triste réalité de notre sort de petit soldat de plomb du contrat social et de notre impuissance qui ressurgit à nos yeux.

Malgré toutes les dénonciations et reportages, la poignée de zozos des conseils d'administration des grosses sociétés se tenaient la barchichette à s'augmenter tour à tour colossalement. Voyez comme Lagardère a balayé d'un revers de main, menaçant même, les petits actionnaires qui pestaient contre lui. C'est bien que le rapport de force est inégal, malhonnête, pervers.

Il a fallu que tout le système s'écroule pour s'en convaincre.

Je suis fier que le projet de Paulson ne soit pas voté hier soir. Car c'est tout un modèle de société qu'il engage à repenser : éponger les dettes des banquiers-assureurs courant à la prime, c'est ré-instaurer le pouvoir avilissant qui vacillait.
Une culpabilité certes, mais pas celle dont vous parlez dans l'article. Lutter contre ce capitalisme à outrance? Pourquoi pas, mais finalement que pourrais-je faire? Non, une autre culpabilité me vient en regardant la télé, coupable de sourire à cet effondrement, coupable de regarder boursorama juste pour me réjouir de tous ces chiffres dans le rouge, et surtout coupable d'y prendre plaisir alors que demain je serai peut-être le premier concerné (et si ce n'est moi, ce sera mon frère) alors que non, décidément je ne suis pour rien dans cette crise. Encore aurait-il fallu que j'en ai les moyens ;-)

Alors finalement, en attendant le pire : faillites, licenciements, chômage... Je profite du moment présent en regardant ces grands financiers et politiques embourbés dans le même pétrin, qui ne me concerne pas... encore...
Pourquoi utiliser des majuscules a Planete Finance ? Jacques Attali est vise quelque part ?
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