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Carte de presse : c'est mal parti entre les journalistes indépendants et la commission

Une pétition signée par 300 journalistes, pour la plupart photographes et vidéastes indépendants, demande que la carte de presse leur soit accordée plus facilement. Problème : ces professionnels sont souvent payés en tant qu'autoentrepreneur, ou en droits d'auteur. Des statuts que la Commission de la carte d'identité des journalistes professionnels refuse de prendre en compte, les jugeant illégaux.

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Le problème de fond, c'est que tous les patrons (de presse ou autres, pas de jaloux) se sont jetés sur le statut d'auto-entrepreneur en exerçant un véritable chantage: "je voudrais bien t'employer, mais je n'ai pas les moyens de te salarier. On peut (...)

"qu’un journaliste ne peut pas être, aux termes de la loi, un travailleur indépendant et doit donc être salarié (art. L. 7113-3)"


Pour être bien sûr qu'il ne soit que "la voix de son maître"


Je suis assez ahurie de cette conditi(...)

La solution est simple : ceux qui disent du bien du gouvernement ont une carte de presse les autres non ! 

ça règle le problème et on arrête de lambiner

Derniers commentaires

"pour ne pas que quelqu'un qui travaille par exemple dans la communication, et qui fait une pige dans l'année, puisse avoir la carte de presse."" donc, heu ... les "journalistes de BFM et RMC qui passent leurs journées à faire de la pub pour Macron et LePen n'ont pas de cartes, je suppose?

Le problème de fond, c'est que tous les patrons (de presse ou autres, pas de jaloux) se sont jetés sur le statut d'auto-entrepreneur en exerçant un véritable chantage: "je voudrais bien t'employer, mais je n'ai pas les moyens de te salarier. On peut s'arranger..." Mon fils, ingénieur aéronautique a eu ce problème, et a toujours refusé. Moi-même, titulaire d'une carte de presse acquise après trois ans de piges, j'ai exigé d'être payé en piges (tarif réglementé) pour des interviews pour un site web. J'ai coupé court aux chouineries "on débute, faut que tu fasses un effort, on peut te payer en droits d'auteur" en menaçant de jeter à la poubelle les interviews déjà faites (en prévenant les interviewés), et en rappelant la loi. C'est vrai que ça leur a coûté plus cher, mais quand on veut un travail professionnel, on ne paye pas pour un bricolage. Arrêtons d'aider les patrons à violer la loi sur la presse "un journaliste ne peut pas être, aux termes de la loi, un travailleur indépendant et doit donc être salarié (art. L. 7113-3) ". Dans chaque rédaction, les délégués syndicaux doivent maintenant passer à l'offensive, et demander des comptes aux patrons, et on pourrait même envisager des dénonciations, ou des plaintes au nom des syndicats (pour protéger les "pseudo-pigistes-autoentrepreneurs") puisqu'il y a infraction à la loi. D'ailleurs, la CCIJP pourrait aussi le faire. On va bien sûr me répondre que ça va supprimer des emplois, mais les télés, les sites web, les journaux mainstream, ont vraiment besoin des docs - de très bonne qualité, au cœur de l'action - des indépendants, surtout s'ils veulent tenir la comparaison avec les nouveaux sites d'information. Au fait comment ça se passe à @si ?

Bon si je comprends bien les journalistes précaires sont à la profession ce que les gilets jaunes sont à la société.

Je me doutais bien qu'il y avait une arnaque sur cette histoire de carte de presse.

On retombe toujours sur cette "Loi du Marché" et sur le "Libéralisme" triomphant. Je comprends que Gaspard Glanz n'ait pas été particulièrement chaud pour l'obtenir.

Essayons une petite relecture des arguments :


« la loi dit que les journalistes doivent être rémunérés en salaire ».


La loi dit également que la condition nécessaire du salariat est un lien de subordination à un employeur.


Donc la loi dit qu’un journaliste doit nécessairement être subordonné à un employeur. Par les temps qui courent il est permis de se demander ‘à qui profite le crime’ on pardon ‘la loi’ ?


Surtout ne changeons rien !

Un article intéressant de statistiques sur la profession de journaliste et les "zones grises"

https://www.google.com/amp/s/theconversation.com/amp/les-journalistes-en-france-en-2018-moins-nombreux-plus-de-femmes-et-plus-precaires-93167

La solution est simple : ceux qui disent du bien du gouvernement ont une carte de presse les autres non ! 

ça règle le problème et on arrête de lambiner

"qu’un journaliste ne peut pas être, aux termes de la loi, un travailleur indépendant et doit donc être salarié (art. L. 7113-3)"


Pour être bien sûr qu'il ne soit que "la voix de son maître"


Je suis assez ahurie de cette condition "être salarié"... Si Glanz avait un salarié (eh oui, c'est ça, la petite entreprise), lui n'aurait toujours pas sa carte de presse, mais son salarié, si? 

Pensez-vous sérieusement que quand on est précaire, journaliste-auto-entrepreneur (qui n'est pas censé exister mais qui existe), par payé si l'article n'est pas pris, on est moins dans la main de son/ses employeurs que quand on est salarié ? Et du coup, comment classez-vous les pigistes ? (une pige = 1 salaire, encore faut-il la "vendre") 

paS payé

Non, bien sûr. Quoique... ça mérite réflexion.... de toutes façons, c'est déjà bien en train, la précarisation généralisée... va peut être falloir trouver d'autres manières d'être, quand même, non pas "indépendant", personne ne l'est, mais autonome, sujet de sa propre vie et pas objet d'une fatalité, d'une alternative mortifère. .

C'est parce qu'aujourd'hui la Presse est possédée, tenue par les milliardaires pour lesquels les organes de presse ne sont qu'un partie des services de communication de leurs entreprises.

Au départ le Rédacteur en Chef propriétaire payait des petites mains pour lui rapporter de la matière, c'était lui le "Journaliste".

Dans la programmation informatique, tout le monde n'est pas "Analyste-Programmeur". Il y a ceux qui concoivent les logiciels et ceux pissent du code... :-)

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