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Besson, la CIMADE, et la transparence

Cela couvait depuis des mois. Hortefeux avait commencé le travail

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Récit d'une expulsion ordinaire en sarkozie bessonienne...

Comme tous mes amis le savaient j¹avais programmé d¹aller à Paris en vacances, visiter un couple d¹amis Yves et Riviane, fêter mon anniversaire, établir des contacts avec des instituts de recherches et d¹enseignement et de réaliser mon rêve de connaître la France
Je suis partie d¹Ilhéus le 9/4/09 à 12h32, destination Salvador de Bahia par le vol TAM 3680 (TAM LINHAS AERAS SA) puis de Salvador de Bahia destination Paris par le vol TAM 8068 arrivée à l' Aéroport Charles de Gaulle à 14 heures le 10 /04/2009.

Au sortir de l¹avion dans l¹aéroport CDG, j¹ai été retenue pour la vérification des documents. J¹ai été conduite sans aucune
explication dans une salle de la police française (DPAF de Roissy). Une policière a alors demandé de vérifier mon passeport, mon billet d¹avion de retour, l¹argent disponible, l¹attestation d¹hébergement et mes assurances. Pour prouver mon hébergement j¹ai présenté une attestation d¹hébergement faite par Yves et Riviane Bellenand, ce couple d¹amis qui devaient m¹héberger durant tout mon séjour à Paris.

Je lui ai expliqué que je n¹avais pas d¹assurances spéciales mais j¹ai présenté ma carte d¹assurance privée brésilienne, un bulletin
de salaire émis par le gouvernement de l¹état de Bahia datant de mars 2009, montrant que je suis en activité à l¹Université de Santa
Cruz à Bahia (Brésil) comme enseignante-chercheur. Sans autres explications, j¹ai été conduite avec deux autres personnes vers une autre salle de la police dans laquelle se trouvait déjà un autre brésilien.
J¹ai demandé des explications au policier à l¹accueil mais il m¹a dit de m¹asseoir avec un ton de voix menaçant et agressif. A ce moment là, j¹ai réalisé que j¹allais être expulsée de France et que je ne pourrais pas demander des éclaircissements parce que je craignais d¹être considérée comme « agressive » ce qui pourrait aboutir à des événements encore plus graves comme par exemple
être mise en prison sur le territoire français.

Plus tard un autre policier a mis des gants et a demandé au brésilien de le suivre dans une autre salle. Dix minutes plus tard un autre brésilien a été aussi emmené. Après deux policières ont demandé à deux autres filles qui nous avaient rejoint d¹aller dans
une autre salle. Après ça a été mon tour.

Dans cette salle il y avait mon sac à dos et mon sac à main. J¹ai dû mettre tout sur une table et m¹éloigner de mes affaires et les
deux policières ont tout fouillé. Elles ont confisqué mon passeport et mon argent (200 réals, 100 dollars et 1800 euros). A ce moment-là j¹ai demandé à nouveau des éclaircissements sur l¹expulsion mais une policière m¹a dit de « fermer ma gueule » sur un ton menaçant.
L¹autre policière s¹est alors rendue compte que je ne constituais pas un risque pour la sécurité française et qu¹ils avaient commis
effectivement un excès de zèle en m¹empêchant de rentrer en France. J¹ai de nouveau présenté à cette policière mon bulletin de
salaire mes trois cartes de crédit (Visa Ourocard Platinum, Mastercard Ourocard Platinum et Ourocard Gold toutes émises par la
Banque du Brésil), l¹attestation d¹hébergement et des e-mails des professeurs et collègues de travail avec lesquels j¹avais l¹intention de m¹entretenir durant mes vacances. En effet j¹envisageais de faire un post-doctorat en France dans un futur proche. J¹ai montré l¹e-mail du professeur Henri PLANA (professeur français à l¹UESC - Université de l¹Etat de Santa Cruz à Bahia, Brésil) qui est en ce moment en stage post-doctoral au Laboratoire d¹Astrophysique de Marseille), de Michel Jean DUBOIS (français, biologiste, qui travaille à Intervivos (www.intervivos.fr) et de Marcelo DE PAULA CORREA chercheur brésilien, en stage post-doctoral au LATMOS (Laboratoire Atmosphères, Milieux, Observations Spatiales).

J¹ai expliqué que je n¹avais pas d¹invitation officielle pour visiter ces laboratoires parce que j¹étais en vacances, mais que, même en tant que touriste, et comme coordinatrice de recherches de l¹Université j¹allais aussi prendre des contacts professionnels pour envisager un post-doctorat et pour articuler avec des institutions françaises la soumission de projets dans le cadre du 7ème Programme pour l¹Investigation et le Développement Technologique de la Communauté Européenne.

Quand j¹ai demandé à cette policière comment je pourrais inverser la situation, elle m¹a informé que ce serait seulement possible grâce à une intervention de l¹ambassade du Brésil en France, et que dans la salle ou j¹allais être « détenue » il y avait un téléphone et que je pourrais m¹en servir. La même policière m¹a donné le numéro de téléphone de l¹ambassade (01 43 59 89 30).

J¹ai été conduite dans une salle de détention ou il y avait déjà 5 autres personnes détenues. J¹avais uniquement les vêtements que j¹avais sur moi, un papier avec les numéros de téléphone de Henri et de Riviane et celui de l¹ambassade. Mon sac à dos et mon sac à main sont restés par terre dans un couloir d¹accès à cette salle et mon passeport et mon argent ont été retenus par la police
française.

J¹ai appelé le numéro de l¹ambassade qui répondait seulement avec un répondeur indiquant un numéro à contacter pour les urgences (06 80 12 32 24). J¹ai laissé un message sur un deuxième répondeur pour expliquer ma situation. « Détenue dans un aéroport d¹un autre pays, désespérée, espérant une aide officielle du Brésil je n¹arrive à parler qu'à un répondeur ».

Avec un unique téléphone dans une salle de détention où se trouvaient maintenant quinze autres personnes j¹ai enfin réussi à parler avec mon ami Henri qui était à Marseille en lui demandant de me venir en aide et de contacter l¹ambassade du Brésil en France et
avec mes amis Yves et Riviane qui se trouvaient à l¹aéroport Charles de Gaulle, essayant de résoudre le problème.

Le temps passait, quelques personnes désespérées, d¹autres en larmes dans une salle pas propre et où il y avait seulement dix
places assises avec un unique téléphone disputé par tous.
L¹énervement, le sentiment d¹insécurité et le désespoir augmentaient.

Je crois vers 17 heures (je n¹avais pas de montre) on nous a apporté de la nourriture dans un sac : une boite de salade au thon,
un morceau de pain, un paquet de chips, une bouteille d¹eau et un dessert crémeux de bananes et pêches qui a servi a écrire les
numéros de téléphones que nous obtenions sur le mur de la salle de détention (nous n¹avions ni papier ni crayon !).

Vers 18 heures nous étions tous conduits de nouveau dans la salle du département de police où un interprète allait nous signifier
notre expulsion. Plusieurs personnes désespérées voulaient des éclaircissements mais en réalité c¹était une formalité de plus qui
était destinée à nous informer que nous quitterions la France par le premier vol et que la seule solution était de signer les termes
du « refus d¹entrée en France » composé de 5 pages toutes écrites naturellement en français.

Puis on est retourné dans la salle de détention ou j¹ai réussi à avoir au téléphone un fonctionnaire du consulat du Brésil qui était
au courant de ma situation ayant écouté le répondeur et ayant parlé avec mon ami Henri. Il m¹a informée qu¹il ne pouvait rien faire et
que je devais retourner au Brésil. J¹ai réussi à parler avec Yves et Riviane qui étaient toujours à l¹aéroport et qui avaient déjà
fait des tentatives inopérantes pour prouver qu¹ils allaient vraiment m¹héberger chez eux.

Vers 21 heures le 10 avril 2009 la police française m¹a rendu mon argent et j¹étais conduite avec 16 autres brésiliens escortés par 10 policiers français, à la porte d¹embarquement pour prendre le vol Tam JJ 8055 destination Rio de Janeiro.

En arrivant à Rio le personnel de la TAM - inefficace et montrant leurs préjugés - m¹ont rendu mon passeport et j¹ai été conduite à la police fédérale brésilienne pour ensuite prendre le vol TAM JJ 8068 destination Salvador de Bahia, et après le vol TAM JJ 3660 destination Ilhéus. J¹aurais dû avoir mes valises à l¹aéroport de Rio de Janeiro mais je ne les ai pas encore reçues (le 13 avril) !

Enfin après plus de 75 heures pénibles mon amie Anna Cristina SHILLING m¹attendait tendrement et avec solidarité à l¹aéroport d¹Ilhéus

Je remercie beaucoup mes amis Henri Plana, Yves et Riviane Bellenand qui en France ont essayé de résoudre cet énorme problème.
Je remercie de leur solidarité mes amis français Yvonnick Le Pendu et Michel Jean Dubois et je remercie Anna Christina d¹être
toujours présente dans les moments difficiles.


Et maintenant je voudrais formuler quelques remarques et questions :

1)- L¹agence de voyage brésilienne aurait dû m¹informer des documents nécessaires pour le voyage. J¹ai posé la question au
moment de l¹achat du billet ;
2)- La compagnie aérienne pourrait informer ses clients des documents nécessaires pour le voyage en France
3)- L¹ambassade et le consulat brésilien en France n¹étaient pas ouverts le vendredi et la personne de garde ce jour là n¹a pas
montré le moindre intérêt à résoudre la situation
4)- on ne peut plus visiter ses amis en vacances ? Est-il obligatoire de rester à l'hôtel ?

Ce message bien que long ne parvient pas à dire la grande frustration, la peur, l¹insécurité, le manque de respect et les préjugés que j¹ai vécus durant ces 75 heures.

Présentement je voudrais que les autorités brésiliennes et française prennent connaissance de « l¹événement » que j¹ai vécu et
aussi donner des éclaircissements.

En fait, ce qui devait être un cadeau d¹anniversaire a généré beaucoup de souffrances.

Cordialement

Solange França
les textes de RESF que j'ai publié in extenso un peu plus haut (je m'excuse auprès de la modé, j'aurais dû n'indiquer que les liens correspondants) montrent clairement que le politique xénophobe de la France de sarkozy BRISE des vies humaines... la comparaison avec une certaine période sombre de notre histoire n'est donc point hors de propos, on ne peut que nuancer quant au DEGRE dans l'horreur... mais on est bien sur le même escalier (celui de la désignation de boucs-émissaires, étrangers qui plus est, en vue de leur éviction) juste quelques marches plus bas... comme quoi il faut vraiment garder notre mémoire intacte !
Besson pourrait entrer dans la grande histoire si les générations futures avaient à coeur de ne rien oublier de ce qu'on commet en ton nom, pays-des-droits-de-l'homme.

Rappelons, à titre d'ANALOGIE (et non comparaison) que Pierre Laval avait commencé sa carrière politique à la SFIO (parti socialiste) dans les années 1920.
Je ne sais absolument pas où mettre cette information farfelue et hilarante, alors que la mets ici, tout en m'excusant pour ce hors sujet total.

L'indispensable site Nanarland a déniché une récente pépite cinématographique japonaise: Girara no gyakushû: Tôya-ko Samitto kikiippatsu, traduit en anglais sous le titre Monster X Attacks the G8 Summit... Ça a tout l'air d'être une perle rare de grand n'importe quoi...

Or, lun des personnages principaux de cet improbable bobine n'est autre qu'un certain Nicolas Sarkozy... Les extraits vidéos mis en ligne sur le site valent vraiment le détour: ainsi, on peut admirer comment notre Omniprésident se porte volontaire pour combattre le dangereux monstre qui s'en prend au G8 [extrait vidéo 1], on peut également admirer le stratagème subtil qui lui permet de lutter contre le dangereux Kim Jong Il et ainsi sauver le monde du péril communiste [extrait vidéo 2]... Enfin, on ne peut que s'extasier devant les méthodes de drague de Mister Talonnette [extrait vidéo 3]...

Allez y jeter un œil, c'est un régal!
QUOI Y A PAS DE 9,15???

Pas grave, un 12,29h, avec 3,1415926h de retard, ça tourne rond quand même..!!!

La prochaine fois, essayez d'avoir uniquement 1,618 h de retard, c'est encore mieux. Un multiple suffira!!
Les socialiste heureux : Besson n'est plus parmi eux.
Mais est-on bien certain qu'il n'en reste pas des centaines d'autres ... à qui on n'a simplement pas proposé de changer de camp?
Monsieur le Préfet,

Notre attention est attirée sur la situation anormalement critique de Djillali KESSAI, jeune homme installé et parfaitement intégré en France depuis maintenant 5 années pour y (re)construire la vie normale d’un garçon de son âge (24 ans) : il est aujourd’hui menacé d’expulsion vers l’Algérie, pays en état d’instabilité voire de dangerosité avérée qu’il a précisément du fuir en urgence, après y avoir été emprisonné, menacé, torturé par la police locale en raison de sa participation aux grandes manifestations lycéennes et étudiantes de 2002-2003 pour l’autonomie de la Kabylie, dont les médias ont largement fait état (plus de 130 morts tout de même parmi les manifestants…). Djillali à cette époque n’avait pas encore 20 ans ; il était étudiant en fac d’économie et gestion.

Entré alors régulièrement sur notre territoire et bénéficiant jusqu’en 2007 d’un titre de séjour parfaitement légal, de nouveau étudiant dans un secteur en tension et tout près d’obtenir son diplôme à l’AFPA, bénéficiant d’un emploi régulier donc de revenus lui permettant de vivre en toute autonomie, citoyen modèle s’acquittant régulièrement de ses impôts et cotisations sociales, maîtrisant parfaitement la langue française et partageant les valeurs de la République, Djillali aurait donc pu être cité comme modèle d’intégration choisie et réussie le jour où vos services ont brutalement décidé de ne pas renouveler son autorisation de séjour, le plongeant depuis dans la clandestinité, la précarité et le désespoir, ruinant tous ses efforts d’intégration, rêves de vie meilleure, espoirs de vie tout simplement …NORMALE !

De 2007 à ce jour, Djillali a multiplié les recours contre cette décision injuste et incompréhensible découlant des durcissements répressifs insupportables des lois de ce pays : il a été débouté de sa demande d’asile à la CNDA malgré l’avis favorable du rapporteur, et s’est retrouvé déjà par deux fois au centre de rétention administratif de Bordeaux (ces CRA qui reviennent tristement et périodiquement au devant de l’actualité, tant ce qui s’y passe au mépris des droits fondamentaux des personnes est indigne de notre République). A quoi rime cet acharnement ?

Monsieur le Préfet, être « sans papiers » n’est pas un crime en soi, c’est d’abord de très grandes difficultés et de très grandes souffrances, qui nous interpellent et nous obligent nous, citoyens solidaires et fraternels, à vous interpeller à notre tour :
NON, Djillali n’est pas UN danger, il EST simplement EN DANGER !..

Et nous lui devons accueil et protection.

Le renvoyer aujourd’hui sans discernement ni précaution vers un ailleurs périlleux alors qu’il a su démontrer sa capacité à s’intégrer parmi nous et à partager nos valeurs, qu’il est entouré ici d’un réseau social, familial et affectif solide, à tel point qu’il est même en cours d’adoption par une famille française, est tout simplement INCONCEVABLE dans le pays des droits de l’Homme ; ce pays, pour notre honneur et notre fierté, a su inscrire dans sa Constitution des valeurs et principes humanistes aujourd’hui menacés, comme le sont les engagements solennels contenus dans les conventions internationales ratifiées par la France.

L’expulsion de Djillali serait en effet contraire, notamment :

• Aux principes républicains contenus dans notre constitution de 1958 et notamment dans son préambule

• Aux garanties fondamentales énoncées dans la Convention Européenne des Droits de l’Homme.

C’est pourquoi NOUS soussignés, vous demandons d’accorder à ce jeune homme, à titre humanitaire et en notre nom, le titre de séjour « Vie privée et familiale » qui lui permettra enfin de vivre et travailler en paix parmi nous, d’y construire sa vie dans le respect et la dignité, au sein de sa famille, de ses amis et des proches qui l’ont d’ores et déjà accueilli, accompagné et soutenu tout au long de ces tristes années.

Dans cette attente, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Préfet, l’expression de nos sentiments profondément républicains, POUR la REGULARISATION de Djillali dans le respect de nos valeurs et principes fondamentaux républicains :
Liberté, Egalité, Fraternité

NON !…A la fabrique de clandestins, aux atteintes répétées aux droit d’asile, droits de l’homme, conventions internationales, droits fondamentaux des familles françaises, étrangères ou mixtes présentes sur notre territoire.

RESF
Jeune majeur de 20 ans, Hugo est né au Congo Brazzaville. D’origine Lari, ses parents ont été assassinés. A partir de 5 ans, il est enfant des rues, puis enfant soldat. Il est arrivé en France en 2007.

Il a été débouté du droit d’asile et s’est retrouvé l’été dernier sans toit ni droit, avec une Obligation de Quitter le Territoire Français, confirmée par le Tribunal Administratif.

Malgré tout, grâce à son esprit d’initiative, Hugo est arrivé en quelques mois à obtenir un statut : Brillant autodidacte, il prépare l’examen d’entrée à l’Université et a intégré un dispositif d’insertion professionnelle. Il a ainsi effectué plusieurs stages qui le rapprochent de son projet professionnel dans le domaine de l’environnement.

Il a obtenu un titre de séjour provisoire de quelques mois. Toutefois, son renouvellement est incertain.

Sa marraine RESF33, son parrain Noël Mamère et son comité de soutien témoignent de son désir et de ses capacités d’insertion.

C’est pourquoi nous vous demandons de vous joindre à eux pour réclamer sa régularisation, afin qu’Hugo puisse poursuive son exceptionnelle progression intellectuelle et sociale de manière sereine parmi nous.

RESF
Issa est arrivé à Bordeaux en février 2008 seul à 17 ans, après un voyage long et périlleux, sans connaitre un mot de français. Il fuyait l’armée tchadienne qui l’avait enrôlé de force 8 mois auparavant à la sortie du collège. Refusant toujours son incorporation forcée, il est emprisonné et torturé. Il arrive à profiter d’un mouvement de rébellion pour s’échapper vers le Nord d’ou sa famille Goran est originaire. Abandonné par son père à 5 ans, orphelin de mère à 11 ans, il est sans parenté directe. Considéré comme déserteur et rebelle, il est contraint de quitter le Tchad.

Pris en charge par l’Aide Sociale à l’Enfance à Bordeaux, il a demandé l’asile et mis toutes ses forces dans l’apprentissage du français. En septembre 2008, il a réussi à reprendre le chemin du lycée. Son courage et son sourire forcent l’admiration et la sympathie. Très déçu par la réponse de l’OFPRA en décembre, il met tous ses espoirs dans le recours à la CNDA.

Ce qu’il craint est le retour forcé au pays où il serait à nouveau confronté à la violence. Ce qu’il veut c’est continuer à se former afin de trouver sa place dans la société française qui représente pour lui « la paix et les droits de l’homme ». Il est prêt à travailler dur pour cela. Il se sent déjà par ses aspirations en grande partie français. Aidons-le à le devenir tout à fait.

RESF
Manuella est une petite fille de 5 ans, née en France et scolarisée à l’école maternelle Barbey (Bordeaux). Son papa est sri-lankais et sa maman est biélorusse. Ses parents se sont séparés et ne pouvaient pas élever leur enfant.

En 2008, le tribunal administratif français a donné le droit de garde à ses grands parents, de nationalité biélorusse, et qui vivent et travaillent en France depuis 7 ans. Manuella et ses grands-parents sont parfaitement intégrés à l’école et à la vie française. Et pourtant, au mois de mars 2009, ses grands-parents ont reçu une OQTF (Obligation de quitter le territoire français). Cette famille est donc expulsable à tout moment ! S’ils sont expulsés en Biélorussie, Manuella n’aura plus la possibilité de voir ses parents et devra quitter le seul pays qu’elle a toujours connu.

Nous ne pouvons accepter que cette petite fille soit ainsi privée de ses parents et de ses racines. C’est la raison pour laquelle le comité de soutien St Jean s’engage aux côtés de Manuella et de ses grands-parents. Comme nous, soutenez cette famille !

RESF
Salomé avait dix ans lorsqu’elle a échappé avec ses parents à une tentative de meurtre et douze ans à la tentative de son enlèvement amenant sa famille à fuir la Géorgie pour la mettre à l’abri. A 16 ans aujourd’hui, elle essaye de mener la vie des lycéens de son âge. Ioané, né en France est âgé de 3 ans et demi. Il n’a connu que la peur, la traque et les changements de domicile. Il est scolarisé en maternelle depuis janvier.

Salomé et Ioané se retrouvent otages involontaires du trafic organisé par la mondialisation du sexe.

Leur père, Nugzar Sulashvili, avait créé en Géorgie une ONG pour la défense des droits des étrangers (FCRS) apportant une aide juridique, médicale, psychologique et financière à des migrants, notamment des femmes victimes de réseaux de prostitution. Cette ONG fait d’ailleurs partie d’un plus vaste ensemble international, « La coalition contre la traite des femmes ».

Victimes d’agressions répétées, Salomé, Sira sa mère et Nugzar son père, arrivés en France le 24 décembre 2004 avaient cru y trouver refuge et sécurité. L’asile leur a été refusé.

En octobre 2008, la préfecture de la Dordogne a envoyé à Nugzar et Sira Sulashvili une OQTF (obligation à quitter le territoire français), plongeant la famille dans le désespoir.

La dénonciation des pratiques de la mafia géorgienne, les 90 femmes sorties des trottoirs, les perturbations causées par l’action de l’ONG présidée par Nugzar Sulashvili ont occasionné des persécutions et menaces répétées contre sa famille. Malgré ces faits gravissimes, aucune protection ne leur est accordée en France au titre du droit d’asile.

Suite au recours introduit par leur avocat le 22 janvier dernier devant le TA (tribunal administratif), le juge avait annulé l’OQTF uniquement vers le pays d’origine. La préfecture de la Dordogne était prête à leur accorder un titre de séjour lorsqu’au dernier moment elle a fait appel à la décision du juge.

Ioané, Salomé, Sira et Nugzar sont toujours menacés d’expulsion. Ils vivent de plus en plus difficilement cette insupportable attente. Ils ont besoin de notre protection. Ils ont besoin que l’on obtienne des autorités la délivrance d’un titre de séjour à titre humanitaire, que l’on exige pour eux le droit de vivre en paix.

Ioané et Salomé doivent pouvoir vivre comme les enfants de leur âge sans risquer à tout moment une expulsion, sans craindre que leur père ne leur soit enlevé et que leur famille ne sombre dans le désespoir et la mort. A défaut, cela reviendrait à livrer la famille aux meurtriers. Ioané, Salomé, Sira et Nugzar n’ont pas à être sacrifiés à la loi du marché du sexe.

RESF
Merci de ne pas spammer le forum. Mettre des liens vers les articles ça suffit. Encore merci d'avance.
oups pardon ! je ne pensais pas que ça passerait en spam... désolé
1- téléchargez une photo d'Eric Besson, une où il a sa belle tête de traitre vainqueur collabo(rateur, mais qui réussit bien !) du sarkozysme réactionnaire
2- déposez la sur le bureau de votre ordinateur
3- jetez la à la corbeille
4- cliquer à droite
5- choisissez l'option "supprimer"
6- dégustez le "scrrrrouitcccchhhhhh" provoqué par la destruction (de la photo) d'Eric Besson
7- respirez : vous vous sentez mieux...
et dire que se gaston kelman se dit grande gueule sur rmc on pouvait sentir dans ses commentaires la reticence face aux critiqes sur le gouvernement de sarko pauvre type
Elle ne faisait rien d'autre que parler, mais elle parlait parfois.

Non, la Cimade ne fait pas rien d'autre que parler.

Elle informe, guide, et soutien les retenus. Elle est dans les centres de rétentions, parle avec les étrangers mais aussi tous ces flics qui y bossent. Elle voit, elle témoigne de cette réalité. Elle communique avec les élus, entretiens des liens avec les autres associations.

Ce n'est pas rien. C'est plutôt ce "tout" qui dérange le gouvernement....

Donc un peu de respect pour ceux qui y bossent, qui y milite. Ils ne font pas "que parler". Ils donnent du temps, de l'énergie pour aider les retenus, ces grands oubliés (avec les taulards) de notre société.
Laval, Déat, Doriot... Kouchner, BESSON.... Beurk !
Une filière de "trafiquants de migrants" démantelée

Et si tous les journaux televises ce soir allaient se concentrer uniquement sur cette filiere de trafiquants ?
Ils n'auront sans doute plus le temps de parler de la CIMADE ...
Transparence, mon *** , j'ai entr'aperçu ripostes dimanche dernier, ou ce monsieur, (écrire son nom me dégoûte), a encore affirmé, qu'il n'était pas interdit d'aider des sans-papiers. INHUMAIN !
Merci DS pour ce 9 : 15 J'ignorais que cela avait été aussi vite. Pour moi, les asso étaient encore en compétition....
Merci à vous ci-dessus pour vos liens très instructifs en particulier le lien qui explique ce qu'est ce groupe "Respect". A pleurer de rage.
Osez, Besson ! Osez aller jusqu'au bout ! Osez trainer la CIMADE en Correctionnelle ! Osez donc faire convoquer à la barre le pasteur Boegner, et le Chambon sur Lignon.
Jolie ton mordant, j'aime beaucoup :p

Besson restera dans la toute petite histoire du tout petit gouvernement du tout petit Sarkozy, la figure emblématique du parfait salaud, rôle assumé de manière totalement décomplexée, et avec la même conviction que précédemment, celui du traître....
Petite histoire ? Vous pensez ?

Pas moi. Sarkozy restera dans l'histoire comme le président qui a mit un terme à la laïcité et à l'universalisme.

Je viens de lire la réplique au discours de "Nicolas Sarkozy, chanoine de Latran" par Mélenchon. C'est à pleurer.
Qui lit les rapports du HCR, les alertes de Foretress Europe, comme par exemple celle-ci (CLICK), qui donne à lire "Fuite de Tripoli" ?
Qui sait ce que deviennent les Soudanais ?
Qui a vu des images des nouveaux champs fossilifères dans le sud de la Lybie ? Où peut-on en trouver ailleurs que dans des cauchemars ?
Je suis dans une rage qui noircit chaque jour.

J'aimerais des arguments ; celles et ceux qui les ont, fournissez svp :

Qui a dit, et quand, et où : "on ne sépare pas les enfants de leurs parents"... Quels sont les précédents ?
Quels sont les Juifs auxquels cette réponse ne rappelle rien ? Comment font-ils pour ne rien voir, et pour se taire ?
Qui ne veut pas savoir ce que deviennent certains des clandestins renvoyés ?
Quelles sont les destinations dont on ne revient pas ?
Qu'a dit Michel Rocard ? Que dit-on que Michel Rocard a dit ?
Qu'est-ce que je ne sais pas et qu'il faudrait savoir ? Je veux des cartouches, je veux des balles !

Je vois qu'on chie sur les principes. Pastille Vichy ? haleine fraîche pour un foie pourri ; on ne signerait pas aujourd'hui le document de 48.
Ben voila, maintenant on comprend la raison reelle pour laquelle "l'accueil, accompagnement ou aide" aux sans papier sont devenus illegaux il y a deux mois !!

Et qu'est-ce qu'ils avaient dit, Besson et Cie a l'epoque ? Un truc du genre : ah mais de toute facon ca ne sera pas applique, que le "delit de solidarite n'existe pas " que ca n'etait que dans le but unique de punir les filieres organisees de passeurs .... ??
Ulysse (pour une fois, exception qui confirme la règle) a raison : Besson est une saloperie, tout le monde est d'accord d'ailleurs !

C'est le traître de comédie, mais surtout le collaborateur type (modèle Vichy - non pas les carottes)

Arrogant, dissimulé, fourbe, haineux, enfin ignoble tout simplement,

Avant de montrer son autre face à la libération (qui viendra) : fuyant, suppliant, reniflant...

Vivement l'acte II !

Ce que cet homme fait à la CIMADE n'a pas de nom, et il le paiera cher !

Très cher.

***
"il dit tout ce qu'il fait et il fait tout ce qu'il dit".....pas sûr !

je les ai pas entendus parler, et pas tant de journalistes non plus, du dernier fait d'armes de Besson : des philippins en vacances avec bébés ont passé le WE dernier en centre de rétention à Strasbourg : http://schlomoh.blog.lemonde.fr/2009/05/11/la-feuille-de-chou-n%C2%B01746-nourrissons-retenus-a-la-paf-dentzheim-les-bebes-aussi/
j'ai pas trouvé d'autre article ?!...

pris en charge par RESF et ressortis lundi matin (en alsace les autorités ne bossent pas le dimanche !).....

je croyais qu'on ne ferait pas pire engeance qu'un Hortefeux à l'action d'extrême-droite assumée.....
.........et puis est arrivé Besson, le degré au-dessus car à l'ignominie il y a rajouté la traîtrise, petit supplément gratuit ; traître à ses pairs et surtout à ses idées passées (sans doute pas assez de conviction, socle de la traîtrise !) !!!!.........

mais pour moi tous ses collègues et leurs deux cheffaillons, sont et resteront les complices de cette politique abjecte pour laquelle je n'ai pas de mots assez forts pour dire ce que je ressens !!!!
Le reportage est-il passé, ou bien la journaliste a-t-elle juste eu l'antenne pour signaler qu'on lui avait demandé de ne pas le diffuser car il ne plaisait pas au ministre?
Quel reportage?
Quel Journaliste?

France-Inter n'ayant toujours pas adopté un format alternatif en plus du format Real Player, tout le monde ne peut pas réécouter le journal du matin...


Est-ce Pascale Pascariello de "Là-bas si j'y suis"? Si oui, alors le reportage est encore accessible ici:
Eloignement forcé (1)
Eloignement forcé (2)
http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/05/12/centres-de-retention-besson-s-explique_1191827_3224.html#xtor=RSS-3208

Quelle belle connerie...
« Osez besson ! »

C'est un homme à tout oser, si j'ose m'exprimer ainsi, sauf de désobéir...
Besson restera dans la toute petite histoire du tout petit gouvernement du tout petit Sarkozy, la figure emblématique du parfait salaud, rôle assumé de manière totalement décomplexée, et avec la même conviction que précédemment, celui du traître.
Message 1/5max du 12/05/09.

Avoir des méthodes de voyou et être un voyou, ce n'est pas la même chose, la première assertion est un jugement, soit une opinion sur une certaine action menée par certains agents, mais qui ne dit rien de l'être de la personne visée, la seconde, est une qualification visant à l'identifier, l'assimiler au qualificatif.

Autant, il ne me surprendrai pas que la diffamation puisse être associée à ce qui pourrait être dit de la personne dans la seconde assertion, autant, j'attends de voir si ce gouvernement va oser s'attaquer à la première, l'expression d'une simple opinion, ce qui en ferait, si ce n'est de droit, au moins dans les faits, un délit d'opinion.

Et d'aucuns de se réjouir de la liberté de parole que nous avons encore ici...
Certes, à prendre le pire comme référence, on peut se réjouir encore longtemps, jusqu'à ce qu'il soit trop tard pour pouvoir encore le faire de son vivant.

yG
En dehors de la question des moyens, une histoire comparée de la CIMADE et du "Collectif Respect" serait en effet assez éloquente ;-)

Au delà de la question de la transparence, c'est aussi et peut-être surtout celle de la défense des droits des personnes qui est en cause. mais elles vont de pair.
A des époques glorieuses de l'Histoire de France, on érigeait sur des pics les têtes des traitres qu'on venait de décapiter. Mais l'époque moderne n'est plus glorieuse!
Au risque d'un Godwin, peut-on rappeler que d'aucun avait aussi écrit un livre très transparent, qui annonçait tout en détail. Depuis quand la transparence dans la communication d'une politique raciste la rend moins raciste et plus acceptable ?

Je me demande comment ces gens peuvent se regarder dans le miroir, le matin.


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