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Bernard et Chantal, ou le boom médiatique des "mamie-sitters" en grève

Libres et hédonistes pour les uns, égoïstes pour les autres : les médias ne cessent de tendre le micro à ces grands-parents refusant de garder leurs petits-enfants. Incarné jusqu’à la caricature par les “French boomers” Bernard et Chantal, ce récit médiatique met en scène une nouvelle guerre des générations. Quitte à passer sous silence les réalités socio-économiques qui mettent à mal les solidarités familiales.

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Sauf qu'en plaçant systématiquement le sujet sous un angle moral ou psychologique, ce traitement journalistique invisibilise largement les facteurs matériels et structurels à l'œuvre.


on est bien d'accord, non seulement ce traitement met en avant des (...)

" Jeanne était au pain sec dans le cabinet noir

" Pour un crime quelconque et manquant au devoir

" j' allais voir la proscrite en pleine forfaiture

" Et glissai dans l'ombre un pot de confiture



" Le néant des géants m'importune 

" Moi j'admire, éblou(...)

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Ce serait super si ce n'était pas suivi par la génération chatGPT, streaming, bitcoins, et vacances easyjet sur sa montagne de smartphones périmés.


Il n'y a que l'outillage, qui soit générationnel. On passe d'une destruction nombriliste à une autre, d(...)

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dans la droite ligne de la communication gouvernementale: les retraites vont elles baisser? une revalorisation de 0.9% a été opérée depuis janvier mais les impôts se sont rappelés à notre mauvais souvenir! déjà en 2023 le passage à 64 ans fut bien pénible à argumenter: la CARSAT a eut un trop perçu de 850M€, (davantage de décès!) c'est le fond de solidarité dont notre Jupiter capricieux a élargi les bénéficiaires sans compenser qui plombe le bilan! quand les retraités partiront à 64 ans ils auront deux ans de droits supplémentaires, pas sur qu'ils admettent une pension moindre que celle de leurs ainés! l'énergie, l'inflation, le chômage à la hausse, vont réclamer davantage de revenu pour maintenir le niveau de vie ! ça sent les lacrymos de la prochaine émeute!

Je suis toujours étonné par ces histoires de générations. Il me semble que c'est de la sociologie de comptoir.

Ce n'est jamais une génération qui a le pouvoir ( dans notre société ) mais juste une toute petite partie.

Et j'ai l'impression que l'on veut nous faire croire le contraire avec ces histoires.

Suis-je complotiste, ou bien je vois derrière ces campagnes le façonnage de marché (c'est à dire le formatage des consciences et pour créer un besoin) des Kinougarde et autres prestataires de services à la personne ? Quant à la phrase "en plaçant systématiquement le sujet sous un angle moral ou psychologique, ce traitement journalistique invisibilise largement les facteurs matériels et structurels à l'œuvre", elle part quand même du principe que le phénomène décrit (refus des grand parents de garder les enfants) est vrai. Moi ce n'est pas juste l'angle que je questionne, c'est la véracité de l'info dont je doute. Dans mon entourage (bourgeois), je vois plus de jeunes parents qui rechignent à confier leurs enfants aux grands-parents que de grands-parents qui refusent de les garder.

Est-ce que ces grands-parent râleurs ont-ils été de bons parents tout court, des parent généreux ?


Je me pose la question.


Quant aux voyages, croisières et diverses propriétés, c'est à l'image de la photo générée par IA : pipeau et bidon.


"Boomer" (berk ce terme), avec une retraite de moins de 700€/mois, faut gérer de près.


Mes petites filles viennent chez moi une fois par semaine, elles s'amusent bien (avec ou sans moi)


On fait aussi des sorties et on s'en sort fort bien (carte vieux schnok + réduc enfant)


En me les confiant, leurs parents savent très bien où s’arrêtent leurs desiderata ... 


Les média se faisant l’écho de toutes ces histoires posent mal les questions et finalement n'en ont que faire.


Ils vendent du papier ...


On peut aussi voir ça sur le mode communication:

Ces salauds de retraités égoïstes qui ne veulent même pas garder leurs petits enfants, on va pas se gêner pour baisser leur retraite, bien fait pour eux!

Sauf qu'en plaçant systématiquement le sujet sous un angle moral ou psychologique, ce traitement journalistique invisibilise largement les facteurs matériels et structurels à l'œuvre.


on est bien d'accord, non seulement ce traitement met en avant des retraités aisés et qui "choisissent" leur "liberté" (combien de retraités peuvent effectivement passer leur temps à voyager?)

mais rend invisibles nombres de facteurs directement dépendants des politiques mortifères à l’œuvre:

- éclatement géographiques des familles, souvent pour des raisons professionnelles  ou de coût de la vie d'ailleurs, certes mais aussi...

- frais de garde inabordables

- les salaires  qui dégringolent: la majorité des parents qui bossent n'ont tout simplement pas les moyens de payer une nounou à domicile

- conditions de travail dégradées: horaires variables, travail le weekend ou les jours fériés, congés rabotés et aucun service public ou système de garde.... les parents sont coincés

- familles monoparentales (les boomers sont beaucoup beaucoup moins nombreux à avoir élevé seuls leurs enfants)

- retraites misérables: les grands-parents sont dans leur immense majorité extrêmement contraints sur le plan budgétaires, et beaucoup culpabilisent de ne pas pouvoir "faire plaisir" à leurs petits enfants comme ils le voudraient. Garder les enfants c'est aussi un coût, et quand on vit avec une petite retraite c'est compliqué

- "culture" et pratiques sociales: dans les catégories populaires, on ne fait pas garder ses enfants par une nounou (parce que c'est trop cher, mais aussi parce que ce n'est pas une pratique habituelle), on les confie à la famille. Avoir recours à une nounou n'est pas une norme sauf dans les catégories sociales aisées


Une fois encore, ces caricatures mettent en scène des milieux sociaux favorisés, éloignés des réalités de la majorité des familles, mais les débats qu'ils ouvrent et le traitement médiatique du sujet renvoie lui aussi à des pratiques de classe. Médiatiquement on traite des classes sociales aisées dont les problématiques sont très éloignées des modes de vie des téléspectateurs qui subissent ces marottes médiatiques. 


Un peu comme la météo des neiges... qui ne concerne que les rares privilégiées qui peuvent payer le séjour au ski (moins de 10% des français). Encore et toujours les faits sont racontés du point de vue des bourgeois. 

SINON ..

ceci s'adresse à la rédaction d'ASI 
Avez-vous enquêté sur le 20h 30 de Laurent Delahousse qui a disparu des radars ?? 

entretien avec Bernard Arnault .



La tentation est grande d'avoir envie de taper sur les boomers : c'est à eux et à leur insouciance des 30 glorieuses qu'on doit aujourd'hui se taper des canicules en mai. Le monde qu'ils et elles ont préparé à leurs petits enfants n'a rien de réjouissant, contrairement à la vie qu'iels ont pu mener dans l'insouciance. Iels ont voté et re-voté comme des connards pour le capitalisme, abrutis de télé et de "vive la crise" prononcé par un soi-disant sympathisant communiste. Leur naïveté coupable leur revient en pleine gueule et iels ne comprennent pas pourquoi. Et iels continuent à ne pas vouloir comprendre, à partir en croisière sur des machines usines qui fabriquent exploitation et destruction mais après tout, iels l'ont bien mérité, et puis ce n'est pas leur petit comportement individuel qui changera le cours de l'effondrement. Iels n'ont pas pris Coluche assez au sérieux, pourtant leur conptemporain (mais qui prend au sérieux les humoristes ?), quand il disait "il suffirait que les gens n'achètent pas pour que ça ne se vende pas..."

Après moi le déluge...


(Quoi c'est caricatural ?) On pourrait en dire autant de bien des catégories...

Oui je sais, les déterminants sociaux, les contingences matérielles toussa toussa, mais on peut quand même réfléchir aux conséquences de nos actes parfois. 

Pour rappel, les boomers n'étaient pas au pouvoir durant les trente glorieuses, ils y sont arrivés vers la fin des années 80.


Avec le recul les articles de l'époque sur leur accession à celui ci sont d'ailleurs amusants à relire, les boomers étaient alors largement vus en occident comme la génération de la contre-culture qui allait tout révolutionner avec ses idées généreuses et libérales.


(au final ça a bien été libéral mais pas vraiment dans le sens où ce terme était utilisé à l'époque :)

Enfin on leur reproche pas mal des choses découlant de décisions en fait prises par la génération précédente (silencieuse), qui s'est encore plus qu'eux éternisée au pouvoir (économique comme politique) et auxquels ils s'opposaient plutôt dans leur jeunesse.


L'inquiétant étant surtout que toutes les générations suivent en celà à peu près le même chemin.

"les boomers n'étaient pas au pouvoir durant les trente glorieuses", non mais iels avaient le pouvoir de consommer et iels ne s'en sont pas privés. Il était beaucoup plus facile de trouver du boulot à l'époque. 

Bien sûr, c'est facile pour nous aujourd'hui de leur taper dessus en sachant ce qui est advenu avec la société de consommation : pollution, CO²..., qu'il était difficile de dire non à l'amélioration du confort, mais enfin, René Dumont et Haroun Tazief et d'autres passaient aussi à la télé. Iels ont voté avec inconséquence (je me souviens de mon père qui pour le traité de Maastrich avait justifié son oui en me disant "des fois  faut bien voter oui" autrement dit arrêter d'être dans l'opposition systématique. Parceque voter oui, c'est enthousiasmant).

si les boomers n'étaient pas au pouvoir c'est qu'ils n'avaient pas non-plus l'âge de consommer!

Ce serait super si ce n'était pas suivi par la génération chatGPT, streaming, bitcoins, et vacances easyjet sur sa montagne de smartphones périmés.


Il n'y a que l'outillage, qui soit générationnel. On passe d'une destruction nombriliste à une autre, d'un consumérisme écocidaire à un autre, d'un conformisme à l'autre, avec toujours, à chaque fois, le même enthousiaste alibi que "c'est pas celui de papa".


Si la cause des canicules n'était que dans le passé, le dérèglement climatique serait en voie de résorption. Son accélération continue -et désormais en connaissance de cause- pour des causes très actuelles.


Et je ne parle même pas de la résurgence des valeurs masculinistes.

On est bien d'accord que les excès de la société de consommation ont explosé et que la génération d'aujourd'hui n'a pas plus le sens des responsabilités que celle d'hier. Bien des gens consomment, quelque soit leur niveau de vie, toujours avec autant d'inconséquence. 

Môdieu, môdieu, môdieu, mysaïreu, mysaïreu, mysaïreu !


Que faire ? (Vladimir Ilitcth Oulianov à écrit un livre sur la question)


Haroun Tazieff (avec deux f) était très admiré et très écouté chez nous à la maison.


Et J'avais seulement une dizaine d'années.


René Dumont en Belgique, inconnu au bataillon !


Essayez de ne pas tout mélanger : Haroun Tazieff et le oui à maastricht, le masculinisme et la course à la consommation, ....



Que faire ? - suivi de : Ce que sont « les amis du Peuple ». [Nouv. éd.  entièrement revue et corrigée]. - Vladimir Ilitch Lénine - Ink book - ebook  (ePub) - Librairie Passages Lyon

" Jeanne était au pain sec dans le cabinet noir

" Pour un crime quelconque et manquant au devoir

" j' allais voir la proscrite en pleine forfaiture

" Et glissai dans l'ombre un pot de confiture



" Le néant des géants m'importune 

" Moi j'admire, ébloui, la grandeur des petits


L'art d'être grand-père

Au lieu de lire "LIBRES ET HÉDONISTE" dans le chapeau de votre article, j'ai lu "LIBRES ET ÉCHANGISTES"  !!!! 

1/ Une nounou de dépannage, ça n’existe pas.

(En tous cas pas au sens d’une nounou assermentée et déclarée). Et puis quel genre de CSP+ livrerait ses quelques enfants chéris à une nounou qu’iel ne connaît pas ? 


2/ la tablette, le smartphone, la TV, etc, les seniors sont les premiers à en abuser !

Ce qui ne les empêche pas d’avoir un double discours.


Derrière ces écrans de fumée il y a un gros sujet sociétal, car si la solidarité de garde devait disparaître dans les familles, l’offre « commerciale » serait incapable de prendre le relais, tant sur le plan financier qu’humain.

On ne compte plus le nombre d’activités culturelles qui supposent implicitement qu’au  moins un adulte ne travaille pas ou alors avec des horaires souples : école, sorties scolaires, crèche, conservatoires, etc.

Sans parler des vacances scolaires,

Sujet  le Figaro Madame, bien bourge...Quelle est la proportion ? Celle des crétins à tourisme prostatique? Qu'ils se démerdent..eux et leur engeance de tarés.

Cette campagne insistant sur des seniors 'en grève' de baby-sitting me semble pratique pour la bonne conscience des vrais mamie-sitters en grève : toutes ces familles qui envoient leurs vieillards en maison de retraite alors qu'elles pourraient les prendre chez elles.

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