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Bulle sondagière

Une bulle sondagière se forme exactement comme une bulle financière : Dr Panel, professionnelle des sondages, qui fut blogueuse sur Rue89 (et invitée d'@si), nous a envoyé cette réflexion sociologico-économique.

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Bonjour, pourriez-vous nous éclairer sur les règles de mesure de l'égalité de temps de parole et sur les moyens en œuvre pour sanctionner les contrevenants. Il ne semble pas que le CSA ait un quelconque levier pour faire appliquer l'égalité de temps de parole et de qualité de traitement des différents candidats. En particulier, les petits, cela va de soi...
Merci d'éclairer ma lanterne !
Il faut cesser de nous étourdir avec des sondages qui changent mais demeurent les mêmes!!!!pourquoi payer des agences pour savoir ce que nous allons nous citoyens décider """"de plus les médias ne cessent de leur donner la paroles : pensez vous que ...croyez vous que...
!! qu'avons à faire de leurs "croyances" car il s'agit bien là de "projections de "réflexions" et de prospectives non étayées il s'agit là de "justifier leurs existences à BAS les SONDEURS, car s'ils étaient honnêtes, ils ne participeraient pas à des émissions dans le but de justifier leurs expertises et par là même leurs existences et donc leurs rémunérations (ref les sondages elyséens..!!!=
Petites questions apparemment sans importance mais qui l'est en réalité autant que les sondages : c'est quoi un tableur Excel ? Je ne connais que les tableurs OpenOffice ou LibreOffice. Pourquoi la culture du logiciel prioritaire serait-elle universelle ? Qui nous paie pour faire cette publicité ?
https://www.gnu.org/philosophy/free-sw.fr.html

Sinon super article que j'ai dévoré. :)
C'est le fameux concours de beauté (Pageant) de Keynes: Je ne vote pas pour la plus belle, mais pour celle dont je crois qu'elle a les meilleures chances de gagner. Ca donne rarement la plus belle.
Pouvons-nous donc dire que les sondages, plutôt que de sonder l'opinion publique, font oeuvre de sociologie ? Ils essaient de capter une atmosphère... Dans ce cas, est-ce vraiment nécessaire de poser des questions et de perdre son temps ? Je joue à ça tous les jours.
Ma première grosse interrogation en matière de sondages : les sondages de juin 2006 en faveur de Ségolène Royal !!! Aucune personne de mon entourage (et je ne vis pas dans un village de trois habitants) ne pouvaient comprendre ce qu'elle avait de fiable et où se trouvait son charisme.
Sinon, globalement, je les trouve assez justes, non pas parce qu'ils m'influencent, mais parce qu'ils reflètent ce que je vois et entends autour de moi ; je suis d'ailleurs assez partisane du sondage qui coûte pas cher : posez-vous deux secondes dans un café-pmu de banlieue, puis 2 secondes dans un café-pmu de province, et vous avez tout ce que vous voulez sur l'opinion du peuple. A Paris, aucune utilité : depuis quand l'électeur parisien ressemble et pense comme le citoyen lambda ?

Autre question : que penser de la cote actuelle de Sarkozy ? Doit-on vraiment espérer qu'il va être vaincu ? J'ai lu, je crois, une chronique de DS dans Libé du 16 février : serait-il en train, comme le dernier gouvernement de droite grec, faire exprès de perdre ? Ce serait inespéré, mais je n'ose y croire encore ?

Autre question à la quelle j'aimerais qu'un sondage me répondre (mais les sondages ne sont malheureusement pas madame Irma) : pourrons-nous survivre à cinq autres années avec Sarkozy ?
Il y aurait pourtant une façon bien simple de sortir de cette circularité bullogène : que pour chaque candidat, chaque citoyen ait le choix entre oui, non, abstention. Autrement dit, sur une dizaine de candidats, je pourrais voter pour trois quatre d'entre eux (qui me sembleraient tous "suffisamment bons") ou un seul que-c'est-lui-que-je-veux-epissétout, contre autant d'autres, m'abstenir pour le reste... il n'y aurait plus qu'à faire le compte, candidat par candidat, des suffrages recueillis, et zou.
Dans les petites communes les scrutins avec panachage fonctionnent ainsi, c'est pas très compliqué à mettre en œuvre et à comprendre, et pour une présidentielle, en plus, on n'aurait pas le problème que posent parfois des conseils municipaux un peu... baroques, puisqu'il n'y aurait qu'un vainqueur.

un seul tour : des économies pour la république
la fin du dilemme "vote utile/vote de conviction"
la fin des bidouillages électoraux
un tableau clair des forces en présence, à la sortie
et cerise sur le gâteau, une règle simple pour répartir le pactole des subventions aux partis en fonction des suffrages recueillis...

bon, ce serait un peu la mort des sondages électoraux, mais est-ce qu'on s'en plaindrait ?
Une seule chose m'intéresse:
pourrons nous toujours vivre, manger, aimer, b..ser, se chauffer/rafraîchir, respirer ... vivre! C'est la seule base qui se passe de tout sondage.

En fait, non: il y a d'autres choses qui m'intéressent. Mais elles passent après, que je le veuille ou non. Je suis basique! ^^

Excellent article. Il est la démonstration du pourquoi de hais le "vote utile".
Très intéressant. Merci!
Intéressant !
Mais il y a une donnée très importante qui est à peine effleurée : c'est le fait que quand on vote, on ne vote pas seulement pour, mais aussi contre. Et d'ailleurs, dans nos démocraties qui sont très bien installées depuis longtemps, on est revenus des votes enthousiastes, et on ne remet pas en cause la démocratie elle-même, car on sait que c'est le pire des systèmes à l'exception de tous les autres,
En fait, on vote dans un esprit tactique, pour obtenir quelque chose. Et avant tout, on vote contre.

On voit au Sénégal, quel est l'intérêt du sondage : Pour ceux qui ne voudraient pas de Wade qui a changé la constitution pour pouvoir se représenter, ce qui est la preuve de son penchant autoritariste, il est intéressant de savoir quel est l'opposant qui se détache parmi les candidats, et au lieu d'éparpiller les voix, voir quel est le vote qui servirait à le déloger.
Et de toutes façons, on vote pour ses intérêts, en tout cas ce qu'on pense être son intérêt.

Et comme on est ici dans le même cas de figure, les sondages font boule de neige.
Cette vision de la bulle n'est pas tout-à-fait la même que celle de l'article : en matière de finance, il croit qu'ils croient que nous croyons que ça va descendre ou monter. Ceux que les autres croient a de l'importance, mais ça varie en permanence, et tout est basé sur la croyance.

Le vote est aussi basé sur la croyance, mais à un moment, ça s'arrête, on vote, et on entre dans la réalité. Les enjeux ne sont pas les mêmes, il ne s'agit pas que d'argent qui monte et qui descend., alors qu'on pourra se "refaire" la prochaine fois, comme au casino.

De ce fait, on utilise plutôt des tactiques que des martingales.
Oui. Par principe, le sondage ne pose jamais la question que se pose l'électeur au moment de mettre un bulletin dans son enveloppe.
Je sais plus où le bon docteur avait soulevé cette objection.


A propos, ça fait un an que le Docteur Panel ne publie plus sur Rue 89. Il serait de bon ton en ces temps d'élection de lui confier une chronique. Je trouve.
Assez d'accord avec Yanne, sauf sur le "on vote pour ce qu'on pense être son intérêt"... mon intérêt en matière fiscale n'est pas pour Mélenchon. Pourtant, je voterai pour lui, pour l'intérêt collectif... dont le mien à longue échéance !
J'aimerais que l'échéance soit longue mais je n'y crois pas. L'échéance c'est hier voir avant-hier.........

sinon idem.
Juste une remarque, le système politique français n'est pas vraiment une démocratie, une démocratie représentative à la limite :


La démocratie représentative s’oppose également à la démocratie directe dans laquelle le peuple prend lui-même les décisions. Dans l'Antiquité grecque, il n'y avait qu'une seule démocratie, qui était la démocratie directe, tandis que la démocratie dite représentative était appelée oligarchie, et était d'ailleurs conçue comme l'ennemie traditionnelle de la démocratie.


http://fr.wikipedia.org/wiki/Democratie_representative
Pour prolonger/compléter : la Culture du Narcissisme de Christopher Lash
Excellent, voté pour le contenu, voté pour le comm. de Yannick. Tout est dit. Que du vent, mais dangereux, parce qu'il balaie tout sur son passage.
Merveilleux papier, merci. Par contre un passage me frustre:
[quote=Dr Panel]il redresse (comprendre: il tripatouille) pour rejoindre le peloton de ses confrères qui s’auto-entretient dans un consensus sur la hiérarchie des candidats. Jusqu‘à ce qu’on s’ennuie et qu’il faille créer un nouveau phénomène inédit, ou bien que le réel s’invite et rectifie brutalement les données.

Est-ce vraiment là l'explication des variations et emballements passagers dans les sondages ? L'accusation est grave (ce n'est plus du bidonnage passif mais à la limite de la création de phénomène pour recréer la demande), elle est peut être vraie. Mais peut on avancer d'autres explications et si oui lesquelles ? Par exemple comment expliquer que le match à 4 qu'on était près de nous vendre il y a peu se tourne dans les sondage en une sorte de duel ? Ou autre chose, l'augmentation de la cote de Hollande après son congrès de machin, création de phénomène, entrée de réel ou sondage suivant un emballement médiatique qu'il ne contrôlent pas ? Et dans ce cas quid de la non montée de Sarko après son congrès à lui ?
Bonjour
Chacun ses sondages.
Lu sur le site de Mélenchon ce matin (sans garantie des quotas utilisés):
A Lyon, Mélenchon a du changer la salle de son meeting car trop petite. MLP a décommandé le sien.
Une question pour Docteur Panel : est-ce que vous savez si les insitituts se réservent le droit de ne pas publier certains sondages ?

Je m'explique. Avec la multiplication du nombre de sondages (plus d'un par jour), on risque de plus en plus de tomber sur des tirages douteux : pour faire court (et un peu faux, puisque ce n'est pas tout à fait comme ça que ça se passe), avec des intervalles de confiance à 95% et 100 sondages, on en a 5 qui se trompent. L'échantillonage par panel représentatif et le calage sur les votes des précédentes élections ne permettent de corriger cela qu'à la marge.
D'où ma question : les sondeurs ont-ils un outil performant pour déterminer les résultats aberrants et les artefacts d'échantillonage. Et si oui, rendent-ils publics leurs résultats lorsqu'ils tombent sur ce genre de cas ?
"une régression individuelle et collective vers la tyrannie du relativisme des valeurs.
Ce libéralisme-là est un nihilisme."
: Dr Panel.

Pas mieux, neuf lettres, excellent.

yG
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