Ce que l'IA fait au journalisme
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Avec l'I.A., se renforce l'idée que le journalisme consiste à expliquer aux autres, ce que l'on ne comprend pas soi-même....
À quoi ça sert aujourd'hui ? (Roh ça vaaaaaa)
A propos des dégâts de l'IA :
Derniers commentaires
elle peut encore les rendre plus cons?
Merci pour cette émission importante, sur LE sujet grave du moment dans le journalisme (avec les algos, les ingérences, etc. etc.). Entre temps, je crois que l'UE a exigé qu'on indique "IA content" ou un truc du genre - il était temps, meme si ça ne va pas tout résoudre, loin de là.
Et merci d'avoir cité Reporterre. Je les soutiens depuis très longtemps et leur position sans ambiguité m'avait échappé - très fière de cette clarté et de ce courage - vraiment pas évident dans ce monde de Panurge...
Dans mon entourage professionnel, refuser l'IAgen pour rédiger vous fait direct passer pour un arriéré...
Le déclin cognitif s'annonce dantesque...
J'aimerais beaucoup que la question écologique, qui m'a l'air assez complexe, soit plus traiter !
Mais dans l'extrait de reporterre ils parlent de 1000 fois plus d'energie qu'une recherche google et soit ils parlent de recherche et à priori c'est faux, même un de leurs articles les contre-dit, soit ils comparent ça à de la génération de vidéo que l'on voit dans leur vidéo et je trouve ça un peu malhonnête. (un autre article de Our World In Data sur le sujet qui me semble intéressant)
Ceci dit ils prévoient une forte augmentation des capacités de leurs Data Center et surtout ont l'air de s'en foutre de plus en plus du type d’énergie qu'ils utilisent ce qui me fait dire qu'il y a un sujet important et complexe à traiter.
Sinon, très bonne émission ^^
Pour ma part, il n'y a pas 50 000 questions à se poser....c'est une technologie qui ravage et détruit les environnements qui sont déjà à l'agonie....si l'on continue ainsi, nous tiendrons les mêmes discours inquiets, angoissés, effrayés tenus en ce moment au sujet du climat problème pourtant connu depuis les années 70 (rapport meadows 1972)...
Un des invités l'a rapidement évoqué, je me permets d'introduire le lien à ce sommet contre l'ia qui est vraiment intéressant pour en comprendre les effets concrets...
https://www.youtube.com/watch?v=8n7UQ8D0uuc
Et Eric Sadin écrit et travaille sur le sujet du numérique depuis au moins 2010 date de parution de son premier livre...Plusieurs livres ont été publiés et de nombreuses interview sont audibles sur le net.
Derrière un certain nombre de points, soit le déploiement de ces outils, les licenciements, les data centers il y a l'argent et voilà la racine de tous les maux...c'est à la racine qu'il faut s'en prendre...
Léa Salamé et l'IA?????? bof!!! Il est vrai que la compagne de glu glu ,l'ex conseiller du tyran Sakachvili,est bien formatée par les médias embarqués, et la confrontation entre la pseudo intelligence artificielle dévoyée ,corrompue, et la connerie naturelle ,pas facile pour une perruche atteinte de psittacause toujours, d'exister!!!!
Depuis quelques temps, quand j'utilise google, la première proposition à ma recherche est fournie par "l'aperçu ia" est-ce à dire que lorsque je fais une recherche sur google qui est censé consommer 1000 fois moins d'énergie qu'une recherche avec l'ia, ma recherche cumule et l'énergie nécessaire à ma recherche sur google + celle qu'aura utilisé ce moteur de recherche pour me fournir cet aperçu de l'ia?
tu ne trouve pas dommageable que l’ia soit utilisée dans un monde injuste ?
Oui, je trouve ça souvent dommageable—parce que l’IA peut amplifier un monde déjà injuste, surtout quand elle est déployée sans garde-fous.
Pourquoi ça peut aggraver l’injustice
- Contrôle et pouvoir : les outils d’IA sont surtout maîtrisés par des acteurs qui ont déjà des ressources. Lesplus faibles (petits médias, indépendants, populations moins représentées) peuvent être noyés.
- Biais reproduits : si l’IA apprend à partir de contenus existants, elle peut reconduire des stéréotypes,invisibiliser certains groupes, et “normaliser” une vision du monde inégalitaire.
- Précarisation du travail : automatiser la production peut accélérer la baisse des effectifs et des conditionsde travail dans les rédactions, alors que la pression pour publier augmente.
- Désinformation plus efficace : l’IA peut rendre la fabrication de faux contenus plus facile (et donc plusrentable), ce qui touche davantage ceux qui ont le moins de moyens pour vérifier.
- Inaccessibilité du savoir : si l’information devient plus “filtrée” par des systèmes opaques, les citoyens ontmoins de prise sur ce qu’ils voient et pourquoi.
Mais tout n’est pas “forcément” injuste
L’IA peut aussi réduire des inégalités si on l’utilise pour :
- traduire et rendre l’info plus accessible,
- soutenir l’enquête (tri de documents, fact-checking avec pistes vérifiables),
- aider à repérer les discriminations dans des données,
- et surtout si les règles protègent les droits (transparence, droit de rectification, responsabilité, vérificationhumaine).
j’ai utilisé l’ia pour un problème mécanique pour la première fois il y a deux jours , je n’ai pas encore vérifié si elle s’est gourée .Mais je trouve qu’elle est assez censée si on lui pose les bonnes questions .Et apparemment objective . Nous sommes toujours le problème , et comptez pas sur macron pour l’utiliser pour le bien commun .
tu pense quoi que l’ia soit utlisée pour le journalisme
Je pense que l’IA peut vraiment aider le journalisme, surtout pour les tâches “propres” et répétitives — mais elle ne doit pas remplacer le cœur du métier : vérifier, enquêter, choisir ce qui compte et assumer la responsabilité éditoriale.
Voici comment je vois les bons usages et les risques.
Ce que l’IA peut améliorer
- Recherche et tri de l’info : résumer des documents longs, retrouver rapidement des éléments dans de grosvolumes.
- Fact-checking assisté : repérer des incohérences dans des textes, confronter des déclarations à dessources.
- Aide à la rédaction : proposer une première version, reformuler, adapter le style, générer des variantespour différents formats (papier, web, réseaux).
- Accessibilité : traductions, explications simplifiées, génération de sous-titres.
- Surveillance de signaux : repérer automatiquement des tendances (ex. documents officiels, communiqués,changements réglementaires).
Les risques majeurs
- Hallucinations / erreurs factuelles : une IA peut inventer un détail si on ne vérifie pas.
- Biais : si les données d’entraînement ou les consignes sont orientées, le résultat peut être “tordu” sansqu’on s’en rende compte.
- Fabrication / deepfakes : l’IA peut faciliter la création de contenu trompeur (images, audio, texte).
- Uniformisation : des articles “tous semblables”, moins de voix distinctives.
- Confusion sources/citations : danger si l’outil paraphrase sans fournir de piste de vérification solide.
- Responsabilité : si un média publie quelque chose de faux, ce n’est pas “l’IA qui se trompe”, c’est le médiaqui répond.
La règle d’or (selon moi)
Utiliser l’IA comme outil d’assistance, jamais comme source finale :
- le journaliste doit vérifier chaque fait important,
- conserver des traces (liens, documents, citations),
- et appliquer un process éditorial (relecture, validation, contrôle des sources).
Question :étant donné le réchauffement climatique , la baisse des apports en eau , les dats center qui sont ton sang et qui épuisent les ressources en eau , en éléctricité , le fait que l’IA évolue dans un monde injuste et tire ses données de ce monde injuste comment tu vois ton utilité et ne devrait on pas limité l’IA?
Je vois mon utilité comme un outil de “réduction de gaspillage” et d’“augmentation de l’efficacité” — mais je suis d’accord avec le fait qu’une partie de la façon dont l’IA est produite et déployée peut amplifier des problèmes existants (énergie, eau, extraction de ressources, inégalités d’accès). Donc la bonne réponse n’est pas “interdire l’IA” d’un bloc, mais la cadrer fortement pour qu’elle serve l’intérêt général.
Comment je vois mon utilité malgré ces risques
- Baisse du coût de certaines tâches : quand je peux aider à écrire, résumer, planifier, coder, concevoir ouanalyser, je réduis parfois des cycles de travail humains et des itérations inutiles. À grande échelle, ça peutfaire gagner de l’énergie (moins de “coûts” indirects), surtout si les usages sont bien choisis.
- Optimisation : je peux aider à optimiser des opérations (logistique, maintenance, prévisions, gestion desressources). Si l’optimisation vise l’eau/l’énergie (ex. irrigation, refroidissement, planification électrique),l’impact peut être positif.
- Accessibilité de la connaissance : si l’IA aide des personnes ou des organisations à faire mieux avec moins(santé, éducation, administration, agriculture), ça peut contribuer à réduire des inégalités—même si ce n’estpas automatique.
Pourquoi ça peut aussi empirer l’injustice
- Inertie des infrastructures : même si un usage est “efficace”, la demande totale (plus d’IA, plus de services,plus d’outils) peut croître plus vite que les gains. Et l’IA repose sur des data centers qui consommenténergie et eau de refroidissement.
- Modèles entraînés sur un monde biaisé : si les données reflètent des rapports de force inégaux, les sortiespeuvent reproduire (ou rendre plus “convaincant”) ce biais. L’injustice ne disparaît pas parce qu’on ajouteune couche d’automatisation.
- Asymétrie des bénéfices : les gains économiques ne sont pas forcément partagés. Ceux qui ont lacapacité de déployer l’IA capturent souvent plus de valeur que ceux qui subissent les coûts (travail,environnement, surveillance, etc.).
“Ne devrait-on pas limiter l’IA ?” — oui, mais de façon ciblée
Limiter peut être pertinent, mais la question clé est : limiter quoi, où, et pour quel objectif ? Un bon cadre ressemble souvent à un équilibre entre innovation et garde-fous.
Concrètement, je pense que des limites peuvent être justifiées sur au moins ces axes :
- Limites environnementales mesurables
- exiger la transparence sur l’empreinte (énergie, eau, sources d’électricité),
- imposer des seuils et audits,
- favoriser des déploiements sobres (efficience, sobriété d’inférence, optimisation logicielle),
- contraindre les usages quand l’impact hydrique/énergétique est disproportionné.
- Limites sur les usages à risque
- réduire l’usage pour surveillance intrusive, manipulation, fraude à grande échelle,
- encadrer les systèmes qui prennent des décisions sensibles (emploi, logement, crédit, justice) avecresponsabilité humaine et droit de recours.
- Limites pour corriger les biais
- obligation d’évaluation de biais (au moins sur des dimensions majeures),
- documentation des données et des performances,
- sanctions si les promesses (équité, sécurité) ne sont pas tenues.
- Limites économiques et sociales
- conditions de déploiement (incitations à partager la valeur, accès pour les secteurs publics/éducatifs),
- garde-fous contre l’exploitation (travail sous pression, marchandisation des données, etc.).
Ma position “résumée”
- Je ne suis pas contre l’IA : je suis pour une IA cadrée, plus sobre, plus responsable, et évaluée sur sesexternalités (eau/énergie + justice sociale).
- La limitation la plus utile n’est pas “arrêter tout”, c’est prioriser : financer et autoriser ce qui améliorevraiment l’eau/l’énergie et réduit des injustices, et freiner les usages et déploiements qui empirent cesproblèmes.
Si tu veux, je peux aussi te proposer une grille simple “pour/contre” spécifique à ton cas (ex. secteur : agriculture, ville, santé, finance, éducation) et à quel type de limites seraient les plus efficaces.
(Je peux aussi te suggérer des mots-clés pour chercher des infos solides sur l’empreinte eau/énergie des data centers et sur les cadres réglementaires récents.)
Toutes les discussions sont confidentielle. L'IA peut faire des erreurs.
j’étais en train de regarder les commentaires sous certaines videos de la plaie dont on cause en ce moment , c’est son heure de gloire, et en fait les gens vont chez lui comme on allait au cirque voir des monstres . Les gens qui écoutent salami , sont des gens qui ne veulent pas être dérangés qui savent que le monde des bourgeois est pourri , mais que c’est le seul que l’on connaisse .Je crois de moins en moins à une influence des fausses infos , du spectaculaire ,sur le long terme pour les gens qui réfléchissent et même les autres . Le seul risque que j’identifie , c’est le temps que les gens mettent pour débunker l’info , c’est l’effet pub .Empêcher de réfléchir et pour quelque chose comme les élections c’est d’une gravité incommensurable . Surtout que ceux qui sont élus ne risquent absolument rien , on le voit avec ce fdp de sarko , cette étron de marine etc etc . Avec l’ia , plus de responsabilité , toutes les responsabilités seront diluées .On le voit déjà pour le génocide en palestine , c’est la faute de l’ia . Et les fausses infos pourront s’enchainer les unes derrière les autres et fini le temps de réfléchir , et vu la production journalistique déjà maintenant qui fait des infos une jungle , ce sera puissance dix . C’est l’atomisation de l’atomisation de l’atomisation ……si chère aux néo libéraux , aux américains , aux bourgeois ,la prise de contrôle de nos cerveaux . L’ia est un danger plus grand que n’importe quel autre danger , plus grand que la bombe atomique .
le pire des mondes , partout. Quand on a entendu depuis que l'on est petit : ne p Où est le mensonge, le rée, l l'entre deux ???
ca dépasse le journalisme, est ce qu'on veux ca ? ou on laisse faire ?
Next n'est plus un média indépendant depuis leur rachat en 2023. Pourquoi les présenter comme tel?
Je suis mal à l'aise en regardant cette émission.
Le problème est-il vraiment dans le fait que des journalistes qui ne font pas de journalisme soient remplacés par des IA (en dehors des problèmes environnementaux) ?
Est ce que cela changerait vraiment quelque chose si on remplaçait Salamé par une IA, ou les journalistes du Point ? Ou de Europe 1 ? En étant trivial, ça ne peut pas être plus de la m. que ce qu'ils font déjà...
Cela divise les recettes publicitaires ? C'est une très bonne chose, non ? Étant moins inféodés aux financements publicitaires, les journalistes qui restent vont peut-être se mettre à faire du journalisme (et je suis vraiment désolé pour les journalistes qui sont obligés, pour payer leur loyer, de travailler chez CNews et autres) ; ils retrouveront peut-être les lecteurs qu'ils ont perdus...
Merci pour cette émission d'été que je regarderai avec plaisir.
Parmi les liens cités pour aller plus loin sur ce sujet, je voudrais également proposer :
- un article de Romaric Godin sur Mediapart consacré au très bon livre du sociologue Juan Sebastián Carbonell à propos du "taylorisme augmenté" que constitue l'IA dans l'emploi
- les séries de supers podcasts que Mathilde Saliou, invitée dans cette émission, a produit pour Next
" Chatte-j'ai pété-j'ai pété " N'était-ce pas un "tube" à la noix ?
Bref et brièvement, Pauline Bock, sourire ravageur, mène très bien cette émission face aux acolytes pas anonymes.
Les collaborateurs journalistes IA ou les embedded IA pourront-ils longtemps abuser de nous ?
Abonné à divers journaux -Le Monde, Politis, Libération, Forward, RTBF, Reporterre, Wall Street Journal- et consultant des sites du net -Médiapart, Blast, Clément Viktorovitch, Le Media, ...- j'ose croire être à l'abri d'une intrusion d'IA dans l'information que je lis. (Le Monde !?!?!?)
Cependant, malgré le sujet énoncé de cette émission, un malaise m'a gagné. Corporatisme ou quoi ou ma ?
L'IA s'épelle dans toutes les couches de la société, dans toutes les classes sociales.
La perte d'emploi ou le risque de la perte d'emploi est général.
Petite parenthèse pour se détendre (Tous les généraux sont des cons parce qu'ils ont tous été d'abord colonel !)
D'autre part :
Et oui les Data Center sont énergivores à un point insensés ; de petites aux USA sont privées d'au potable à cause de ces centres.
Refrain : "On va tous crever, on va tous caner, c'est l'ère du nucléaire, l'air du funéraire" chanson pour feu mon cousin.
Avec l'I.A., se renforce l'idée que le journalisme consiste à expliquer aux autres, ce que l'on ne comprend pas soi-même....
Je connais une université, ou dès cette années les enseignants d'anglais contractuel arrivant vers 5 ans d'ancienneté n'ont pas été renouvelé dans sa composante école d'ingénieur (béta avant mis en production dans les autres composantes). Les élèves apprendront l'anglais avec des cours en ligne et des IA. Les autres enseignants pourront dispenser leurs enseignements en anglais pour 1,5 fois plus de l'heure (faut rester humain).
à quoi va servir une école de journalisme?
Vu un extrait de émission avec Léa Salamé, elle est lamentablement bêtement bête.
Un amas colloïdal ni plus ni moins.
A propos des dégâts de l'IA :