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Bolloré au Sénat : face au magnat, l'impuissance politique

Le 19 janvier, Vincent Bolloré était convoqué au Sénat pour une audition de la commission d'enquête parlementaire sur la concentration des médias. Durant deux heures, celui qui s'est taillé un empire médiatique en quelques années a cabotiné et botté en touche, répondant rarement, voire jamais, à des questions pas bien pugnaces. Un spectacle "affligeant" pour deux chercheurs experts des médias. Mais le rapporteur David Assouline, joint par "Arrêt sur images", défend son travail.

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Bolloré, Arnault,Niel devaient trembler devant cette commission de sénateurs.  Ces politiques sont pour la plupart leurs obligés.  Voir par exemple les liens incestueux qu'ont ou ont eu Macron ou Hollande avec ces milliardaires.

Peut être qu(...)

Vous titrez " l'impuissance politique ". 


Non. 


Il faut parler d'abdication. 


Votre article l'illustre bien. Ces gens occupent des postes politique et leur pusillanimité montre qu'ils ne sont pas à la hauteur de leurs fonctions.


Parlez-en (...)

Ah, les sénateurs... La soupe est bien bonne, au palais du Luxembourg, pourquoi alors se fâcher avec ceux qui tiennent les média français ?


Le spectacle était en effet dégoulinant de servilité.

Derniers commentaires


"l'impuissance" me semble un terme mal choisi , "complaisance" conviendrait mieux.








"Si vous voulez enterrer un problème, nommez une commission" disait Clemenceau.

Face à A Benalla,la Commission Sénatoriale était de bon niveau,mais là,c'est pathétique.


Voir en replay, surtout lorsque le sénateur Assouline,explique quelques minutes plus tard,sont analyse aux journalistes,de LCP

Bof...

Comment disait-il, déjà ? "All the world is a stage".


Il est venu faire son petit tour, elles et ils l'ont regardé tourner, et puis...


Point suivant !


Ce n'est pas étonnant. De Zuckerberg à Arnault, l'audition d'un magnat par un commission parlementaire est un classique qui profite bien souvent à l'intéressé. Celui-ci connait forcément mieux son sujet, a bénéficié d'un coaching en communication spécifique pour l'entretien (alors que les parlementaires ont X personnes à interviewer !) et fait face à une institution sans grand pouvoir et aux objectifs flous. Il faut vraiment perdre ses moyens (Benalla) ou affronter une "tueuse" ultra préparée qui ne craint pas de faire du militantisme comme Ocasio-Cortez pour perdre la face.

Qu'il est mauvais Assouline. Ennuyeux, soporifique et pas du tout maître du sujet.

Ses collègues étaient pires.

A la lanterne !

Eliane Assassi, présidente du groupe communiste au Sénat, s'est montrée nettement plus pugnace (il y a 4 jours) lorsqu'elle a interrogé deux représentants de McKinsey.

Le cabinet de conseil en stratégie a en effet obtenu un contrat de 496 800 € pour "évaluer les évolutions du métier d'enseignant", et l'audition a révélé ce dont on se doutait : l'inutilité d'une telle étude.
Ce qui n'empêchera pas McKinsey de se voir confier par nos gouvernants de nouvelles "missions" tout aussi ruineuses et stériles.

"pas de brutalité" ?


Vous titrez " l'impuissance politique ". 


Non. 


Il faut parler d'abdication. 


Votre article l'illustre bien. Ces gens occupent des postes politique et leur pusillanimité montre qu'ils ne sont pas à la hauteur de leurs fonctions.


Parlez-en aux employés de Bolloré, Drahy, Niel ou Arnault. Ceux-ci auraient déjà mis ces sénateurs dehors  s'ils ne trouvaient pas avantage à les garder sur leurs sièges.


Ils n'ont d'ailleurs aucun amour propre, tellement on lit une humiliation en règles des institutions et de la loi qu'ils ont pourtant comme mission de faire respecter.


Des nuls.


Il n'y a pas que Zemmour que Vichy semble encore inspirer. Comment s'étonner aujourd'hui du vote des plein pouvoirs à Pétain avec de tels représentants de la nation ?


Zemmour n'est que la partie visible de ce qui s'affirme comme un particularisme culturel, une tendance lourde de la politique en France, dans laquelle s'inscrit le libéralisme-autoritaire de Macron.


Ce dernier va faire sa leçon inaugurale de sa présidence de l'UE au parlement européen en osant parler de l'Etat de droit qu'il méprise manifestement (états d'exception multiples et à répétition, régression sociale, répressions sanglantes des mouvements sociaux, discrimination de la population, violation des libertés publiques, ...).


Et ce type va en Arabie Saoudite en prétendant y parler des des droits de l'homme à un dirigeant qui torure et fait découper un journalistes dans une de ses représentations consulaires ? MBS a du en rire avec ses bourreaux... 


Dans une culture de la déférence et de la soumission à l'autorité comme en France, il n'y a rien à attendre de sénateurs quand le sommet de la pyramide dégouline - ruisselle - d'autant de mauvaise foi manifeste et persistante.


Cela ne gène apparemment pas beaucoup de rédactions. Le miracle ne viendra pas du petit personnel tant que les abus du patron ne sont pas dénoncés. Le lanceur d'alerte, en matière de démocratie, c'est la presse. J'attends.

" Sénat : litanies, liturgie, léthargie "....

Ah, les sénateurs... La soupe est bien bonne, au palais du Luxembourg, pourquoi alors se fâcher avec ceux qui tiennent les média français ?


Le spectacle était en effet dégoulinant de servilité.

Bolloré, Arnault,Niel devaient trembler devant cette commission de sénateurs.  Ces politiques sont pour la plupart leurs obligés.  Voir par exemple les liens incestueux qu'ont ou ont eu Macron ou Hollande avec ces milliardaires.

Peut être que quelqu'un comme Ruffin aurait été plus pugnace, malheureusement, il n'est pas au Sénat qui reste quand même une anomalie démocratique.

"Ces politiques sont pour la plupart leurs obligés." Quand on apprend combien les partis politiques (de la droite au parti socialiste) sont "alimentés " par les compagnies privées comme Vivendi ,Veolia et consorts -pour conserver les services privés de l'eau, l'assainissement , les déchets...etc , on comprend  quel point il leur sont redevables! M. Bolloré peut se sentir tranquille et à l'aise dans cet exercice! Sauf à demander que les membres des partis qui auditionnent affichent les risques de conflit d'intérêt...on ne mord pas la main qui vous nourrit. Ici on la mordille pour le spectacle.

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