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BlaBlaCar : les dessous d'une success-story française

Dans le monde des plateformes collaboratives et lucratives qui révolutionnent l’économie, figurez-vous qu’il existe une start-up née en France et non en Californie. Connu auparavant sous le nom de covoiturage.fr, BlaBlaCar s’est imposé parmi les sites de transport alternatif qui proposent aux conducteurs d’embarquer dans leur voiture des passagers moyennant défraiement. Tant et si bien que cette entreprise – présente dans une vingtaine de pays – est devenue un monopole naturel. Au grand dam des covoitureurs de la première heure…

Derniers commentaires

[quote= Anne-Sophie Jacques]17 euros [...] quatre fois moins cher qu’un TGV

Alors qu'en partant aujourd'hui on peut trouver des places dans le TGV à 36,20 euros, qu'il en reste à 18 euros pour après-demain et à 15 euros en s'y prenant au moins deux semaines à l'avance...

L'occasion de lire quelques billets d'Olivier Razemon, qu'on a pu voir récemment sur le plateau d'Arrêt sur images. Par exemple :

« Comment le covoiturage fait baisser le prix du train » (28 avril 2013).
Il est légitime et même hautement recommandé que les programmeurs, les modérateurs, les commerciaux et marketters aussi nécessaires pour faire connaître le site puissent vivre de leur labeur. Tant mieux si un tel service crée de l'emploi. Mais pas à n'importe quel prix.
Or cette entreprise génère aujourd'hui après avoir rémunéré ses salariés et ses charges de fonctionnement et remboursé ses emprunts une encore assez belle marge, qui est un vrai bénéfice, sauf qu'on ne l'appelle pas comme ça parce qu'elle le réinvestit aussitôt dans son expansion mondiale.
Et cette expansion, c'est nous les usagers, les clampins sans lesquels ce joli système ne fonctionnerait pas, qui la finançons. Donc, quand nous payons notre participation à un voyage, le prix contient une part destinée à assurer le développement hégémoniaque de la start-up et son poids économique qui vaut déjà de l'or et en vaudra plus encore demain. Mais de cette croissance à laquelle nous avons participé nous ne goûterons jamais les fruits. Au contraire, les dirigeants et les principaux actionnaires se seront bâtis sur notre dos une fortune. Vous avez dit modèle capitaliste ?
C'est pourquoi j'appelle de mes voeux la création d'un service de covoiturage (national déjà) bâti sur le modèle coopératif, permettant de payer le juste prix.
En attendant, le modèle associatif est une alternative qui me convient et bien sûr, je ne saurais que trop recommander de verser des dons à covoiturage-libre.fr pour que son fonctionnement bénévole puisse continuer à être assuré.
L'argent reçu par le conducteur est-il considéré comme un revenu ? Les conducteurs déclarent-ils les montants qu'ils touchent ou cela échappe-t-il à l'impôt ?
Beaucoup de ressemblances avec Air BnB, non ?
Si je résume l'essentiel des critiques à blablacar : "C'est un scandale, avant je pouvais utiliser le travail de bénévoles qui mettaient gratuitement à ma disposition un service internet, et maintenant faut que je paie !"
80M€ de Valorisation alors qu'ils ont levé 100M $, c'est pas possible... A priori pour 100M les investisseurs ont obtenu un morceau seulement des parts de Blabla Car... Donc ça doit valoir quelque chose entre 200M $ et 1Md$, plutôt plus proche du deuxième chiffre...
Je pense donc qu'il y a une petite typo dans l'article.

Sinon pour les commentaires qui disent que le prix des commissions est disproportionné par rapport à leurs coûts, rappelons que Blabla Car perd de l'argent. Ca veut bien dire que ce qu'ils dépensent pour que le service fonctionne est supérieur à ce que vous payez (sauf s'ils sont profitables en France mais je ne crois pas sinon ils auraient communiqué là dessus).
Personnellement je suis dubitatif.
Pour ceux qui font du covoiturage depuis bien longtemps et avec un esprit de partage, BlaBla a été parmi les dizaines de site qui existaient celui qui a pris son envol. Au départ avec un "bon" esprit.
Le modèle économique n'était pas très bon apparemment. Pour moi l'abonnement n'était pas la solution et j'aurais aimé contribuer par le don, librement dans l'esprit des covoitureurs de l'époque.
J'ai vécu leur passage à l'économie du "péage ou crève" comme une trahison des valeurs du covoiturage. Et on est un peu prisonnier de ce site puisqu'il a conquis une notoriété. Sur d'autres valeurs, c'est le problème.
Et maintenant ils peuvent justifier leurs besoins en cash par leur modèle de fonctionnement (divers services, de la pub...éventuellement une structure pyramidale...) mais on n'avait pas besoin de tout cela.
C'est bien triste
Si c'est pour relayer la com d'une entreprise, ça s'appelle pas une enquête...

1) L'histoire du "on communique mal" qui a déjà été pointée ; ne résiste pas à une analyse même très brève..

2) Le coup des passagers qui réservent au dernier moment et qui donc... Sont en retard aux RDV (??). On vous balade facilement chère Anne Sophie Jacques..

3) Ils ne passent pas en payant en Allemagne parce que ce serait... Trop cher pour eux ?!?! Et si on avale pas ça niaisement on se fait traiter de "mauvaises langues" c'est ça ? Du grand journalisme ^^ C'est absolument évident que la stratégie consiste à se débarrasser des concurrents gratuits avant de passer en payant - une fois le réseau constitué, il est captif. Ce sont les "économies de réseau".
Ouais, je sais, je suis un vieux machin has been comme je l'ai déjà entendu... Tristes temps où les gens ne se font pas de cadeaux et où tout devient marchandisable et brevetable : les semences, les couleurs (voir un article récent d'Alain Korkos) et même l'entraide. Quand j'avais une trentaine d'années, au début des années 70, je roulais en Renault 4 et j'ai pris « pour pas un rond » (comme disait DDT dans Charlie Hebdo) nombre d'auto-stoppeurs. Je bossais à Argentan à cette époque, je rentrais chez moi, au Mans. Ainsi, il m'est arrivé de prendre un étudiant anglais à Alençon (il allait en Espagne), lui offrir le gîte et le couvert pour un soir et une nuit et l'emmener le lendemain jusqu'à Poitiers, tout en ayant pris deux autres auto-stoppeurs sur la route. Nos jeunes, pas seulement ceux qui entreprennent, pensent probablement qu'il fallait être pigeon pour agir comme ça. Non, ça me paraissait tout naturel car nous avons tous besoin les uns des autres.
En tout cas, comme je suis méchant, je jubilerai le jour où l'Etat exigera que figure sur la déclaration des revenus imposables le pognon que les conducteurs auront empoché. Mais comme on va de plus en plus vers une société à l'américaine, je doute d'avoir ce plaisir...
A nouveau une très bonne enquête sur l'uberisation.
Avec cependant, une petite remarque concernant la riposte des Civilisés (taxis, hôtels, SNCF...) contre les Barbares.
Alors que les taxis voudraient faire du uberlike, ils ne font que du uberlight, leur modèle économique ne changeant fondamentalement pas (même système de louage ou de franchise). Leur bagarre se situe plus, comme aux USA, sur le terrain juridique, et notamment sur le plan du droit du travail, que sur une réplique uberienne.
Pour les hôteliers c'est à peu près la même chose, avec, en plus, un fort pouvoir de lobbying auprès des pouvoirs publics et une alliance objective avec les professionnels de l'immobilier qui sont aussi "victimes" d'AirB&B (location saisonnière parasitée).
Dans le cas de la SNCF, au contraire, on assiste bien à une "uberisation d'uber", ou plutôt d'une "blablacarisation de BlaBlacar": même modèle économique, même terrain de jeu, mêmes cibles, même process. Avec, en plus, une vraie réponse "barbare" grâce à TGVpop (cf. Uberpop...) qui institue le train à la demande, façon socialisation totale. Maintenant ça veut pas dire que ça va marcher, mais il y a de fortes chances pour que ce ne soit, pour la SNCF, qu'un moyen de ne pas perdre trop la face et quelques clients somme toute assez peu solvables, en attendant que tous ces entrepreneurs barbares ne soient balayés par le prochain et inévitable éclatement de la nouvelle bulle du nouvel internet dit collaboratif.
"On echange nos numeros on promet de se revioir"
C est beau comme du Houellebecque
Je ris un peu jaune quand je lis "Je vois qu’on communique mal parce que nous avons abandonné ce système". C'est pas qu'ils communiquent mal, c'est qu'ils font exprès de ne pas communiquer dessus pour ne pas faire parler. Personnellement je n'étais pas au courant qu'ils avaient changé leur système de prix de frais de service. J'étais resté avec la variation suivant l'heure de la réservation. C'est l'article qui m'a appris ce changement. Pourtant j'utilise BlaBlaCar au moins une fois par mois. J'aurais donc pu tomber sur l'information...

Tu parles, c'est planqué au fin fond de la FAQ (et pas dans la section "tout savoir sur le paiement", mais dans "les différents modes de réservation") ou alors dans les Conditions Générales (section II.4.3). C'est pas vraiment ce que j'appelle de la "communication".

Sur la page du paiement d'un trajet, les frais de réservation sont bien indiqués, mais aucun moyen de savoir comment ils sont calculés. Quand on passe la souris dessus, on a simplement le droit à "Frais de mise en relation et TVA". Sur la même page (toujours celle du paiement), il y a par exemple des "Conditions d'annulation", si on clique dessus un encart apparaît expliquant les détails. Pourquoi ne pas avoir fait la même chose pour les "Frais de service" ? Un oubli surement...

Et donc si on regarde ces frais de service dans le détail, comment ils se calculent ? Une part fixe (1,07€) +12% du prix du trajet, le tout majoré à 20% du prix du trajet.
Personnellement ça me parait tout à fait normal que BlaBlaCar prenne une commission ou un pourcentage sur chacun des transactions. Mais là avec leur système de part fixe + pourcentage, c'est vraiment gagnant-gagnant pour eux surtout à ces taux là. Sur les petits trajets, c'est la part fixe qui revient cher (pour l'utilisateur) et pour les gros, c'est le pourcentage. Moi par exemple sur mes Lyon-Grenoble (5€), je suis assuré de payer 20% de frais de service. Et si on regarde un Tours-Paris (15€), on est quand même à 19% de frais de service au final.
La deuxième belle arnaque de leur frais de service, c'est qu'on les paye pour chaque place. Si on réserve 3 places dans une voiture d'un seul coup de carte-bleu, on paye tout de même les frais de service de chacun. Pourtant leur FAQ indique clairement que leur pourcentage est là pour payer "frais bancaires, frais d'envois de SMS et d'emails, gestion des transactions, hébergement, bande passante" entre autres. Pourtant il m'envoie qu'un SMS, et un mail ou je ne génère pas 3x des frais bancaires ou de la bande passante... Et si le pourcentage paye tout ça, à quoi sert la part fixe ? Aucune explication sur le site.

Bref, je crache pas dans la soupe. Je suis bien content de pouvoir profiter d'un covoiturage pour mes trajets et me faire pas mal d'économies. Mais leur commission est clairement démesurée (part fixe et pourcentage élevés) et si ils n'avaient pas le monopole, ça ferait bien longtemps qu'elle serait retomber à des taux plus corrects.
Attention le lien dans l'article sur le site covoiturage libre renvoi à une recherche...vide !
Forcément ça ne donne pas très envie, et ce n'est pas très objectif, ce site fonctionne pourtant très bien.
la page d'accueil est celle-ci

http://www.covoiturage-libre.fr/index.php

injustice réparée pour le seul vrai site collaboratif !
Merci pour cette enquête !
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